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Église paroissiale Sainte-Eugénie

Dossier IA40001652 réalisé en 2019

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Sainte-Eugénie
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Tartas ouest
Adresse Commune : Pontonx-sur-l'Adour
Adresse : place de l'Église
Cadastre : 2017 AH 21

La monographie paroissiale rédigée par l'abbé Lucien Lajus en 1889, fondée sur des documents pour la plupart disparus depuis lors, fournit quelques renseignements sur les édifices qui ont précédé l'église actuelle. Le monastère Saint-Caprais, fondé vers 960 par le vicomte de Tartas Rex Tortus (ou Arretort) - qui le donna ensuite à La Réole et à Fleury-sur-Loire -, possédait une chapelle dédiée à saint Caprais ou à Notre-Dame, laquelle aurait servi d'église paroissiale à partir de 1311 et "pendant plus de deux cents ans". Cet édifice se trouvait au bord de l'Adour, à l'est de la commune actuelle. A demi-ruiné dès le milieu du XVIe siècle (ses derniers vestiges seront arasés à la Révolution), il est alors remplacé dans le titre paroissial par la chapelle du château des seigneurs de Pontonx, placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste et qui prend par la suite celui de Sainte-Eugénie. Ce bâtiment (au sud de l'église actuelle), qui ne comportait originellement qu'une nef et un bas-côté, est agrandi entre 1769 et 1781, par le marquis de Pontonx (Henri d'Oro), d'un second collatéral au sud dédié à la Vierge (ces travaux coûtèrent 4672 livres 8 deniers). Malgré une dernière restauration menée par le maire Blaise Dutauzin à partir du 6 août 1841, l'église, dont l'évêque Le Quien de Laneufville souhaitait déjà la reconstruction dès 1775, s'avère rapidement trop exigüe pour contenir la population locale en expansion.

En 1874, la commune contracte un emprunt de 50.000 francs, remboursable en trente ans, et le maire Alfred Darroze (1872-1912) lance en janvier 1877 un concours pour la construction d'une nouvelle église de grande ampleur. Trente-cinq projets sont soumis. Ceux des praticiens locaux (dont l'architecte départemental Alexandre Ozanne) ayant été écartés, le choix se porte, le 15 mai 1877, sur le plan présenté par le jeune Parisien Charles Dupuy, alors architecte de la Banque de France (et futur bâtisseur de l'église d'Hagetmau en 1884-1886), qui en tire une telle fierté qu'il présentera son projet au Salon parisien de 1882. Le 13 décembre 1877, les travaux sont adjugés, moyennant un rabais de 8%, à l'entrepreneur Jean Fleurant jeune, de Bègles (qui avait construit les églises landaises de Mugron en 1865-1866 et de Cère en 1866). Les travaux commencent le 1er avril 1878, la première pierre est posée par l'évêque Victor Delannoy le 14 mai suivant. Dès le mois de janvier 1880, un contentieux oppose la commune à l'entrepreneur à propos du paiement de travaux supplémentaires. Le procès, qui ne sera jugé en faveur de la commune qu'en 1886, entraîne une interruption des travaux de plus de six ans. Après leur reprise, le chantier est mené rapidement et s'achève en 1888 pour un coût total de 220.000 francs (au lieu des 150.000 prévus et malgré une simplification du projet initial). L'édifice est consacré le 24 juin 1888 par Mgr Delannoy, le jour même où est inauguré le nouveau pont sur l'Adour, dans la perspective duquel est placée l'église (dirigée sud-nord, et non orientée canoniquement). Le décor intérieur (sculpté par le jeune Montois Louis Saint-Lannes), commencé en 1887, est achevé en 1888, l'année où le Bordelais G.-P. Dagrant pose ses premières verrières, lesquelles seront complétées en 1911 et 1913. En août de la même année 1888, l'ancienne église Sainte-Eugénie (ex-chapelle castrale) est démolie.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1878, daté par source
Auteur(s) Auteur : Dupuy Charles Armand Clément,
Charles Armand Clément Dupuy (1848 - )

Architecte, né en septembre 1848, élève de l'École des Beaux-Arts, attaché au contrôle général de la Banque de France à partir de 1872, officier d'Académie le 31 décembre 1889, officier de l'Instruction publique le 22 août 1897 (source : J.-M. Leniaud [dir.], Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle).


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architecte, attribution par source
Auteur : Fleurant Jean, dit(e) Fleurant jeune,
Jean Fleurant , dit(e) Fleurant jeune (1831 - )

Né en 1831, entrepreneur à Bègles près Bordeaux dans la seconde moitié du XIXe siècle.


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Saint-Lannes Louis,
Louis Saint-Lannes (1861 - vers 1940)

Louis Jean Pierre Edeven Saint-Lannes est né à Saint-Sever (Landes) le 7 décembre 1861, fils de Joseph, menuisier à Mont-de-Marsan, et de Claire Madeleine Lafitte, fille d’un menuisier de Saint-Sever (AD Landes, 4 E 282/27, Saint-Sever, naissances 1861-1866). Élève de l'École des beaux-arts, il commença sa carrière de sculpteur à Mont-de-Marsan, travailla à l'église de la Madeleine dans cette ville en 1882 et à celle de Pontonx-sur-l'Adour en 1887. Malgré la variante orthographique, il s'agit à coup sûr du "Louis Saint-Lanne, sculpteur né à Saint-Sever", qui exposa au Salon des Artistes français en 1893 (où il obtint une mention honorable), puis en mai 1895 au palais des Champs-Élysées. Le 1er juillet suivant, alors âgé de 34 ans, il arriva à New York en provenance du Havre, projetant un "séjour prolongé" aux États-Unis qui s'avéra définitif. Devenu membre de la National Sculpture Society de New York en 1907, il habitait toujours cette ville en 1939 et son nom figure encore en 1940 dans l'annuaire artistique américain. Il réalisa quatre monuments notables aux États-Unis : à New York, la Fontaine des Phoques (Fountain of the Seals) et la statue American Boy (destinée au Rice Stadium, Pelham Bay Park), et deux statues équestres de Henry Gassaway Davis à Charleston et à Elkins (Virginie-Occidentale). Source : David Karel, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord, Presses de l'Université de Laval, 1992, p. 727.


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sculpteur, signature

L'édifice de style néogothique, orienté nord-sud dans le prolongement du pont sur l'Adour et de la route nationale, est construit en bel appareil de pierre calcaire pour la totalité du clocher et le premier niveau de toutes les élévations, les contreforts, encadrements des baies, corniches et bandeaux. Le niveau supérieur est bâti en moellon calcaire enduit ; la sculpture ornementale (chapiteaux, culots, clefs de voûte) est réalisée en pierre d'Angoulême. Le bâtiment est entièrement couvert d'ardoise à l'exception du clocher, coiffé d'une flèche en pierre. Les toits à longs pans du chevet et du transept butent sur des pignons découverts ; les chapelles du transept, les absidioles du chevet et les tourelles d'escalier des sacristies sont couverts de toits semi-coniques. L'ensemble des élévations extérieures est raidi par des contreforts talutés.

Le massif occidental est constitué par un clocher-porche dans-œuvre, à quatre niveaux, couvert d'une flèche octogonale en pierre à lucarnes et clochetons angulaires ; au premier niveau, une tribune ouvre sur le vaisseau principal. Le plan en croix latine comporte un vaisseau central de cinq travées communiquant par des grandes-arcades en tiers-point sur piliers fasciculés (en grès) avec des collatéraux dotés d'une travée supplémentaire (correspondant à la profondeur du porche). Un triforium à baies géminées surmonte les grandes-arcades ("et se poursuit dans le chœur). La nef ouvre à l'est sur un transept saillant à croisée carrée ; une chapelle semi-circulaire couverte en cul-de-four ouvre à l'extrémité de chacun des bras. La croisée est prolongée par un chœur rectangulaire peu profond, d'une seule travée. De part et d'autre, dans le prolongement des bas-côtés et ouvrant sur le transept, des absidioles de deux travées, terminées en hémicycle, flanquent le chœur et la sacristie barlongue qui lui est adossée. Ce dispositif devait constituer à l'origine un déambulatoire ceinturant le chœur ; les arcades percées sur les trois faces du chœur ayant été murées, les absidioles sont devenues des chapelles indépendantes (celle de gauche sert d'oratoire ou de "chapelle de semaine", celle de droite de sacristie) et la partie postérieure une salle entièrement fermée, utilisée comme sacristie principale ; cette salle est surmontée d'une pièce desservie par deux escaliers en vis logés dans des tourelles circulaires adossées aux absidioles.

L'intérieur est entièrement voûté de croisées d'ogives retombant sur des demi-colonnettes à chapiteaux sculptés. Les fenêtres du niveau inférieur sont des baies libres en arc brisé, celles des parties hautes des baies libres ou des triplets (chœur et transept) en plein cintre ; la tribune au premier niveau du clocher est éclairée par une rose polylobée.

Murs calcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit
grès pierre de taille
Toit ardoise, pierre en couverture
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
toit à deux pans pignon découvert
appentis
toit conique
flèche polygonale
Escaliers escalier dans-oeuvre
États conservations bon état
Techniques sculpture
vitrail
peinture
Mesures h : 17.0 m

Église au plan ambitieux et original à l'échelle locale (chevet plat avec déambulatoire).

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables chevet, absidiole

Annexes

  • Notes extraites de la monographie paroissiale de Pontonx, par le curé Lucien Lajus, 1er janvier 1889 (AD Landes, 16 J 19)

    "A l'est de la paroisse se trouvent encore les ruines de l'antique église de Saint-Caprais, appelée église Notre-Dame dans les actes authentiques", église paroissiale de Pontonx depuis 1311 et pendant plus de deux cents ans. Par la suite, c'est la chapelle du château qui en tint lieu à partir du milieu du XVIe siècle : chapelle Saint-Jean-Baptiste, puis église Sainte-Eugénie, vierge et martyre.

    "L'église actuelle, récemment bâtie avec les ressources de la commune, a pour patronne Ste Eugénie et pour patron secondaire St Vincent de Paul. [...] La paroisse a pour toutes archives le registre des naissances, mariages et sépultures depuis 1800."

    L'église Saint-Caprais (Notre-Dame) fut démolie à la Révolution. L'ancienne église Sainte-Eugénie (ex-chapelle castrale) fut démolie en août 1888. Elle avait primitivement une nef et un bas-côté. A la fin du XVIIIe siècle, elle fut agrandie par le marquis de Pontonx d'un second bas-côté au sud, dédié à la Vierge. Ces travaux, qui coûtèrent 4672 livres 8 deniers, furent exécutés de 1769 à 1781. L'église était pauvre en ornements. L'intérieur fut restauré à partir du 6 août 1841 par les soins du maire Dutauzin. On y trouvait alors trois tableaux : un Martyre de sainte Eugénie, un Triomphe de la Vierge et un Baptême de Notre Seigneur. "Après la consécration de la nouvelle église, la chapelle Sainte-Eugénie fut démolie en août 1888 [...]. Le maître-autel, qui avait été acheté avec le produit d'un legs donné par M. Nogaro, a été vendu pour 300 francs à la fabrique de Beylongue."

    "Construction de la nouvelle église." Première volonté de construction en 1874 et emprunt dans ce but d'une somme de 50.000 francs remboursable en trente ans. En janvier 1877, le maire organise un concours pour les plans de la future église. Trente-cinq projets sont soumis. Le 15 mai 1877, le jury choisit le projet de Charles Dupuy, "architecte de la Banque de France à Paris". Le 13 décembre 1877, les travaux sont adjugés à l'entrepreneur Fleurant de Bordeaux, qui accorde un rabais de 8%. Il avait déjà construit les églises de Mugron et de Cère. Les travaux commencent le 1er avril 1878, la première pierre est posée par Mgr Delannoy, évêque d'Aire, le 14 mai 1879, sous le curé Lucien Lajus. En janvier 1880 commence un procès entre la commune et l'entrepreneur, gagné par la commune en 1886. L'église est consacrée le 24 juin 1888. La construction aura donc duré dix ans, avec une longue interruption de six ans entre 1880 et 1886. Le coût total fut de 220.000 francs.

    "Description de la nouvelle église." "Style de transition romano-ogival". Église en croix latine, à une nef et deux bas-côtés "orientée du sud au nord-est", dotée d'un vrai triforium. Flèche haute de cinquante-cinq mètres. Nef principale haute de dix-sept mètres. Chapiteaux des piliers en pierre d'Angoulême : "Ces sculptures ainsi que le maître-autel sont l'œuvre d'un jeune Montois, M. St-Lanne, élève de l'École des Beaux-Arts. Dans le même style que l'église, le maître-autel produit un très joli effet et tous ceux qui ont pu l'examiner de près et en admirer les bas-reliefs sont unanimes à déclarer que c'est l'œuvre d'un maître."

    "Les verrières qui sortent des ateliers de M. Dagrand, à Bordeaux, sont d'un coloris clair et agréable. On remarque particulièrement 3 grands vitraux qui sont au-dessus du maître-autel et qui représentent : St Caprais, patron de l'église St-Caprais ; Ste Eugénie, patronne de l'église ; St Vincent de Paul, patron secondaire."

    "Il ne faut pas oublier de signaler un joli chemin de croix, des lustres de bon goût, un beau Christ, des garnitures d'autel, des devants d'autel brodés par des mains habiles, de riches tapis [...] et surtout les cloches [...]." Sur les clefs de voûte figurent les noms de Léon XIII, de Mgr Delannoy, de Lajus (curé), Darroze (maire) et Dupuy (architecte).

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  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Pontonx-sur-l'Adour, 24 février 1906 (AD Landes, 70 V 270/10)

    "Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Pontonx-sur-l'Adour.

    L'an mil neuf cent six, le vingt-quatre février à une heure du soir, En présence de M. Jean-Baptiste Puyo, desservant de la paroisse de Pontonx, et en l'absence de M. Pichot Augustin, président du bureau des marguilliers de la fabrique de Pontonx qui ne comparaît pas bien qu'il ait été dûment convoqué ainsi qu'il résulte du procès-verbal de notification ci-annexé. / Nous soussigné, Chastang, receveur des domaines à Tartas, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le Directeur des Domaines à Mont-de-Marsan, avons procédé ainsi qu'il suit, à l'inventaire descriptif et estimatif des biens de toute nature détenus par la fabrique paroissiale de Pontonx-sur-l'Adour.

    Chapitre I. Biens de la fabrique. / 1ent dans l'église. / § 1er à la sacristie de droite. / 1. 1 large buffet en chêne fixé au mur. / 2. 1 croix de procession, cuivre argenté - 5. / 3. 1 horloge à sonnerie suspendue au mur - 30. / 4. 1 canon encadré bois noir suspendu au mur - 2. / 5. 4 pales - 0,40. / 6. 2 étoles : 1 noire et 1 violette - 4. / 7. Ornements composés d'une chasuble avec manipule, étole, voile de calice et bourse : 1 noir soie et coton usé - 20. / 1 blanc id. galon doré - 25. / 1 violet en soie et coton - 25. / 1 blanc id. galon doré bien conservé - 50. / 1 vert en velours coton galon doré - 60. / 1 noir garniture simili-argent - 25. / 1 violet soie moirée galon argent - 40. / 8. 3 paires de burettes en verre - 0,60. / 9. 1 bénitier à main avec goupillon en cuivre argenté - 20. / 10. 1 navette cuivre argenté - 2. / 11. 1 plat pour burettes cuivre argenté - 2. / 12. 1 tronc portatif en fer - 1. / 13. 2 petites boîtes en fer blanc - 0,20. / § 2e à la sacristie de gauche. / 14. 1 large buffet de chêne fixé au mur. / 15. 1 grand tapis - 50. / 16. 2 bourses d'ornements - 2. / 17. 12 purificatoires - 1,20. / 18. 4 amicts - 0,40. / 19. 1 corporal fil - 0,10. / 20. 1 armoire en bois blanc - 20. / 21. 1 grand tapis - 30. / 22. 1 petite statue de la Ste Vierge en plâtre - 2. / 23. 1 halebarde (sic) et 1 épée de suisse - 10. / 24. 1 petit balai - 0,10. / § 3e sacristie du centre derrière le maître-autel. / 25. 1 armoire buffet en bois de chêne non fixée au mur - 50. / 26. 1 armoire en bois de chêne non fixée - 50. / 27. 1 armoire porte-habits en chêne non fixée - 50. / 28. 4 bouquets en papier doré - 0,40. / 29. 1 ornement simili-or usé - 20. / 30. 1 chape noire soie et coton galon simili-argent - 20. / 31. 1 petite chape - 20. / 32. draperies pour dais - 20. / 33. 2 canons vitrés - 6. / 34. 4 chapes dont 2 simili-or et 2 velours noir - 100. / 35. 1 croix de procession cuivre doré - 10. / 36. 1 encensoir en cuivre argenté - 10. / 37. 1 petite caisse en bois blanc - 0,50. / 38. 12 serviettes en coton - 1,20. / 39. 1 missel - 5. / 40. 1 coquille en argent - 10. / 41. 1 boîte petite en argent - 20. / 42. 1 canon vitré - 2. / 43. 1 drap mortuaire noir en laine - 10. / 44. 1 id. plus petit - 5. / 45. 1 autre petit drap mortuaire noir en laine - 5. / 46. 1 drap mortuaire en velours noir - 20. / 47. draperie de catafalque - 5. / § 4e dans le sanctuaire. / 48. maître-autel en pierre, à colonnes et figurines dans le soubassement, maçonné sur place, exposition. / 49. 1 petite croix en bois noir - 0,50. / 50. 4 chandeliers en cuivre doré - 8. / 51. 4 vases et 4 bouquets - 0,80. / 52. 4 candélabres en cuire doré - 16. / 53. 1 dessus d'autel en fil - 0,50. / 54. 1 devant d'autel, crêpe marron -0,50. / 55. 1 tapis usé - 1. / 56. 1 balustrade en fer fixée au sol. / 57. 1 nappe de communion en coton - 1. / § 5e bas-côté de droite. / 58. 1 petit autel en pierre maçonné sur place, porte du tabernacle en cuivre doré, avec la statue de St Vincent de Paul. / 59. 1 couverture d'autel en coton blanc - 0,50. / 60. 1 nappe d'autel en fil - 1. / 61. 1 devant d'autel guipure de coton - 0,50. / 62. 2 chandeliers en cuivre doré - 2. / 63. 1 petit tapis usé - 0,50. / 64. 1 grande statue en couleur sur socle fixé au mur. / 65. 1 lustre veilleuse à 7 bougies fixé à la voûte. / 66. 1 confessionnal à 3 compartiments en chêne fixé au mur. / 67. 1 id. en bois de pin, fixe. / 68. 1 échelle longue et simple - 10. / 69. tréteaux de catafalque - 5. / § 6e bas-côté de gauche. / 70. 1 petit autel en pierre maçonné sur place, porte du tabernacle en cuivre doré, avec la statue de la Ste Vierge. / 71. 1 couverture d'autel en coton blanc - 0,50. / 72. 1 nappe d'autel en fil - 1. / 73. 1 devant d'autel guipure de coton - 0,50. / 74. 2 chandeliers en cuivre doré - 2. / 75. 1 petit tapis usé - 0,50. / 76. 1 vase pour bouquet en verre - 0,10. / 77. 1 grande statue en couleur sur socle fixé au mur. / 78. 1 confessionnal en bois de pin fixé au mur. / 79. 1 statue de la Ste Vierge, moyenne, plâtre peint sur socle - 10. / 80. 2 petits socles suspendus au mur et 2 vases en verre - 0,40. / 81. 1 statue de St Antoine, moyenne, plâtre peint, sur socle - 10. / 82. 1 tronc en bois fixé au mur. / 83. 2 petits socles suspendus au mur et 2 vases en verre - 0,40. / 84. Fonds (sic) baptismaux en pierre fixés au sol. / 85. 1 vieille boiserie d'autel hors d'usage - 1. / 86. 1 grand tableau fixé au mur. / 87. 1 grille en fonte fixée au sol. / 88. 20 bancs en bois blanc - 40. / 89. 140 chaises et prie-Dieu - 70. / 90. 6 petites lampes à pétrole suspendues aux piliers - 3. / 91. 1 chemin de croix, 14 tableaux en carton-pâte, suspendus au mur - 35. / 92. 2 grands lustres en cuivre doré fixés à la voûte. / 93. 2 cloches : 1 moyenne et 1 petite. / Un autre grand lustre en cuivre doré qui se trouvait fixé à la voûte au-dessus du sanctuaire a paraît-il été enlevé quelques jours avant les opérations d'inventaire. / 94. chaire à prêcher en chêne, escalier tournant, abat-voix, fixée à un pilier. / 2ent deniers et valeurs en caisse. / 94 bis. en caisse, une somme de 4 fr. 50 centimes, ci - 4,50.

    Chapitre II. Biens de la commune de Pontonx dont la fabrique n'a que la jouissance. / 95. L'église consacrée à l'exercice du culte catholique, construite en 1884 sur un terrain d'environ 20 ares dans un enclos entouré d'une grille en fer d'un hectare environ, au centre du bourg de Pontonx. La totalité du terrain d'une valeur de 15.000 francs, ci - 15.000. / Toutes les évaluations qui précèdent ont été faites par l'agent des domaines soussigné seul.

    [Suit la protestation du curé :] [...] 1° Cette église a été construite par la commune de Pontonx, sans aucune subvention du département. Ainsi les Pontois revendiquent hautement cette église comme leur propriété et estiment qu'ici ils sont chez eux. / 2° Pour ce qui est des objets mobiliers, à peine si quelques-uns ont été acquis par la fabrique. Tous les autres objets mobiliers ont été mis à la disposition du culte par des personnes généreuses. Or, elles nous demandent d'affirmer ici que leur volonté expresse est de réclamer ces objets le jour où ils seraient détournés de leur destination première. D'ores et déjà nous réservons formellement leurs droits et leurs réclamations à venir. [...]."

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Église (1834-1920).

    Archives départementales des Landes : 2 O 1664
  • Église : secours de l'État pour construction (1853-1854).

    Archives départementales des Landes : 70 V 270/6
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (24 février 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 270/10
  • Dons et legs à la fabrique (1831-1859) : Michel Lalanne (1831-1859), Marie Planté veuve Branères (1835-1836), Jean-Baptiste Villenave (1847-1849), Célestin Nogaro (1855-1856).

    Archives départementales des Landes : 70 V 270/12
Bibliographie
  • Monographie paroissiale de Pontonx, par le curé Lucien Lajus, 1er janvier 1889

    Archives départementales des Landes : 16 J 19
  • CHABAS David. Villes et villages des Landes. Capbreton : D. Chabas. Tome I, 1968 ; tome II, 1970 ; tome III, 1972 ; tome IV, 1974.

    tome III, p. 293
  • LENIAUD Jean-Michel. Les cathédrales au XIXe siècle. Paris : Economica, 1993.

    p. 677

Liens web

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