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Dénominations verrière
Aire d'étude et canton Pau
Adresse Commune : Pau
Adresse : place de la Libération
Emplacement dans l'édifice choeur ; vaisseau central ; collatéraux ; transept ; chapelle du Saint-Sacrement

Les travaux de vitrerie commencèrent très tôt dans le déroulement du chantier de construction de l'église. En effet, le 3 janvier 1863, le conseil de fabrique, considérant que le sanctuaire, le chœur, le transept et la nef latérale seront terminés dès le mois de juillet, fait appel au peintre-verrier de Clermont-Ferrand Émile Thibaud pour la réalisation des verrières. Les membres du conseil ont, de concert avec Thibaud, déjà décidé du programme iconographique ainsi que du montant du marché : 22.920 francs. Selon la délibération, le peintre-verrier s'engage à livrer les verrières au mois de juillet, date à laquelle la moitié de la somme doit lui être versée, la fabrique s'engageant à verser le reste en deux annuités. Cette dernière mentionne par ailleurs être déjà en possession de la moitié du budget grâce aux dons de paroissiens. Les travaux de vitrerie n'entrent pas, en effet, dans le budget relevant de l'entrepreneur mais sont pris en charge directement par la fabrique. Si les armoiries relevées sur de nombreuses verrières attestent le succès de l'opération, un seul don est documenté : le legs fait par le marquis de Lafitole pour la réalisation d'un vitrail représentant saint Antoine de Padoue (baie 14).

Un second marché, approuvé par le conseil de Fabrique lors de la séance de Quasimodo de 1865 (23 avril), est passé avec Thibaud pour la somme de 4.820 francs, pour la réalisation des verrières "de la seconde partie de l'église".

Le montant total des travaux réalisés par le peintre-verrier s'élèvera finalement, en 1868, à 32.669,70 francs.

Le programme est complété en 1916 par Joseph Mauméjean, qui livre pour la chapelle du Saint-Sacrement les verrières de sainte Cécile et sainte Agnès.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1863, daté par source
1865, daté par source
1916, porte la date
Lieu d'exécution Commune : Clermont-Ferrand
Lieu d'exécution (incertitude sur le lieu)
Commune : Hendaye
Auteur(s) Auteur : Thibaud Émile, peintre-verrier, attribution par source, signature
Auteur : Mauméjean Joseph Jules, dit(e) José,
Joseph Jules Mauméjean , dit(e) José (1869 - 1952)

Joseph Jules, dit José (Pau 1869 - Hendaye 1952), fils aîné de Jules-Pierre Mauméjean, le fondateur de la fabrique familiale de vitrail, est d'abord associé à son père ("J. Mauméjean et fils"), puis fonde vers 1895 avec son frère Henri l'atelier madrilène de la maison ("Vitraux et céramiques d'art"). Il crée le 17 mai 1923, avec ses deux frères survivants (Henri et Carl), la société anonyme "S.A. Mauméjean Frères, Paris - Madrid - Hendaye - San Sebastian". José Mauméjean dirige la manufacture d'Hendaye jusqu'à sa fermeture en 1940.


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peintre verrier, attribution par source, signature

Les verrières de l'église se répartissent, à l'exception du transept, sur deux niveaux. La plupart, hormis les roses du transept et de la façade méridionale et les baies inférieures de l'abside, sont des lancettes en arc brisé.

On peut distinguer deux types de décor : les verrières hagiographiques (baies de l'abside : 000-004 et 100-104) et les verrières à figures (baies 005-016 ; 105-110 ; 113-124 ; ouest et est de la chapelle du Saint-Sacrement).

Les verrières figurées du chœur, du transept et de la nef présentent généralement une figure de saint sur un fond damassé (exceptions : baies 012, 013, 015, 109, 110). Émile Thibaud a utilisé ici 4 types de fonds différents.

Le motif le plus répandu est inspiré des velours italiens ou germaniques du XVIe siècle et probablement repris par Thibaud de la Grammaire de l'ornement d'Owen Jones. On le trouve sur les baies 005, 008, 010, 011, 014, 015, 106, 108, 113, 114, 116, 119, 120 et 121.

Le deuxième fond damassé le plus utilisé par Thibaud à Saint-Jacques est un motif centré inscrit dans un carré sur la pointe. On le trouve sur les baies 006, 007, 117, 118 et 122.

Le troisième fond le plus fréquent sur les verrières de l'église est un motif végétal complexe, comprenant des feuillages, une fleur d’œillet, des pavots et une grenade stylisée. On le trouve sur les baies 105, 107, 123 et 124.

Le dernier motif, enfin, n'est employé que pour la baie 016. Il représente une croix formée de quatre feuilles cantonnées de rinceaux aux volutes symétriques s'inscrivant dans un carré posé sur la pointe dont les angles sont matérialisés par le croisement de deux demi-feuilles.

Tous ces motifs seront repris par Félix Gaudin après son rachat de l'atelier d’Émile Thibaud.

Catégories vitrail
Structures lancette oculus de réseau
Matériaux verre, peint
Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit au titre objet, 1990/02/26

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des délibérations du conseil de la fabrique de l'église Saint-Jacques de Pau, 8 floréal an XIII-9 octobre 1884 : séances du 3 janvier 1863 (p. 251), de Quasimodo 1863 (p. 266), de Quasimodo 1865 (p. 275), de Quasimodo 1868 (p. 295).

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  • Monuments et établissements publics : Église Saint-Jacques, 1866-1867.

    Archives de la communauté d'agglomération, Pau-Béarn-Pyrénées
Bibliographie
  • LE BERRE Liliane. Les vitraux du XIXe siècle dans les églises de Pau. Mémoire de maîtrise d'histoire de l'art, Université de Pau et des Pays de l'Adour, 1999.

  • FROUTÉ Pierre-Albert. "Pau et les Mauméjean maîtres-verriers (1860-1970)". Revue de Pau et du Béarn, 21, 1994.

    p. 429-472
  • LUNEAU Jean-François. Félix Gaudin, peintre-verrier et mosaïste (1851-1930). Clermont-Ferrand : Presses universitaires Blaise-Pascal, 2006.

    p. 433-444
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Rousset-Perrier Mathieu