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Église paroissiale Sainte-Catherine

Dossier IA40001618 réalisé en 2017

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Sainte-Catherine
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Montaut
Cadastre : 2016 F 100-101
Précisions

L'église de Montaut, dédiée à sainte Catherine, est restée pendant longtemps une simple chapelle du bourg, le titre paroissial étant réservé à l'église Saint-Pierre de Brocas jusqu'en 1685. Même si Sainte-Catherine est considérée comme paroissiale à partir de cette date, elle apparaît encore comme chapelle dans la visite pastorale de 1755 et n'obtiendra le titre officiel de siège paroissial qu'en 1808, comme l'indique l'abbé Sébie (1864).

La construction de l'édifice semble s'être étendue du XIVe au XVIIe siècle. L'église était originellement composée d'une salle unique, non orientée, terminée en hémicycle (vers le Nord). Des traces d'une croisée d'ogives sont encore visibles à l'entrée de l'ancien chœur, ainsi que des colonnettes engagées à chapiteaux feuillagés ou ornés de personnages et une belle clef de voûte à l'effigie de la sainte titulaire. Comme aujourd'hui, on accédait à l'église par le portail sud, datable du XIVe siècle. Vers la fin du même siècle, le chevet a été surélevé et épaulé par des contreforts et une tour-clocher a été construite sur la porte du village, accolée à l'angle ouest du vaisseau. Aux alentours de 1500, comme à Saint-Pierre de Brocas, l'église est considérablement agrandie par l'ajout d'un collatéral de même dimension que le vaisseau principal à l'ouest. Sur le flanc est, une chapelle voûtée d'ogives a été édifiée au XVIIe siècle. Plus tard, une sacristie est venue combler l'angle formé entre la chapelle et le chœur. Le carrelage du sol de l'église en pierre de Bidache a été réalisé par Antoine Mazzetti en 1786. Le clocher était à l'origine surmonté d'une flèche de 28 mètres, qui fut emportée par une tornade en 1899 ; la toiture a été remplacée en 1936 par une terrasse crénelée. Une nouvelle tribune, destinée à remplacer celle construite en 1860 sous le curé Barbe, fut installée par le menuisier local Pierre Sarres (ou Sarrez) en avril 1898 grâce au legs Burguerieu. En avril-mai 1900, les murs et voûtes de l'église furent recouverts de peintures décoratives par le peintre saint-severin Raphaël Peyruquéou (décor supprimé lors d'une restauration intérieure récente de l'édifice).

Période(s) Principale : 14e siècle
Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 17e siècle
Secondaire : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1786, daté par source
1898, daté par source
1936, daté par source
Auteur(s) Auteur : Mazzetty Jacques Antoine, dit(e) Mazzetti
Jacques Antoine Mazzetty , dit(e) Mazzetti (1719 - 1781)
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Auteur : Peyruquéou Raymond,
Raymond Peyruquéou (1826 - 1893)

Peintre décorateur né à Tartas et actif à Saint-Sever.


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décorateur, attribution par source
Auteur : Peyruquéou Raphaël,
Raphaël Peyruquéou (1858 - 1942)

Né à Saint-Sever le 4 février 1858, mort dans la même ville le 10 mars 1942. Peintre-décorateur à Saint-Sever, successeur de son père Raymond (1826-1893) à la tête de l'atelier familial.


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peintre, décorateur, attribution par source

L'église a été construite sur l'une des portes d'enceinte à l'extrémité occidentale de la rue principale du village ; son clocher sert toujours de porte à celle-ci. Au Sud et à l'Est, les maisons sont très proches de l'église mais les vues nord et ouest sont dégagées. La position dominante de l'église flui assure une visibilité à longue distance.

Plan général :

L'église n'est pas orientée, le chevet est tourné vers le Nord. Elle possède deux vaisseaux de même longueur couverts d'une toiture unique et un clocher à l'extrémité sud. La nef est de plan rectangulaire. Le vaisseau principal (à l'est) se termine par une abside semi-circulaire à plafond plat, et le collatéral par une abside à trois pans et voûte d'ogives à six branches. Sur le flanc oriental, une chapelle (dédiée à la Vierge) de plan rectangulaire, encadrée par deux sacristies, fait saillie. Du même côté, une tour arrondie en demi hors d’œuvre mène à la tribune. Chaque vaisseau comporte trois travées couvertes, à l'Est, de voûtes à croisées d'ogives et, à l'Ouest, de voûtes à liernes et tiercerons.

Élévation intérieure :

Le vaisseau oriental est éclairé par deux fenêtres, une dans chacune des deux premières travées ; elles comportent deux lancettes trilobées surmontées d'un soufflet. Dans le mur sud s'ouvre la porte principale, dissimulée par un tambour surmonté d'une tribune. Dans le mur sud de la première travée s'ouvrent trois portes : deux d'entre elles donnent accès à un escalier à vis (au niveau du sol et au niveau de la tribune) ; la troisième, en plein cintre, donne sur l'extérieur. Dans le mur sud de la troisième travée s'ouvre l'arcade donnant accès à la chapelle de la Vierge. Un arc triomphal brisé fortement surbaissé marque le passage dans le chœur. L'éclairage de celui-ci est assuré par deux fenêtres latérales en plein cintre qui pénètrent dans la voûte ; la fenêtre ouest donne actuellement dans la dernière travée du vaisseau ouest. Trois grandes arcades brisées marquent le passage entre les deux vaisseaux.

Le vaisseau ouest est éclairé par une fenêtre dans chacune des trois travées. Elles sont identiques à celles du vaisseau est. Une tribune en bois est installée contre le mur sud. La travée nord, terminée à trois pans, est éclairée par une petite fenêtre axiale et deux fenêtres latérales ; la fenêtre orientale donnant dans le chœur du vaisseau est.

Le clocher est une tour de plan rectangulaire. A sa base s'ouvre la porte du village par laquelle passe la rue des Anciens Combattants. Le clocher est couvert d'une terrasse à laquelle on accède par le comble de l'église, où un escalier de bois conduit à l'escalier à vis de la petite tourelle accolée au clocher.

La chapelle de la Vierge, voûtée d'ogives, est éclairée par une fenêtre dans le mur est et une autre dans le mur sud. Elle possède une porte donnant dans la sacristie. Dans le mur ouest, une porte à gauche de l'autel donne sur l'autre sacristie. Celle-ci est également voûtée d'ogives.

Élévations extérieures :

Le clocher est percé à sa base par une large porte en arc brisé surbaissé côté ouest et à l'est par une porte de même largeur en anse de panier. Dans la partie supérieure des quatre faces s'ouvrent des baies géminées ; les murs est et ouest portent un cadran d'horloge dans la partie centrale avec, à l'est, une petite fenêtre à gauche d'un cadran et, à l'ouest, une autre sous le cadran. La tour est couronnée de faux mâchicoulis à quadruple encorbellement qui portent un parapet crénelé. A l'angle nord-est du clocher est accolée une tourelle ronde, dont le sommet domine la terrasse, avec trois petites fenêtres rectangulaires alignées verticalement.

A gauche du clocher, le mur pignon est aveugle. A droite, l'élévation est divisée en deux niveaux avec un retrait de la partie supérieure marqué par un bandeau mouluré ; au premier niveau s'ouvre la porte principale en arc brisé précédée de trois marches.

Le mur oriental est percé à droite de la tour d'une porte à linteau droit et de deux fenêtres à arc brisé et lancettes. La chapelle est percée d'une fenêtre de même type à l'Est et d'une fenêtre rectangulaire au Sud. La sacristie sud possède deux petites fenêtres en plein cintre, la sacristie nord est percée d'une fenêtre en arc brisé et d'une porte étroite couronnée d'un tympan gothique.

La façade ouest est plus élevée que la façade sud à cause du dénivelé du terrain. Elle est scandée par quatre contreforts et par un cinquième oblique, au Nord. Une fenêtre en arc brisé à deux lancettes occupe le milieu de chacune des trois travées.

L'abside ouest comporte deux contreforts obliques, une petite fenêtre en plein cintre dans le pan central et une autre sur le pan latéral ouest. L'abside orientale possède également deux contreforts ainsi qu'une fenêtre en anse de panier au dessus de la sacristie.

Couvertures :

Les vaisseaux sont couverts d'un seul toit à deux versants se terminant au Nord par une croupe qui couvre les absides. Les deux sacristies, la chapelle et la tourelle sont couvertes en appentis. L'ensemble de la toiture porte des tuiles romaines, le clocher est couvert en terrasse.

Murs calcaire moellon
calcaire moyen appareil
alios
béton
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 2 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
voûte en berceau plein-cintre
lambris de couvrement
Couvertures toit à deux pans croupe
appentis
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre, escalier en vis
Techniques vitrail
sculpture
Représentations sainte Catherine, feuillage, rosace, fleur, IHS
Précision représentations

Vaisseau principal (est) : Clé de la première travée pendante, décor feuillagé avec sainte Catherine couronnée, les pieds sur le corps du roi terrassé, une palme dans la main droite et appuyant sa main gauche sur une roue brisée. Les autres clés sont rondes sans ornement. Les chapiteaux sont décorés de feuillages avec parfois des visages humains ou fantastiques.

Collatéral : clés de voûtes rondes sculptées de rosaces en faible relief, fleurs stylisées ou autres motifs simples.

Sur la porte extérieure de la sacristie, un tympan trilobé (en remploi) portant en caractères gothiques le monogramme IHS.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1970/10/05

Annexes

  • SÉBIE, abbé. Histoire paroissiale. La paroisse de Montaut (Landes) à l'époque de la Révolution française

    "L'église de Montaut a un mérite réel. Les boiseries et les sculptures du sanctuaire, travaillées, dorées et peintes de main de maître, offrent, au point de vue de l'art, une des pages les plus achevées du style de la renaissance ; les chapelles du Sacré-Cœur et de la Vierge feraient admirer, même dans les villes, leur riche ornementation : la chaire, sculptée sur pierre, ravit l’œil des visiteurs ; toute l'église, surtout depuis qu'elle a été rafraîchie par de récentes et bonnes restaurations, produit un effet charmant."

    [A propos des destructions de la Révolution :] "Les autels de Montaut, avec leurs riches retables et leurs statues dorées, furent démontés et puis renfermés avec soin dans la chapelle de la Vierge, transformée en magasin, au moyen d'une cloison en planches qui fermait toute l'arcature donnant sur la nef. Mais les vases sacrés, les galons en or et en argent furent enlevés et portés à Saint-Sever avec un ornement complet qui valait 10,000 fr., une balustrade en fer qui avait coûté 4,000 fr., et une cloche très belle pesant 26 quintaux ou 1,300 kilogrammes. Toutes les étoffes des ornements, tous les tableaux sur toile et plusieurs parties moins importantes des autels furent brûlés publiquement, la veille de la Pentecôte."

  • Délibération du conseil de fabrique de Montaut, 1786.

    "[feuillet déchiré] ... était dans le dernier désordre. Et comme on n'enterre plus dans la dte Eglise, il propose de la faire paver en pierre de Bidache. Pour cet effet s'est présenté Antoine Mazetty, marbrier, qui offre de paver la dte église conformément à un plan qu'il a remis devers, et ce en pierre de Bidache de la meilleure qualité, et ce moyennant le prix de quatorze livres la toise sans aucun frais quelconque de la fabrique."

  • Montaut. Registre paroissial. 1847-1951.

    Note de l'abbé Lafitte, curé de Montaut, à propos du nouveau clocher de Sainte-Catherine (1936) : une tour "plus ou moins moyennageuse (sic) qui n’a pas l’admiration de tout le monde [...]. J’ai voulu que le souvenir de notre cher vieux clocher ne fût pas tout à fait perdu et que ceux qui ne l’ont pas connu retrouvent du moins son image en mémoire du temps passé." [une photographie est jointe au texte]

  • Extraits du registre paroissial de Montaut-Brocas concernant des travaux aux deux églises et des acquisitions de mobilier (1847-1951)

    Abbé Barbe (1844-1860)

    P. 33-35, 39-40 : réparations et restaurations faites dans les églises de Montaut, Brocas et Arcet (1841-1860) :

    1841 : achat d’une table de communion en fonte avec deux marches et de la rampe de la chaire (1000 fr.).

    1849 : armoires de la sacristie de Montaut peintes en faux bois de noyer et de chêne.

    1851 et 1852 : même peinture pour le tambour, la chaire, les fonts baptismaux, les confessionnaux, les statues de l’autel de la Vierge. La porte d’entrée est "bronzée". Porte du clocher réparée à neuf.

    1854 : Brocas, restauration de la toiture, du clocher et du porche.

    1855 : Montaut, chapelle du Sacré-Cœur, chapelle de la Vierge, sacristie : installation de quatre vitraux peints par "M. Raymond" (Peyruquéou), peintre à Saint-Sever, pour 90 fr.

    Février 1855-février 1856 : réparation à Montaut de l’autel du Sacré-Cœur : nouvelle dorure par M. Lagarde cadet, doreur à Saint-Sever, pour 600 fr. Didelin de Paris, artiste peintre, fournit le tableau du Sacré-Cœur apparaissant à Marguerite-Marie Alacoque, pour 200 fr. Daux, décorateur à Bordeaux, vend le tombeau de l’autel 140 fr. Émile Lamagnère, menuisier, exécute le marchepied.

    1856 (août) : Raymond Peyruqueou, peintre à Saint-Sever, a doré "la table sainte, la rampe qui va à la chaire ; a peint en marbre la chaire".

    1856 (octobre) : on redécouvre l’effigie de sainte Catherine sous le badigeon de la clé de voûte de l’entrée. Restauration. "Représentée dans un groupe de nuages avec la roue de son martyr, avec dans sa main droite la palme de la glorieuse victoire, couronnée d’un diadème de gloire et écrasant sous ses pieds le tyran qui l’a condamnée".

    1857 : restauration (sans l’avis de la fabrique) de la chapelle de la Vierge, peinture de la voûte et du mur (250 fr.), autel redoré par M. Daux de Bordeaux (400 fr.).

    1857 : M. Dupin, ancien président de la chambre des députés, curé, a offert six chandeliers argentés et une croix (d’un prix d’au moins 300 fr.) à l’autel de la Vierge, lors de son passage à Montaut en mai.

    1860 : tribune construite pour recevoir l’orgue acheté par M. Barbe, curé. La même année, tous les ornements de Montaut et Brocas ont été réparés à l’occasion de la visite pastorale de l’évêque.

    P. 36 : réparations et refontes de cloches.

    La Révolution a fait perdre au clocher ses plus belles cloches en 1793. La seule qui resta était une cloche de 600 kg fondue en 1760. Montaut n’a plus possédé qu’une seule cloche jusqu’en 1836. À cette date, une cloche de 350 kg fut fondue, commandée par Pédemagnon de Bétrac, curé de Montaut de 1834 à 1839. Mais elle se cassa en 1840 et le curé Lamarque la fit refondre par Delestan, de Dax ; elle pesait alors 420 kg. En 1853, elle ne fonctionnait plus, il fallut penser à une nouvelle fonte : après concours, c’est Tourmeau fils, fondeur à Mont-de-Marsan qui a été choisi. Il en porta le poids à 458 kg. En 1855, la cloche ne fonctionne plus à nouveau. En raison de la garantie de cinq ans, le fondeur a dû la refondre à ses frais (nouveau poids : 449 kg.). En 1853, Brocas possédait une petite cloche fêlée depuis plusieurs années ; elle fut refondue et la cérémonie du baptême eut lieu en même temps que celle de la cloche de Tourmeau pour Montaut.

    P. 41 : cimetière de Montaut (1850-1851).

    1806 : les paroissiens du bourg, "fatigués de porter leurs morts à Brocas" (ancien siège de la paroisse), obligent la municipalité à faire choix d’un terrain pour un nouveau cimetière à Montaut. Mais celui-ci "ne convient pas du tout, inspire le dégout, tout le monde se plaint". Le conseil municipal tergiverse jusqu’en, date à laquelle le maire Sylvain Labastugue prend l’affaire en mains avec son nouveau conseil. On joint au terrain acquis en 1806 un emplacement mitoyen "pour faire un beau et immense cimetière". "Une personne charitable fit cadeau du magnifique portail" (estimé à 400 fr). On fit élever à cette même époque une croix qui domine le cimetière (150 fr).

    P. 82.

    1859 (2 juin) : la foudre s’abat sur le clocher de Brocas et cause d’importants dégâts.

    P. 103-106, 135-138 : achats, réparations et restaurations, église et cimetière de Montaut depuis 1845.

    Extrait (sommes les plus importantes) : lustre devant le grand autel (160 fr.), lustre de l’autel du Sacré-Cœur (100 fr.), lustre de l’autel de la Vierge (80 fr.), deux vitraux de la chapelle de la Vierge et de la sacristie (200 fr.), bannière de la Sainte Famille (220 fr.), ornements. Restauration de l’autel du Sacré-Cœur (900 fr.). Restauration de la chapelle de la Vierge (820 fr.). Don de six chandeliers et d’une croix par Dupin (300 fr.).

    1858 (12 septembre) : don d’une statue de la Vierge à Brocas (140 fr.).

    Abbé Sébie (1860-1866)

    Depuis juillet 1860, réparations de l’église et achats d’ornements à Montaut pour 5000 fr.

    Abbé Daydrein (1866-1900)

    1868 : installation des sœurs à Montaut. Ouverture de classes chrétiennes pour jeunes filles dans une maison léguée par M. de Beysies.

    1873 : Mme Darieutort, veuve de Louis de Monet, sans enfant, lègue à la fabrique sa maison avec jardin et ses trois métairies pour fonder une école de garçons. L’abbé Daydrein s’est ainsi attiré la haine des héritiers naturels (le neveu, Mme Darieutort et sa fille Mathilde ayant renoncé à leur héritage pour le remettre à la paroisse). Affaire portée au tribunal. L’abbé reçoit l’appui d’Aristide Moringlane (trésorier de la fabrique) et du comte Lamarque qui le défendent auprès du président Mac-Mahon. Le legs est autorisé en 1877 (décret signé par le président). En 1884, l’école n’est toujours pas ouverte.

    1887 : installation des frères des écoles chrétiennes, ouverture des classes. Décret de fermeture en 1904, comme suite aux décrets sur les congrégations. Comme la fabrique ne peut plus accomplir la volonté de la donatrice (école de garçons), elle est déchue de son droit au legs.

    Achats depuis 1867 (extrait) : harmonium (600 fr.), statue de St Joseph (80 fr.), bannière brodée d’or fin (250 fr.), cinq chapes (885 fr.), trois ornements (345 fr.), un drap mortuaire (220 fr.), dix paires de chandeliers (trois en bronze, sept en verre vert) (56 fr.).

    P. 135.

    Réparation des vitraux (100 fr.).

    Restauration du chœur de l’église de Brocas, achat d’un maître-autel en marbre (3100 fr.), de trois ornements blanc, violet et noir pour Brocas (180 fr.).

    1873 (Noël) : la chaire en pierre de l’église s’est effondrée pendant la messe. Remplacée en 1874 par une chaire en terre cuite de la maison Virebent de Toulouse (600 fr.).

    1877 : refonte et agrandissement de la petite cloche de Montaut (350 fr.).

    1878 : construction de la nouvelle sacristie, servant de décharge (320 fr.) ; achat d’une statue du Sacré-Cœur, de deux grands anges adorateurs, de candélabres et d’un ornement noir. (610 fr.).

    1880 : achat de deux petits anges adorateurs, de candélabres (180 fr.).

    P. 136.

    1882 : le curé a fait diviser les grandes baies de l’église en "deux travées dans le style du XVIe siècle". Vitraux de Dagrand de Bordeaux "d’après mes indications". Est : scènes de vie et mort de sainte Catherine. Ouest : vie et mort de saint Pierre. Chapelle du Sacré Cœur : Apparition du Christ à Marie Alacoque. Chapelle de la Vierge : Sainte Famille. Œil de bœuf au-dessus du porche : Notre-Dame de Buglose, patronne du diocèse. Le tout : 4 516 fr.

    1884 : chaire décorée par Raymond Peyruqueou, de Saint-Sever (250 fr.).

    P. 137.

    1887 : achat de deux lustres en cuivre à lys et épis (380 fr.).

    1885 : dais de moire blanche (1 000 fr.).

    1889 : restauration des ouvertures de l’église de Brocas. Quatre ouvertures sud remises dans leurs dimensions primitives, divisées "en deux panneaux avec meneau au milieu dans le style flamboyant" et garnies de vitraux. Le vitrail du sanctuaire de la Vierge représente la Sainte Famille au travail (coût : 200 fr. donnés par Baptiste Lannevère, 100 fr par son frère et 600 par la fabrique).

    P. 138.

    Remontage des deux grandes cloches et installation de deux petites : M. le président Burguerieu a pris à ses frais le remontage des deux grosses cloches qui ne sonnaient plus. Il fit venir le fondeur Vauthier (Emile) de Saint-Émilion. En même temps, on fait faire deux petites cloches (1200 fr.). La marraine, Coralie Burguerieu, donna 300 fr., Mme Darrieutort donna 200 fr, Martial Labastuque, parrain, donna 300 fr. Reste dû par la fabrique : 200 fr. Joug des deux cloches changés (1000 fr.).

    1898 (avril) : installation d’une nouvelle tribune à Montaut, par le menuisier Pierre Jarez ( ?).

    1900 : Raphaël Peyruqueou, de Saint-Sever, a refait les peintures de l’église, en très grande partie aux frais de l’abbé Daydrein, mort cette même année.

    1900 (15 juin) : installation d’un chemin de croix en terre cuite (1500 fr., don de Melle Coralie Burguerieu) de la maison « Union artistique internationale », dont les ateliers sont à Vaucouleurs (Meuse).

    Vierge de Lourdes offerte à l’église par Melle C. Burgurieu, pour l’autel de la Vierge. Bénédiction en 1901.

    1901 (octobre) : abandon de l’ancien cimetière (La Placote), transformé en jardin.

    Abbé Lafitte (né en 1869, curé de Montaut 1900-1951)

    P. 1 : "Notes pour servir à l’histoire de la paroisse de 1900 à 1928"

    P.3. 1908 : refonte de la plus petite des deux cloches, fêlée depuis longtemps. Le curé songea à Lannevere comme parrain : "Deux ou trois ans avant sa mort [1908], on me demanda à Brocas de faire refondre la plus petite des deux cloches, fêlée depuis déjà quelques temps. Une souscription s’ouvrit et Lannevere étant le personnage le plus en vue, je songeai naturellement à lui pour le parrainage. Un jour que je le rencontrai, avant de lui parler du rôle honorable que je lui réservais, je lui marquai mon espoir qu’il allait faire bonne figure parmi les donateurs ; mais je reçus une rebuffade : "Voyez-vous, me dit-il, j’ai donné jusqu’à l’heure (sic), que les autres donnent maintenant." Je n’insistai pas et contai ma mésaventure à un de ses vieux amis. À quelque temps de là je rencontrai cette même personne : "J’ai vu Lannevere, me dit-il, et lorsque je lui ai dit votre intention de le faire parrain, mais ne voulant rien donner il s’était exclu lui-même, il a failli en perdre la tête, tachez donc de le voir ; il est désolé de son refus et je crois qu’il va bien faire les choses". Il les fit en effet magnifiquement. La forte somme qu’il versa permit de transformer la petite cloche en la plus grande, il prit de plus à son compte l’achat d’un joug en fonte et tous les frais d’installation. Et voilà comment son nom figure glorieusement sur la cloche à côté de celui de la marraine, Mme du Sault."

    P.4. Inventaire de l’église de Montaut :

    "En certains lieux, les portes des églises durent être crochetées et même brisées pour permettre aux représentants de la loi de faire leur œuvre. Voici comment les choses se passèrent à Montaut. L’inspecteur d’enregistrement qui fut désigné pour venir faire le recensement du mobilier religieux était un homme très respectable, excellent catholique que je connaissais particulièrement et pour qui j’avais l’estime la plus profonde. Il marchait à son triste travail la mort dans l’âme ; mais ne pas marcher c’était briser sa carrière. À cause de lui je ne cherchai pas à exciter la population, mais je refusai d’accéder à la demande qu’il me fit la veille de tenir l’église fermée durant la journée pour ne pas être troublé dans ses opérations. Malgré mes sentiments personnels pour lui ; ma conscience de prêtre me faisait un devoir de laisser l’église ouverte comme elle l’était tous les jours. La manifestation qui se produisit fut donc spontanée, et c’est à ce titre qu’elle me paraît plus significative et plus à l’honneur de la population. Dès que l’arrivée de l’employé officiel du gouvernement fut signalée le tocsin sonna, l’église se remplit et un groupe imposant d’hommes se plaça aux alentours de l’entrée. Lorsque j’arrivai devant l’église avec le trésorier de la fabrique, chargé comme moi de représenter la paroisse, l’inspecteur fort embarrassé réclamait la clef de l’église qui était fermée. J’ignorais moi-même en quelles mains elle se trouvait et me gardai de faire un mouvement pour la réclamer. Ce fut par l’insigne maladresse d’un brave homme mal inspiré pour la circonstance, qu’on put enfin la retrouver. L’entrée dans l’église se fit aux accents du "Nous voulons Dieu" chanté par toute l’assistance et tant que durèrent les opérations les cantiques et la récitation du chapelet se succédèrent. C’était navrant et consolant. L’inspecteur dut lui-même ouvrir les tiroirs et les armoires. J’étais peiné de son air malheureux ; mais tout comme lui avait le sien, j’avais mon rôle à tenir, et nous restâmes spectateurs impassibles et muets d’un recensement qui dut être bien incomplet à en juger par la rapidité avec laquelle il fut procédé."

    P. 9. Situation matérielle de l’église après la Séparation, nouvelle sacristine :

    Plus de ressources après la Séparation. Mme Darrieutort (en la personne de sa fille Mathilde) prit en charge, à ses frais, l’entretien de la sacristie et des autels. Elle devient alors la bienfaitrice de Montaut. Elle achetait tout le nécessaire.

    P. 10. La guerre, les réfugiés. Nettoyage de l’église :

    Deux familles de réfugiés belges furent recueillies à Montaut et logées dans le couvent des sœurs (alors vide). L’abbé les a occupées au nettoyage de l’église. L’un des réfugiés était artiste peintre et fut donc employé au nettoyage des tableaux des trois autels. En ce qui concerne le maître-autel, "il me fit remarquer qu’un précédent nettoyage avait été fait très maladroitement avait été fait très maladroitement et d’une manière insuffisante et qu’on ne pouvait y remédier parce que l’ouvrier, son mauvais travail terminé, avait de nouveau passé du vernis sur la peinture."

    P. 11. Béatification de Jeanne d’Arc, 1909 :

    Grande fête célébrée à Montaut (« un lundi vers la mi-août »), projection dans l’église d’une série de tableaux retraçant la vie de Jeanne d’Arc. "J’avais imaginé, comme pièce principale de décoration dans l’église, de faire peindre par mon cher voisin de Banos, Monsieur l’abbé Descorps, la Jeanne d’Arc d’Ingres et j’avais placé ce tableau sur le haut du maître autel dans un cadre de fleurs. La fête terminée, je ne crus pas mieux faire que de l’utiliser en lui choisissant une place définitive au-dessus de l’arcature romane qui s’ouvre à l’entrée de la chapelle de la Vierge."

    P. 11. Nouvel état d’esprit après la guerre de 1914-1918 :

    "L’ardeur que mirent les sonneurs improvisés à répandre la bonne nouvelle fut funeste en conséquences pour les pauvres cloches. En beaucoup d’endroit elles se fêlèrent. Notre plus belle cloche fut de ce nombre. Elle datait de 1760. Et de ce jour note sonnerie se trouva bien appauvrie."

    P. 12.

    1921. Souvenir commémoratif extérieur trop coûteux : installation d’un drapeau du Sacré-Cœur (don de Mlle Darrieutort) dans le chœur. Celui-ci étant réservé pour les grandes solennités, elle en donna un autre "pour figurer à demeure".

    P. 13.

    1926 : changements dans la sacristie : agrandissement de la fenêtre, la sacristie étant trop sombre et le vitrail trop ancien. Installation d’un meuble dans le recoin gauche, qui résiste à une effraction, afin d’y ranger les vases sacrés. Confessionnal portatif à l’usage des sourds (une commode encombrante), remplacée par une grille contre le mur. Transformation d’une ouverture à côté de la porte donnant sur la Placote, "sorte d’évier contenant le lavabo destiné au célébrant. Un mauvais maçon avait essayé de lui donner une arcature romane gauche à souhait et la maçonnerie s’en allait à l’arrière du cul de four. C’était simplement dégoutant à l’œil. Après en avoir fait un placard rectangulaire fermé par une porte en chêne, je l’utilisai pour le lavabo et pour tout ce qui concerne le service des burettes."

    1927 : achat de deux fauteuils de célébrants et de deux tabourets pour servir au diacre et au sous diacre. Mobilier commandé à la Maison André, d’Angers (1 000 fr.). La stalle de célébrant, fixée à la boiserie, présentait un problème : "il était impossible de s’y installer sans que les chasubles ou chapes n’eussent à en souffrir. [...] De ce fait j’ai dû en particulier faire remettre complètement à neuf le bel ornement de moire blanche dont la croix est en broderie d’or fin en relief [...]" (800 fr. aux dominicaines de Dax.)

    1928 : année importante, restauration des cloches. Grosse cloche fêlée, seconde cloche plus petite, deux autres toutes petites. "La plus petite pouvait être levée à bras par un seul homme et l’autre la suivait de près. On ne les utilisait que pour les obsèques des petits enfants." Le système de sonnerie, changé par l’abbé Daydrein (1866-1900), ne comportait pas de contrepoids, aussi le va-et-vient des cloches ébranlait-il tout le beffroi (charpente et faîtage). "Le mobilier de l’église étant juridiquement communal, la question des travaux à faire n’était pas de mon ressort. Mais nous avions tous appris à connaître que si les communes étaient propriétaires, elles s’inquiétaient généralement fort peu de pourvoir à l’entretien et au renouvellement du mobilier. [...] On n’aurait cependant pas dû oublier que c’était une sonnerie civile et patriotique et non une sonnerie religieuse qui avait occasionné la fêlure de la grande cloche. Mais la caisse communale restait, parait-il, à sec en permanence [...]." Ouverture d’une souscription paroissiale. Mlle Darrieutort donna 5 000 fr. et les donations s’enchaînèrent à la surprise du curé (13 910 fr.). Le programme de restauration fut donc élargi : refonte de la grosse cloche, son contrepoids, un contrepoids à la seconde et refonte des deux petites cloches pour en créer une troisième. Fondeur : Darricau de Tarbes. Coût : 11 300 fr. Garantie : dix ans. Bénédiction le 16 septembre 1928. Mlle Darrieutort fut naturellement désignée pour le marrainage de la plus grande. Parrain : Louis Moringlane (fils du capitaine Raoul Moringlane). Deuxième cloche : la mère la plus éprouvée par la guerre, Mme Lapeyre (ex-institutrice ayant perdu ses trois fils à la guerre) fut choisie pour marraine, un blessé de guerre, Julien Man (dont le frère était amputé et le fils décédé), pour parrain. Inscription sur les cloches : A fulgure et tempestate libera nos domine. Mathildis, Ludovica, vox dei ad populum, populi ad Deum constituta. A.P 1928. (grande cloche) ; Da pacem Domine in diebus nostris. Victoria Paulina Juliana, pro patria gratias ago preces que fundo (petite cloche). "Le travail du fondeur laisse à désirer pour leur netteté ; certains mots sont difficilement lisibles." Accord mineur des trois cloches : mi, sol, si. Rien n’était prévu pour la descente des cloches, il a donc fallu détruire un côté de la cabine de l’horloge et retoucher les planchers.

    P. 16. Vestiaire liturgique.

    Presque tous les ornements ont été renouvelés. Il reste peu de chose en 1928 de ce qu’il y avait à l’arrivée de l’abbé Laffite (1900) : un vieil ornement d’or avec fleurs de couleur (une des plus belles pièces), un ornement de velours rouge avec croix en relief à l’or fin, un ornement de velours noir brodé argent, deux dalmatiques "genre espagnol si originales et si fraiches de teintes avec leurs dessins de fleurs, d’oiseaux, de papillons aux couleurs variées", deux chapes noires, une chape rouge, une chape violette. Legs de Mlle Burguerieu : un ornement d’or et chape d’or avec son voile d’or. Une partie du legs utilisée pour l’achat d’un confessionnal (nef principale). Elle avait aussi fait don de la statue de Notre-Dame de Lourdes (chapelle de la Vierge).

    Autres achats et dons :

    1912 : nouvel harmonium (l’autre, de 1867, était délabré), nouveaux bancs de congréganistes, appareil d’acétylène pour l’éclairage, prie-Dieu du chœur (même ébéniste que le confessionnal).

    Souvenir commémoratif des morts de la guerre acheté par souscription.

    P. 20-21. Les confréries.

    Il existait à Brocas une ancienne confrérie de saint Pierre. En 1900, ils ne restait que six adhérents âgés. Ils ont donc été intégrés à la confrérie du Saint-Sacrement, plus prospère (30 fr de droit d’entrée). Il existe aussi une confrérie du Rosaire, moins prospère.

    1900 : constitution de la Congrégation des Enfants de Marie.

    P. 25. L’église possède 3 reliques de la Vraie Croix.

    La plus ancienne ayant été donnée par l’abbé Cassiet a perdu son authentique pendant la Révolution. Mais une reconnaissance officielle par l’autorité diocésaine permit de lui rendre un culte public (p. 127 et suivantes). En 1861, l’abbé Sébie a constitué un dossier de recherches pour l’évêque, expliquant l’histoire de la relique : le prêtre Pierre Cassiet, natif de Montaut, reçut cette relique de la cours de Rome en 1764 comme récompense. Il la fit ensuite reconnaître par l’évêque d’Aire (de 1758 à 1783) Playcard de Raigecourt et la donna à la paroisse de Montaut ; le curé était alors M. Duhart (1746 – 1786). La relique était dans un petit reliquaire en bois doré, oblong, de forme triangulaire. Un coffre (pyramidal ?) doré avait aussi été fait pour servir de trône d’exposition les jours de fête et de châsse le reste de l’année. En 1792, lorsque le gouvernement révolutionnaire décida de confisquer les biens de l’église, M. Siméon Moringlane cacha le petit reliquaire en lieu sûr et enterra la châsse dans le jardin de M. L*** (Lacoste ?) en prenant soin de protéger la dorure. Il oublia de récupérer l’authentique. Lorsqu’on revint la déterrer, on ne trouvé que les étoupes. Après son exil, l’abbé Bergoignan (1801-1813), curé titulaire expliqua la situation l’évêque de Bayonne et d’Aire. Une enquête fut entamée vers 1804 par M. Lamarque, vicaire général et M. Basquiat-Mugriet de Saint-Sever, ancien vicaire général. Tous ceux qui avaient vu la relique avant la Révolution la reconnurent (dont l’abbé Cassiet) et ce fut suffisant pour remplacer l’authentique et l’évêque de Bayonne autorisa les mêmes cérémonies. La relique fut dérobée entre 1824 et 1825 mais sous la menace faire par l’abbé Tisné de la "vengeance du Ciel", le ravisseur la restitua.

    La deuxième relique, dans un reliquaire doré monté sur pied, est un don de l’abbé Pédemagnon (1834 – 1839). Elle possède son authentique. L’origine de la troisième relique est inconnue.

    P. 25. Noces d’argent de l’abbé Lafitte en 1925.

    Grâce à une souscription, un Christ en ivoire lui a été offert.

    P. 27.

    1930 : achat d’un ornement noir de première classe, velours et argent fin (1 320 fr.) chez Nouvellet à Lyon.

    1930 (21 juin) : mort de Mathilde Darrieutort bienfaitrice de Montaut. Elle avait pris à se charge la plus grande partie des frais de réparation et d’achat des vêtements liturgiques. Quelques jours avant sa mort elle a offert une statue de sainte Thérèse.

    Transformation des fonts baptismaux, trop étroits (1,70 m sur 1,60 m). De plus, la clôture des fonts étant de plein bois, ce recoin était dans l’obscurité. Agrandissement et remplacement de la clôture en bois par une grille en fer forgé de la maison Galin de Bordeaux. Avec ces modifications, on s’est aperçu que la vasque était fendue ; comme elle était « très grossièrement faite et sans aucun style », elle a été remplacée par une vasque neuve en marbre gris d’Arudy accompagné d’un couvercle en bronze. Coût total : 9 300 fr. (dont 6 200 pour la grille).

    1931 : c’est M. Descorps, curé de Banos, qui s’est chargé des peintures. Le tableau du Baptême de saint Jean-Baptiste a été raccourci pour son nouvel emplacement.

    1934 : achèvement de l’installation de l’électricité dans l’église par Gaston Fauthous pour 3 000 fr.

    Interdiction du service religieux à Brocas à cause du délabrement de l’église : "la couverture, devenue une vraie écumoire, laisse passer des flots d’eau qui détrempent les coûtes et inondent sur certains points le pavé de l’église."

    1936 : restauration du clocher de Brocas. "Ce qui constituait le clocher proprement dit a été simplement rasé, sa reconstruction entraînant des dépenses trop considérables. La tour a été simplement exhaussée de 3 mètres et terminée comme chacun peut le voir."

    Cette même année, restauration du clocher de Montaut (premier projet : consolidation du mur sud, recrépissage, remise à neuf de la couverture d’ardoise.) Ce premier projet a finalement été abandonné au profit de la construction d’une tour "plus ou moins moyennageuse (sic) qui n’a pas l’admiration de tout le monde", car la toiture en ardoise réclamait trop d’entretien.

    Photo jointe au texte : "J’ai voulu que le souvenir de notre cher vieux clocher ne fut pas tout à fait perdu et que ceux qui ne l’ont pas connu retrouvent du moins son image en mémoire du temps passé."

    1937 : nouvelle cloche à Brocas, refondue par M. Fourcade de Tarbes, donnant le si bémol (2 112 fr.).

    1939 : volonté de créer une salle paroissiale pour servir de lieu de réunion. Lafitte a choisi le projet de Prunetti, architecte à Dax.

    1945 : à la Libération, "une tête brulée de la localité en signe de réjouissance fit éclater deux bombes de plastique sur la place qui longe le côté ouest de l’église. La déflagration provoqua des éclatements dans les vitraux, particulièrement dans le vitrail central de la nef." L’église est restée quatre ans avec ses vitraux brisés laissant entrer le froid et la pluie. En 1949, l’abbé Lafitte offre une participation paroissiale de 40 000 francs à la commune afin qu’elle consente à réparer les vitraux en ajoutant le complément. C’est la maison Dagrand de Bordeaux qui s’en charge (environ 100 000 francs).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Délibérations du conseil de fabrique de Montaut (5 janvier 1777 - juin 1790).

    1786 Archives départementales des Landes : E 191/GG91/21
  • Secours de l'État pour réparation à l'église de Montaut (1849).

    Archives départementales des Landes : 70 V 226/6
  • Registre paroissial de Montaut, 1845-1951.

    Archives communales, Montaut
  • Registre d’inscription des personnes agrégées aux confréries du S[ain]t Sacrement et du Rosaire de Montaut (1850-1929).

    Archives communales, Montaut
  • Registre "Confrérie de St Pierre établie à Brocas en l’année mil-six cents nonante neuf par Monsieur Lafaurie, Bachelier en théologie, prêtre et curé du dit Brocas et Montaut" et (même registre, tête-bêche) "Registre de l’Archiconfrérie du très saint et immaculé cœur de Marie pour la conversion des Pécheurs, établie dans l’Église Ste-Catherine de Montaut par ordonnance de Monseigneur l’Évêque d’Aire, en datte du 20 novembre 1845 et affiliée à l’Archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires le 27 9bre 1845 (voir l’ordonnance et les lettres d’Aggrégation (sic) affichées à l’Autel de Marie (1845)".

    Archives communales, Montaut
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 226/10
  • Dons et legs à la fabrique (1832-1904) : Jean-Charles Marsan (1832-1837), Bernard Dupouy (1852), Jean Man (1861-1863), Pierre Lalande (1868-1871), Jeanne Fanny de Loubès (1872-1874), Jeanne Ferminie Darrieutort veuve de Monet (1876-1905), Jean Sever Martial Burgurieu (1896-1897), Coralie Burgurieu (1903-1904).

    Archives départementales des Landes : 70 V 226/12
  • Région Aquitaine. Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de la commune de Montaut, 1969.

Bibliographie
  • LÉGÉ Joseph. Les diocèses d'Aire et de Dax, ou Le département des Landes sous la Révolution française, 1789-1803 : récits et documents. Aire-sur-l'Adour, 1875.

    tome 2, p. 36
  • CUZACQ René. "Montaut et la porte en bois sculpté de son église". Les Landes pittoresques, éd. Jean Lacoste, Mont-de-Marsan, 1960.

    p. 58-59
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 36-40
  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    p. 1101
  • SOUSSIEUX Philippe. Dictionnaire historique des Landes. Études landaises, 2012.

    p. 527-529
Périodiques
  • SÉBIE, abbé. "Histoire paroissiale. La paroisse de Montaut (Landes) à l'époque de la Révolution française". Revue de Gascogne, tome 5,1864.

    p. 209-217
  • CONSTANS Jean. "Essai sur l'administration de la communauté de Montaut, de la fin du XVIe siècle à la veille de la Révolution". Bulletin de la Société de Borda. Dax : Société de Borda, 1967-1968-1969.

    1967, tome 3, p. 359-370 ; 1968, tome 1, p. 47-64 ; tome 2, p. 185-213 ; tome 3, p. 367-385 ; 1969, tome 1, p. 69-94 ; tome 2, p. 277-299
  • MARSAN Francis. "Un aspect méconnu de l'activité des Mazzetti : le dallage de l'église de Montaut". Bulletin de la société de Borda. 1972.

    n° 346, p. 185-186

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