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Église paroissiale Sainte-Madeleine et cimetière

Dossier IA40001560 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Sainte-Madeleine
Dénominations église paroissiale, cimetière
Aire d'étude et canton Montfort-en-Chalosse
Adresse Commune : Clermont
Cadastre : 2012 A 486-487

Une église est mentionnée dans le Liber rubeus de la cathédrale de Dax (XIe-XIIe siècle) sous le vocable de "Sancta Maria de Clarmont", dédicace qui perdurera au moins jusqu'en 1444 avant d'être remplacée par celle de sainte Madeleine. Cet édifice fut détruit en 1569 lors du passage des troupes protestantes de Montgomery, qui "brûlèrent l'église et firent fondre les cloches dudit Clarmont" (témoignage de Mathieu de Casasiede). Le culte se tint depuis lors dans la chapelle castrale des Baylenx de Poyanne, barons de Clermont, dont les descendants, les Béthune-Sully, possédaient encore la seigneurie à la Révolution. Un rapport d'avril 1803 décrit le bâtiment "dans le [plus] triste état possible, le clocher tombant en ruine, ainsi que le porche tout à fait brisé, les autels renversés, les ornements enlevés (...)" (cité dans l'étude de diagnostic préalable à la restauration, par D. Boullanger et Ph. Leblanc, 2012). Des réparations sont effectuées au clocher en 1809 par le charpentier Jean Peyrin, tandis que la fabrique s'emploie à remeubler l'édifice. L'exigüité de l'église entraîne dès 1833 un premier agrandissement d'une travée, à l'emplacement d'un ancien mur de clôture séparant l'église du grand porche d'entrée du cimetière, et la réfection du lambris et de la charpente en chêne par l'entrepreneur Pierre Ducamp sur les plans de l'agent voyer Lupès aîné. Toutefois, l'augmentation rapide de la population rend ces travaux insuffisants. Une nouvelle campagne, mal documentée car entièrement financée par des souscriptions paroissiales, se déroule entre juillet 1864 et août 1865 : la réfection du vaisseau, la construction des collatéraux et le voûtement de l'ensemble de l'édifice (autrefois plafonné) datent certainement de cette période. Ces travaux sont à peine achevés que le clocher, dans un état alarmant, doit être entièrement rebâti. Le projet de l'architecte dacquois Bousquet (qui travailla en 1864 à Yzosse, en 1864-1867 à Gourbera, en 1872 à Mimbaste et en 1878 à Castelnau-Chalosse), daté du 20 août 1865 et modifié le 31 mars 1866 après avis du comité des bâtiments civils, est exécuté en 1869-1871. Par la suite, l'église ne subit plus que des restaurations et ajouts mineurs : installation d'une horloge en 1925, réfection de la couverture en 1931, restauration des verrières par Jean Lesquibe en 1952 à la suite d'un orage en 1944. Un projet de décoration intérieure par les peintres bordelais Augier et Millet, daté des 13 juillet et 3 septembre 1891, ne fut pas suivi d'effet.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1833, daté par source
1864, daté par source
1865, daté par source
Auteur(s) Auteur : Lupès, dit(e) Lupès aîné, architecte voyer, attribution par source
Auteur : Bousquet, architecte, attribution par source
Auteur : Peyrin Jean, charpentier, attribution par source
Auteur : Augier Jean-Louis,
Jean-Louis Augier (1825 - 1893)

Entre 1877 et 1903, l’atelier Augier et Millet, spécialisé dans le décor des édifices religieux, produit un nombre important de projets pour les églises de Bordeaux et de la Gironde. Les Archives municipales conservent près de 300 planches nées de la collaboration entre Jean-Louis Augier (1825-1893), peintre,décorateur et archéologue, et Léon Millet (1851-1929), dessinateur.


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peintre, décorateur, attribution par source
Auteur : Millet Léon,
Léon Millet

Entre 1877 et 1903, l’atelier Augier et Millet, spécialisé dans le décor des édifices religieux, produit un nombre important de projets pour les églises de Bordeaux et de la Gironde. Les Archives municipales conservent près de 300 planches nées de la collaboration entre Jean-Louis Augier (1825-1893), peintre,décorateur et archéologue, et Léon Millet (1851-1929), dessinateur.


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peintre, décorateur, attribution par source
Auteur : Ducamp Pierre, entrepreneur, attribution par source

L'église est implantée selon une orientation sud-ouest / nord-est et bordée par un cimetière sur son flanc oriental. Un grand porche couvert à arcades donne accès à l'allée menant au clocher-porche. L'édifice, de style néoroman, est entièrement bâti en moellon enduit, à l'exception du niveau inférieur du clocher (uniquement le frontispice avec le portail), des encadrements de baies et des chaînes d'angle, en pierre de taille. Il comprend trois vaisseaux de cinq travées, auxquelles s'ajoute une étroite travée méridionale non voûtée. Le vaisseau central est prolongé par une travée de chœur carrée et par une abside en hémicycle épaulée à l'est par une sacristie oblongue. Il ouvre sur les bas-côtés par des grandes arcades en plein cintre. L'ensemble de l'édifice est couvert de voûtes d'arêtes à pénétrations retombant, dans la nef, sur des piles rondes couronnées de chapiteaux gorgerins, dans le chœur sur des pilastres dont la base repose sur un bandeau à mi-hauteur du mur. Le massif d'entrée, désaxé par rapport au vaisseau, est composé d'un clocher-porche de plan ovale, à pans coupés arrondis, flanqué de deux tourelles circulaires, celle de gauche abritant un escalier en vis ; au premier niveau du clocher, une tribune ouvre sur le vaisseau central. L'édifice est couvert de tuiles creuses mécaniques, à l'exception du clocher, couronné d'une flèche d'ardoises octogonale (avec girouette) et de ses deux tourelles latérales, à toits coniques également en ardoises. Des contreforts raidissent le flanc ouest du vaisseau et du chevet.

Murs calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse mécanique
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'arêtes
Couvertures toit à longs pans
appentis
croupe ronde
flèche polygonale
Escaliers escalier dans-oeuvre
Techniques sculpture
vitrail
peinture
Représentations feuille, fleur
Précision représentations

Chapiteaux à feuilles sur les colonnettes de la porte d'entrée ; fleurettes à cinq pétales sur les chapiteaux gorgerins de la nef.

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre de comptes de la fabrique, 1807-1808.

    Archives départementales des Landes : E dépôt 84/23
  • Église, presbytère, cimetière, 1810-1935.

    Archives départementales des Landes : 2 O 591
  • Réponse à la circulaire de mai 1905 : renseignements sur l'église et le presbytère.

    Archives départementales des Landes : 70 V 101/4
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 20 février 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 101/6
  • Dons et legs à la fabrique : Jacques Camiade (1819), Jean-Pascal Bouet (1831-1832), Jean Cabiro (1848), Éloïse de Seguin (1892).

    Archives départementales des Landes : 70 V 101/10
Bibliographie
  • CHABAS David. Villes et villages des Landes. Capbreton : D. Chabas. Tome I, 1968 ; tome II, 1970 ; tome III, 1972 ; tome IV, 1974.

    tome III, 1972, p. 109
  • BOULLANGER Denis, LEBLANC Philippe. Étude de diagnostic préalable à la restauration de l'église de Clermont, mars 2012.

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