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Église paroissiale Saint-Pierre

Dossier IA40001561 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Pierre
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Montfort-en-Chalosse
Adresse Commune : Gamarde-les-Bains
Cadastre : 2012 C 370

L'ancienne église de Gamarde, située à proximité du château du Rau (propriété de la famille Defos), était un édifice roman à trois vaisseaux fortement remanié au XVe siècle - de cette époque dataient la chapelle funéraire des seigneurs du Rau et la peinture murale du chœur représentant Saint Michel pesant les âmes. Trop écartée du centre du bourg, elle fut démolie en 1884 (quelques vestiges en subsistent toutefois) et remplacée par un nouveau bâtiment érigé en face de l'école du village. Les travaux, sur des plans de l'architecte départemental Alexandre Ozanne (1828-1888), furent réalisés de 1880 à 1881 (ouverture au culte le 9 octobre) sous la direction de l'abbé Jean Biès (curé de 1877 à 1882). La monographie paroissiale de l'abbé Baqué (vers 1890) attribue également au curé Biès la conception globale du projet, Ozanne n'ayant, selon cette version, donné que "le plan par terre". L'église n'a pas subi de modification notable par la suite, à l'exception de la suppression des clochetons et lucarnes qui flanquaient la flèche du clocher, visibles sur des cartes postales anciennes.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1880, daté par source
Auteur(s) Auteur : Ozanne Alexandre,
Alexandre Ozanne (1828 - 1888)

Né à Bonascq (Calvados). Architecte départemental des Landes de 1859 à 1879.


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architecte départemental, attribution par source
Auteur : Biès Jean,
Jean Biès

Curé de Gamarde-les-Bains de 1877 à 1882, auteur présumé des plans de la nouvelle église Saint-Pierre (1880-1881).


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architecte, (?), attribution par travaux historiques

Édifice de style néogothique, construit en moellon calcaire de Gamarde et pierre de taille d'Angoulême (contreforts, encadrements des baies), et couvert de tuiles creuses à l'exception du clocher. Il se compose de trois vaisseaux de six travées, celui du centre prolongé par une travée de chœur barlongue et une abside à trois pans épaulée par deux sacristies. La première travée des vaisseaux est occupée par deux chapelles encadrant un clocher-porche dans-œuvre couvert d'une flèche octogonale en pierre, à ressaut (autrefois cantonné de clochetons et percé de lucarnes) ; au premier niveau, une tribune ouvre sur le vaisseau principal. Celui-ci est séparé des collatéraux par des grandes arcades en tiers-point sur piliers fasciculés. L'ensemble de l'édifice est couvert de fausses voûtes d'ogives en briques. Les collatéraux et les parties hautes du vaisseau central sont éclairés par des lancettes simples en arc brisé, le chœur par des fenêtres à deux lancettes et réseau.

Murs calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse mécanique, pierre en couverture
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements fausse voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans
appentis
flèche polygonale
croupe polygonale
Techniques sculpture
vitrail
sculpture
Représentations crochet
Précision représentations

Crochets feuillagés sur les chapiteaux des piliers de la nef et des colonnettes du chœur.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Extraits de la monographie paroissiale du curé P.-C. Baqué, vers 1890

    AD Landes. 16 J 18. Monographie paroissiale, par le curé P.-C. Baqué, vers 1890.

    "Section 2e. Archéologie / 1ère partie : bâtiments religieux".

    "Église Saint-Pierre". L'ancienne église à trois nefs, isolée, fut détruite en 1884 et reconstruite au centre du village, sous l'abbé Biès "sur ses propres plans et sous sa direction", le "plan par terre" ayant été donné par l'architecte du département, Alexandre Ozanne. Elle fut bénite et ouverte au culte le 9 octobre 1881.

    Matériaux : pierre de Gamarde pour la maçonnerie, pierre d'Angoulême pour les contreforts.

    Le clocher renferme trois cloches, les deux plus grandes provenant de l'ancienne église, la plus petite de la chapelle du bourg. La plus grande porte l’inscription : "Parrain Henri Ducournau, marraine Madame Hélène Cardenau née Brus, maire Charles Baron de Behr, curé Charles Vergès. Hildebrand à Paris, fondeur de l'Empereur 1856". La seconde cloche porte : "Sancte Petre ora pro nobis. Despessailles adjoint, Monsieur le chevalier Betbeze de la Bia de Sauviac, Jean Dominique, Madame Marthe Sepes née du Rau, parrains. 1834. Delestan fondeur". La petite cloche porte : "Sit nomen Domini benedictum. Parrain Jean Garcie, adjoint, marraine Sébastine du Rau. 1852. Delestan fondeur".

    La nef principale à 24m90 de long, 6m50 de large et 12m de haut. La voûte est en brique, les arcs en plâtre. Au-dessus de la baie de la tribune figurent les armes de Mgr Delannoy.

    Bas-côtés : deux autels latéraux. A droite, l'autel de la Vierge : "devant le tombeau, un bas-relief très bien réussi (la Vierge donnant le rosaire à saint Dominique) entouré par les Vierges de La Salette et de Lourdes (don Cardenau). A gauche, l'autel de saint Joseph : le bas-relief représente la mort de saint Joseph, entre les statues de saint [Vincent de] Paul et de saint Louis IX (donné par souscription).

    L'abside est à pans coupés. Le maître-autel (don de la famille Ducournau), en pierre blanche d'Angoulême comme les autels latéraux, est orné, au centre, du Christ et des quatre Évangélistes l'entourant ; sur le "retable", les huit Béatitudes, saint Pierre et saint Paul aux extrémités. La porte du tabernacle est en bronze doré et porte la scène des Pèlerins d'Emmaüs. Le ciborium est porté par quatre colonnes, l'emmarchement est en pierre de Lourdes.

    "Les trois autels sont sortis des ateliers de Saint-Hilaire de Poitiers, fondés par le cardinal Pie pour la conservation de l'art chrétien."

    Les vitraux du chœur représentent : le Sacré-Cœur de Jésus et le Sacré-Cœur de Marie (au centre) ; saint Pierre et sainte Catherine (à droite) ; saint Jacques et sainte Marguerite (à gauche). Ceux de la nef sont des grisailles, ceux des bas-côtés des vitraux à médaillon "qui reproduit le patron du donateur de ce vitrail". Vitrail de "Notre-Dame de Buglose" dans la chapelle de la Vierge, "Fuite en Égypte" dans celle de saint Joseph.

    La sacristie ne renferme "rien de remarquable".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives diverses. Gamarde, habitants, XVIe-XVIIe-XVIIIe siècles.

  • Église Saint-Pierre, fabriques, dîmes XVIIe-XVIIIe siècles.

  • Registre des confréries du Saint-Sacrement et de Notre-Dame des Agonisants (1772-1863).

  • "Cathalogue des confraries du St-Sacrement et de Notre-Dame des agonisans pour l'année 1772".

  • Procès de Jean Laborde, meunier, Jean Maurin, charpentier à Hinx, fin XVIIIe siècle.

  • Monographie paroissiale de Gamarde, par le curé P.-C. Baqué, vers 1890.

    Archives départementales des Landes : 16 J 18
  • Église, presbytère, cimetière, 1814-1938.

    Archives départementales des Landes : 2 O 763
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 126/8
Documents figurés
  • L'église et l'école de Gamarde. Carte postale. J.C. éditeur, Ocana, photographe, Dax, 1er quart 20e siècle (1907-1921).

  • L'intérieur de l'église de Gamarde. Carte postale. Marcel Delboy, éditeur à Bordeaux, 1ère moitié 20e siècle (avant 1941).

Bibliographie
  • CHABAS David. Villes et villages des Landes. Capbreton : D. Chabas. Tome I, 1968 ; tome II, 1970 ; tome III, 1972 ; tome IV, 1974.

    tome II, 1970, p. 131
  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    t. II, p. 131
  • DELOFFRE Raoul, BONNEFOUS Jean. Églises, châteaux et fortifications des Landes méridionales. Du Moyen Âge à la Renaissance. Biarritz : Atlantica, 2000.

Périodiques
  • "L’ancienne église de Saint Pierre du Rau". Bulletin de la Société de Borda, 1883.

    p. LXIII-LXV

Liens web

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