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Embarcadère du bac Blaye-Lamarque

Dossier IA33004544 réalisé en 2013

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénomination embarcadère du bac
Appellations Bac Blaye-Lamarque
Parties constituantes non étudiées cale, bac
Dénominations embarcadère
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Blaye
Adresse : allées Marines
Cadastre : 2016 AM

Un embarcadère, destiné aux passagers des bateaux à vapeur de Bordeaux, existe au bout du terre-plein de la rive droite du chenal depuis les années 1830. Un service régulier de bac afin de joindre les deux rives de la Gironde, éloignées de 3 800 mètres, est envisagé dans les années 1890, en complément de la réalisation de la ligne de chemin de fer de Moulis à Lamarque en Médoc. Mais cette ligne est finalement abandonnée avant même sa mise en service. Le Conseil général, aiguillonné par des élus des deux rives, réaffirme le vœu de création d'une liaison Blaye-Lamarque en 1913 ; le coût des travaux et la guerre ne permettent cependant pas son exécution. En 1926, un rapport de l'ingénieur en chef des travaux publics évalue le coût de construction d'une cale d'accostage à Blaye à 390 000 francs. Le projet global est adopté en mai 1927. Après bien des retards, le Département retient en 1932 la proposition des Ateliers et Chantiers maritimes du Sud-Ouest et Bacalan Réunis : la commission des travaux publics décide de la construction de trois cales d'accostage en béton armé à Blaye, Lamarque et Pauillac, ainsi que d'un bateau de 240 tonnes. En dépit de quelques difficultés techniques durant le chantier, nécessitant un report de l'ouvrage vers l'amont, le nouveau bac baptisé "Les deux Rives" est mis en service le 18 mars 1934, dans un premier temps uniquement entre Blaye et Pauillac, puis par Lamarque après achèvement des travaux de l'embarcadère, au mois de mai. La ville de Blaye est désormais raccordée au Médoc en une vingtaine de minutes.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1934, daté par source

La cale d'accostage, parallèle au rivage, est constitué d'une rampe inclinée sur une structure de poteaux, en béton armé. Un local destiné à abriter le personnel est établi à l'extrémité du ponton de raccordement de la cale à la berge.

Murs béton béton armé
Statut de la propriété propriété du département (?)

Annexes

  • Documentation complémentaire
    FAURE, Michel. Le bac Lamarque-Blaye 1883-1935 (2). Les Cahiers Médulliens, 1996, n° 26. Séance du 18 mai 1932 de l´Assemblée du Conseil général.

    Construction des cales, p. 80 :

    " [...] Chacune comprendra une calé inclinée à 10 % parallèle à la direction du courant, et une passerelle d´accès. Chacune aura une largeur de 7 m.

    Ces cales seront construites entièrement en béton armé et comporteront, à la partie supérieure, trois rails de roulement, sur lesquels pourra se déplacer un chariot, muni d´une plaque tournante, pour permettre l´embarquement des véhicules.

    L´extrémité supérieure de chaque cale sera reliée à la berge par une passerelle en béton armé, de longueur variable, de manière que la cale atteigne des fonds convenables pour l´accostage du bac à toutes les hauteurs des marrés.

    Les passerelles seront horizontales ; la largeur de la voie charretière y sera de 5 m. Elles seront munies de deux trottoirs latéraux et de garde-corps [...] Les cales et passerelles seront reliées par une plateforme convenable, pour que les véhicules puissent tourner à l´aise.

    Sur les plateformes seront installées les cabines de manœuvre des charriots.

    M. l´Ingénieur en chef du service maritime de la Gironde demande que le Conseil général prenne la charge de l´entretien de ces ouvrages qui, d´ailleurs, auront été remis à l´État après leur construction, au titre d´ouvrages publics du port".

    Le bac (tiré de La Petite Gironde, 20e édition, 17 mars 1934), p. 85 :

    "[...] Mesurant 60 mètres de longueur sur 10 de largeur, le bac Les Deux-Rives possède à l´avant, surélevé sur la passerelle, le poste de timonerie. Au centre, une vaste plage de 100 m², entièrement libre, permet le placement sans encombre de plusieurs camions et de nombreuses voitures. Sous une partie de cette plage est aménagée une cale pour les marchandises, dont les deux mâts de charge à l´avant aideront au chargement et au déchargement.

    La partie arrière du bâtiment est surmontée d´un roof important, recouvrant la salle des machines et le salon des passagers.

    [Celui-ci] qui ouvre sur la plage arrière, entouré de bancs confortables, est suffisamment vaste pour contenir assis sur des moelleux coussins, une cinquantaine de passagers. Un bureau pour le capitaine et des lavabos complètent l´équipement.

    [...] ceintures de sauvetage, bouées et deux chaloupes prêtes à être mises à l´eau, tandis qu´une pompe extrêmement puissante, des extincteurs et des grenades sont là pour parer à tout danger d´incendie".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Port et chenal. Projet d'embarcadère et de réparation, plans divers, 1831-1897.

    Courrier du maire de Lamarque du 4 août 1890. Archives municipales, Blaye : M1
Bibliographie
  • COTTON DE BENNETOT Arlette. Petit dictionnaire des rues de Blaye. Bordeaux : Imprimerie Biscaye, 1983.

    P. 52, 83-84.
  • BIROLLEAU-BRISSAC Paulette. Histoire de Blaye. Bordeaux : Ed. de la Société des Amis du Vieux Blaye, 1968.

    P. 282.
Périodiques
  • BUSINELLI Claude. "Les hommes du bac". L'Estuarien, n°36, 2011.

    P. 8.
  • FAURE Michel. "Le bac Lamarque-Blaye 1883-1935 (1)". Les Cahiers Médulliens, 1996, n° 25.

    P. 77-107.
  • FAURE Michel. "Le bac Lamarque-Blaye 1883-1935 (2)". Les Cahiers Médulliens, 1996, n° 26.

    P. 43-89.
  • VIGNAU Michel. "Cinq siècles d'aménagement portuaire". L'Estuarien, n°36, 2011.

    P. 4-5.

Liens web

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