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Église paroissiale Saint-Vincent

Dossier IA33007137 réalisé en 2012

Fiche

Vocables Saint-Vincent
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite) - Bourg
Adresse Commune : Villeneuve
Cadastre : 1819 A 980 ; 2018 A1 740

Un premier lieu de culte dédié à saint Vincent, mentionné dès le début du 7e siècle, aurait précédé l'église actuelle, sans que sa localisation puisse à ce jour être précisément établie. Un chapiteau de marbre, en remploi dans l'édifice, pourrait appartenir à cet édifice du haut Moyen Âge. Quoi qu'il en soit, l'église Saint-Vincent est à l'époque médiévale et sous l'Ancien Régime une dépendance de l'abbaye Saint-Sauveur de Blaye. Les parties les plus anciennes de l'édifice, d'époque romane, semblent dater du 13e siècle : il s'agit de la tour de clocher et de la chapelle latérale nord. L´une des cloches porte la date de 1491.

Sur le plan cadastral de 1819, l´église est composée d´un chevet semi-circulaire encadré de chapelles latérales et de la tour de clocher au nord de ce chevet. La tour semble comprise dans le collatéral nord. En 1850, un décret érige l´édifice en chapelle de secours puis, en 1854, en succursale. Avant la restauration de l´édifice dans la seconde moitié du 19e siècle, et d´après des documents datant de cette époque, l´église n´est pas voûtée.

En 1863, le baron de Brivazac, alors propriétaire du château de Barbe, signale a la commission des Bâtiments civils que des travaux illicites s´opèrent sur l´église : destruction de l´ancienne façade, travaux sur le mur sud entrainant des modifications à l´intérieur et fonte de la cloche du 15e siècle. La commission sollicite alors l´intervention du préfet. Dans sa réponse, le curé de l´église de Villeneuve contre-argumente : la façade et le mur sud nécessitent en effet une restauration car menacent ruine, la cloche du 15e siècle n´est pas fondue mais est accompagnée par une autre cloche en meilleur état et l´intérieur de l´édifice n´est pas modifié. De plus, les restaurations sont confiées à l´architecte J. Hosteing, "déjà avantageusement connu". De cette réponse, et après une visite de chantier, résulte l´accord de la sous-préfecture de Blaye pour la continuation des travaux. La clé de voûte de la 1ère travée porte la signature de l'architecte et la date 1865. Les travaux, momentanément interrompus pour cause de budget, reprennent en 1866 : sont achevées notamment les voûtes et les croisées du bas-côté nord (procès-verbal daté du 25 février, l´entrepreneur est Philippe Laroche).

En 1878, des travaux ont lieu sur la sacristie ainsi que sur les sculptures intérieures ; ces dernières sont d'abord confiées à Dumirail, remplacé, après son décès, par Jean Cabanes.

En 1903, la cloche est classée comme Monument historique.

En 1911, des travaux sont réalisés sur la charpente (démolition puis reconstruction) sous la direction de l´entrepreneur Jean Méry.

Des travaux de rénovation ont également lieu en 1921. En 1925, le clocher et la chapelle nord bénéficient d´une inscription au titre des Monuments historiques.

Période(s) Principale : 13e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Hosteing J., architecte, signature, attribution par source
Auteur : Dagrant Gustave-Pierre, peintre-verrier, signature
Auteur : Dumirail, sculpteur, signature
Auteur : Cabanes Jean, sculpteur, signature
Auteur : Laroche Philippe, entrepreneur, signature
Auteur : Méry Jean, entrepreneur, signature

L´église est située dans le bourg, en hauteur, et fermée au nord, à l´est et au sud par un muret en moellons. Elle comprend différentes campagnes de construction, la tour-clocher étant la plus ancienne. Orientée, construite en pierre de taille, l´église adopte un plan en croix latine ; elle est composée d´une nef de quatre travées et de deux bas côtés, d´une croisée formant transept et ouvrant sur des chapelles orientées et d´une abside semi-circulaire avec déambulatoire. La tour-clocher de base carrée s´élève au nord-est du chevet. La façade principale, au pignon découvert, présente un portail encadré de contreforts, en arc plein-cintre, composé de quatre rouleaux qui reposent sur des colonnettes aux chapiteaux ornés de motifs végétaux. Le rouleau d´archivolte est orné de motifs en étoiles. Le portail est surmonté d´un fronton triangulaire percé d´une baie circulaire, orné de denticules et de motifs en croix ainsi que de neuf modillons sculptés. Au-dessus s´élève un pignon triangulaire percé d´une rose et sommé d´une croix. Le décor des modillons, des denticules, des motifs en étoiles et en croix se répètent sur les élévations latérales et le chevet. Le flanc sud présente, au niveau du transept, un mur pignon encadré de contreforts, percé d´une baie et d´un quadrilobe et sommé d´une croix. La chapelle latérale est coiffée d´un toit conique en tuiles plates. Le chevet, couvert d´un appentis en tuiles creuses, est à cinq pans. Sur le flanc nord se trouve la tour-clocher de base carrée abritant la chapelle dont l´abside est saillante sur la face est. Coiffé d´un toit en pavillon surmonté d´une girouette, le clocher est orné d´une corniche moulurée à modillons qui se poursuit sur les quatre côtés. Il est également percé de baies en arc segmentaire à crossettes moulurés. A l´intérieur, la nef, voûtée d´ogives, est ornée de clés de voûtes sculptées présentant le nom des commanditaires. L´élévation est à deux niveaux. Le premier niveau est composé d´arcades reposant sur des piliers à noyau carré cantonné de colonnes engagées ouvrant sur les bas-côtés voûtés plein-cintre. Le second niveau est composé d´une tribune à deux arcatures aveugles encadrées de pilastres à chapiteaux feuillagés et surmontés d´un quadrilobe. Sur le mur, au niveau de la quatrième travée du bas-côté nord est présente une plaque portant l´inscription : "Hommage au Conseil municipal, mars 1920". Le transept est flanqué de chapelles latérales comprenant une travée couverte d´ogives et une abside semi-circulaire. La chapelle sud est dédiée à Joseph tandis que la chapelle nord, aux murs peints et comprise dans la tour-clocher, est dédiée à la Vierge Marie. Le chœur, dans lequel se trouve un maître-autel en marbre, est entouré d´un déambulatoire rythmé par huit colonnes.

Murs calcaire
pierre de taille
Toit tuile creuse, tuile plate
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'ogives
voûte en berceau plein-cintre
Couvertures toit à longs pans
appentis
toit conique
toit en pavillon
pignon découvert
Techniques sculpture
Représentations denticule main feuille fleur raisin étoile pomme de pin croix calice livre de messe blason

Estuaire

TRAVEE 0

La cloche de 1491 est réputée l'une des plus anciennes de France.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1925/07/16

Annexes

  • Documents concernant l'ancien prieuré

    Archives départementales de la Gironde, 2 O 4101 :

    - Extrait des minutes de vente de biens nationaux du 10 mars 1791, relative à la vente des maisons et domaines du prieuré-cure de Villeneuve :

    "[...] consistant en une maison du prieur, chai, cuvier et maison pour le paysan, jardin au devant et au nord de l'église, contenant environ un journal de vigne, dont sept carreaux étaient jouis par le curé et le reste ainsi que les maisons par le prieur. Estimé 2000 livres. Plus une pièce de terre jouie par le prieur qui au devant le cimetière de la dite paroisse de contenance d'environ un journal, estimée 1000 livres, ce qui forme au total la somme de 3000 livres le tout [...]."

    Adjudication au sieur Pastoureau pour 6200 livres.

    - Rapport du sous-préfet de l'arrondissement de Blaye concernant la maison curiale et ses dépendances, appelée le Prieuré, 8 septembre 1818 :

    Pétition adressée par le propriétaire Jean Blay "dans l'objet d'être maintenu à jouir sans trouble de la partie du terrain qui se trouve comprise entre la maison et le jardin, contre les prétentions de quelques habitants qui prétendent que cette partie de terrain forme un passage public".

    "Par sa délibération du 20 août dernier le conseil municipal reconnaît que le terrain en discussion est une espèce de place publique, il affirme que le chai attenant à l'église et qui n'a pas été aliéné à ses issues par cette place.

    Le plan joint à la pétition désigne clairement la position locale, il montre qu'il existe derrière la maison acquise un chemin dit des morts par lequel les habitants se rendent à l'église. Toutefois ce ne serait pas une preuve que le passage marqué entre la maison et le jardin ne fut pas une propriété publique. [...]

    Quand à l'usage du puits qui se trouve sur le terrrain de l’acquéreur, c'est un point de discussion qui est du ressort du tribunal, puisqu'il s'agit ici de servitude [...]."

  • Croquis de l'église Saint-Vincent de Villeneuve, par Jean-Auguste Brutails, 1897

    - AD Gironde, 90 J 41/46 :

    1. "Villeneuve. L'an mil quatre cens quatre XX et XI de Sainct (sic) Vincent en Burges jhs. maria ora pro nobis. amen. Bénitier ancien chapiteau roman ? sur colonnes romanes ? Clocher élevé en même temps qu'absidiole".

    2. Plan d'un piédroit d'une "fenêtre de l'étage supérieur"du clocher de l'église.

    - AD Gironde, 90 J 41/47 :

    1. Plan de l'absidiole orientée du bras Nord du transept de l'église Saint-Vincent de Villeneuve. Brutails projette la voûte d'ogives. Il précise également sur les arcs formerets : "formerets de profil gothique".

    2. Coupe d'une ogive de la voûte sur croisée d'ogives du bras Nord du transept de l'église.

    3. Croquis d'un tailloir et de la naissance de l'arc doubleau ouvrant sur l'absidiole orientée du bras Nord du transept de l'église.

  • Complément documentaire

    - AD Gironde 2 O 4101, Décret, 1er mai 1850 :

    "L´église de la commune de Villeneuve, canton de Bourg, arrondissement de Blaye (Gironde) est érigée en chapelle de Secours.

    Le culte y sera célébrée sous la Direction du desservant de l´église succursale de Saint-Ciers de-Canesse et sous l´administration de la Fabrique de cette église".

    - AD Gironde 2 O 4101, Décret, 16 août 1854 :

    "Est érigée en Succursale l´église dénommée ci-après (Villeneuve)".

  • Transcription de documents des archives départementales de la Gironde concernant la restauration de l'église

    - AD Gironde, 2 O 4101 : Travaux en exécution à l´église de Villeneuve, 14 janvier 1863.

    "Monsieur le préfet,

    La Commission [des Monuments Historiques] vient d´être informée que des travaux considérables sont en voie d´exécution dans l´église de Villeneuve, arrondissement de Blaye. D´après les renseignements qui lui ont été fournies par plusieurs de ses membres, dans la séance du 9 courant, on aurait détruit l´ancienne façade remarquable par la disposition de la porte d´entrée et on y aurait substitué une façade dans les formes romanes ; des travaux importants seraient en voie d´exécutions sur le mur latéral sud et ils paraitraient devoir entrainer des modifications regrettables dans l´intérieur. Enfin la Fabrique aurait l´intention de faire fondre une cloche de la fin du XVe siècle, bien qu´un honorable habitant de la commune ait offert, pour en assurer la conservation, d´en payer la valeur, à condition qu´on la répare.

    La Commission s´est vivement émue de ces communications. Elle ignore si l´administration municipale vous a donné connaissance de ces travaux sur lesquels aucun avis ne lui a été demandé et qu´elle réprouve hontement.

    L´église de Villeneuve était d´une des plus intéressantes de l´arrondissement de Blaye et la destruction de son ancienne façade est un acte de vandalisme irréparable.

    La Commission manquerait à la partie la plus essentielle de sa mission si elle faisait accomplir, dans mot dire, des faits de cette nature. Il résulte des renseignements qui lui ont été fournis, que rien ne rendrait nécessaire la démolition de la façade, qu´il eut été facile de restaurer et de conserver. [...]".

    Le secrétaire.

    - AD Gironde, 2 O 4101, Travaux à l´église de Villeneuve, 29 janvier 1863 :

    " Monsieur la Grand Vicaire,

    Vous avez eu la bonté de m´envoyer un rapport de la Commission des monuments historiques civils de la Gironde au sujet des travaux de restauration de l´église de Villeneuve, en me priant d´y mettre mes observations. Je vais tâcher de répondre. [...].

    Je vais vous indiquer M. le Grand Vicaire ce qui m´a déterminé à entreprendre ces travaux.

    La façade de l´église était dans un état affreux. Non seulement le mur n´était pas perpendiculaire, mais encore il était lézardé en plusieurs endroits. Il n´y avait pas une pierre qui ne fut minée par le salpêtre de telle sorte que lorsqu´on a voulu employer quelques unes de ces pierres, cela a été impossible. Plusieurs même étaient tombées, j´avais à craindre quelqu´accident déplorable. La porte, toute vermoulue, percée comme un crible, laissait passer le vent partout. Elle est encore à Villeneuve, on peut l´examiner. Quant au mur du sud, il n´avait pas cinq centimètres de fondations, il était bâti en terre, sans chaux ni sable et lézardé. Quand on a commencé à le démolir, il suffisait de le pousser du bout du pied pour le faire tomber. On y voyait d´ignobles croisées. Nous les avons encore ; elles sont là, ainsi que les pierres de démolition, comme preuve de ce que j´avance. Tout en ayant soin des âmes, le prêtre n´a pas oublier les besoins de corps, je ne pouvais donc pas laisser un danger imminent menaçant la vie de nos paroissiens. Il y avait donc urgence.

    Nos connaissances en matière de construction ne nous permettaient pas d´entreprendre seuls, ces travaux. Comme le dit le rapport, "une bonne volonté peu intelligente aurait risqué de détruire ou de défigurer notre petite église". C´est pour cela que nous avons exécuté nos réparations sous la direction d´un architecte, M. Hosteing, déjà avantageusement connu. Il a bâti Saint-Seurin de Bourg et restauré Bayon. Ces églises font aujourd’hui l´admiration des visiteurs. Ainsi donc nous déclinons tout reproche soit d´imprudence, soit de peu d´intelligence.

    J´arrive maintenant aux faits articulés dans le rapport. Il est dit à la 3ème page : "construite au 12e siècle, modifiée et voûtée au 13ème, cette église présentait des particularités intéressantes". Réponse. Cette église n´a jamais été voûtée. Il y a dans la nef au milieu une voûte en briques, elle est donc contraire aux idées de M. l´archéologue. Cette voûte a été faite deux ans avant que je n´arrivasse à Villeneuve.

    Il est dit : "La porte s´ouvrait sous une large voussure constituant à elle seule un véritable porche" et un peu plus bas, "la façade ancienne de l´église aurait été détruite et remplacée par une autre qui n´en reproduit les sages positions ni l´aspect". Réponse. La porte s´ouvre encore sous cette voussure. Elle aurait même dix centimètres de plus de profondeur. Les mêmes cintres, les mêmes moulures, les mêmes ornements s´y voient encore. Les colonnes sont au même nombre et ont la même hauteur. Le pignon de derrière seul diffère. Mais après avoir murement examiné les choses, je soutiens que celui qu´on voyait, il y a encore un an, n´était pas celui qui a dû exister à l´époque de la construction de l´église et que celui que nous avons élevé est tout à fait dans le style primitif. Du reste l´aspect de l´église le démontre assez facilement.

    [...].

    Quant aux chapiteaux on remarque six piliers dont trois n´ont aucune sculpture et les autres portent quatre figures grimaçantes digne d´aucun intérêt et qu´un maçon de campagne ferait mille fois mieux. Il y a un seul chapiteau gallo-romain.

    Il est dit : "le clocher contenait, contient peut-être encore une cloche, peut-être la plus ancienne du pays" et un peu plus loin, "la vieille cloche serait sur le point d´être fondue, malgré l´offre généreux d´un des habitants de la commune, qui aurait proposé de la payer à la seule condition qu´on ne la détruirait pas". Réponse. Cette cloche existe encore. Il a été question dans des conversations particulières de fondre une cloche ; [...]. Or il manque un morceau à celle que nous avons, de plus elle ne se fait pas entendre souvent à 500 mètres. Il serait donc nécessaire d´en avoir une autre. Mais cela veut il dire nécessairement que nous devions fondre la vieille cloche ? Non.

    Il est dit enfin : "des travaux importants s´exécutent au mur latéral sud et menaceraient la conservation des dispositions intérieures". Réponse. J´ai indiqué plus haut les motifs de cette construction. J´ajoute encore que les dispositions intérieures seront conservées. Il y aura trois nefs, les piliers seront en même nombre. Les anciennes travées n´étant pas à la même distance, au mur latéral sud ont été établis les contreforts également distants les uns des autres. Y a-t-il là un inconvénient ? Je ne le pense pas. [...].

    Voilà Monsieur le Grand Vicaire, les observations que je vous m´avez demandées. Je crois les avoir faites avec la plus grande clarté et avoir répondu victorieusement. [...]. On peut se transporter à Villeneuve, examiner les choses sur les lieux, j´en serai bien aise, je le demande même. [...]".

    Signé : M. Vidal, curé.

  • Transcription de documents des archives municipales concernant la restauration de l'église

    - AC, Villeneuve, registre de délibérations 1856-1876 :

    5 mars 1885 : Réparations à l´église.

    - AC, Villeneuve, registre de délibérations 1877-1892 :

    17 février 1878 : Réparations à la sacristie.

    - AC, Villeneuve, registre de délibérations 1892-1915 :

    Novembre 1903 : Aliénation de la cloche de l'église. Protestation.

    "M. le maire fait part au Conseil de l´arrêté du Ministre de l´Instruction Publique et des Beaux Arts en date du 4 juillet 1903 classant comme monument historique la cloche datée de 1491 de l´Église de Villeneuve.

    Il lit au Conseil les articles de la loi du 30 mars 1887 relatifs à la Conservation des monuments et objets d´art ayant un intérêt historique et artistique ainsi que le décret du 31 janvier 1889 portant règlement d´administration publique pour l´exécution de la loi du 30 1887.

    Commentant l´article 9 qui donne aux communes un délai de six mois, à dater de la notification, pour réclamation, M. le maire prie le Conseil de ne pas laisser aliéner la dite cloche, attendu qu´étant fendue depuis longtemps, elle ne remplit plus le but désiré ; le son en était très restreint. L´achat d´une cloche s´imposent à bref délai, il ne faut pas que la commune perde le bénéfice de la vente qui pourrait résulter de cet objet et dont la valeur intrinsèque, matérielle viendra alléger d´un certain poids l´achat d´une nouvelle.

    Nous devons donc protester contre l´aliénation de la dite cloche et prier l´administration des Beaux-Arts de laisser à la commune la libre disposition de cet objet.

    Le Conseil se rangeant à l´avis du maire délibère, et usant de son droit que lui confère l´article 9 proteste contre cette aliénation [...]. "

    4 août 1912. Achat d´une cloche.

    " [...] Le Conseil, considérant que l´unique cloche de la commune est depuis longtemps défectueuse, qu´elle ne produit qu´une sonnerie très faible, s´entendant à une très faible distance. Considérant que vu les réclamations continuelles des habitants à ce sujet le remplacement de la cloche s´impose à bref délai. Vu l´arrêté du 4 juillet 1903 de M. le Ministre de l´Instruction publique et des Beaux-arts classant comme monument historique la cloche en bronze datant de 1491 de l´église de Villeneuve, arrêté qui ne permet pas d´utiliser la valeur intrinsèque importante de cette vieille archive pour pourvoir à son remplacement. Considérant que l´usage journalier de la cloche ne peut que la détériorer d´avantage. Délibère et à l´unanimité : émet le vœu que l´État propriétaire de la dite cloche, veuille bien accorder à la commune une subvention suffisante pour l´achat d´une nouvelle cloche devenue indispensable. [...] ".

    - AC, Villeneuve, registre de délibérations 1915-1944 :

    13 février 1938 : Monuments historiques. Chapelle et clocher.

    " [...] La Section permanente de la commission départementale des Sites et Monuments Naturels de la Gironde, a dans sa séance du 29 décembre 1937, émis un avis favorable à l´établissement autour de : l´église de Villeneuve dont la chapelle et le clocher sont inscrits à l´Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, d´un périmètre d´interdiction d´affichage qui comprendrait : la petite place sur laquelle est située l´église. [...] ".

  • Description du décor

    I- Clés de voûtes sculptées :

    1ère travée - compas, décimètre, équerre, document roulé : "J. Hosteing Architecte Anno Domini MDCCCLXV"

    2ème travée - ancre de navire, mas avec voile : "PH BLAY VICI PRAEFECTUS"

    3ème travée - calice, croix, livre de messe, manipule : "JB VIDAL (?) ECCLESIAE RECTOR"

    4ème travée - armes papales de Pie IX : "PIUS IX PONT[IFEX] MAX[IMUS]"

    Croisée du transept - Grappes de raisin : " Sinan Jean Edmond Propriétaire"

    Chapelle sud - armes du cardinal Donnet : "ad finem fortiter omnia suaviter". "D'azur à la bande d'or, adextrée d'une tour d'argent et sénestrée d'une rose au naturel, le tout surmonté d'un chapeau cardinalice avec les houppes latérales."

    Chœur - Calice, livre, croix, manipule : "J. Mege Ecclesiae Rector"

    Déambulatoire - plan roulé, échelle, équerre, règle, maillet : "Ph. Laroche Laboris Director"

    II-Vitraux :

    Bas-côtés nord :

    - Baptême du Christ. "Don de Perre Peres, curé, 1916. Signé "G.P. Dagrant 1916".

    - Saint Paul

    - Apparition du Sacré-Coeur à la sainte Marguerite-Marie Alacoque. Signé "G.P. Dagrant 1916".

    Bas-côtés sud :

    - Saint Pierre

    - Représentation de l'église et de la grotte de la Vierge à Lourdes

    - Saint Jacques de Compostelle. Signé "G.P. Dagrant. 1916". "Anno Domini 1893".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre de délibérations, 1856-1876.

    Archives municipales, Villeneuve : non coté
  • Registre de délibérations, 1877-1892.

    Archives municipales, Villeneuve : non coté
  • Registre de délibérations, 1892-1915.

    Archives municipales, Villeneuve : non coté
  • Registre de délibérations, 1915-1944.

    Archives municipales, Villeneuve : non coté
  • Érection de l'église en succursale, 1854.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 4101
  • Restauration, 1865-1881.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 4101
  • Travaux de réparation et d'amélioration au logement scolaire et à l'église, 1921.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 4101
Documents figurés
  • Croquis de l'église Saint-Vincent de Villeneuve. Par Jean-Auguste Brutails, 1897.

    Archives départementales de la Gironde : 90 J 41/46-47
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