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Fortifications de la ville de Saint-Sever

Dossier IA40001751 inclus dans Hôtel de Bourrouilhan réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées tour
Dénominations fortification d'agglomération
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Adresse : 2 rue Belloc
Cadastre : 2015 AY 212 ; 2015 AY 277 ; 2015 AY 193 ; 2015 AY 182 ; 2015 AT 151 ; 2015 AS 11 ; 2015 AS 50 ; 2015 AS 56 ; 2015 AS 93 ; 2015 AY 42 ; 2015 AY 196 ; 2015 AY 128

Au début du 12e siècle, des statuts sont accordés à la ville par l'abbé Suavius. Les habitants ont notamment la possibilité de faire construire une enceinte. Le seul vestige de cette première enceinte est la porte du Touron, construite probablement au 13e siècle. Une colonne repérée au rez-de-chaussée de l'hôtel de Mora ainsi que la tour à l'extrémité de la galerie du jardin de cette demeure, pourraient s'y apparenter. L'organisation parcellaire serrée et en lanière autour de l'abbaye témoigne d'une forte densité du bâti qui semble correspondre au noyau urbain primitif protégé par cette enceinte.

En 1450, une lettre de Charles VII évoque le développement important des faubourgs et autorise leur "mise en défense". Plusieurs contrats passés cette même année entre les maçons et les jurats de la ville attestent la mise en œuvre des travaux de fortification. Plusieurs vestiges de la seconde enceinte sont encore visibles : deux tours (impasse Mauléon et rue Albert-Larrède), une base d'échauguette place Louis-Fournier, un arc de la porte du Touron et des pans de mur disséminés dans la ville. Les sources font également mention de plusieurs ouvrages défensifs disparus : notamment les portes de la Guillerie, de Pontix ou de Bellocq. Des fondations dans la cave de l'auberge Lauqué pourrait être un vestige d'une tour circulaire proche de la porte de Bellocq.

Un rapport daté du 2 septembre 1613 rend compte de l'état de ruine des enceintes de la ville, suite au sac mené par les troupes de Gabriel de Montgomery en 1569. Ce rapport est complété par un procès-verbal sur l'état des murs de la ville dressé le 20 juillet 1615. Trois tours et six portes sont mentionnées. Des mâchicoulis existaient en partie supérieure des portes de la ville, devant lesquelles étaient positionnées des "guérites".

Plusieurs restaurations sont menées jusqu'au 18e siècle. Une décision du corps municipal de reconstruire en pierre les ponts de la ville est notamment votée en 1719, dont seul subsiste le pont de Pontix. Cependant, les murailles perdent alors leur caractère défensif : en 1722, le corps de ville y accepte le percement d'ouvertures. La restauration de la place du Cap du Pouy, projetée entre 1768 et 1780, entraine la destruction des deux portes. La Révolution provoque également le démantèlement des murs dont les matériaux de construction sont remployés. Cette destruction se poursuit au début du 19e siècle afin de faciliter la jonction avec les faubourgs de Pontix, du Castallet et de Morlanne. Le ruisseau faisant office de douve au sud a été asséché dans la seconde moitié du 19e siècle.

Période(s) Principale : 12e siècle , (détruit)
Secondaire : 2e quart 15e siècle
Secondaire : 1er quart 17e siècle
Secondaire : 1er quart 18e siècle
Dates 1450, daté par source
1719, daté par source

L'unique vestige repéré de la première enceinte est localisé porte du Touron, et correspond à un arc brisé en calcaire coquillier. Il repose sur un soubassement en argile qui se retrouve pour la colonne de l'hôtel de Mora en calcaire gris.

Les nombreux pans de mur identifiés de la seconde enceinte sont construits en moellon calcaire. Leur épaisseur est d'environ 1,50 mètre. Les deux tours conservées sont circulaires, à pan coupé côté ville. Alors que la partie circulaire est construite en pierre de taille, le pan coupé est en matériaux mêlés. Des canonnières sont percées vers le dehors de la ville. La base d'une échauguette en encorbellement, visible place Louis-Fournier, est construite en pierre de taille.

Les ouvrages de l'enceinte situés au sud de la ville sont doublés par des douves, aujourd'hui asséchées. Les fortifications au nord et à l'ouest peuvent être considérées comme des remparts, avec une levée de terre pour l'établissement des éléments maçonnés.

Murs calcaire pierre de taille
moellon
appareil mixte
Toit tuile creuse
Couvertures toit en pavillon
toit à deux pans
États conservations mauvais état
Techniques

Les vestiges des fortifications de la ville de Saint-Sever sont essentiels pour la compréhension de l'évolution de la morphologie urbaine.

Bien que les fortifications de la ville soient en majorité détruites, des vestiges significatifs ont pu être repérés. Par leur localisation, par l'analyse des sources et l'étude du parcellaire, une restitution du tracé des enceintes a pu être proposé.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Liste des adresses des vestiges des fortifications repérés

    Impasse Mauléon : mur et tour

    Impasse Jouliou : mur

    Place Louis Fournier : mur et base d'échauguette

    34 rue Lafayette : mur

    Rue du Touron : porte

    4 place du Tour du Sol : mur

    8 place du Tour du Sol : mur et tour

    6 rue de Pontix : mur

    19 rue de Pontix : pont

    10 rue du Général Durrieu : mur

    14 rue du Général Durrieu : mur

    20 rue du Général Durrieu : mur

    21 rue du Général Lamarque : mur et tour

    2 rue Belloc : fondation de tour

    4 rue Louis Sentex : mur

Références documentaires

Documents d'archives
  • Statuts de la ville accordés par l'abbé Suavius évoquant les remparts, 1092-1106.

    Archives départementales des Landes : H 14 folio 81
  • Lettre de Charles VII autorisant la construction de murailles, 1450.

    Archives municipales, Saint-Sever : CC 1 / 8
  • Contrat de construction pont et porte Mauléon, 22 juillet 1450.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD 1/1/6
  • Contrat entre les jurats et les maçons de la ville pour l’achèvement de la construction des remparts, 14 septembre 1450.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD 1/1/7
  • Contrat émanant des jurats pour la restauration des murs et portes de la ville, 28 mai 1465.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD 1/1/11
  • Permission du roi donnée aux habitants pour la réparation des murailles du château, 2 août 1579.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD 3/1/12
  • Rapport sur l'état des murailles de la ville, 2 septembre 1613.

    Archives municipales, Saint-Sever : CC 5 / 19
  • État des murailles, du château et du monastère, 20 juillet 1615.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD 4/1/4
  • Manuscrit de Dom Du Buisson, fin du XVIIe siècle.

    p. 372 Archives municipales, Saint-Sever : GG28
  • Délibération du corps de ville pour la reconstruction du pont de Pontix en pierre, 10 octobre 1719.

    Archives municipales, Saint-Sever : BB 5
  • Délibération du corps de ville pour le percement d'ouvertures dans la muraille, 1722.

    Archives municipales, Saint-Sever : BB 5
  • Décision de destruction du rempart attenant aux latrines des bénédictins sur expertise de l'architecte communal Saillard, 19 juin 1791.

    Archives municipales, Saint-Sever : 9 M 11
  • Arrété du préfet des Landes pour la destruction de la porte du Pontix, 9 juillet 1806.

    Archives municipales, Saint-Sever : 8 M 32
Documents figurés
  • Plan du projet d'élargissement du Cap du Pouy, de la rue menant de cette place à celle du tour du Sol, par Gagelin. Dessin encre et lavis, février 1778.

Périodiques
  • FEREY M., "un pont dans la cave", in Le Festin, Bordeaux, 2015.

    p. 19
  • FEREY M., "Les fortifications de la ville de Saint-Sever. Etat de la recherche", in Bulletin de la Société de Borda, Dax, 2016.

    p. 285-298
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Saint-Sever - Ferey Marie