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Ensemble métallurgique et d'industrie chimique dit plate-forme de Pardies

Dossier IA64002426 réalisé en 2012

Fiche

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Appellations Plate-forme de Pardies
Dénominations ensemble métallurgique, ensemble d'industrie chimique
Aire d'étude et canton Bassin de Lacq
Adresse Commune : Pardies
Cadastre : 2015 AB 004 ; 005 ; 0061-0064
Adresse Commune : Noguères
Cadastre : 2015 AA 0011
Adresse Commune : Bésingrand
Cadastre : 2015 OA 0014;245;273;277;279;280;282;353;477;479;481;485;508;510-514;517-519;523;529;563-566;568-572;597;658;659

Créée en 1941, la Société nationale des pétroles d'Aquitaine (SNPA) se voit confier par l'Etat un vaste périmètre de recherches d'hydrocarbures dans le Sud-Ouest. En 1951, un gisement de gaz naturel, très riche en soufre, est découvert près de Pau, à Lacq. A partir de 1957, une usine de raffinage, de traitement de gaz, de stockage d'hydrocarbures et de soufre s'implante ainsi à Lacq. Puis, entre 1957 et 1962 s'installent dans un rayon de cinq kilomètres autour de l'usine SNPA, des sociétés qui vont utiliser le gaz soit comme matière première soit comme source d'énergie.

Ainsi, sur les communes de Pardies, Noguères et Besingrand, se met en place une vaste plate-forme industrielle sur laquelle Péchiney et Aquitaine Chimie sont les deux premières sociétés à s'implanter. Pour chacune, un lotissement destinés aux cadres est créé au sein de la ville nouvelle de Mourenx, dans le lotissement "du Paloumé" pour les ingénieurs de Péchiney et dans le lotissement de l'Estibet pour ceux d'Aquitaine-Chimie. Enfin, certains cadres d'Azolacq (une des unités d'Aquitaine Chimie), un lotissement est aménagé au plus près de l'usine, à Pardies.

Péchiney, qui a un grand besoin d'électricité pour fabriquer son aluminium opte en effet pour un rapprochement du gisement de Lacq du fait de l'installation d'une centrale thermique à Artix qui va pouvoir transformer le gaz en électricité.

Aquitaine Chimie est, quant à elle, une société constituée pour l’occasion en 1959 et s’apparente à une « coopérative de fournitures » des grandes entreprises chimiques implantées dans le Sud-Ouest (Péchiney, Saint-Gobain, Office national industriel de l'azote, Pierrefitte, la Banque de Paris et des Pays-Bas, les Usines-de-Melles, Rhône-Poulenc, Kuhlman). Elle a pour fonction de livrer à ces sociétés mères les produits chimiques tirés du méthane de Lacq grâce à 4 unités spécialisées : Acétalacq : qui produit de l'acétaldéhyde ; Vinylacq qui fournit du chlorure de vinyle, principale matière plastique à l’époque ; Méthanolacq qui fabrique du méthanol et Azolacq qui transforme de l’ammoniac en engrais azotés (ammoniac, urée, nitrate d’ammonium) et en produits chimiques de synthèse.

En 1967, Rhône-Poulenc reprend Aquitaine Chimie et trois ans plus tard Cofaz prend le contrôle de l’atelier produisant de l’ammoniac dont il confie l’exploitation à Azolacq. Cofaz est ensuite racheté par un groupe norvégien, Norsk-Hydro Azote, aujourd’hui Yara. En 1995, le reste des installations de Rhône-Poulenc est vendu à Acetex, puis le groupe américain Celanese rachète Acetex en 2005 et ferme l’usine en 2009.

En parallèle, Air Liquide vient s'installer au cours des années 1990, sur un terrain entre Rhône-Poulenc et Cofaz.

Enfin, Péchiney ferme en 1991 suite à la fermeture de la centrale thermique d'Artix en 1987. Afin de compenser le départ de Péchiney, quatre établissements sont créés, dont les durées de vie seront variables : la fonderie Rhenalu (1992-1997),

Calliope (depuis 1991, aujourd’hui Arysta) et Carreaux d’Aquitaine (1991-1997) sur la commune de Noguères ; Nacanco (depuis 1991, aujourd’hui Rexam) à Mont.

En 2012, sur la plate-forme de Pardies subsistent donc Yara, Air Liquide, quelques bâtiments désaffectés de Celanese et la friche industrielle laissée par Péchiney qui est toujours en cours de dépollution.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1957, daté par source
1959, daté par source

Sur les 110 hectares de la plate-forme industrielle de Pardies subsistent les bâtiments de deux entreprises encore en activité : Yara et Air Liquide, quelques bâtiments désaffectés de l'usine Celanese (notamment le poste de garde) et la friche industrielle laissée par Péchiney sur 66 hectares.

En ce qui concerne Yara, les bâtiments datent du début des années 1960. Les installations techniques comprennent des réacteurs, des hangars, des réservoirs industriels et une longue halle construits en béton. Pour Air Liquide, les bâtiments des années 1990 regroupent des préfabriqués abritant les bureaux et des installations techniques constituées de réservoirs industriels et de canalisations.

Murs parpaing de béton
Toit béton en couverture
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 3 étages carrés
Couvrements
Élévations extérieures élévation à travées

Su cette plate-forme de Pardies, nous n'avons pas pu visiter la friche industrielle de Celanese.

Statut de la propriété propriété d'une société privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Fonds CGT - Mourenx

Bibliographie
  • MAISON-SOULARD Laetitia, BELTRAN Alain, BOUNEAU Christophe. Le bassin de Lacq : métamorphoses d'un territoire. Pessac: Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, 2014 (Cahiers du Patrimoine ; 105).

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine - Maison-Soulard Laetitia