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Basilique Notre-Dame de Buglose

Ensemble de deux bas-reliefs en pendant : Sainte Madeleine au désert, Sainte Madeleine recevant l'eucharistie de la main des anges

Dossier IM40004680 réalisé en 2012

Fiche

Dénominations bas-relief
Titres Sainte Madeleine au désert ; Sainte Madeleine recevant l'eucharistie de la main des anges
Aire d'étude et canton Dax nord
Adresse Commune : Saint-Vincent-de-Paul
Lieu-dit : Buglose
Emplacement dans l'édifice collatéral sud, extrémité orientale (chapelle Saint-Joseph)

L'autel sud de l'ancienne église de Buglose était dédié à sainte Madeleine, pècheresse repentie dont la vie édifiante pouvait servir d'exemple aux pèlerins fréquentant la chapelle mariale, sanctuaire dont une part importante de l'activité était consacrée à la prédication et à la confession. Après la première phase de la reconstruction de l'église (1850-1855), l'évêque d'Aire François Lannéluc approuva, peu avant sa mort (30 juin 1856), le changement de dédicace de la nouvelle chapelle sud au profit du double vocable de "saint Joseph et sainte Magdeleine". Un autel neuf (1857) fut commandé au sculpteur bordelais Bernard Jabouin, qui fournit également celui dédié à saint Vincent de Paul dans la chapelle nord, tandis qu'Émile Thibaud, de Clermont-Ferrand, livrait dès novembre 1855 une statue de saint Joseph, ainsi que deux "reliefs de Ste Magdeleine", destinés à faire pendant aux deux bas-reliefs des lazaristes et des filles de la Charité placés dans la chapelle nord - leurs cadres, peut-être dus au menuisier Sylvestre Bourdet (assistant du sculpteur Bernard Jabouin), sont d'un modèle identique. Les reliefs illustrant la légende magdalénienne, qualifiés par Cazaunau et Lesbats (1970, p. 163) d’œuvres "d'art populaire du milieu du XIXe siècle", sont en fait des œuvres savantes dont le dessin, sinon la réalisation matérielle, est sans doute dû à Émile Thibaud lui-même. L'artiste, qui venait de fournir la vitrerie du chœur à peine construit, est en effet connu, outre son activité principale de verrier, pour avoir conçu et dessiné plusieurs décors et pièces de mobilier (par exemple à l'église Notre-Dame de Maringues, Puy-de-Dôme, en 1856).

Le décor de la chapelle a survécu intact au moins jusqu'aux années 1950 avant d'être morcelé dans le dernier quart du XXe siècle : l'autel de Jabouin a été supprimé, la statue d'origine de saint Joseph remplacée par le beau groupe en marbre d'Eugène d'Astanières, le décor peint des murs et de la voûte recouvert ou décapé. Seuls subsistent à leur place initiale les deux reliefs de sainte Madeleine. Leur polychromie de style "sulpicien" (semis d'étoiles sur les drapés de Madeleine et des anges) a peut-être été partiellement refaite à la fin du XIXe siècle.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1855, daté par source
Auteur(s) Auteur : Thibaud Émile, dessinateur, auteur du modèle, (?), attribution par source

Les reliefs, de forme rectangulaire verticale, sont constitués de trois planches verticales jointoyées de largeur inégale. La sculpture, en très faible relief, est réduite à une simple incision pour les fonds. Cadres en chêne sculpté, teinté faux bois avec quelques rehauts de dorure.

Catégories sculpture
Structures carré
Matériaux bois feuillu, décor en bas relief, décor dans la masse, décor en ronde bosse, décor rapporté, peint, polychrome, doré
Mesures h : 158.5
la : 111.5
h : 195.0
la : 145.0
Iconographies sainte Madeleine pénitente, grotte, crucifix, crâne, livre, fond de paysage
sainte Madeleine, communion, ange, crâne, crucifix, calice, patène
ornementation, rinceau, rosace, pointe de diamant, perle
Précision représentations

Premier relief : sainte Madeleine pénitente dans la grotte de la Sainte-Baume, agenouillée devant un crucifix posé sur un rocher surmontant les attributs de la sainte, le vase de parfum, le crâne et le livre ouvert.

Second relief : sainte Madeleine recevant la communion des mains d'un ange agenouillé sur une nuée, accompagné de deux autres anges dont l'un tient la patène ; aux genoux de la sainte, le crâne et le crucifix.

Ornementation des cadres : frise de rosaces (1er relief) ou rinceaux (2e relief) sur la gorge, pointes de diamant sur la moulure intérieure, perles sur la moulure extérieure.

États conservations partie remplacée
repeint
Précision état de conservation

Les cadres sont des ajouts de la seconde moitié du 19e siècle ; la polychromie est refaite. Nombreux trous d'insectes xylophages.

Statut de la propriété propriété du département
Intérêt de l'œuvre À signaler

Annexes

  • Extraits du registre de dépenses (1852-1873) de la fabrique de l'église Notre-Dame de Buglose (Archives diocésaines, Dax) concernant le paiement de la statue et des bas-reliefs de la chapelle de saint Joseph

    [P. 18] 1855. Mois de novembre. 29. Port de la statue et bas-reliefs de St Joseph - 38,55.

    [P. 20] 1856. Mois de janvier. 3. Voyage du bouvier à la gare pour la statue de St Joseph - 2,00. / 7. Payé à M. Thibaud de Clermont-F[erran]d, la statue et bas-reliefs de St 6joseph - 600,00.

  • Extrait d'un mémoire sur les travaux de construction de la nouvelle église de Buglose, s.d. (1856 ou 1857) (Archives diocésaines, Dax)

    "(...) 3° Pour le montant des autels latéraux. Car Mgr [l'évêque François Lanneluc] approuva par deux fois ce travail. La 1ère en nous autorisant verbalement à changer le vocable de l'autel et à le mettre sous le vocable de St Joseph et Ste Magdelaine ; en donnant son approbation à la statue de St Joseph et aux deux bas-reliefs de Ste Magdeleine, pour faire le pendant à St Vincent de Paul. La 2de fois, lors de sa dernière visite à N.D. Les plans et devis de ces deux autels furent soumis de nouveau à Mgr qui les approuva, comme il l'avait déjà fait lorsque Mr Sibien les présenta à l'approbation de S.G. à l'évêché, avant de nous les envoyer. Ils furent de nouveau soumis à Mgr parce qu'ils avaient subi quelques petites modifications de détail. Mgr nous dit qu'il autorisait volontiers ce travail, pourvu que la caisse de la fabrique fut (sic) en mesure de se libérer. Aussi, sur les propositions avantageuses de Mr Jabouin qui se contente d'un 1er payement de 1500 fr. à la pose des autels, et qui donne toute facilité et toute latitude pour se libérer, avons-nous conclu et arrêté ce travail pour lequel nous sommes en pourparlers depuis tantôt deux ans. (...)"

Références documentaires

Documents d'archives
  • Fabrique de l'église de Buglose, registre des dépenses (1852-1873).

    p. 18, 20 Archives diocésaines, Dax
  • Mémoire sur les travaux de construction de la nouvelle église de Buglose, s.d. (1856 ou 1857).

    Archives diocésaines, Dax
Bibliographie
  • CAZAUNAU Léon, LESBATS Julien. Buglose. Nogaro : Dauba frères, 1970.

    p. 163
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe