Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Église paroissiale Saint-Jean d'Aulès

Ensemble de 6 stèles discoïdales

Dossier IM40005641 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations stèle
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Doazit
Lieu-dit : Aulès
Emplacement dans l'édifice nef, mur occidental

Comme l'indique l'abbé Lamaignère (1941), les travaux de nivellement menés en 1857 dans le cimetière entourant l'église entraînèrent la désaffection de nombreuses tombes anciennes, dont certaines étaient dotées de stèles discoïdales. Plusieurs d'entre elles furent remployées comme matériau de remblaiement ; d'autres, probablement les plus intéressantes, furent déposées dans l'église, où elle se trouvent toujours. Parmi ces dernières, trois furent utilisées comme support d'une vasque de bénitier peut-être médiévale (réf. IM40005640). Les autres, au nombre de six (ici étudiées), ont été alignées dans le porche, puis contre le mur occidental de la nef après 1992. L'une d'elles, sculptée d'un monogramme IHS en lettres gothiques, est datée de 1490 (selon Philippe Dubedout) ou de 1510 (selon Jean Cabanot). Les autres, au décor moins caractérisé, peuvent dater du XVIe ou du XVIIe siècle.

Les stèles discoïdales, comme l'a souligné Philippe Dubedout (1988), se rencontrent assez fréquemment dans les cimetières de Chalosse, tels ceux d'Audignon, Cazalis (réf. IM40003449), Dumes, Horsarrieu (réf. IM40003519), Maylis, Monget, Montgaillard ou Nerbis (réf. IM40006021). A Aulès, ce chercheur en a repéré dix-sept exemplaires, dont neuf déposées dans l'église et huit chez des personnes privées.

Période(s) Principale : 4e quart 15e siècle
Principale : 16e siècle , (?)
Principale : 17e siècle , (?)
Dates 1490, porte la date

Toutes les stèles monolithes, qui ont perdu leur base, sont ornées sur leurs deux faces de motifs sculptés en bas relief ou gravés.

Catégories taille de pierre, sculpture
Matériaux calcaire, monolithe, décor en bas relief, décor dans la masse, gravé
Précision dimensions

Stèle 1 : d = 54. Stèle 2 : d = 44. Stèle 3 : d = 33. Stèle 5 : d = 39. Stèle 6 : d = 33,5.

Iconographies IHS, croix potencée, croix pattée
Précision représentations

Stèle 1 : sur une face, un monogramme IHS en lettres gothiques (hampe du "h" prolongée en haut par une volute et un fleuron, jambage inférieur prolongé par un grappe de raisin) et les lettres LMXD (date 1490 ?) ; sur l'autre face, une croix grecque à extrémités polylobées. Stèle 2 : sur une face, une croix grecque potencée gravée ; sur l'autre face, une croix latine gravée. Stèle 3 (mutilée, percée de part en part d'un trou conique) : sur une face, une croix grecque aux branches évasées et un motif horizontal mutilé (clef ?) ; sur l'autre face, une croix à branches curvilignes en très bas relief. Stèle 4 (fragment : un quart de la stèle) : motif curviligne en accolade, non identifié. Stèle 5 : sur une face, une croix à branches curvilignes avec cercle central et quatre petits cercles en creux sur chaque branche ; sur l'autre face, une croix à branches évasées rectilignes avec cercle central. Stèle 6 : sur une face, une croix grecque aux branches reliées à la bordure de la stèle ; sur l'autre face, une croix identique mais inclinée.

Inscriptions & marques date, en relief
Précision inscriptions

Date (sur la stèle 1) : L MXD (l'an 1490 ?).

États conservations mauvais état
fragment
oeuvre mutilée
Précision état de conservation

Toutes les stèles ont perdu leur base et présentent de nombreuses épaufrures ou cassures ; la stèle 4 est réduite à l'état de fragment.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections inscrit au titre objet, 2003/06/11
Précisions sur la protection

Arrêté de protection : "Stèles discoïdales, deux ensembles : sous le porche, bénitier soutenu par 3 stèles ; à l'entrée de la nef, 5 stèles dont une avec l'inscription IHS".

Annexes

  • Extrait de : Raphaël Lamaignère, "Doazit aux trois églises"

    "En 1857, eut lieu le nivellement du champ des morts [...]. Extérieurement fut alors construit le terre-plein qui permet de longer les murs du cimetière, et où les ouvriers employèrent pour matériaux, un certain nombre de pierres discoïdales, ayant appartenu aux vieilles sépultures voisines. - De ces intéressants vestiges du passé, reste encore un de ces souvenirs, parfaitement bien conservé, où nous relevons le dessin d'une paire de balances avec un poids au milieu, un couperet et un second instrument contondant, tous objets qui désignent un artisan de jadis, boucher probablement. - Quatre autres pierres à croix de Malte, sont disséminées dans la bâtisse du mur. Aujourd'hui les archéologues sont en quête de ces antiques tombes, dont l'origine remonte au moins au XVe siècle. En tout cas, le musée de Borda, à Dax, trouverait à Aulès de riches spécimens de la sculpture funéraire, dignes de figurer dans ses nombreuses collections."

Références documentaires

Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 27
Multimedia
  • PRIAM Jean-Pierre, BELLOCQ Dominique. Registre paroissial. Notices, histoire, usages, faits divers, 1838-1850. Document en ligne : http://dzt-isto.chez-alice.fr/notice.htm

  • LAMAIGNERE Raphaël. Doazit aux trois églises. Essai de reconstitution de l'histoire locale religieuse d'après les documents officiels, par l'Abbé Raphaël Lamaignère de Doazit, curé de Saint-Aubin. 1941. Document en ligne : http://dzt-isto.chez-alice.fr/dzt_rl.htm

  • DUBEDOUT Philippe. Les stèles discoïdales de Doazit. 1988. Document en ligne : http://dzt-isto.chez-alice.fr/30_voute.htm

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe