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Gendarmerie

Dossier IA33003943 inclus dans Village de Saint-Vivien-de-Médoc réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Dénominations gendarmerie
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Vivien-de-Médoc
Adresse : cours Georges-Mandel
Cadastre : 2014 F3 412 ; 1833 F2 451

Depuis 1833, la commune de Saint-Vivien louait une maison au sieur Orry pour la brigade à pieds. En 1843, des travaux y furent réalisés dans la perspective d'accueillir la brigade à cheval qui devait remplacer celle à pieds, cette dernière étant transférée à Cadillac. Un plan dressé en décembre 1843 présente les aménagements prévus. En 1867, ces bâtiments sont en mauvais état et insuffisants pour loger l'ensemble de la brigade. L'emplacement du bâtiment, en retrait de la départementale n°14 - sans que l'on puisse préciser l'endroit exact - ne facilite pas le travail des gendarmes.

A cette époque, le sieur Faugerolles propose de louer "une maison nouvellement bâtie, située sur la voie publique à l'entrée du village" : il s'engage "à modifier la disposition intérieure de son immeuble qui comprendrait 5 logements de deux pièces chacun ; à construire une écurie pour 6 chevaux avec magasin à fourrages au-dessus (...), une chambre de sûreté et une salle de police, le tout en pierres, un hangar en bois, fermé et divisé en 5 compartiments, une pompe et autres accessoires (...)". En 1894, le bâtiment est décrit comme étant composé de "10 chambres à feu dont 5 servant de cuisines (...) ; un bureau pour le chef de brigade, une cour de 24 m de long sur 14 m de large ; dans la cour se trouvent : une buanderie, un chai divisé en cinq compartiments, une chambre de sûreté et une salle de police avec lits de camp, une pompe avec une auge servant d'abreuvoir, une écurie pour 6 chevaux avec magasin à fourrages pouvant contenir un approvisionnement de 6 mois, une sellerie garnie de 6 chevalets avec champignons pour les brides, des latrines pour les deux sexes, une fosse à fumiers". Il pourrait s'agir d'un édifice situé parcelle F390 du plan cadastral de 1833.

Toutefois, il semble qu'en 1894, la gendarmerie s'installe dans un autre édifice, appartenant à M. Boubée Lacouture, correspondant à l'actuelle gendarmerie : il est "situé entre deux cours fermées par un mur et par une grille. Il comprend au rez-de-chaussée : un grand vestibule, trois cuisines, trois chambres à feu, trois chambres froides, deux débarras, un chai à bois et une souillarde ; au 1er étage : un grand vestibule, deux cuisines, deux chambres à feu, deux chambres froides, deux souillardes, une pièce au fond du vestibule ; dans la petite cour : un puits couvert avec pompe ; dans la grande cour : des lieux d'aisance pour hommes et femmes ; deux chambres de sûreté pour les deux sexes, quatre chais à bois, une buanderie, une écurie pour six chevaux, le magasin à fourrages, une sellerie ; un puits avec pompe. Au nord-ouest du bâtiment et à 4m environ de distance est un jardin d'une contenance approximative de 25 ares". En 1905, la question du renouvellement du bail est posée, l'option de la construction d'un nouveau bâtiment également ; finalement le Département se porte acquéreur de la propriété de M. Boubée Lacouture, le 8 octobre 1906. Le bâtiment abrite encore aujourd'hui la gendarmerie.

Le bâtiment figure sur le plan cadastral de 1833. C'est probablement la famille Morin Eycard qui fait construire cette demeure à la fin du 18e siècle ou dans le 1er quart du 19e siècle. On peut le rapprocher du bâtiment de l'ancien presbytère, abritant actuellement la poste et situé à proximité (volume, porte en plein-cintre, corniche à modillons).

Période(s) Principale : limite 18e siècle 19e siècle

La maison, située à l'embranchement de deux routes, présente une façade à cinq travées. La porte principale est en plein-cintre mouluré, encadrée de pilastres. Les autres baies sont encadrées de pierres de taille calcaire. Les fenêtres de l'étage sont dotées d'appuis moulurés et d'allèges en léger ressaut. Bandeau médian, chaînage d'angle et corniche à modillons sont également en pierre de taille.

La façade postérieure est traitée de manière identique.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Couvrements
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour
Techniques sculpture
Représentations pilastre
Statut de la propriété propriété de l'Etat (?)

Annexes

  • Documentation complémentaire

    AD Gironde. 4 N 210. Lettre du sieur Orry au sous-préfet, 15 mai 1842.

    Bail pour la propriété du sieur Orry depuis le 6 août 1833 jusqu'en 1842 : maison consistant alors en 3 chambres et une cuisine au rez-de-chaussée, 2 chambres au 1er, un grenier, une écurie pour six chevaux, un petit cabinet, un petit hangar et un jardin d'environ 8 ares pour un loyer annuel de 600 frcs ; contraint par l'administration à faire une augmentation de 5 chambres : demande une indemnité pour les travaux effectués et une augmentation de loyer.

    AD Gironde. 4 N 210. Devis de charpenterie pour les nouvelles constructions de la gendarmerie : écurie, chambre pour les selles, escalier ; au-dessus de l'écurie et de la chambre des selles sera le grenier pour les foins, s.d. [décembre 1843].

    Morin, charpentier ; le tout aura 15m de long dans œuvre et 5m80 de haut fondements compris ; construction d'un hangar de 10m de long sur 5m de largeur.

    AD Gironde. 4 N 210. Lettre du sous-préfet au Préfet, 1er avril 1844.

    Nouveau bail passé le 30 mars dernier avec le sieur Orry, propriétaire à St Vivien pour le casernement de la gendarmerie à cheval qui doit remplacer celle à pied de cette résidence ; bail à la date du 1er juin, époque de l'arrivée de la brigade.

    AD Gironde. 4 N 210. Lettre du Ministère de l'Intérieur au Préfet, 4 mai 1844.

    Nouvelle brigade à cheval concédée à St Vivien en remplacement de la brigade à pied qui existait dans cette commune et qui passe à Cadilllac.

    AD Gironde. 4 N 210. État des réparations reconnues par le lieutenant soussigné, commandant la gendarmerie de l'arrondissement de Lesparre, devoir être immédiatement exécutées au bâtiment servant de caserne à la brigade de St Vivien, lesquelles réparations sont consenties par le sieur Orry, soussigné qui en est propriétaire, 24 septembre 1849.

    Plafonner les 5 logements ; plafonner ou faire un plancher dans les cabinets des gendarmes Lamarque et St Lour (?), et remplacer la porte du logement de ce dernier, répare celle du premier ; remplacer ou réparer convenablement la porte placée au haut de l'escalier et réparer les marches en pierre de ce dernier ; blanchir le corridor ; garnir les coins de la cheminée du brigadier pour préserver de la fumée.

    AD Gironde. 4 N 210. Lettre du Ministre de la guerre au Préfet, 11 mars 1856.

    Renouvellement du bail du sieur Orry, propriétaire à St Vivien du bâtiment pour le logement de la brigade de gendarmerie de cette résidence.

    AD Gironde. 4 N 210. Lettre du lieutenant commandant de la Gendarmerie au sous-préfet, 6 février 1867.

    Le bail de la maison affectée au casernement de la Brigade de St Vivien, expire le 30 novembre prochain : bâtiment en mauvais état et insuffisance notoire de logements ; déjà vieux et d'une construction défectueuse, il n'a été affecté au logement de la gendarmerie que par force majeure. En dehors de la route départementale n°14 qui traverse le village dans le sens de sa longueur et en forme la principale ou plutôt la seule rue, il se trouve maqué par d'autres habitations assises sur la dite route ; enfin ouvert de trois côtés, le secret souvent indispensable aux opérations de la gendarmerie est en quelque sorte impossible. Les différents logements, à l'exception de celui du brigadier, ne comportent qu'une seule pièce, l'arrière chambre humide et à peine éclairée est inhabitable et ne peut être utilisée que comme débarras. Une seule pièce pour une famille composée souvent de plusieurs enfants est sans contredit insuffisante ; et lorsque les enfants sont grands, cette cohabitation devient gênante au-delà de toute expression. Au rez-de-chaussée, chaque logement a son entrée particulière s'ouvrant au dehors. On parvient aux logements du 1er étage par un escalier complètement indépendant et aboutissant également à l'extérieur. Dans de pareilles conditions le casernement nécessite plus, car la surveillance nécessaire du chef de porte est illusoire, chacun pouvant à son gré entrer et sortir à toute heure du jour et de la nuit. Le sieur Orry, propriétaire de l'immeuble, consentirait moyennant une augmentation de loyer de 250f (ensemble 1000 f) à apporter les modifications possibles et à faire les réparations nécessaires. Autre solution : le sieur Faugerolles, propriétaire d'une maison nouvellement bâtie, située sur la voie publique à l'entrée du village, pourvue d'eau potable, d'un vaste emplacement sur le derrière propre à former cour et à recevoir les constructions nécessaires au logement des chevaux, magasin à fourrages, etc, consentirait pour un loyer de 1100 frcs et un bail de 9 années, à modifier la disposition intérieure de son immeuble qui comprendrait 5 logements de deux pièces chacun. A construire une écurie pour 6 chevaux avec magasin à fourrages au-dessus (...), une chambre de sûreté et une salle de police, le tout en pierres, un hangar en bois, fermé et divisé en 5 compartiments, une pompe et autres accessoires, à fermer les parties ouvertes par une clôture pleine, en bois, de 2m de hauteur et par une grille en fer, l'entrée qui serait lacée à l'angle droit de la caserne et donnerait dans la cour. Ce bâtiment, isolé du côté de l'entrée, se relie à la rue par une maison habitée par le propriétaire. Parfaitement clos, il n'aurait aucune communication fâcheuse pour le service et serait à la disposition entière de la brigade. Le sieur Faugerolles mettrait également à la disposition des hommes un terrain propre à la culture de légumes, situé à 500m environ de la caserne et d'une contenance de 25 ares 10ca.

    AD Gironde. 4 N 210. Rapport du lieutenant Muller commandant la gendarmerie de l'arrondissement de Lesparre au chef d'escadron, commandant la gendarmerie de la Gironde à Bordeaux, 26 mars 1886.

    Visite pour contrôler les réparations stipulées sur le bail qui a été signé par M. Faugerolles, propriétaire de la caserne de cette brigade.

    AD Gironde. 4 N 210. Gendarmerie. Bail, 1er décembre 1894.

    Propriétaire : M. Faugerolles ; corps de bâtiment comprenant 10 chambres à feu dont 5 servant de cuisines. Les chambres ont 4m15 de largeur sur 6m de longueur et les cuisines 2m09 sur 4m. Un bureau pour le chef de brigade, une cour de 24m de long sur 14m de large ; dans la cour se trouvent : une buanderie, un chai divisé en cinq compartiments, une chambre de sûreté et une salle de police avec lits de camp, une pompe avec une auge servant d'abreuvoir, une écurie pour 6 chevaux avec magasin à fourrages pouvant contenir un approvisionnement de 6 mois, une sellerie garnie de 6 chevalets avec champignons pour les brides, des latrines pour les deux sexes, une fosse à fumiers. La cour est fermée par une clôture de 2m de haut. Le puits donne de l'eau potable et en quantité suffisante. Un terrain clos de 25 ares situé à 500m de la caserne est à la disposition de la brigade servant de jardin. Propriété baillée par Faugerolles depuis 1876 : constructions et réparations préconisées en 1875.

    AD Gironde. 4 N 210. Rapport du lieutenant Servant commandant l'arrondissement de Lesparre sur le renouvellement du bail de la caserne à cheval de St Vivien, 11 juillet 1904.

    Bail commencé le 1er décembre 1894, expire le 30 novembre 1906 ; M. Boubée de Lacouture, gendre de M. Eycard de Morin, en est propriétaire. Cet immeuble est vaste, très bien situé et bien entretenu ; sous le double rapport de l'exécution du service et du bien-être des hommes et des chevaux, il réunit les meilleures conditions ; il serait difficile de trouver mieux dans la localité ; le propriétaire s'engage à faire des travaux ; 5 logements composés de cuisine, chambre à feu et chambre froide, souillarde ; bureau ; corridor ; chambres de sûreté ; cabinets ; buanderie ; fosse à fumier ; écurie.

    AD Gironde. 4 N 210. Rapport de l'architecte du département au préfet de la Gironde, avril 1905.

    Les logements des gendarmes sont assez bien, celui du chef de brigade laisse à désirer ; l'écurie construite pour la brigade est bien sans avoir la hauteur réglementaire. Le casernement placé à la jonction de deux routes avec cours devant et derrière serait bien situé si le jardin n'était pas en dehors de la caserne : c'est là le plus grand inconvénient.

    AD Gironde. 4 N 210. Séance du conseil général : casernement de gendarmerie de Saint-Vivien, construction et emprunt, 25 octobre 1905.

    Le bail passé entre le département et M. de Boubée, propriétaire du casernement de gendarmerie de Saint-Vivien, expire le 30 novembre 1906. Le renouvellement pur et simple du bail, proposé par le chef d'escadron commandant la compagnie de gendarmerie de la Gironde, était sur le point d'aboutir, quand le propriétaire offrit de vendre d'abord au prix de 60000 frcs, puis 30000 frcs et enfin à 25000 frcs l'immeuble dont il s'agit. Ces diverses propositions ont été soumises à l'appréciation de l'architecte du département qui, par rapport ci-joint, conclut à leur rejet, à l'achat d'un terrain et à la construction d'un casernement neuf. M. l'architecte base son avis sur ce fait, que la caserne actuelle aurait besoin de réparations assez considérables, dont il évalue le montant à 8000 francs. D'autre part, il fait remarquer que le jardin n'est pas attenant à la caserne ; les gendarmes, pour s'y rendre, ont à traverser un chemin de grande communication et, pour franchir cet espace, ils sont obligés d'être en tenue réglementaire ; rapport de la commission qui opte pour l'acquisition et la réparation du bâtiment existant.

    AD Gironde. 4 N 210. Acte d'acquisition de l'immeuble servant de casernement à la brigade de la gendarmerie de St Vivien, 8 octobre 1906.

    Pierre Adrien de Morin Eycard, M. et Mme de Boubée de Lacouture cèdent au département de la Gironde un immeuble et dépendances situé dans la commune de St Vivien affecté actuellement au casernement de la brigade de gendarmerie de cette localité (n°450, 451 et 452 section F) ; un emplacement à usage de jardin (n°470 section F) ; origine de propriété : donation du 20 novembre 1894 de Pierre Adrien de Morin Eycard et Victoire-Augustine Rupsan de Morin.

    AD Gironde. 4 N 210. Gendarmerie. Bail, 1er décembre 1906.

    Propriétaire : Boubée de Lacouture ; le bâtiment est situé entre deux cours fermées par un mur et par une grille. Il comprend au rez-de-chaussée : un grand vestibule, trois cuisines, trois chambres à feu, trois chambres froides, deux débarras, un chai à bois et une souillarde ; au 1er étage : un grand vestibule, deux cuisines, deux chambres à feu, deux chambres froides, deux souillardes, une pièce au fond du vestibule ; dans la petite cour : un puits couvert avec pompe ; dans la grande cour : des lieux d'aisance pour hommes et femmes ; deux chambres de sûreté pour les deux sexes, quatre chais à bois, une buanderie, une écurie pour six chevaux, le magasin à fourrages, une sellerie ; un puits avec pompe. Au nord-ouest du bâtiment et à 4m environ de distance est un jardin d'une contenance approximative de 25 ares ; liste des réparations à faire.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Gendarmerie, 1833-1934.

    Archives départementales de la Gironde : 4 N 210
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