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Église paroissiale Saint-Pierre de Brocas

Dossier IA40001619 réalisé en 2017

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Pierre-aux-Liens
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Montaut
Lieu-dit : Brocas
Cadastre : 2016 F 100-101

L'église Saint-Pierre de Brocas, bien plus ancienne que l'église du bourg de Montaut, a laissé très peu de traces documentaires. Elle a pourtant été l'église paroissiale de Montaut jusqu'en 1685. Selon Jean Constans, l'église de Brocas "est tout ce qui reste d'une abbaye de Bernardins de Cîteaux fondée au XIe siècle et dont les vestiges avaient déjà disparu en 1789". Cependant, aucun autre texte n'en fait mention. L'étude architecturale et les travaux de Jean Cabanot (1965 et 1987) révèlent que l'abside et la nef principale d'époque romane, en pierre de Saint-Aubin, sont les éléments les plus anciens. Le clocher massif, flanqué d'une tour d'escalier polygonale, a été édifié pendant la guerre de Cent Ans pour fortifier l'église. Autour de 1500, des travaux d'agrandissement permettent à l'édifice de s'adapter à l'accroissement de la population. C'est alors qu'un collatéral à deux travées, fermé par un chœur polygonal, est ajouté au sud. Le chœur est couvert d'une voûte d'ogive à six quartiers et la nef d'une voûte à liernes et tiercerons. L'église est saccagée sans doute en 1569 (date de la prise de Saint-Sever par les huguenots), comme l'indique l'enquête sur les ravages causés par les protestants dans les églises du diocèse d'Aire (dit "verbal de Charles IX", 1571). Dans la première moitié du XVIIe siècle, l'église est considérablement embellie, en particulier à l'entrée de la tour, avec la construction, sous le double porche, d'un portail monumental disposé comme un arc de triomphe. D'après l'abbé Sébie, curé de Montaut en 1864, la sacristie daterait également du XVIIe siècle. A l'intérieur, les décors du XVIe siècle sont complétés de motifs antiquisants et de personnages en stuc sur les piles : la date 1619 apparaît dans un cartouche à l'entrée du collatéral (celle-ci n'était pas visible lors de la campagne photographique de 1969). Malgré ces travaux, le siège de l'église paroissiale est transféré de Brocas à Montaut en 1685. Depuis lors, la structure de l'édifice n'a pas subi de modification importante. Elle a été entièrement restaurée en 1854, la flèche du clocher a été rasée en 1936 et le clocher abaissé de trois mètres : la couverture du clocher a été refaite en 1950 et le collatéral était en cours de restauration en 1975.

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : milieu 14e siècle
Principale : 1er quart 16e siècle
Secondaire : 1er quart 17e siècle
Dates 1619, porte la date

L'église est située sur une colline du hameau de Brocas. Elle est entourée d'un enclos qui clôture également le cimetière au Nord-Est.

Plan général :

Normalement orientée, elle se compose de deux vaisseaux à toiture unique précédés d'un porche en appentis. Le chœur nord est formé d'une abside semi-circulaire précédée d'une partie droite tout comme le "chœur" sud formé d'une abside à trois pans. Au Nord-Ouest, s'élève le clocher-porche de plan carré flanqué d'une tourelle d'escalier semi-octogonale au Sud.

Élévation intérieure :

Chaque vaisseau offre un voûtement différent. Celui du Nord est couvert d'ogives, le chœur d'un berceau sur sa partie droite et d'un cul-de-four sur l'abside. La première travée du vaisseau sud est voûtée d'ogives, la deuxième comporte une croisée d'ogives à liernes et tiercerons, la troisième ne comporte que des tiercerons et le "chœur" est couvert par une voûte d'ogives à six branches.

Le vaisseau nord ne comporte qu'une fenêtre en plein cintre (première travée du mur nord). Dans le mur ouest, une grande arcade brisée permet la communication avec le porche. Celle-ci est surmontée de baies jumelées en plein cintre. Un arc triomphal en plein cintre ouvre sur le chœur principal, dont le mur est rythmé par onze arcades en plein cintre. Quatre fenêtres en plein cintre l'éclairent ; une cinquième communique avec le "chœur" du collatéral. Deux grands arcs brisés portés par trois piles cylindriques permettent la communication entre le vaisseau principal et le collatéral.

Chaque travée du vaisseau sud comporte une fenêtre. La première, en plein cintre, est plus haute et plus étroite que les trois autres en arc brisé. la première travée, située contre le clocher, s'ouvre sur la suivante par une arcade brisée étroite et assez basse. Elle communique avec le porche par une porte surmontée d'un linteau en anse de panier. L'entrée du "chœur" est marquée par un arc triomphal brisé et surbaissé. Dans l'abside, les nervures des ogives retombent sur quatre colonnettes engagées. Le chœur est éclairé par une unique fenêtre au sud.

Le clocher-porche est une tour de plan carré flanquée d'une tourelle d'escalier semi-octogonale. Il comprend un rez-de-chaussée, porche de la nef principale, et deux étages desservis par l'escalier à vis de la tourelle.

On accède au porche nord depuis le cimetière en descendant deux marches. Le sol est carrelé et la charpente apparente. Le mur ouest comporte une banquette de maçonnerie. La porte en plein cintre du mur est donne accès au rez-de-chaussée du clocher. Elle est surmontée d'un entablement classique (architrave, frise et corniche) porté par des pilastres cannelés et est encadrée d'un arc de triomphe monumental très orné. Une grande arcade brisée assure la communication entre le porche nord et le porche sud. On accède à ce dernier de l'extérieur par une porte en arc brisé au sud. A l'est, la porte en plein cintre donnant accès au collatéral est surmontée d'un entablement classique également supporté par des pilastres.

Élévations extérieures :

À l'Ouest, le mur du porche nord est plus haut et en saillie par rapport au mur du porche sud. On accède aux porches par les faces nord et sud, chacune percée d'une grande porte en arc-brisé. Un massif taluté de maçonnerie partant de la façade occidentale du clocher s'appuie sur le toit du porche nord. La façade du clocher comporte trois ouvertures étroites comme des meurtrières et deux larges ouvertures rectangulaires sans linteau au sommet ; de même sur les façades nord et est.

Le mur sud de la nef est scandé de cinq contreforts, le premier et le cinquième étant obliques. Chaque travée comporte une fenêtre.

La façade nord de la nef est scandée par trois contreforts, deux à la limite du clocher et un au niveau de l'arc triomphal. Ce mur a été repris plusieurs fois : on distingue la partie gauche d'un arc en plein cintre et, à sa gauche, une grande arcade brisée surbaissée bouchée.

À l'est, le chevet comporte deux absides juxtaposées, l'une arrondie dans le prolongement du vaisseau roman, l'autre à trois pans terminant le vaisseau gothique. Un soubassement saillant d'environ 1,50 m de haut, interrompu par un contrefort, court le long de l'abside nord. Deux autres contreforts encadrent cette abside éclairée par deux fenêtres. L'abside à trois pans ne comporte pas de baie. Elle est contrebutée par deux contreforts très saillants et peu élevés. Une sacristie de plan rectangulaire est accolée aux absides, masquant deux pans de celle du sud. Deux fenêtres étroites en plein cintre ont été percées dans le mur est de la sacristie qui possède un accès extérieur grâce à une porte basse rectangulaire située dans l'angle nord-est et précédée de cinq marches.

Couvertures :

Les vaisseaux sont couverts d'un seul toit à deux versants se terminant à l'Est par une croupe arrondie qui couvre les absides. Les porches et la sacristie sont couverts en appentis. Le clocher est couvert d'un toit en pavillon et la tourelle d'une toiture basse à six pans. L'ensemble de la toiture porte des tuiles canal, sauf la tourelle à tuiles plates.

Murs calcaire moellon
calcaire moyen appareil
calcaire grand appareil
Toit tuile creuse, tuile plate
Plans plan allongé
Étages 2 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
voûte en berceau plein-cintre
cul-de-four
Couvertures toit à deux pans croupe polygonale
toit en pavillon
appentis
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier en vis
Techniques vitrail
sculpture
peinture
Représentations ornement architectural, pilastre, fleur, tête d'ange, clé, coeur, perle, ove, couronne, acanthe, denticule, tiare
Précision représentations

Dans le chœur, les arcs des arcades du mur nord sont moulurés d'un tore surmonté de grosses perles.

Entre les première et deuxième travées du collatéral, côté sud : cartouche rectangulaire horizontal, encastré, décoré d'un cuir découpé en volutes, portant la date gravée 1619.

Dans le porche Nord, l'entablement de la porte comporte une architrave à deux fasces, une frise nue et une corniche à modillons et denticules. La porte est flanquée de pilastres cannelés (chapiteaux non décorés). L'arc de triomphe en plein cintre mouluré est surmonté d'une architrave à trois fasces, d'une frise nue et d'une corniche à denticules. Il comporte une clé ornée d'un faible relief représentant un cœur surmonté de deux clés en sautoir sous une tiare (attributs de saint Pierre), elle-même encadrée de part et d'autre par une rosace. Les chapiteaux ioniques des pilastres de l'arc sont réunis par une frise d'oves et une frise de perles. Dans le porche sud, la porte donnant accès au collatéral est surmontée d'un entablement à architrave moulurée à trois fasces, frise nue et corniche.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH, 1934/02/21

Annexes

  • SÉBIE, abbé. Histoire paroissiale. La paroisse de Montaut (Landes) à l'époque de la Révolution française

    "A Brocas, les ornements et les autels subirent le même sort qu'à Montaut. Lorsque l'on démolit les retables du maître-autel, on trouva les restes d'un magnifique autel gothique en pierre, qui avait dû être fait, ainsi qu'une partie de l'église, par les Anglais, du temps de leur domination dans la Guienne. On voit encore derrière l'abside, au dehors, du côté nord-est, les armes de la couronne d'Angleterre peintes à la fresque sur le recrépissage de la muraille. Quatre belles statues en bois doré furent transportées à Montaut et brûlées indignement devant un ignoble corps de garde que les sans-culottes du pays avaient établi sur la place du bourg, où un confessionnal leur servait de guérite."

  • Extraits du registre paroissial de Montaut-Brocas concernant des travaux aux deux églises et des acquisitions de mobilier (1847-1951)

    Abbé Barbe (1844-1860)

    P. 33-35, 39-40 : réparations et restaurations faites dans les églises de Montaut, Brocas et Arcet (1841-1860) :

    1841 : achat d’une table de communion en fonte avec deux marches et de la rampe de la chaire (1000 fr.).

    1849 : armoires de la sacristie de Montaut peintes en faux bois de noyer et de chêne.

    1851 et 1852 : même peinture pour le tambour, la chaire, les fonts baptismaux, les confessionnaux, les statues de l’autel de la Vierge. La porte d’entrée est "bronzée". Porte du clocher réparée à neuf.

    1854 : Brocas, restauration de la toiture, du clocher et du porche.

    1855 : Montaut, chapelle du Sacré-Cœur, chapelle de la Vierge, sacristie : installation de quatre vitraux peints par "M. Raymond" (Peyruquéou), peintre à Saint-Sever, pour 90 fr.

    Février 1855-février 1856 : réparation à Montaut de l’autel du Sacré-Cœur : nouvelle dorure par M. Lagarde cadet, doreur à Saint-Sever, pour 600 fr. Didelin de Paris, artiste peintre, fournit le tableau du Sacré-Cœur apparaissant à Marguerite-Marie Alacoque, pour 200 fr. Daux, décorateur à Bordeaux, vend le tombeau de l’autel 140 fr. Émile Lamagnère, menuisier, exécute le marchepied.

    1856 (août) : Raymond Peyruqueou, peintre à Saint-Sever, a doré "la table sainte, la rampe qui va à la chaire ; a peint en marbre la chaire".

    1856 (octobre) : on redécouvre l’effigie de sainte Catherine sous le badigeon de la clé de voûte de l’entrée. Restauration. "Représentée dans un groupe de nuages avec la roue de son martyr, avec dans sa main droite la palme de la glorieuse victoire, couronnée d’un diadème de gloire et écrasant sous ses pieds le tyran qui l’a condamnée".

    1857 : restauration (sans l’avis de la fabrique) de la chapelle de la Vierge, peinture de la voûte et du mur (250 fr.), autel redoré par M. Daux de Bordeaux (400 fr.).

    1857 : M. Dupin, ancien président de la chambre des députés, curé, a offert six chandeliers argentés et une croix (d’un prix d’au moins 300 fr.) à l’autel de la Vierge, lors de son passage à Montaut en mai.

    1860 : tribune construite pour recevoir l’orgue acheté par M. Barbe, curé. La même année, tous les ornements de Montaut et Brocas ont été réparés à l’occasion de la visite pastorale de l’évêque.

    P. 36 : réparations et refontes de cloches.

    La Révolution a fait perdre au clocher ses plus belles cloches en 1793. La seule qui resta était une cloche de 600 kg fondue en 1760. Montaut n’a plus possédé qu’une seule cloche jusqu’en 1836. À cette date, une cloche de 350 kg fut fondue, commandée par Pédemagnon de Bétrac, curé de Montaut de 1834 à 1839. Mais elle se cassa en 1840 et le curé Lamarque la fit refondre par Delestan, de Dax ; elle pesait alors 420 kg. En 1853, elle ne fonctionnait plus, il fallut penser à une nouvelle fonte : après concours, c’est Tourmeau fils, fondeur à Mont-de-Marsan qui a été choisi. Il en porta le poids à 458 kg. En 1855, la cloche ne fonctionne plus à nouveau. En raison de la garantie de cinq ans, le fondeur a dû la refondre à ses frais (nouveau poids : 449 kg.). En 1853, Brocas possédait une petite cloche fêlée depuis plusieurs années ; elle fut refondue et la cérémonie du baptême eut lieu en même temps que celle de la cloche de Tourmeau pour Montaut.

    P. 41 : cimetière de Montaut (1850-1851).

    1806 : les paroissiens du bourg, "fatigués de porter leurs morts à Brocas" (ancien siège de la paroisse), obligent la municipalité à faire choix d’un terrain pour un nouveau cimetière à Montaut. Mais celui-ci "ne convient pas du tout, inspire le dégout, tout le monde se plaint". Le conseil municipal tergiverse jusqu’en, date à laquelle le maire Sylvain Labastugue prend l’affaire en mains avec son nouveau conseil. On joint au terrain acquis en 1806 un emplacement mitoyen "pour faire un beau et immense cimetière". "Une personne charitable fit cadeau du magnifique portail" (estimé à 400 fr). On fit élever à cette même époque une croix qui domine le cimetière (150 fr).

    P. 82.

    1859 (2 juin) : la foudre s’abat sur le clocher de Brocas et cause d’importants dégâts.

    P. 103-106, 135-138 : achats, réparations et restaurations, église et cimetière de Montaut depuis 1845.

    Extrait (sommes les plus importantes) : lustre devant le grand autel (160 fr.), lustre de l’autel du Sacré-Cœur (100 fr.), lustre de l’autel de la Vierge (80 fr.), deux vitraux de la chapelle de la Vierge et de la sacristie (200 fr.), bannière de la Sainte Famille (220 fr.), ornements. Restauration de l’autel du Sacré-Cœur (900 fr.). Restauration de la chapelle de la Vierge (820 fr.). Don de six chandeliers et d’une croix par Dupin (300 fr.).

    1858 (12 septembre) : don d’une statue de la Vierge à Brocas (140 fr.).

    Abbé Sébie (1860-1866)

    Depuis juillet 1860, réparations de l’église et achats d’ornements à Montaut pour 5000 fr.

    Abbé Daydrein (1866-1900)

    1868 : installation des sœurs à Montaut. Ouverture de classes chrétiennes pour jeunes filles dans une maison léguée par M. de Beysies.

    1873 : Mme Darieutort, veuve de Louis de Monet, sans enfant, lègue à la fabrique sa maison avec jardin et ses trois métairies pour fonder une école de garçons. L’abbé Daydrein s’est ainsi attiré la haine des héritiers naturels (le neveu, Mme Darieutort et sa fille Mathilde ayant renoncé à leur héritage pour le remettre à la paroisse). Affaire portée au tribunal. L’abbé reçoit l’appui d’Aristide Moringlane (trésorier de la fabrique) et du comte Lamarque qui le défendent auprès du président Mac-Mahon. Le legs est autorisé en 1877 (décret signé par le président). En 1884, l’école n’est toujours pas ouverte.

    1887 : installation des frères des écoles chrétiennes, ouverture des classes. Décret de fermeture en 1904, comme suite aux décrets sur les congrégations. Comme la fabrique ne peut plus accomplir la volonté de la donatrice (école de garçons), elle est déchue de son droit au legs.

    Achats depuis 1867 (extrait) : harmonium (600 fr.), statue de St Joseph (80 fr.), bannière brodée d’or fin (250 fr.), cinq chapes (885 fr.), trois ornements (345 fr.), un drap mortuaire (220 fr.), dix paires de chandeliers (trois en bronze, sept en verre vert) (56 fr.).

    P. 135.

    Réparation des vitraux (100 fr.).

    Restauration du chœur de l’église de Brocas, achat d’un maître-autel en marbre (3100 fr.), de trois ornements blanc, violet et noir pour Brocas (180 fr.).

    1873 (Noël) : la chaire en pierre de l’église s’est effondrée pendant la messe. Remplacée en 1874 par une chaire en terre cuite de la maison Virebent de Toulouse (600 fr.).

    1877 : refonte et agrandissement de la petite cloche de Montaut (350 fr.).

    1878 : construction de la nouvelle sacristie, servant de décharge (320 fr.) ; achat d’une statue du Sacré-Cœur, de deux grands anges adorateurs, de candélabres et d’un ornement noir. (610 fr.).

    1880 : achat de deux petits anges adorateurs, de candélabres (180 fr.).

    P. 136.

    1882 : le curé a fait diviser les grandes baies de l’église en "deux travées dans le style du XVIe siècle". Vitraux de Dagrand de Bordeaux "d’après mes indications". Est : scènes de vie et mort de sainte Catherine. Ouest : vie et mort de saint Pierre. Chapelle du Sacré Cœur : Apparition du Christ à Marie Alacoque. Chapelle de la Vierge : Sainte Famille. Œil de bœuf au-dessus du porche : Notre-Dame de Buglose, patronne du diocèse. Le tout : 4 516 fr.

    1884 : chaire décorée par Raymond Peyruqueou, de Saint-Sever (250 fr.).

    P. 137.

    1887 : achat de deux lustres en cuivre à lys et épis (380 fr.).

    1885 : dais de moire blanche (1 000 fr.).

    1889 : restauration des ouvertures de l’église de Brocas. Quatre ouvertures sud remises dans leurs dimensions primitives, divisées "en deux panneaux avec meneau au milieu dans le style flamboyant" et garnies de vitraux. Le vitrail du sanctuaire de la Vierge représente la Sainte Famille au travail (coût : 200 fr. donnés par Baptiste Lannevère, 100 fr par son frère et 600 par la fabrique).

    P. 138.

    Remontage des deux grandes cloches et installation de deux petites : M. le président Burguerieu a pris à ses frais le remontage des deux grosses cloches qui ne sonnaient plus. Il fit venir le fondeur Vauthier (Emile) de Saint-Émilion. En même temps, on fait faire deux petites cloches (1200 fr.). La marraine, Coralie Burguerieu, donna 300 fr., Mme Darrieutort donna 200 fr, Martial Labastuque, parrain, donna 300 fr. Reste dû par la fabrique : 200 fr. Joug des deux cloches changés (1000 fr.).

    1898 (avril) : installation d’une nouvelle tribune à Montaut, par le menuisier Pierre Jarez ( ?).

    1900 : Raphaël Peyruqueou, de Saint-Sever, a refait les peintures de l’église, en très grande partie aux frais de l’abbé Daydrein, mort cette même année.

    1900 (15 juin) : installation d’un chemin de croix en terre cuite (1500 fr., don de Melle Coralie Burguerieu) de la maison « Union artistique internationale », dont les ateliers sont à Vaucouleurs (Meuse).

    Vierge de Lourdes offerte à l’église par Melle C. Burgurieu, pour l’autel de la Vierge. Bénédiction en 1901.

    1901 (octobre) : abandon de l’ancien cimetière (La Placote), transformé en jardin.

    Abbé Lafitte (né en 1869, curé de Montaut 1900-1951)

    P. 1 : "Notes pour servir à l’histoire de la paroisse de 1900 à 1928"

    P.3. 1908 : refonte de la plus petite des deux cloches, fêlée depuis longtemps. Le curé songea à Lannevere comme parrain : "Deux ou trois ans avant sa mort [1908], on me demanda à Brocas de faire refondre la plus petite des deux cloches, fêlée depuis déjà quelques temps. Une souscription s’ouvrit et Lannevere étant le personnage le plus en vue, je songeai naturellement à lui pour le parrainage. Un jour que je le rencontrai, avant de lui parler du rôle honorable que je lui réservais, je lui marquai mon espoir qu’il allait faire bonne figure parmi les donateurs ; mais je reçus une rebuffade : "Voyez-vous, me dit-il, j’ai donné jusqu’à l’heure (sic), que les autres donnent maintenant." Je n’insistai pas et contai ma mésaventure à un de ses vieux amis. À quelque temps de là je rencontrai cette même personne : "J’ai vu Lannevere, me dit-il, et lorsque je lui ai dit votre intention de le faire parrain, mais ne voulant rien donner il s’était exclu lui-même, il a failli en perdre la tête, tachez donc de le voir ; il est désolé de son refus et je crois qu’il va bien faire les choses". Il les fit en effet magnifiquement. La forte somme qu’il versa permit de transformer la petite cloche en la plus grande, il prit de plus à son compte l’achat d’un joug en fonte et tous les frais d’installation. Et voilà comment son nom figure glorieusement sur la cloche à côté de celui de la marraine, Mme du Sault."

    P.4. Inventaire de l’église de Montaut :

    "En certains lieux, les portes des églises durent être crochetées et même brisées pour permettre aux représentants de la loi de faire leur œuvre. Voici comment les choses se passèrent à Montaut. L’inspecteur d’enregistrement qui fut désigné pour venir faire le recensement du mobilier religieux était un homme très respectable, excellent catholique que je connaissais particulièrement et pour qui j’avais l’estime la plus profonde. Il marchait à son triste travail la mort dans l’âme ; mais ne pas marcher c’était briser sa carrière. À cause de lui je ne cherchai pas à exciter la population, mais je refusai d’accéder à la demande qu’il me fit la veille de tenir l’église fermée durant la journée pour ne pas être troublé dans ses opérations. Malgré mes sentiments personnels pour lui ; ma conscience de prêtre me faisait un devoir de laisser l’église ouverte comme elle l’était tous les jours. La manifestation qui se produisit fut donc spontanée, et c’est à ce titre qu’elle me paraît plus significative et plus à l’honneur de la population. Dès que l’arrivée de l’employé officiel du gouvernement fut signalée le tocsin sonna, l’église se remplit et un groupe imposant d’hommes se plaça aux alentours de l’entrée. Lorsque j’arrivai devant l’église avec le trésorier de la fabrique, chargé comme moi de représenter la paroisse, l’inspecteur fort embarrassé réclamait la clef de l’église qui était fermée. J’ignorais moi-même en quelles mains elle se trouvait et me gardai de faire un mouvement pour la réclamer. Ce fut par l’insigne maladresse d’un brave homme mal inspiré pour la circonstance, qu’on put enfin la retrouver. L’entrée dans l’église se fit aux accents du "Nous voulons Dieu" chanté par toute l’assistance et tant que durèrent les opérations les cantiques et la récitation du chapelet se succédèrent. C’était navrant et consolant. L’inspecteur dut lui-même ouvrir les tiroirs et les armoires. J’étais peiné de son air malheureux ; mais tout comme lui avait le sien, j’avais mon rôle à tenir, et nous restâmes spectateurs impassibles et muets d’un recensement qui dut être bien incomplet à en juger par la rapidité avec laquelle il fut procédé."

    P. 9. Situation matérielle de l’église après la Séparation, nouvelle sacristine :

    Plus de ressources après la Séparation. Mme Darrieutort (en la personne de sa fille Mathilde) prit en charge, à ses frais, l’entretien de la sacristie et des autels. Elle devient alors la bienfaitrice de Montaut. Elle achetait tout le nécessaire.

    P. 10. La guerre, les réfugiés. Nettoyage de l’église :

    Deux familles de réfugiés belges furent recueillies à Montaut et logées dans le couvent des sœurs (alors vide). L’abbé les a occupées au nettoyage de l’église. L’un des réfugiés était artiste peintre et fut donc employé au nettoyage des tableaux des trois autels. En ce qui concerne le maître-autel, "il me fit remarquer qu’un précédent nettoyage avait été fait très maladroitement avait été fait très maladroitement et d’une manière insuffisante et qu’on ne pouvait y remédier parce que l’ouvrier, son mauvais travail terminé, avait de nouveau passé du vernis sur la peinture."

    P. 11. Béatification de Jeanne d’Arc, 1909 :

    Grande fête célébrée à Montaut (« un lundi vers la mi-août »), projection dans l’église d’une série de tableaux retraçant la vie de Jeanne d’Arc. "J’avais imaginé, comme pièce principale de décoration dans l’église, de faire peindre par mon cher voisin de Banos, Monsieur l’abbé Descorps, la Jeanne d’Arc d’Ingres et j’avais placé ce tableau sur le haut du maître autel dans un cadre de fleurs. La fête terminée, je ne crus pas mieux faire que de l’utiliser en lui choisissant une place définitive au-dessus de l’arcature romane qui s’ouvre à l’entrée de la chapelle de la Vierge."

    P. 11. Nouvel état d’esprit après la guerre de 1914-1918 :

    "L’ardeur que mirent les sonneurs improvisés à répandre la bonne nouvelle fut funeste en conséquences pour les pauvres cloches. En beaucoup d’endroit elles se fêlèrent. Notre plus belle cloche fut de ce nombre. Elle datait de 1760. Et de ce jour note sonnerie se trouva bien appauvrie."

    P. 12.

    1921. Souvenir commémoratif extérieur trop coûteux : installation d’un drapeau du Sacré-Cœur (don de Mlle Darrieutort) dans le chœur. Celui-ci étant réservé pour les grandes solennités, elle en donna un autre "pour figurer à demeure".

    P. 13.

    1926 : changements dans la sacristie : agrandissement de la fenêtre, la sacristie étant trop sombre et le vitrail trop ancien. Installation d’un meuble dans le recoin gauche, qui résiste à une effraction, afin d’y ranger les vases sacrés. Confessionnal portatif à l’usage des sourds (une commode encombrante), remplacée par une grille contre le mur. Transformation d’une ouverture à côté de la porte donnant sur la Placote, "sorte d’évier contenant le lavabo destiné au célébrant. Un mauvais maçon avait essayé de lui donner une arcature romane gauche à souhait et la maçonnerie s’en allait à l’arrière du cul de four. C’était simplement dégoutant à l’œil. Après en avoir fait un placard rectangulaire fermé par une porte en chêne, je l’utilisai pour le lavabo et pour tout ce qui concerne le service des burettes."

    1927 : achat de deux fauteuils de célébrants et de deux tabourets pour servir au diacre et au sous diacre. Mobilier commandé à la Maison André, d’Angers (1 000 fr.). La stalle de célébrant, fixée à la boiserie, présentait un problème : "il était impossible de s’y installer sans que les chasubles ou chapes n’eussent à en souffrir. [...] De ce fait j’ai dû en particulier faire remettre complètement à neuf le bel ornement de moire blanche dont la croix est en broderie d’or fin en relief [...]" (800 fr. aux dominicaines de Dax.)

    1928 : année importante, restauration des cloches. Grosse cloche fêlée, seconde cloche plus petite, deux autres toutes petites. "La plus petite pouvait être levée à bras par un seul homme et l’autre la suivait de près. On ne les utilisait que pour les obsèques des petits enfants." Le système de sonnerie, changé par l’abbé Daydrein (1866-1900), ne comportait pas de contrepoids, aussi le va-et-vient des cloches ébranlait-il tout le beffroi (charpente et faîtage). "Le mobilier de l’église étant juridiquement communal, la question des travaux à faire n’était pas de mon ressort. Mais nous avions tous appris à connaître que si les communes étaient propriétaires, elles s’inquiétaient généralement fort peu de pourvoir à l’entretien et au renouvellement du mobilier. [...] On n’aurait cependant pas dû oublier que c’était une sonnerie civile et patriotique et non une sonnerie religieuse qui avait occasionné la fêlure de la grande cloche. Mais la caisse communale restait, parait-il, à sec en permanence [...]." Ouverture d’une souscription paroissiale. Mlle Darrieutort donna 5 000 fr. et les donations s’enchaînèrent à la surprise du curé (13 910 fr.). Le programme de restauration fut donc élargi : refonte de la grosse cloche, son contrepoids, un contrepoids à la seconde et refonte des deux petites cloches pour en créer une troisième. Fondeur : Darricau de Tarbes. Coût : 11 300 fr. Garantie : dix ans. Bénédiction le 16 septembre 1928. Mlle Darrieutort fut naturellement désignée pour le marrainage de la plus grande. Parrain : Louis Moringlane (fils du capitaine Raoul Moringlane). Deuxième cloche : la mère la plus éprouvée par la guerre, Mme Lapeyre (ex-institutrice ayant perdu ses trois fils à la guerre) fut choisie pour marraine, un blessé de guerre, Julien Man (dont le frère était amputé et le fils décédé), pour parrain. Inscription sur les cloches : A fulgure et tempestate libera nos domine. Mathildis, Ludovica, vox dei ad populum, populi ad Deum constituta. A.P 1928. (grande cloche) ; Da pacem Domine in diebus nostris. Victoria Paulina Juliana, pro patria gratias ago preces que fundo (petite cloche). "Le travail du fondeur laisse à désirer pour leur netteté ; certains mots sont difficilement lisibles." Accord mineur des trois cloches : mi, sol, si. Rien n’était prévu pour la descente des cloches, il a donc fallu détruire un côté de la cabine de l’horloge et retoucher les planchers.

    P. 16. Vestiaire liturgique.

    Presque tous les ornements ont été renouvelés. Il reste peu de chose en 1928 de ce qu’il y avait à l’arrivée de l’abbé Laffite (1900) : un vieil ornement d’or avec fleurs de couleur (une des plus belles pièces), un ornement de velours rouge avec croix en relief à l’or fin, un ornement de velours noir brodé argent, deux dalmatiques "genre espagnol si originales et si fraiches de teintes avec leurs dessins de fleurs, d’oiseaux, de papillons aux couleurs variées", deux chapes noires, une chape rouge, une chape violette. Legs de Mlle Burguerieu : un ornement d’or et chape d’or avec son voile d’or. Une partie du legs utilisée pour l’achat d’un confessionnal (nef principale). Elle avait aussi fait don de la statue de Notre-Dame de Lourdes (chapelle de la Vierge).

    Autres achats et dons :

    1912 : nouvel harmonium (l’autre, de 1867, était délabré), nouveaux bancs de congréganistes, appareil d’acétylène pour l’éclairage, prie-Dieu du chœur (même ébéniste que le confessionnal).

    Souvenir commémoratif des morts de la guerre acheté par souscription.

    P. 20-21. Les confréries.

    Il existait à Brocas une ancienne confrérie de saint Pierre. En 1900, ils ne restait que six adhérents âgés. Ils ont donc été intégrés à la confrérie du Saint-Sacrement, plus prospère (30 fr de droit d’entrée). Il existe aussi une confrérie du Rosaire, moins prospère.

    1900 : constitution de la Congrégation des Enfants de Marie.

    P. 25. L’église possède 3 reliques de la Vraie Croix.

    La plus ancienne ayant été donnée par l’abbé Cassiet a perdu son authentique pendant la Révolution. Mais une reconnaissance officielle par l’autorité diocésaine permit de lui rendre un culte public (p. 127 et suivantes). En 1861, l’abbé Sébie a constitué un dossier de recherches pour l’évêque, expliquant l’histoire de la relique : le prêtre Pierre Cassiet, natif de Montaut, reçut cette relique de la cours de Rome en 1764 comme récompense. Il la fit ensuite reconnaître par l’évêque d’Aire (de 1758 à 1783) Playcard de Raigecourt et la donna à la paroisse de Montaut ; le curé était alors M. Duhart (1746 – 1786). La relique était dans un petit reliquaire en bois doré, oblong, de forme triangulaire. Un coffre (pyramidal ?) doré avait aussi été fait pour servir de trône d’exposition les jours de fête et de châsse le reste de l’année. En 1792, lorsque le gouvernement révolutionnaire décida de confisquer les biens de l’église, M. Siméon Moringlane cacha le petit reliquaire en lieu sûr et enterra la châsse dans le jardin de M. L*** (Lacoste ?) en prenant soin de protéger la dorure. Il oublia de récupérer l’authentique. Lorsqu’on revint la déterrer, on ne trouvé que les étoupes. Après son exil, l’abbé Bergoignan (1801-1813), curé titulaire expliqua la situation l’évêque de Bayonne et d’Aire. Une enquête fut entamée vers 1804 par M. Lamarque, vicaire général et M. Basquiat-Mugriet de Saint-Sever, ancien vicaire général. Tous ceux qui avaient vu la relique avant la Révolution la reconnurent (dont l’abbé Cassiet) et ce fut suffisant pour remplacer l’authentique et l’évêque de Bayonne autorisa les mêmes cérémonies. La relique fut dérobée entre 1824 et 1825 mais sous la menace faire par l’abbé Tisné de la "vengeance du Ciel", le ravisseur la restitua.

    La deuxième relique, dans un reliquaire doré monté sur pied, est un don de l’abbé Pédemagnon (1834 – 1839). Elle possède son authentique. L’origine de la troisième relique est inconnue.

    P. 25. Noces d’argent de l’abbé Lafitte en 1925.

    Grâce à une souscription, un Christ en ivoire lui a été offert.

    P. 27.

    1930 : achat d’un ornement noir de première classe, velours et argent fin (1 320 fr.) chez Nouvellet à Lyon.

    1930 (21 juin) : mort de Mathilde Darrieutort bienfaitrice de Montaut. Elle avait pris à se charge la plus grande partie des frais de réparation et d’achat des vêtements liturgiques. Quelques jours avant sa mort elle a offert une statue de sainte Thérèse.

    Transformation des fonts baptismaux, trop étroits (1,70 m sur 1,60 m). De plus, la clôture des fonts étant de plein bois, ce recoin était dans l’obscurité. Agrandissement et remplacement de la clôture en bois par une grille en fer forgé de la maison Galin de Bordeaux. Avec ces modifications, on s’est aperçu que la vasque était fendue ; comme elle était « très grossièrement faite et sans aucun style », elle a été remplacée par une vasque neuve en marbre gris d’Arudy accompagné d’un couvercle en bronze. Coût total : 9 300 fr. (dont 6 200 pour la grille).

    1931 : c’est M. Descorps, curé de Banos, qui s’est chargé des peintures. Le tableau du Baptême de saint Jean-Baptiste a été raccourci pour son nouvel emplacement.

    1934 : achèvement de l’installation de l’électricité dans l’église par Gaston Fauthous pour 3 000 fr.

    Interdiction du service religieux à Brocas à cause du délabrement de l’église : "la couverture, devenue une vraie écumoire, laisse passer des flots d’eau qui détrempent les coûtes et inondent sur certains points le pavé de l’église."

    1936 : restauration du clocher de Brocas. "Ce qui constituait le clocher proprement dit a été simplement rasé, sa reconstruction entraînant des dépenses trop considérables. La tour a été simplement exhaussée de 3 mètres et terminée comme chacun peut le voir."

    Cette même année, restauration du clocher de Montaut (premier projet : consolidation du mur sud, recrépissage, remise à neuf de la couverture d’ardoise.) Ce premier projet a finalement été abandonné au profit de la construction d’une tour "plus ou moins moyennageuse (sic) qui n’a pas l’admiration de tout le monde", car la toiture en ardoise réclamait trop d’entretien.

    Photo jointe au texte : "J’ai voulu que le souvenir de notre cher vieux clocher ne fut pas tout à fait perdu et que ceux qui ne l’ont pas connu retrouvent du moins son image en mémoire du temps passé."

    1937 : nouvelle cloche à Brocas, refondue par M. Fourcade de Tarbes, donnant le si bémol (2 112 fr.).

    1939 : volonté de créer une salle paroissiale pour servir de lieu de réunion. Lafitte a choisi le projet de Prunetti, architecte à Dax.

    1945 : à la Libération, "une tête brulée de la localité en signe de réjouissance fit éclater deux bombes de plastique sur la place qui longe le côté ouest de l’église. La déflagration provoqua des éclatements dans les vitraux, particulièrement dans le vitrail central de la nef." L’église est restée quatre ans avec ses vitraux brisés laissant entrer le froid et la pluie. En 1949, l’abbé Lafitte offre une participation paroissiale de 40 000 francs à la commune afin qu’elle consente à réparer les vitraux en ajoutant le complément. C’est la maison Dagrand de Bordeaux qui s’en charge (environ 100 000 francs).

  • inscriptions en lien avec la restauration du clocher

    Cinq inscriptions gravées dans le ciment à divers endroits :

    COUDERT (... ?)

    MALET BATS-TALHON Charpentier

    Août 1953

    MILLET (...)

    Bonnet Dufard (...)

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre "Confrérie de St Pierre établie à Brocas en l’année mil-six cents nonante neuf par Monsieur Lafaurie, Bachelier en théologie, prêtre et curé du dit Brocas et Montaut" et (même registre, tête-bêche) "Registre de l’Archiconfrérie du très saint et immaculé cœur de Marie pour la conversion des Pécheurs, établie dans l’Église Ste-Catherine de Montaut par ordonnance de Monseigneur l’Évêque d’Aire, en datte du 20 novembre 1845 et affiliée à l’Archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires le 27 9bre 1845 (voir l’ordonnance et les lettres d’Aggrégation (sic) affichées à l’Autel de Marie (1845)".

    Archives communales, Montaut
  • Registre de la confrérie de saint Pierre de Brocas (1833-1847).

    Archives communales, Montaut
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 226/10
  • Dons et legs à la fabrique (1832-1904) : Jean-Charles Marsan (1832-1837), Bernard Dupouy (1852), Jean Man (1861-1863), Pierre Lalande (1868-1871), Jeanne Fanny de Loubès (1872-1874), Jeanne Ferminie Darrieutort veuve de Monet (1876-1905), Jean Sever Martial Burgurieu (1896-1897), Coralie Burgurieu (1903-1904).

    Archives départementales des Landes : 70 V 226/12
  • Région Aquitaine. Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de la commune de Montaut, 1969.

Bibliographie
  • LAMAIGNÈRE Raphaël, abbé. L’église de Brocas. État descriptif en 1943. Recopié d'après le manuscrit de l'auteur par Philippe Dubedout. 1943.

  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 41-45
  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    p. 1101
  • SOUSSIEUX Philippe. Dictionnaire historique des Landes. Études landaises, 2012.

    p. 527-529
Périodiques
  • SÉBIE, abbé. "Histoire paroissiale. La paroisse de Montaut (Landes) à l'époque de la Révolution française". Revue de Gascogne, tome 5,1864.

    p. 209-217
  • DAUGE Césaire, abbé. "Le clocher de Brocas". Bulletin de la société de Borda, 1930, n°2 (p. 74-76).

    n°2, p. 74-76
  • CONSTANS Jean. "Essai sur l'administration de la communauté de Montaut, de la fin du XVIe siècle à la veille de la Révolution". Bulletin de la Société de Borda. Dax : Société de Borda, 1967-1968-1969.

    1967, tome 3, p. 359-370 ; 1968, tome 1, p. 47-64 ; tome 2, p. 185-213 ; tome 3, p. 367-385 ; 1969, tome 1, p. 69-94 ; tome 2, p. 277-299

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