Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Église paroissiale Saint-Martin du Mus

Ensemble du maître-autel (autel, gradin, tabernacle, statue de saint Martin et sa console)

Dossier IM40005652 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations autel, gradin d'autel, tabernacle, statue, console
Titres Saint Martin
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Doazit
Lieu-dit : Le Mus
Emplacement dans l'édifice choeur

Comme l'indique le registre des dépenses de la fabrique du Mus, celle-ci signa le 21 mars 1843 un marché de 310 francs avec le doreur Roquejoffre, d'Aire-sur-l'Adour, pour la livraison de deux tombeaux d'autel, qui furent installés du 23 au 25 septembre suivant (le doreur avait travaillé l'année précédente pour l'église Notre-Dame du bourg de Doazit). Selon l'abbé Lamaignère (1941), le tombeau du maître-autel actuel serait l'un des deux fournis par Roquejoffre. Malgré la polychromie tardive du meuble, qui accentue son aspect "néo-roman", le style et le matériau (le doreur d'Aire ne semble avoir travaillé que le bois) rendent l'affirmation douteuse. Le tabernacle, toujours d'après Lamaignère, fut installé dans les années 1930-1940 en remplacement d'une armoire eucharistique en bois doré, déplacée à cette occasion vers l'autel de la Vierge dans le collatéral (réf. IM40005654). Le nouveau tabernacle était l’œuvre d'un "ouvrier d'Aulès, Isidore Capdeviolle, qui en a lui-même travaillé la pierre". Plusieurs maîtres maçons et tailleurs de pierre de ce nom apparaissent en effet à plusieurs reprises dans les comptes de la fabrique de Doazit dès le XVIIIe siècle : en 1736, Jean et Étienne Capdeviolle dits Picuré restaurent la chapelle seigneuriale du bourg, et un Jean Capdeviolle Picuré "fait des ouvrages" au clocher d'Aulès en 1790 et à celui de l'église du bourg en 1811 ; Jean-Baptiste Capdeviolle Picuré aîné, maître-maçon, répare en 1840 l'église d'Aulès frappée par la foudre, travaille à celle du bourg en 1846 et 1849 et installe une croix de mission dans le cimetière du Mus en 1857 (réf. IM40005664).

La statue de série à l'effigie de saint Martin, patron de l'église, non signalée dans l'inventaire des biens de la fabrique en 1906, a sans doute été acquise dans les premières décennies du XXe siècle. Elle est identique en tout point à une statue d'évêque titrée Saint Vincent de Xaintes, conservée à l'église de Lacrabe (canton d'Hagetmau, réf. IM40003615) et portant la marque du fabricant toulousain François-Dominique Monna (1849-1907) ou de ses successeurs. L'exemplaire du Mus peut donc être attribué à cette fabrique.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle , (?)
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1843, daté par source
Lieu d'exécution Commune : Aire-sur-l'Adour
Lieu d'exécution Commune : Doazit
Lieu-dit : Aulès
Lieu d'exécution Commune : Toulouse
Auteur(s) Auteur : Roquejoffre ou Roquegeoffre,
Roquejoffre ou Roquegeoffre

Roquejoffre (Roquejofre ou Roquegeoffre), doreur à Aire-sur-l'Adour au milieu du XIXe siècle. Il travailla en 1842 pour Doazit (canton de Mugron) et pour Mées (canton de Dax sud), en 1844 pour Bahus-Juzanx (Montsoué).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant de mobilier religieux, attribution par source
Auteur : Capdeviolle Isidore,
Isidore Capdeviolle

Maçon ou tailleur de pierre à Aulès (Doazit, Landes) dans la première moitié du XXe siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
tailleur de pierre, attribution par source
Auteur : Monna François-Dominique,
François-Dominique Monna (1849 - 1907)

La maison toulousaine Monna, fondée avant 1887 par François-Dominique Monna (1849-1907), produisait, selon un encart publicitaire de 1890, "statues religieuses, autels, chaires à prêcher et chemins de croix, en terre cuite, pierre, bois et marbre". L'entreprise, devenue "Trinqué-Monna" en 1929, ne ferma définitivement qu'en 1972.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant de statues, attribution par analyse stylistique

Meuble composite (l'autel et le tabernacle ne sont pas homogènes) mais constitué d'un même matériau, une pierre reconstituée à grain fin, peinte en gris avec rehauts de rouge et de vert (autel, gradin) et en blanc à motifs verts (tabernacle). Autel-tombeau droit (posé sur un degré en bois parqueté) à la face divisée par trois arcs en plein cintre sur quatre colonnettes à chapiteau feuillagé, adossé à un massif postérieur débordant formant gradin droit ; tabernacle architecturé à porte en arc brisé (bois peint) flanquée de deux colonnettes à chapiteau pseudo-ionique portant un gâble aigu, lui-même surmonté d'une exposition moulurée ; ailes latérales de même hauteur, comportant chacune trois colonnettes identiques à celles de l'armoire et entourant des panneaux peints en plein cintre. Sur le mur au-dessus de l'autel, une console à pans coupés, en plâtre polychrome, supporte une statue petite nature de même matériau.

Catégories taille de pierre, sculpture
Structures plan, rectangulaire élévation, droit colonne, 12
Matériaux pierre reconstituée, décor en bas relief, décor dans la masse, gravé, peint, polychrome
plâtre, moulé, peint, polychrome
Mesures h : 210.0
la : 222.0
Précision dimensions

Autel : h = 94 ; la = 194 ; pr = 49,5 ; gradin-massif postérieur : h = 110 ; la = 222 ; tabernacle : h = 100 (sans l'exposition) ; la = 53 (armoire eucharistique) ; ailes : h = 79,5 ; la = 99. Statue de saint Martin : h = 130 environ.

Iconographies ornementation, croix tréflée, quadrilobe, fleur, arabesque, fleur de lys, IHS
saint Martin de Tours, évêque, crosse, bénédiction
Précision représentations

Sous les arcs du devant d'autel, trois médaillons quadrilobés avec, au centre, une croix tréflée, sur les côtés une tulipe peinte. Frise de quadrilobes gravée et soulignée de rouge et d'or sur le gradin, fleurs de lys héraldiques peintes sur les côtés du massif postérieur. Monogramme IHS gravé et peint au-dessus de la porte du tabernacle, panneaux à arabesques sur les ailes.

Statue de saint Martin en évêque mitré et crossé, bénissant. Console néo-Renaissance à décor de volutes et de draperie entourant un cartouche rouge avec le monogramme SM peint en doré sur fond rouge.

Inscriptions & marques inscription concernant l'iconographie, peint
Précision inscriptions

Inscription concernant l'iconographie : sur le socle de la statue : ST MARTIN.

Précision état de conservation

Polychromie en mauvais état.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Extrait du "registre des délibérations sur les comptes de l'église du Mus" (1841-1882) (AP Doazit) concernant l'achat de deux tombeaux d'autel en 1843
  • Extrait de : Raphaël Lamaignère, Doazit aux trois églises, 1941

    "Le sanctuaire est en rotonde, percé de deux vitraux et d'une lucarne en rosace, au dessus de l'autel. Cet autel, dont le tombeau seul date de septembre 1843, a été récemment placé, par un ouvrier d'Aulès, Isidore Capdeviolle qui en a lui-même travaillé la pierre. L'ancien, dont le tabernacle a été conservé dans la chapelle voisine, était de l'époque de la Renaissance, mais avait fini par se disloquer du fait de l'humidité qui règne dans l'église."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Église, presbytère, cimetière, 1840-1936.

    Archives départementales des Landes : 2 O 678
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 3 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 108/7
  • Registre des délibérations sur les comptes de l'église du Mus (1841-1882).

    Archives paroissiales, Doazit
  • Registre des recettes et dépenses de la fabrique de l'église du bourg de Doazit et de Saint-Martin du Mus (1839-1872).

    Archives paroissiales, Doazit
Multimedia
  • LAMAIGNERE Raphaël. Doazit aux trois églises. Essai de reconstitution de l'histoire locale religieuse d'après les documents officiels, par l'Abbé Raphaël Lamaignère de Doazit, curé de Saint-Aubin. 1941. Document en ligne : http://dzt-isto.chez-alice.fr/dzt_rl.htm

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe