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Église paroissiale Saint-Barthélemy

Ensemble du maître-autel (autel, 2 gradins, tabernacle)

Dossier IM40006688 réalisé en 2017

Fiche

Dénominations autel, gradin d'autel, tabernacle
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Cauna
Emplacement dans l'édifice choeur

Comme le signale le curé Gaulin dans sa monographie de la paroisse, le maître-autel "tout en marbre" fut acquis sous le ministère de son prédécesseur l'abbé Pierre-Lucien Seinpée (1834-1848), avec l'aide financière de la baronne de Cabannes de Cauna, née Marguerite de Borda-Labatut (1789-1880) - future donatrice de la verrière axiale du chœur en 1857 -, de Mme Matran et "d'une domestique du château" (de Cauna). Une inscription gravée, partiellement dissimulée (relevée par l'abbé Dominique Bop, avril 2018) - "... St-Sever / 1848" -, permet d'attribuer le meuble à l'atelier des Spazzi, marbriers et stucateurs d'origine italienne installés dans la capitale chalossaise. Il revient probablement au frère aîné, Alexandre (1803-1859), auteur l'année suivante du maître-autel de Montgaillard, d'un style très voisin.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1848, porte la date
Lieu d'exécution (incertitude sur le lieu)
Commune : Saint-Sever
Auteur(s) Personnalité : de Cabannes de Cauna Marguerite-Charlotte de, dit(e) baronne Cauna,
Marguerite-Charlotte de de Cabannes de Cauna , né(e) de Borda-Labatut , dit(e) baronne Cauna (1789 - 1880)

Née à Dax en 1789, morte à Saint-Sever le 20 juillet 1880. Fille de Jean-Joseph de Borda et de Marie-Anne Seize ; épouse à Labatut, le 28 octobre 1814, Jean Arnaud Vincent de Cabannes, baron de Cauna (1783-1829), maire et sous-préfet de Saint-Sever, député, maire de Cauna, dont elle eut six enfants, parmi lesquels le célèbre héraldiste et historien Bernard Augustin, baron de Cauna, auteur de l'Armorial des Landes.


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donateur, attribution par source
Auteur : Spazzi Alexandre,
Alexandre Spazzi (1803 - 1859)

Stucateur et marbrier d'origine italienne, né (Alessandro Spazzi) à San Giorgio, Pellio Superiore (province de Côme), le 3 août 1803, de Domenico (ou Carlo) Spazzi et de Maddalena Peduzzi. Installé à Saint-Sever (Landes) en 1827, épouse à Mont-de-Marsan, le 4 janvier 1835, Anne Saint-Grière (Mont-de-Marsan 9 août 1812 - Hagetmau 24 novembre 1880), fille du boulanger François Saint-Grière et d'Anne Cazaubon ; dont cinq enfants, parmi lesquels Charles Spazzi (1839-1917), à son tour marbrier et stucateur. Alexandre, mort à Saint-Sever le 22 juillet 1859, fut associé à son frère cadet Louis Spazzi (1809-1881) apparemment de 1835 à 1852, date à laquelle le cadet a déjà fondé son propre atelier. Sources : AC Saint-Sever (recherches et communication par l'abbé Dominique Bop).

Un encart publicitaire paru dans le journal local en 1856, orné d'une gravure de cippe funéraire, porte le texte suivant : "Avis au public. Le sieur ALEXANDRE SPAZZI aîné, sculpteur et décorateur d'églises, a l'honneur de faire savoir au public qu'il se charge de tout ce qui a rapport à sa profession, à des prix extrêmement modérés, et bien au-dessus (sic !) de ceux payés jusqu'à présent. / Il se charge de fournir des pierres tumulaires ou tombes, soit en belle pierre du Gave ou en marbre, et d'y faire graver les inscriptions à 12 centimes 1/2 la lettre en noir, ou 15 centimes la lettre dorée. / Ses rapports journaliers et continuels avec les principaux marbriers connus, le mettent à même d'offrir tout ce qui concerne cette partie, comme tables rondes, chambranles de cheminées, consoles, dessus de commodes, etc. à des prix très-modiques. / Le sieur ALEXANDRE SPAZZI est le premier introducteur de l'art qu'il professe dans le département des Landes et les départements Pyrénéens ; il est le fondateur des premiers monuments funéraires qui ont été élevés au cimetière, et à ce titre il espère que la confiance qu'on lui a toujours accordée lui sera maintenue. / Il se charge encore de construire des voûtes en briques de champ, dans les formes et styles qu'on le désirera, et offrant toutes les garanties de la plus grande solidité. / Le sieur SPAZZI fait et reproduit en plâtre les traits des personnes décédées. Si on lui demande une tombe, la figure du défunt sera donnée gratis. / Il sculpte aussi, sur place, des statues de toute forme et de toute grandeur. / Il demeure rue du Belloc, à St-Sever (Landes)."


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marbrier, (?), attribution par analyse stylistique

Ensemble de style néoclassique. L'autel, en marbre polychrome et stuc peint faux marbre plaqué sur une âme en maçonnerie de brique et mortier, est porté par un degré à trois marches en marbre gris clair veiné de blanc. Le tombeau, d'élévation galbée en quart-de-rond, est en stuc peint faux marbre beige rosé pour le corps, avec pilastres et relief central en stuc blanc, plinthe et traverse supérieure en marbre gris des Pyrénées (Sainte-Anne ?), traverse inférieure (moulurée en cavet) en marbre blanc. Il s'adosse à un massif postérieur rectangulaire, plaqué de brèche grise et rose, supportant deux gradins superposés en brèche rouge et marbre gris clair, avec panneau en gris de Sainte-Anne (?) au milieu du gradin inférieur. Deux piédestaux parallélépipédiques plaqués des mêmes marbres, qui portaient des statues d'anges adorateurs (disparues), flanquent le massif. Le tabernacle, simple armoire de plan rectangulaire encastrée dans le gradin supérieur, est entièrement en Carrare blanc, à l'exception de la porte rectangulaire en bois doré (à la bronzine), des fûts des quatre colonnettes toscanes qui la flanquent, de leur entablement et des deux consoles angulaires, en Sarrancolin. Le tabernacle est flanqué de deux grands ailerons en volute, en marbre blanc à décor gravé et doré.

Catégories marbrerie, gypserie, sculpture, menuiserie
Structures plan, rectangulaire élévation, galbé, droit colonne, 4 pilastre, 2
Matériaux brèche, noire, mouluré
marbre veiné, rouge, gris, mouluré
marbre uni, blanc, structure, décor, mouluré, décor en relief
stuc, décor, moulé, décor en relief, décor rapporté, peint, polychrome
bois, décor en bas relief, décor dans la masse, décor rapporté, peint faux or
Mesures h : 230.0
la : 363.0
Précision dimensions

Tombeau d'autel : h = 93,5 ; la = 244 ; pr = 60. Gradin inférieur : h = 17,7. Gradin supérieur : h = 24. Tabernacle : h = 77,5 ; la = 82 ; pr = 44. Massif postérieur : la = 363. Piédestaux latéraux : la = 52.

Iconographies Christ en croix, Agneau mystique, Pélican mystique, trophée liturgique
ornementation, pilastre, colonnette, ordre toscan, console, volute, feuille
Précision représentations

Le tombeau de l'autel est orné sur sa face d'un relief rapporté rectangulaire, en stuc blanc, représentant l'Agneau mystique surmonté du Pélican mystique et d'un trophée liturgique (croix, crosse, sceptre et main de justice liés par un nœud de ruban), dans un cadre orné de feuilles de vigne et de grappes de raisin ; de part et d'autre, un pilastre en stuc blanc épousant le galbe du tombeau, sculpté de feuilles d'acanthe et porté par une griffe de lion en marbre blanc (la console sommitale a été arrachée). La porte du tabernacle, encadrée par deux paires de colonnettes toscanes, est sculptée d'un Christ en croix (Christ rapporté, la croix plantée sur un rocher). Des consoles en volutes, placées à 90 degrés, décorent les angles antérieurs de l'armoire. De grands ailerons en volute, à l’œil gravé d'une rosace dorée, flanquent l'armoire dans sa partie postérieure. Le tabernacle était autrefois surmonté d'un dais d'exposition en forme de baldaquin, à quatre colonnes supportant des volutes affrontées amorties d'un globe crucifère. Deux statues d'anges adorateurs, également disparues, étaient placées sur les piédestaux latéraux du massif postérieur de l'autel.

Inscriptions & marques signature, gravé, partiellement illisible
date, gravé
Précision inscriptions

Signature et date (gravées au revers de la plaque postérieure du tabernacle, les premiers mots dissimulés par le massif de briques) : [...] St-Sever / 1848.

États conservations manque
Précision état de conservation

Il manque le dais d'exposition et deux statues d'anges adorateurs (visibles sur une carte postale ancienne), ainsi que la console sommitale des pilastres du tombeau d'autel et la majeure partie de ses baguettes en bois rapportées.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Extrait du registre de la paroisse de Cauna (avec "Notice historique sur la paroisse de Cauna-Lagastet" par le curé Jean François Régis Gaulin), Archives diocésaines de Dax (communiqué par Michèle Tastet-Brethes)

    [p. 6-7] "M. l'abbé Seinpée [...] a succédé à M. Du Sault en 1834. [...] Sous l'administration de ce digne prêtre, des travaux ont été exécutés à l'église. Aidé par Madame la baronne de Cauna, mère de M. Auguste de Cauna, par feu Madame Matran qui ont donné chacune 1000 francs et par un domestique du château nommé Lap... qui donna 100 francs, il acheta le maître-autel qui est tout en marbre. [...] M. Seinpée a quitté la paroisse en 1848 et est devenu curé doyen d'Amou."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre paroissial de Cauna et de son annexe Lagastet (1882-1991), monographie paroissiale de l'abbé Gaulin.

    Archives diocésaines, Dax
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 91/7
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