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Ensemble agricole dit ferme du Parcot

Dossier IA24001226 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations ferme du Parcot
Parties constituantes non étudiées grange, étable, bergerie, four à pain, logis, étang, vanne
Dénominations ensemble agricole
Aire d'étude et canton Montpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
Adresse Commune : Échourgnac
Lieu-dit : Le Parcot
Cadastre : 1843 E2 100 ; 2007 E2 100

Le lieu du Parcot est cité dès le 16e siècle : un certain Jean de Saint-Christophe paie au vicomte de la Double sa rente annuelle en argent et en nature (seigle, avoine, poules) en 1579. Il s'agit alors d'un hameau qui dépend de la seigneurie de Légé (château détruit, situé à 1,5 kilomètre au nord-ouest). Un document de 1685 mentionne ce qui s'apparente à des "comptes cadastraux" et liste 34 propriétaires dont la famille Saint-Christophe. La carte de Belleyme figure, dans la seconde moitié du 18e siècle, une enclave au milieu des bois, mise en valeur autour du Parcot et de deux autres écarts : "les Guignetoux" et "Chez la Groze". Les premiers propriétaires clairement identifiés de la ferme sont les Puyfaud, dont une fille épouse un Béraud. En 1879, Marie Mathieu, fille de Jean-Baptiste Mathieu et Marie Béraud épouse Jean Sussac, dont le père avait acquis la ferme située à proximité. Leur petit-fils, Abel Guionneau est le dernier propriétaire des deux fermes du Parcot jusqu'en 1987.

On date habituellement la maison et la grange (ISMH) de 1841. Cette date est gravée sur le linteau qui surmonte la porte charretière de la grange. Les deux bâtiments accompagnés de celui abritant le four à pain et disparu depuis sont figurés sur le plan cadastral de 1844. Rien ne s'oppose à situer la construction de la grange en 1841. Le millésime l'atteste, même si certaines pièces de charpente paraissent antérieures à cette date (des remplois ?). L'époque de construction de l'habitation pose davantage de questions. Certains éléments, comme la cheminée de la pièce sud et l'évier, semblent antérieurs à 1841 et même au 19e siècle. Selon Philippe Rallion et Antoine Roux (Vieilles demeures en Périgord), le mur bahut du portique a probablement été reconstruit. Grange et habitation ont été restaurées en 1991. La ferme non protégée a été largement remaniée à la charnière des 19e et 20e siècles (façade et toit). En ruine, la grange attenante a été démolie en 2005.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
Dates 1841, porte la date

Le hameau du Parcot est situé à l'est de la commune d’Échourgnac, à trois kilomètres environ du bourg. L'ensemble agricole compte deux fermes. L'une d'entre elles est inscrite au titre des Monuments historiques. Cette ferme est composée d'une maison, au nord, et d'une grange-étable située à l'est, en retour d'équerre. Ces bâtiments délimitent une petite cour qui les sépare du four, au sud.

Le volume du logis présente des caractéristiques propres aux habitations de la Double : un corps de bâtiment principal est flanqué d'extensions périphériques en appentis, où la couverture se prolonge. Le corps de logis est bordé à l'ouest d'un portique en bois, appelé localement "balet", qui protège et dessert l'habitation. Au nord, une pièce en appentis sert de remise et de chai. L'enveloppe du logis est maçonnée jusqu'au niveau de l'étage, tandis que le grenier et le corps de bâtiment en appentis sont construits en pan de bois hourdé de torchis et enduit à la chaux. La charpente repose sur des poteaux inclus dans la structure de la construction. La toiture à longs pans et croupes, prolongée par deux appentis, est en tuile creuse. L'habitation présente deux pièces séparées par un couloir central abritant un évier en pierre et un escalier en charpente. Ce dernier permet l'accès au comble à surcroît. Il s'agit là d'une formule peu courante, l'accès aux combles se faisant souvent par une trappe. Les cheminées sont disposées à l'extrémité des deux pièces de vie et non jumelées au centre, comme c'est généralement le cas.

De la même manière, la grange est composée d'un volume de plan rectangulaire, bordée d'extensions en appentis, au nord et à l'ouest. Le corps principal comprend la grange-étable, surmontée par le fenil, tandis que la bergerie est installée dans le bâtiment occidental en appentis. Quatre accès ont été ménagés qui correspondent à chacune des fonctions agricoles représentées. Les murs en pan de bois sont construits sur un solin en maçonnerie. La bergerie est presqu'entièrement construite en maçonnerie de moellons raidis par des jambes de pierre de taille, ce matériau constituant aussi l'encadrement des ouvertures. La grange au toit à longs pans et croupes prolongé par des appentis est principalement couvert de tuile plate ; seuls son versant occidental et l'appentis de la bergerie sont protégés par de la tuile creuse.

Murs torchis pan de bois
moellon enduit
Toit tuile creuse, tuile plate
Étages en rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans croupe
appentis
Escaliers escalier intérieur : escalier droit, en charpente
Typologies ferme au logis individuel (FI), ferme avec logis et grange-étable dissociés et linéaires (FDL)
États conservations restauré
Statut de la propriété propriété du département
Sites de protection site inscrit
Protections inscrit MH, 1992/03/02
Précisions sur la protection

Maison d'habitation, grange-étable, four, étang et sa vanne (cad. 2007 E2 100, 102, 103) : inscription par arrêté du 2 mars 1992

Références documentaires

Documents figurés
  • Carte de Belleyme, planche n°14, 1762-1783.

  • Plan cadastral napoléonien d'Échourgnac, 1846. Section Blancher, feuille E2.

  • Plan cadastral napoléonien d'Échourgnac, 1846. Section Blancher, feuille E3.

  • IGN. Carte topographique de la France à 1/50 000 : Montpon-Ménestérol. Série orange, feuille 1735. 2e éd., Paris, IGN, cop. 1981.

Bibliographie
  • AUDRERIE Dominique (Directeur de publication). Vieilles demeures en Périgord. 7 : découverte. PLB éditeur, 1992 (Collection Centaurée).

    p. 61-68.
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