Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Ferme de Saint-Sarian

Dossier IA40001948 réalisé en 2015

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations Saint-Sarian
Parties constituantes non étudiées étable, grange, chai, porcherie, poulailler
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Lieu-dit : Saint-Sarian
Adresse : chemin rural de Saint-Sarian
Cadastre : 1809 B 409 ; 1844 D 360 ; 2015 C 300

La première mention du nom de Saint-Sarian apparaît dans un acte de délimitation du domaine entre les jurats de Saint-Sever et Arnaud de Brocars en mai 1368. Ce lieu-dit, mentionné comme une paroisse disparue, est situé sur le chemin allant "de Sente-Sever enta Sent-Maurissi en bat vert l Ador". Cet acte n'évoque pas de bâtiments mais des terres.

Le 21 août 1459, Bernard de Goulens vend des terres aux jurats de la ville proches de la métairie de Saint-Sarian. Cette appellation confirme l'existence d'un bâti. La métairie est à nouveau citée dans l'inventaire des biens de la ville dressé en 1519. Elle est alors exploitée par les moines de l'abbaye bénédictine.

Selon un témoignage oral, la métairie est achetée après la Révolution par les Marrast, famille commerçante installée à Mont-de-Marsan depuis au moins le 18e siècle. La grange, déjà visible sur le plan cadastral napoléonien de 1809, pourrait être construite suite à ce changement de propriétaire. Elle contenait le chai collectif pour les métairies détenues par la famille dans les environs. L'emprise du corps de logis en 1809 diffère de celle figurant sur le plan cadastral de 1844, correspondant à l'implantation actuelle ; l'habitation a donc été reconstruite ou remaniée entre 1809 et 1844.

Une fenêtre de la façade latérale sud du logis, avec un encadrement de brique, a été percée au début du 20e siècle, selon la tradition, pour la célébration d'un mariage.

Des aménagements récents ont transformé la distribution intérieure : déplacement de l'escalier, ouverture entre la salle commune et l'étable, percement de portes sur les façades latérales et de fenêtres de part et d'autre de la baie centrale sous le pignon.

Période(s) Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle

Organisés autour d'une cour, les bâtiments de la ferme sont composés d'un corps de logis avec étable et de dépendances dont un ancien chai, une grange et une loge à cochons.

Le logis est en matériaux mêlés avec de la pierre de taille en chaînage d'angle pour le rez-de-chaussée. Le niveau de surcroît et le pignon de la façade principale sont à pans de bois, garni de briques sous les allèges et de torchis ailleurs. Orientée à l'est, la façade est organisée en cinq travées irrégulières. L'encadrement des ouvertures est formé d'un châssis de bois. La toiture est constituée de deux pans symétriques avec une demi-croupe arrière, disposition localement appelée "queue de palombe". Les cloisons internes sont en pans de bois et torchis reposant sur un solin. Le niveau de comble, à l'origine non cloisonné, servait de lieu de stockage.

La grange-étable en L est construite en matériaux mêlés et pierre de taille en chaînage d'angle. Les encadrements des portes du rez-de-chaussée de la façade principale sont en pierre de taille. Les ouvertures en demi-lune sont en brique. La façade latérale, côté Adour, est aveugle. La façade postérieure est percée d'une porte cochère à châssis de bois. L'aile en retour de la grange est pourvue d'un large porche en rez-de-chaussée surmonté de l'étage sous comble soutenu par un poteau et fermé par un essentage de planches.

La loge à cochon, accolée à l'angle sud-ouest du logis et dans le prolongement de la grange, ferme la cour centrale.

Une écurie, ruinée, séparée des autres bâtiments, était située à l'arrière de la grange.

Murs calcaire appareil mixte enduit partiel
bois pan de bois enduit partiel
torchis enduit
brique
Toit tuile creuse
Étages comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans demi-croupe
pignon couvert
toit à longs pans croupe
Typologies A3
États conservations restauré
Techniques

La ferme de Saint-Sarian, dont la structure ancienne est conservée, constitue un témoin des métairies de la vallée de l'Adour dans l'environnement de la ville de Saint-Sever.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Délimitation entre les jurats de Saint-Sever et Arnaud de Brocars pour les domaines de Saint-Sarian et d'Arberunh, mai 1368.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD1/4
  • Acte de vente des terres de la métairie de Saint-Sarrian par Bernard de Goulens aux jurats de la ville, 21 août 1459.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD 1
  • Délibération du corps de ville concernant les titres et possessions de la ville, 1519.

    Archives municipales, Saint-Sever : BB 3
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1809.

    Section B Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 1
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1844.

    Section D Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 2
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Saint-Sever - Ferey Marie