Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Basilique Notre-Dame de Buglose

Ensemble de deux bas-reliefs en pendant : Lazaristes et infirmes, Filles de la Charité et enfants

Dossier IM40004679 réalisé en 2012

Fiche

Dénominations bas-relief
Titres Lazaristes et infirmes ; Filles de la Charité et enfants
Aire d'étude et canton Dax nord
Adresse Commune : Saint-Vincent-de-Paul
Lieu-dit : Buglose
Emplacement dans l'édifice collatéral nord, extrémité orientale (chapelle de saint Vincent de Paul)

Ces reliefs en pendant évoquent les deux congrégations fondées par saint Vincent de Paul, la Société des Prêtres de la Mission ou lazaristes (1625) et celle des filles de la Charité (1633). Les lazaristes étaient depuis 1706 en charge du sanctuaire de Buglose (uni à la paroisse de Pouy, lieu de naissance de Monsieur Vincent) et y exerçaient des fonctions pastorales, missionnaires et enseignantes.

Les reliefs, qui ne représentent pas à proprement parler la fondation des deux sociétés (comme l'indique l'arrêté de classement), constituaient dans la seconde moitié du XVIIIe siècle les ailes d'un retable dont la contretable était occupée par une statue de saint Vincent de Paul (d'après Pietro Bracci), vers laquelle convergent les regards de tous les personnages. Ce retable, alors situé dans le collatéral sud de l'église, fut démantelé lors la reconstruction de l'édifice dans les années 1850. Seules les sculptures en furent conservées : les reliefs, restaurés et dotés en juin 1857 de cadres de style néo-roman par "le menuisier [peut-être Sylvestre Bourdet] de M. Jabouin" (le Bordelais Bernard Jabouin, qui livrait en même temps le nouvel autel dédié au saint), furent alors placés sur les pans coupés de la chapelle de saint Vincent dans la nouvelle église, au bout du collatéral nord, où ils encadrèrent à nouveau la statue du fondateur, les lazaristes à gauche, les filles de la Charité à droite. Cette disposition correcte - les regards et les gestes des personnages étant dirigés vers le saint - fut intervertie, contre toute logique, lors de la rénovation intérieure de l'église en 1959-1960. Ils sont toujours au même emplacement aujourd'hui, mais l'autel a été déplacé après 1970.

L'autel, aujourd'hui adossé au mur nord de la chapelle, était originellement placé en avant du pan axial à l'est, où il était surmonté de la statue de Vincent de Paul d'après Pietro Bracci et encadré par les deux reliefs dédiés aux lazaristes et aux filles de la Charité, vestiges du décor XVIIIe siècle de la chapelle. Cette disposition, encore en vigueur en 1970, est visible sur une photographie publiée par L. Cazaunau et J. Lesbats (p. 93). A cette date, le décor peint ornemental des murs et de la voûte avait déjà été supprimé et la position originelle des deux reliefs (les lazaristes à gauche, les filles de la Charité à droite) intervertie, rendant incompréhensible les gestes et regards des personnages, désormais tournés vers le spectateur et non vers l'effigie du saint.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates 1857, daté par source
Auteur(s) Auteur : Jabouin Bernard,
Bernard Jabouin (1810 - 1889)

Marbrier-sculpteur à Bordeaux.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
restaurateur, attribution par source

Les reliefs, de forme presque carrée, sont constitués de planches verticales jointoyées (trois plus une très étroite pour le relief des lazaristes, quatre de largeur égale pour les filles de la Charité). Quelques éléments en très haut relief ou en ronde bosse (comme la main droite du grand lazariste ou la main gauche de l'infirme) sont rapportés et chevillés. Cadres en chêne sculpté, teinté faux bois avec quelques rehauts de dorure.

Catégories sculpture
Structures carré
Matériaux bois feuillu, décor en bas relief, décor dans la masse, décor en ronde bosse, décor rapporté, peint, polychrome, doré
Mesures h : 141.5
la : 136.0
h : 176.5
la : 174.5
h : 104.5
la : 136.0
Iconographies groupe de figures, homme, prêtre, infirme, agenouillé
groupe de figures, femme, religieuse, enfant, agenouillé
ornementation, palmette, pointe de diamant, besant
Précision représentations

Premier relief : deux lazaristes accompagnés de deux prêtres séculiers (reconnaissables à leur rabat) debout sur les premières marches d'un escalier ; au premier plan à droite, un jeune manchot agenouillé ; derrière lui, un homme tenant un bâton (pèlerin ou boiteux ?).

Second relief : deux dames et deux filles de la Charité (portant l'habit bleu qui avait remplacé vers 1750 le gris originel) debout sur un escalier symétrique de celui du premier relief ; au premier plan à gauche, deux jeunes garçons agenouillés, pieds nus (sans doute des enfants abandonnés).

Ornementation des cadres : frise de palmettes (gorge), besants dorés (moulure intérieure), pointes de diamant (moulure extérieure).

États conservations partie remplacée
repeint
Précision état de conservation

Les cadres sont des ajouts de la seconde moitié du 19e siècle ; la polychromie est refaite.

Arrêté de classement : Fondation de l'ordre de Lazaristes, fondation de l'ordre des Filles de la Charité.

Statut de la propriété propriété du département
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre objet, 1983/04/29

Annexes

  • Extrait du registre de dépenses (1852-1873) de la fabrique de l'église Notre-Dame de Buglose (Archives diocésaines, Dax) concernant les reliefs de l'autel de saint Vincent de Paul

    [P. 25] 1857. Mois de juin. 27. à son menuisier [du marbrier Bernard Jabouin] pour le raccommodage des bas-reliefs de St V[incen]t de Paul - 33,00.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Fabrique de l'église de Buglose, registre des dépenses (1852-1873).

    p. 25 Archives diocésaines, Dax
Bibliographie
  • CAZAUNAU Léon, LESBATS Julien. Buglose. Nogaro : Dauba frères, 1970.

    p. 93, 96
  • Guide illustré du pèlerin à Notre-Dame de Buglose, publié par les soins de Mgr de Cormont, Évêque d'Aire & de Dax. Bordeaux : Imprimerie catholique Jeanne d'Arc, s.d. [1911-1930].

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe