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Église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens de Ménestérol

Dossier IA24001219 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Vocables Saint-Pierre-ès-Liens
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Montpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
Adresse Commune : Montpon-Ménestérol
Lieu-dit : Ménestérol
Cadastre : 1844 G3 1266 ; 1949 N3 793

L'ancienne église paroissiale de Ménestérol a été érigée au cours des 11e et 12e siècles : après avoir appartenu à l'abbaye de Saint-Astier depuis 1073, elle est donnée à l'abbaye de Baignes, en Saintonge, entre 1083 et 1098, puis redevient la possession de la collégiale de Saint-Astier en 1122. A cette date, elle est mentionnée "S. Petrus de Menestayrol". Seuls le portail et la corniche à modillons de la façade occidentale, du 12e siècle, subsistent partiellement de la période romane. Le contrefort d'angle placé au sud-ouest participe du contrebutement du clocher, attribuable au 15e siècle. Ce contrefort paraît avoir été abaissé. La nef a également été reconstruite : des voûtes à liernes et tiercerons de la fin du 15e siècle remplacent probablement l'ancien voûtement. Le vaisseau a été surélevé dans un but défensif. Au 17e siècle, deux chapelles sont érigées au nord des première et dernière travées du vaisseau. La visite canonique de 1688 décrit : "le sanctuaire, chœur et nef voûtés, mal pavés, mal vitrés. Chapelle et autel du sieur Lachabrerie en très mauvais estat. Dix-sept grands bans. Cymetière ouvert."

L'architecte départemental Auguste Bouillon intervient sur l'église au milieu du 19e siècle, notamment en ce qui concerne la reconstruction de la charpente. En 1859, un devis mentionne le remplacement de colonnes et de chapiteaux historiés du portail roman, travaux effectivement réalisés. Bernard Loncan (La sculpture romane dans la région de Ribérac), évoque aussi le probable remplacement du rouleau d'archivolte. En 1912, on projette la translation du cimetière entourant l'église. Dans les années 1920, une partie de l'enclos cimétérial est transformée en place publique.

Période(s) Principale : 11e siècle , (détruit)
Secondaire : 12e siècle
Principale : 15e siècle
Secondaire : 17e siècle
Secondaire : milieu 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Bouillon Auguste, architecte départemental, attribution par source

L'église présente une nef unique de quatre travées barlongues, se prolongeant par une une abside à trois pans munie d'une travée trapézoïdale. Deux chapelles sont construites au nord et une sacristie flanque le chevet au sud. La première travée du vaisseau reçoit la tour de clocher, en sa partie sud (elle est divisée en deux travées). L'édifice est bâti en pierre de taille, hormis la surélévation défensive, en moellons équarris. La nef et le chevet sont couverts d'un toit à longs pans et croupe, la tour du clocher d'une flèche octogonale à égout retroussé de plan carré et la sacristie d'un appentis. Une baie à remplage, comblée, occupe le dessus de l'accès extérieur à la sacristie.

La façade occidentale encadrée de contreforts plats présente les seuls vestiges romans, dont les sculptures sont très dégradées. Le portail à voussure en plein-cintre représentant tore, chevrons et motifs végétaux, repose sur des colonnettes aux chapiteaux sculptés de personnages monstrueux et d'animaux. Les tailloirs se poursuivent pour former un bandeau de feuillages, notamment de palmettes. Au-dessus, court une corniche ponctuée de dix modillons sculptés de têtes féminines et masculines. Elle est surmontée d'une petite baie axiale en plein-cintre au linteau monolithe. Le clocher est construit au sud de l'ancienne façade, à laquelle il se raccorde au niveau du pignon.

Des remaniements assez récents donnent aux parties hautes de l'édifice un aspect assez hétérogène. Le vaisseau est couvert de voûtes quadripartites à liernes et tiercerons et précédé d'une travée aux voûtes d'ogives plus simples ; l'abside présente un voûtement identique. Les ogives à pénétration de la travée occidentale retombent sur une pile circulaire imposante qui porte le clocher carré (1,80 m de diamètre). Les piliers d'où naissent les tiercerons, les ogives et les doubleaux des voûtes représentent de véritables contreforts intérieurs, d'ailleurs situés au droit des contreforts placés le long des murs gouttereaux.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
Toit ardoise, tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans
flèche en maçonnerie flèche polygonale
appentis
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations ornement figuré ornement végétal ornement animal ornement géométrique
Précision représentations

Voussures du portail sculptées d'un tore, de chevrons et de motifs floraux. Chapiteaux figurant personnages monstrueux et animaux (parmi les corbeilles au décor lisible : oiseaux affrontés, lion "passant", oiseau au "col de cygne", rinceaux, quadrupèdes adossés). Bandeau représentant feuillages et palmettes. Corniche à modillons sculptés de têtes féminines et masculines.

Le chevet est orné de boiseries du 17e siècle provenant de la chartreuse de Vauclaire.

Statut de la propriété propriété de la commune
Éléments remarquables lambris
Protections inscrit MH, 1926/06/09
Précisions sur la protection

église de Ménestérol : inscription par arrêté du 9 juin 1926

Références documentaires

Documents d'archives
  • Plans du cimetière et de l'église Saint-Pierre-ès-Liens de Ménestérol (Montpon-Ménestérol), H. Cheminade, 1869.

  • Archives diverses.

    Archives départementales de la Dordogne : Fonds Pommarède
Documents figurés
  • Dessin représentant la halle. Mine de plomb, 7 septembre 1857, réalisé par le marquis de Castelnau d'Essenault (Album archéologique n°2, Folio 55).

    Archives départementales de la Gironde : 162 T 13
  • Plan cadastral napoléonien de Ménestérol-Montignac, 1844. Section Ménestérol, feuille G3.

    Archives départementales de la Dordogne : 3 P 3 3297
Bibliographie
  • CARLES Alcide. Dictionnaire des paroisses du Périgord. Bayac : Editions du Roc de Bourzac, 1884, réédition 1986.

    p. 261.
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 203.
  • LONCAN Bernard. La sculpture romane dans la région de Ribérac (Dordogne). Mémoire de maîtrise en histoire de l'art et archéologie, sous la direction de Jacques Gardelles. Bordeaux : 1973.

    p. 49-52.
  • SECRET Jean. Les églises du Ribéracois. Périgueux : éditions Fontas, 1958.

    p. 45-47.
Périodiques
  • ROUX Joseph. "Visite canonique du diocèse de Périgueux en 1688", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, t. LVI, 1929.

    p. 217.
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