Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Église trappiste, église cistercienne Notre-Dame de Bonne Espérance, dite église de l'abbaye de la Trappe

Dossier IA24001233 inclus dans Abbaye de trappistes, abbaye cistercienne Notre-Dame de Bonne Espérance, dite abbaye de la Trappe réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Genre de trappistes, de cisterciennes
Vocables Notre-Dame de Bonne Espérance
Appellations abbaye de la Trappe
Dénominations église
Aire d'étude et canton Montpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
Adresse Commune : Échourgnac
Lieu-dit : Abbaye de la Trappe
Cadastre : 1958 C3 267

Église abbatiale située au nord de la ferme de Biscaye, où s'étaient premièrement installés les moines trappistes. Elle est bâtie entre 1868 et 1875. Selon les moniales cisterciennes qui vivent à la Trappe, "au 19e siècle, lors de [s]a construction, les moines voulaient l'orienter différemment, mais la voûte s'était effondrée, conduisant à changer l'orientation de l'église et à diminuer sa largeur". Le clocher aurait subi un incendie en 1939.

En 2015, l'édifice a été restauré par l'architecte Philippe Rousselot et plusieurs artistes contemporains se sont associés à cette démarche (vitraux, mobilier liturgique, stalles).

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 20e siècle

Située dans la partie publique de l'abbaye de la Trappe, l'église abbatiale occupe une aile entière du monastère au nord et fait écran à la partie privée, aujourd'hui réservée aux sœurs et où se trouve le cloître.

L'édifice n'est pas orienté vers le levant mais vers l'ouest. Son plan est simple : la nef longue et étroite, du fait de la présence d'argile en sous-sol, est précédée d'une travée d'avant-nef, flanquée d'une chapelle à l'est et s'ouvre sur un chevet polygonal. Les bas-côtés n'ont pas été achevés mais il en subsiste les amorces. L'église semble édifiée essentiellement en brique (l'enduit empêche la lecture de l'ensemble des matériaux de construction). Les chaînages d'angle sont en pierre de taille. Quant aux contreforts, ils sont construits en brique. Ce matériau a également été employé à la réalisation de l'encadrement des baies et des voussures du portail, en alternance avec la pierre de taille. L'édifice religieux est couvert par un toit à longs pans et une croupe polygonale protégés par de l'ardoise ; le pignon oriental est découvert. La dernière travée de la nef porte le clocher de plan carré à égout retroussé.

La façade occidentale est percée d'un portail en arc brisé encadré par deux oculus. Une baie géminée haute et étroite la surmonte. Le pignon est orné d'une niche dans laquelle se tient la statue d'une Vierge à l'enfant ; cette dernière est entourée de deux étroites ouvertures. Le pignon est couronné d'une croix en pierre.

La nef unique à cinq travées et le chevet (3 travées) sont voûtés d'ogives. Des stalles se tiennent dans les quatrième et cinquième travées depuis l'est. Le sol a été restauré en 2015 en pierre de Mauzens (calcaire du Crétacé) ; l'autel est fait d'un calcaire blanc à grain très fin (pierre du Bois des Lens, Gard).

Murs calcaire pierre de taille
brique enduit
Toit ardoise
Plans plan allongé
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
croupe polygonale
flèche en maçonnerie flèche carrée
Techniques vitrail
sculpture
fonderie
Précision représentations

Plusieurs artistes contemporains et artisans ont participé à la restauration de l'église, effectuée en 2015 : vitraux sobres de l'artiste belge Josst Caen, mobilier liturgique d'Anne Bernot (ambon, tabernacle et croix en bronze doré sur support en acier), stalles du chevet de Philippe Glemet, ébéniste de Périgueux.

Dans la niche du pignon oriental se tient une statue de la Vierge à l'Enfant, couronnée. Elle tient un lys de la main droite et porte l'Enfant Jésus de l'autre, lui-même porteur d'un globe.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives de l'établissement religieux.

    Archives départementales de la Dordogne : V 242
Documents figurés
  • Carte de Cassini, feuille n° 70, levée et publiée à partir de 1756, ech. 1/86 400.

  • Carte de Belleyme, planche n°14, 1762-1783.

  • Plan cadastral napoléonien d'Échourgnac, 1846. Section Biscaye, feuille H3.

  • IGN. Carte topographique de la France à 1/50 000 : Montpon-Ménestérol. Série orange, feuille 1735. 2e éd., Paris, IGN, cop. 1981.

Bibliographie
  • CARLES Alcide. Dictionnaire des paroisses du Périgord. Bayac : Editions du Roc de Bourzac, 1884, réédition 1986.

    p. 260.
  • BERMOND-PICOT Evelyne, LECONTE Gérard. Les abbayes et prieurés du Périgord. GLI éditions, 2017 (Le patrimoine revit).

    p. 29-31.
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 106.
  • MARACHE Corinne. Les métamorphoses du rural : l'exemple de la Double en Périgord (1830-1939). Paris : éditions du CTHS, 2006.

    p. 337-339.
  • SECRET Jean. Les églises du Ribéracois. Périgueux : éditions Fontas, 1958.

    p. 43.
  • BERTHELÉ Joseph, BRUGIÈRE Hippolyte. Exploration campanaire du Périgord. Périgueux : Impr. de la Dordogne, 1907.

    p. 344, 345, 437.
Multimedia
  • Abbaye Notre-Dame de Bonne-Espérance. http://www.abbaye-echourgnac.org/abbaye-echourgnac/l-eglise.html

Liens web

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Dordogne - Becker Line - Pagazani Xavier - Provost Marion