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Ferme dite Maison Istile

Dossier IA64002891 réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Maison Istile, Maison Istil
Parties constituantes non étudiées fenil, rampe d'accès
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton La Bastide-Clairence (commune)
Adresse Commune : La Bastide-Clairence
Lieu-dit : Quartier Pessarou, Le Coudet
Adresse : Chemin d' Istile
Cadastre : 1835 D 210 ; 2016 D 331

Le nom de cette maison serait lié à sa situation géographique en fond de vallon, "istil" signifiant boue ou bourbier en basque. Elle est citée dès 1319 dans le bornage entre La Bastide-Clairence et Ayherre, comme le "caiolar de dona Maria Daguerre", sans que l'on puisse cependant préciser s'il s'agit d'une simple bergerie ou déjà d'une ferme. Elle est ensuite mentionnée en 1517 dans les Archives de la confrérie de Saint-Nicolas. Le 1er janvier 1742, un emprunt de 200 livres est documenté par un notaire pour "rebâtir" la maison, et un contrat est passé avec des maçons. La croisée de meneaux pourrait dater de cette époque. En revanche, l'aspect asymétrique et l'hétérogénéité des ouvertures pourrait suggérer qu'une partie de la façade initiale ait été maintenue lors de cette campagne de travaux.

Elle est représentée sur le plan cadastral napoléonien de 1835, selon une emprise similaire à l'actuelle. Dans la matrice, elle est citée en 1875 comme la propriété des frères Baptiste et Pierre Darrigade, à Lahontine. Ils sont donc issus de la famille de tanneurs qui possède, entre autre, les maisons Marchand au quartier La Côte, ainsi que Mouraca à Pessarou. Elle appartient ensuite à Dominique Harriague, médecin à Hasparren qui possède également le moulin de Cassagne dans le même quartier. Puis elle passe aux mains de Catherine Mendiboure, veuve, et enfin, d'Etchebert à Ainhice-Mongelos.

Des remaniements ont été réalisés autour des années 1950, dans la partie nord-ouest avec l'aménagement d'une grande étable et du fenil, ainsi que par la création d'une rampe. Un réaménagement de la pièce à vivre dans la partie sud a été effectué à la fin des années 1990.

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 2e quart 18e siècle
Secondaire : milieu 20e siècle

Grande ferme au bout d’un chemin au fond d'un vallon traversé par l'Arbéroue. Elle est entourée de parcelles planes, étendues et cultivées, surplombées par un bois au sud et bordées par la rivière à l'ouest.

Son plan massé tripartite est divisé en long. Le toit à deux pans est asymétrique, le versant sud étant plus long que le nord. Cette élévation est irrégulière, avec un ensemble d’ouvertures hétérogènes. Le rez-de-chaussée ouvre par une grande porte à linteau de bois, et à sa droite par une autre porte plus réduite, donnant accès à l’étable. Sur la gauche, la grande croisée à meneaux de pierre, chanfreinée, correspond à la pièce à vivre. Le 2e niveau est percé par un ensemble de fenêtres non alignées, trois à encadrement de pierres dont l'une a été condamnée. Sur la droite, une petite porte permet un accès au fenil, tandis que la partie de gauche est ouverte par une fenêtre en bois à baies jumelées. Au 3e niveau, les combles sont ajourés par deux petites fenêtres jumelées à encadrement de bois.

L'intérieur est tripartite, composé au centre de la remise ou "ezkaratz" en terre battue ; l'escalier en charpente est situé à l'angle nord-ouest de la pièce. A droite, une porte ouvre sur la pièce à vivre au sud-est, dotée d'une grande cheminée avec d’imposants corbeaux de pierre, l’un en doucine, l’autre à deux quart-de-rond ; l'emplacement de l'évier est repérable par un renfoncement dans le mur sud, surmonté d'une fenêtre. A l'arrière, vers l'ouest, suivent deux pièces en enfilade, dont une chambre au fond, côté sud-ouest, où une paroi à pans de bois décrépie donnant à voir un remplissage de moellons.

L'élévation ouest comporte une fenêtre en pierre condamnée, et sur la gauche, une rampe en béton donnant accès au fenil. Celui-ci, haut et profond, conserve les trappes au-dessus des mangeoires de l'étable, permettant de nourrir les bestiaux depuis l'étage.

Murs grès moellon enduit
calcaire
béton enduit
Toit tuile creuse
Étages étage en surcroît
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente
Typologies Plan massé tripartite
États conservations remanié
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Transcription faite vers 1700 du registre n°1 des archives de la confrérie de Saint-Nicolas, récapitulation faite par Garat (directeur de l'école libre des garçons), La Bastide-Clairence, 1947.

  • Matrice cadastrale de La Bastide-Clairence, propriétés foncières bâties et non-bâties, 1835-1912.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G3-4
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de La Bastide-Clairence, 1835.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G1
Bibliographie
  • LALANNE Guy (dir.). La Bastide Clairence. Ciboure : Jakintza, 2018.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de La Bastide-Clairence - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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