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Grand-Hôtel

Dossier IA33001908 réalisé en 2011

Fiche

Appellations dit Grand-Hôtel
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Arcachon (commune)
Adresse Commune : Arcachon
Adresse : 2, 7 place Carnot , 219-221 boulevard de la Plage , 42-44 boulevard Gounouilhou
Cadastre : 2012 AE 19

La compagnie du Midi dirigée par Émile et Isaac Pereire avait chargé le photographe bordelais Alphonse Terpereau (1839-1897) de suivre la construction de la ville d'Hiver d'Arcachon. Le photographe suit également le chantier du Grand-Hôtel situé dans la ville basse en front de mer. Un cliché du Grand-Hôtel est pris en 1866. A. Terpereau a posé son appareil près du boulevard de la Plage. L'édifice présente donc sa façade antérieure vers la ville et sa façade latérale gauche : trois étages reposant sur un niveau de soubassement sont surmontés d'un étage mansardé éclairé par des lucarnes. Huit travées sur l'élévation vers la mer, treize sur la façade vers la ville, séparées par des pilastres cannelés. Le rythme des travées et les pilastres, le toit mansardé, le balcon régnant sur toute la largeur de la façade sont des éléments qui peuvent faire penser au Grand-Hôtel de Paris (quartier de l'Opéra). Les deux édifices sont surtout des exemples de l'architecture en vogue en France dans la deuxième moitié du XIXe siècle pour les grands immeubles. L'hôtel d'Arcachon a été réalisé pendant les années 1864-1865. L'année 1866 est celle de son inauguration. L'ingénieur Paul Régnauld s'est fait architecte et urbaniste en concevant et planifiant la ville d'Hiver. Il a également dessiné le Grand-Hôtel en collaboration avec Eugène Ormières, qui, lui-même architecte, était aussi ingénieur civil et entrepreneur de travaux publics. Il construit le Grand-Hôtel avec l'entrepreneur Jean Fleurant. L'édifice imposant existe aujourd'hui boulevard de la Plage, pratiquement au droit de la rue de Lattre de Tassigny (ancienne rue du Casino). Cette voie a été conçue pour mener directement du front de mer au Casino de la Forêt plus connu sous le nom de casino Mauresque. Dès le départ, l'hôtel est un établissement de grand standing, il comprend cent cinquante chambres, une bibliothèque, un jardin d'hiver et un service d'hydrothérapie. Le journal l'Avenir d'Arcachon publie une chronique concernant la vie " mondaine " de l'hôtel. La fréquentation est internationale. Des dîners, des concerts, des bals rassemblent le beau monde. Élisabeth de Bavière, impératrice d'Autriche (Sissi) vient y faire un séjour en 1890. Cette reine de Hongrie, en deuil de son fils Rodolphe suicidé, tient à une grande discrétion. Plus tard, le passage en 1901 à Arcachon de la reine Ranavalona alimente les colonnes des journaux locaux. La dernière reine de Madagascar est en exil à la Réunion quand elle obtient l'autorisation de se rendre à Paris et à Arcachon. Elle est reçue au Grand-Hôtel avec tous les honneurs dus à son rang. Quelques années plus tard, en 1906, un événement tragique survient : au milieu de la nuit un incendie démarre dans les cuisines. Mal maitrisé le feu gagne les étages détruisant totalement l'intérieur et le niveau supérieur mansardé. Les occupants ont été évacués à temps. Après quatre ans de travaux, l'hôtel est réaménagé, offrant même plus de confort. L'inauguration a lieu le 16 juillet 1910. L'étage mansardé a fait place a un étage avec loggias. Une vaste salle à manger donne désormais vers la mer, faisant terrasse en sa partie supérieure. Réquisitionné par le service de santé de l'armée en 1939, l'hôtel est ensuite occupé par les troupes ennemies. L'activité hôtelière reprend un temps puis cesse définitivement vers 1955. L'édifice divisé en appartements est maintenant appelé la résidence Carnot.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1864, daté par source
1866, daté par source
Auteur(s) Auteur : Ormières Eugène,
Eugène Ormières

Signature portée sur l'élévation de la rue Lamartine.


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architecte, attribution par source
Auteur : Fleurant Jean, dit(e) Fleurant jeune,
Jean Fleurant , dit(e) Fleurant jeune

Entrepreneur à Bègles près Bordeaux dans la seconde moitié du XIXe siècle.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source
Auteur : Régnauld Paul,
Paul Régnauld (16 novembre 1827 - 1874)
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ingénieur, attribution par source

L'édifice est de plan rectangulaire. Il est construit en pierre. Il comprend un rez-de-chaussée et quatre étages carrés. Le niveau supérieur présente une loggia. La toiture est masquée par une balustrade. Des pilastres cannelés ornent les deux premiers niveaux. Les pilastres sont plats aux niveaux supérieurs. Les baies du troisième niveau d'élévation sont surmontées de frontons cintrés. Les autres baies sont surmontées d'agrafes ou de cartouches. Les gardes-corps des balcons sont métalliques.

Murs pierre
Étages rez-de-chaussée, 4 étages carrés
Couvertures toit à longs pans
croupe
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • COTTIN François, COTTIN Françoise. Le bassin d'Arcachon, à l'âge d'or des villas et des voiliers. Bordeaux : l'Horizon chimérique, 2003.

    P. 113-115 (Ill.)
Périodiques
  • KELLER Eliane. "Le Grand Hôtel d'Arcachon". Bulletin de la Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, n° 109, 3eme trimestre 2001.

    P. 57
  • CLEMENS Jacques. "L'incendie du Grand-Hôtel d'Arcachon, le 21 septembre 1906". Bulletin de la Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, n025, 3eme trimestre 1980.

    P. 8-10
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