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Hameau de Jeune-Soulac

Dossier IA33008702 inclus dans Ferme réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Dénominations écart
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Soulac-sur-Mer
Lieu-dit : le Jeune-Soulac
Cadastre : 2017 ; 1833 D 15 à 43 ; 1833 B 323 à 374

Sur la carte de Masse levée en 1707, le hameau de Jeune-Soulac n'apparaît pas : à cette époque, le bourg est encore concentré autour du prieuré Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres. Seules quelques métairies sont signalées ainsi que le moulin du Champ et le pont de Soulac.

Le transfert et la construction d'une nouvelle église au milieu du 18e siècle vont concentrer la population dans ce hameau au détriment du "Vieux Soulac" ensablé, comme l'indique la carte de Belleyme en 1774-1775. Toutefois, c'est le hameau du Verdon qui semble profiter de l'abandon de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres et qui devient le pôle le plus peuplé de la paroisse.

Le plan terrier de Soulac daté de la 2e moitié du 18e siècle représente l'église entourée du cimetière, établie au croisement de la route menant de Lesparre à Soulac et de plusieurs chemins. Une bifurcation est signalée par une croix de chemin, encore présente au même endroit de nos jours. La maison curiale est située à l'est de l'église, séparée de celle-ci par un chemin. Sont mentionnés les maisons et jardins de Pierre Rousseau, de Jean Borduron, de Michel Massé ou encore des héritiers Baguenard.

En 1833, sur le plan cadastral, le hameau ne s'est guère étoffé. Au milieu du 19e siècle, avec le désensablement progressif et la restauration de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres, celle-ci est érigée en succursale par décret du 7 août 1867. Le 15 novembre 1878, une délibération du conseil municipal sollicite la délimitation exacte des deux paroisses de Soulac (Jeune-Soulac) et des Olives (Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres).

Par ailleurs, alors que Le Verdon dépendait de la paroisse de Soulac, ses habitants obtiennent la création d'une paroisse à part entière en 1849 (la création de la commune du Verdon n'intervient qu'en 1875).

Ainsi, l'autonomie prise par Le Verdon et le développement de la station balnéaire de Soulac entraînent l'abandon progressif du hameau de Jeune-Soulac.

Toutefois, une école mixte y est construite entre 1854 et 1857, et le cimetière, autrefois autour de l'église, est transféré à distance des habitations à la même époque : jusqu'en 1885 et l'aménagement du cimetière des Olives, celui de Jeune-Soulac demeure le cimetière principal de Soulac.

A la fin du 19e siècle, l'ouvrage de Cocks et Féret y recense 8 propriétaires viticoles, produisant ente 2 et 10 tonneaux de vin blanc et de vin rouge. Le hameau conserve encore aujourd'hui les derniers témoignages de ces propriétés agricoles, peu à peu remplacées par les résidences secondaires.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Principale : 21e siècle

Le cœur du hameau se trouve au sud de la route menant de Bordeaux à Soulac, autour de l'église de Jeune-Soulac. Quelques propriétés agricoles entourent l'église.

A l'ouest, une bifurcation sépare le vieux chemin menant à Soulac (rue Roland-Dorgelès) de la nouvelle route (route de Bordeaux). Une croix de chemin y est installée. Un bâti lâche se répartit de part et d'autre de ces deux axes : s'y trouvent ainsi d'anciennes fermes, des "villas" en brique et pierre, mais aussi le cimetière de Jeune-Soulac et une résidence de personnes âgées (les Senioriales).

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Bibliographie
  • CAILLOSSE Pierre. La paroisse de Soulac de la fin du XVIe au milieu du XIXe siècle : les transformations d'un territoire littoral entre la Gironde et l'Atlantique. Thèse d'histoire, Université de La Rochelle, 2015.

    p. 328
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 263
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