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Église paroissiale Saint-Vincent-Diacre

Dossier IA40001580 réalisé en 2013

Fiche

Vocables Saint-Vincent-Diacre
Parties constituantes non étudiées cimetière
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Montfort-en-Chalosse
Adresse Commune : Vicq-d'Auribat
Cadastre : 2014 B 379

L'église Saint-Vincent, dont la première mention ne remonte qu'au début du XIVe siècle, est sans doute de fondation romane, comme le montre son plan originel à vaisseau unique et abside en hémicycle. La puissante tour fortifiée qui constitue son massif occidental aurait été édifiée dès le XIe siècle selon la tradition locale. Cette datation trop précoce a été remise en cause par R. Deloffre et J. Bonnefous (2001), qui penchent pour une construction au XIVe siècle, rendue nécessaire par les troubles que connaît la Chalosse à cette époque. Les arcades brisées qui ouvrent la tour sur trois côtés ne résulteraient donc pas d'un remaniement tardif, mais seraient bien d'origine. Le vaisseau unique a été augmenté d'un collatéral au nord à une époque indéterminée, peut-être dans la seconde moitié du XVe siècle après la fin des guerres et la reprise économique qui s'ensuivit. L'église est de celles que dévastent les troupes huguenotes de Montgomery lors de sa grande campagne de 1569. Le voûtement des deux vaisseaux (?) aurait été détruit à cette occasion et remplacé par un simple lambris lors d'une restauration ultérieure. La dernière adjonction est la sacristie adossée au flanc sud du chœur au XIXe siècle, époque où toutes les fenêtres du chœur et des deux vaisseaux furent repercées et garnies de verrières. La tour-porche a été restaurée en 1977 et l'ensemble de l'édifice dans les années 2000.

Période(s) Principale : 11e siècle , (?)
Principale : 1ère moitié 14e siècle
Principale : limite 15e siècle 16e siècle , (?)
Principale : 2e moitié 19e siècle

L'église, implantée au milieu du cimetière, est bâtie en grès coquillier et en calcaire lacustre de l'Armagnac (Deloffre et Bonnefous, 2001, p. 467) et entièrement couverte de tuiles creuses. Le vaisseau originel est une simple salle rectangulaire prolongée par un chœur en abside semi-circulaire épaulé d'une sacristie sur son flanc sud. Dans le mur occidental du vaisseau principal est percé un portail gothique en arc brisé sur piédroits à tables moulurées (refaits), flanqué de chaque côté par un arcature jumelée en tiers points avec intrados trilobé (en mauvais état). Le vaisseau est doublé au nord par un collatéral de même longueur, ouvrant par trois arcades en plein cintre chanfreinées sur piliers de section rectangulaire ; une porte rectangulaire à l'ouest, actuellement murée, donnait accès au collatéral depuis l'extérieur. L'intérieur est couvert de plafonds à doucine en plâtre, remplaçant peut-être un voûtement détruit (dont aucune trace ne subsiste toutefois). Une large tour-clocher fortifiée est adossée à l'extrémité occidentale du vaisseau. De plan rectangulaire, entièrement bâtie en moyen appareil de pierre de taille, elle est ouverte à sa base par trois arcades en arc brisé dépourvues de mouluration, et raidie à l'ouest par des contreforts talutés à larmier. Son premier niveau est occupé par une vaste salle (destinée à la garde) percée de baies étroites en arc brisé, soulignées extérieurement par une moulure sommitale et garnies intérieurement de coussièges. Le second niveau, ancien chemin de ronde crénelé, sert de chambre des cloches.

Murs calcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit partiel
grès pierre de taille
Toit tuile creuse mécanique
Plans plan allongé
Étages 2 vaisseaux
Couvrements lambris de couvrement
cul-de-four
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
croupe ronde
Techniques vitrail
peinture
Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Extraits de la monographie paroissiale du curé Candelier, 1888

    Extraits de la monographie paroissiale de Vicq-d'Auribat, par le curé Candelier, 25 septembre 1888

    Église Saint-Vincent-Diacre, unique église de la commune de tout temps, "bâtie vers le XIe siècle en style roman, elle fut brûlée par Montgomery en 1569". Clocher carré "sans aucun couronnement", "l'ancien a été détruit par l'incendie".

    Le clocher renferme deux cloches. La grande a pour inscription : "Parrain M. Batbedat F.d maire / marraine Mme Atala vicomtesse de Poudenx née Dufau / M. Despouys prêtre / St Vincent priez pour nous. / Delestan fondeur, an 1853". La petite : "Parrain M. Jean Pussacq Morian adjoint / marraine Mme Marguerite Fargues du Pape / M. Despouys prêtre / St Vincent priez pour nous / Delestan fondeur, an 1853".

    Porche : "le portail ancien a été remplacé et l'actuel ne présente aucune particularité".

    Intérieur : deux nefs. La principale a 24 mètres de long sur 10 de large. "La voûte n'est qu'un mauvais lambris en plâtre surbaissé ; l'ancienne voûte a été détruite complètement." La nef latérale, ajoutée à l'église primitive, a 5 mètres de large sur 20 de long ; elle comprend une chapelle de la Vierge.

    Chœur semi-circulaire "revêtu de boiseries sans valeur qui servent de stalles". "Autel principal en marbre, mosaïque, style Renaissance, sans adorateurs."

    Sacristie : "deux petits Christ en ivoire espagnols, qui n'ont rien de remarquable".

    L'église a été restaurée sous le curé Cabiro (1854-1878) pour un coût de 8.000 francs.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de Vicq-d'Auribat, par le curé Candelier, 25 septembre 1888.

    Archives départementales des Landes : 16 J 19
  • Église, presbytère, cimetière (1830-1936).

    Archives départementales des Landes : 2 O 2028
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 387/5
  • Legs à la fabrique : Marie Fargues veuve Farthouat (1813), Isabeau ou Élisabeth Delaas, Marie Delaas (1811), Marie Pussacq veuve Saubolle (1851-1852).

    Archives départementales des Landes : 70 V 387/6
Documents figurés
  • Vue intérieure depuis l'ouest. Diapositive, 1991.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 179
Bibliographie
  • DELOFFRE Raoul, BONNEFOUS Jean. Églises, châteaux et fortifications des Landes méridionales. Du Moyen Âge à la Renaissance. Biarritz : Atlantica, 2000.

Périodiques
  • DELOFFRE, Raoul, BONNEFOUS, Jean. "Les églises fortifiées des Landes". Bulletin de la Société de Borda, 2001, 464, p. 459-498.

    p. 462, 467
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