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Église paroissiale Saint-Martin

Ensemble d'un lambris de hauteur, d'un meuble de sacristie, de deux placards, d'un fauteuil-coffre de fabrique et de deux prie-Dieu de sacristie

Dossier IM40005511 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations lambris de hauteur, meuble de sacristie, placard, fauteuil, coffre de confrérie, prie-Dieu de sacristie
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Caupenne
Emplacement dans l'édifice sacristie

Au contraire du lambris de l'église et des meubles qui lui sont annexés, qui datent de 1785, le lambris et le mobilier intégré de la sacristie datent certainement (contrairement aux assertions de l'abbé P. Lartigau) des premières années du ministère du curé Augustin Farthouat, dit "le Père de Caupenne", qui fut en charge de la paroisse de l'an VIII (1799-1800) à 1851. Les techniques d'assemblage et les détails ornementaux semblent confirmer cette datation. L'ensemble a été inventorié en 1906 sous le numéro 29 ("meubles, placard vestiaire, adhérant au mur entourant la sacristie"). Il constitue, avec celui de l'église Saint-Jacques de Laurède (réf. IM40005799), l'un des plus beaux décors de sacristie de la Chalosse.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle , (?)
Auteur(s) Personnalité : Farthouat Jean, dit(e) Père Arnaud,
Jean Farthouat , dit(e) Père Arnaud (1743 - 1831)

Jean Farthouat, né à Brassempouy le 12 janvier 1743, devint capucin vers 1763 sous le nom de Père Arnaud. Réfractaire pendant la Révolution, il fut nommé curé de Caupenne en 1801, cure qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1831. Il fut surnommé "le Père de Caupenne".


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commanditaire, attribution par source

Les quatre murs de la sacristie sont entièrement couverts d'un lambris de hauteur qui inclut, au sud, une porte à deux battants flanquée de deux placards (respectivement à deux battants jumelés pour le placard ouest, un seul battant pour le placard est), et à l'est l'embrasure d'une fenêtre en plein cintre. Le panneautage, à petit cadre élégi, est à quatre registres : panneaux à sommet cintré à oreilles pour le registre inférieur, panneaux rectangulaires à angles coupés pour les trois registres supérieurs.

Au nord, un meuble de sacristie en chêne et pin ou sapin (panneaux intérieurs), surélevé sur un degré parqueté et composé de deux corps : un chasublier à plateau d'assemblage et six battants juxtaposés jumelés deux à deux, chaque paire pourvue d'un faux-dormant solidaire du battant de gauche et séparée de la suivante par une demi-colonnette saillante ; une armoire pareillement composée, les deux battants centraux plus hauts et cintrés à oreilles ; tous les panneaux sont à grand cadre élégi et tables saillantes, leur décor sculpté dans la masse ; les fiches à vases (deux par battant) et les entrées de serrure (remplacées pour la plupart) sont en fer forgé et découpé.

Contre le mur ouest est appliqué un meuble combiné faisant corps avec le registre inférieur du lambris, posé sur un degré et servant de confessionnal de sacristie : au centre, un siège de confesseur à accotoirs découpés en volutes, le dossier formé par le panneau du lambris auquel il s'adosse, l'assise en forme de caisse fermée par un battant à trois serrures et faisant fonction de coffre de fabrique ; de part et d'autre, un prie-Dieu de sacristie avec accotoir de plan incliné, destiné aux pénitents.

Catégories menuiserie, sculpture
Structures battant, 17, juxtaposé, superposé tiroir, 18, superposé
Matériaux chêne, mouluré, grand cadre élégi, petit cadre élégi, décor en bas relief, décor dans la masse, décor rapporté, peint, faux bois, ciré
pin
Mesures h : 380.0
h : 98.0
h : 188.0
la : 496.0
Iconographies ornementation, corps de moulure, tige, feuille, chute végétale, canal, rosace
La Croix
Précision représentations

Le lambris est panneauté en quatre registres, les panneaux inférieurs à moulures cintrées à oreilles, les panneaux des deux registres médians à angles coupés, les panneaux de l'attique (séparés du reste du lambris par un cordon mouluré) à angles échancrés et ornés d'une rosace ou héliante. Les battants du chasublier sont sculptés de deux ornements d'écoinçon évoquant le lauburu basque (mais à trois branches hélicoïdales et non deux) ; les battants de l'armoire, de feuilles ou palmettes en agrafe, de tiges fleuries combinées avec des motifs rocaille et de chutes de feuilles sur les faux dormants ; la traverse supérieure, d'une frise de canaux. Une croix rayonnante, sur socle, est sculptée au centre du panneau d'attique surmontant l'armoire.

États conservations manque
Précision état de conservation

Le bois est attaqué par l'humidité et par des insectes xylophages ; il manque deux panneaux supérieurs du lambris sur le mur nord.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre objet, 1975/07/21
Précisions sur la protection

Arrêté de protection : boiseries, confessionnaux, portes, escalier (XVIIIe siècle).

Annexes

  • Extraits du registre paroissial de Laluque et Boos, par le curé Pierre Lartigau (1853-1882), concernant l'abbé Farthouat (Archives diocésaines de Dax, communiqué par l'abbé Dominique Bop).

    P. 39-40 : "Farthouat, Jean-Arnaud, né à Brassempouy le 12 janvier 1743, ancien religieux capucin, renommé dans le pays sous le nom de Père Arnaud, curé de Caupenne depuis 1801, y est décédé en 1831 à l'âge de 88 ans. Il avait d'abord été maçon et il avait commencé tard ses études ecclésiastiques à l'âge de 20 ans, si je ne me trompe, il se jeta dans le couvent des capucins à Dax [Note : où il fut ordonné prêtre par Monseigneur de Laneufville, évêque de ce diocèse.] Il est demeuré caché dans le pays pendant toute la révolution. [Note : Monseigneur de La Neufville, en se réfugiant en Espagne, avait prié quelques prêtres fidèles et jeunes de demeurer cachés dans le pays pour y exercer le St ministère et leur avait donné tout pouvoir à cet effet.] Il allait exercer le St ministère, souvent au péril presque évident de sa vie, partout où on l'appelait, mais déguisé en grossier paysan, avec de gros sabots et une besace sur le cou. C'était un bel homme, d'une force gigantesque. Il courait souvent les nuits entières, et au besoin il aurait pu se défendre. [...] Ainsi, il a fait un bien immense pendant la révolution. En 1801, il devint curé de Caupenne et il y est toujours demeuré. En 1825, il refusa la cure d'Amou lorsque M. Turon, curé de cette paroisse, devint chanoine d'Aire. Il m'a [l'abbé Pierre Lartigau] baptisé le 11 décembre 1810. A sa mort, le presbytère et les champs qui l'environnent lui appartenaient. Tout cela ayant été vendu par la révolution, il avait racheté en troisième main, et il l'a donné par testament à la commune de Caupenne pour presbytère à perpétuité, moyennant la modique somme de quatre mille francs qu'il a laissés (sic) à certains héritiers. [...]"

Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de Caupenne, par le curé Darrieutort, mai 1881.

    Archives départementales des Landes : 16 J 16 b
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 5 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 93/9
  • Registre paroissial de Laluque et Boos, par le curé Pierre Lartigau (1853-1882).

    p. 39-40 Archives diocésaines, Dax
Documents figurés
  • Lambris de la sacristie (détail). Diapositive, 1992.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 191
Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 20-21

Liens web

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