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Église paroissiale Saint-Michel

Dossier IA33003124 réalisé en 2010

Fiche

Vocables Saint-Michel
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Margaux
Cadastre : 1826 B 174 ; 1960 B 77

L'existence d'une église à Margaux est attestée dès le 14e siècle, notamment en 1398 dans la nomenclature des paroisses du diocèse sous son nom latin "Sanctus Michael de Margaus". Après avoir appartenu longtemps à l´archevêché de Bordeaux, elle passe entre les mains de l'abbaye de Vertheuil à une date inconnue. Des éléments de description de l´édifice sont présents dans les rapports de visites épiscopales réalisées au 18e siècle, ainsi que dans les Variétés bordelaises de l'abbé Baurein (1784-1786).

La partie la plus ancienne est certainement le chevet avec les vestiges d'arcade brisée à voussures et chapiteaux corinthiens pouvant dater du 15e siècle. L'abside d'origine présentait une forme semi-circulaire et a été transformée en sacristie au cours du 17e siècle. Le mur qui constitue aujourd'hui le chevet marquait donc cette séparation entre l'église et la sacristie. Il semble qu'à cette époque, l'église n'était composée que d'une nef unique. Un clocher "constitué d'une espèce d'arceau de pierre auquel sont attachées les deux cloches" est également mentionné. L'ajout d'un bas-côté, aussi large que la nef primitive, est attesté peu avant 1734 : on ne sait pas s´il correspond au bas-côté sud ou au bas-côté nord actuel. Deux vestiges donnent des indications complémentaires pour dater les murs de ces bas-côtés : une pierre portant la date 1761 est insérée dans la maçonnerie du mur nord ; un décor de litre seigneuriale a été découvert sous l´enduit dans le bas-côté sud : il s´agit des armes de Jean-Denis d´Aulède de Lestonnac, baron de Margaux et seigneur du Cros, premier président du Parlement de Guyenne à partir de 1673 et mort en 1694. Cette partie de l'édifice daterait donc du 17e siècle. Pourtant, il semble bien que l´église ait été largement reconstruite peu avant 1784-1786, comme l´indique l´abbé Baurein dans son ouvrage. Le portail (sans le clocher) daterait de cette époque, tout comme les arcades intérieures entre nef et bas-côtés. Ces aménagements peuvent être rapprochés du chantier contemporain de l´église de Cantenac, mené par René Montpontet, "maître architecte" demeurant à Margaux. Les similitudes stylistiques entre les deux façades pourraient tendre vers l´attribution des travaux de l´église de Margaux à cet architecte. Selon Édouard Guillon (1866), l´église aurait été édifiée en 1829, date inscrite sur la grille des fonts baptismaux et correspondant donc plutôt à un aménagement secondaire. A la même époque, une délibération du conseil municipal montre que la reconstruction de l´église n´était pas achevée du moins en ce qui concerne le clocher "qui attend encore une flèche". Le clocher a été ajouté à la façade préexistante en 1856, date inscrite dans un cartouche. Il est dessiné par J. Hosteing aîné, architecte à Lesparre, et construit par l´entrepreneur Jean Déjean. A cette époque, la sacristie est également décrite en mauvais état. Des plans sont alors dressés par Déjean en 1858 mais rejetés par la commission des Monuments historiques, qui s'oppose la destruction de l´ancienne abside présentant un intérêt archéologique. Finalement l´idée est abandonnée puisque, à partir de 1861, apparaît celle de déplacer et de reconstruire l'église trop isolée du village : un projet, présenté par l´architecte Auguste Labbé, reste plusieurs années en suspens en raison du manque de moyens. En 1876, la question est à nouveau évoquée : un emplacement en forme de losange pris chez MM. Feuillebois, Miquau et Dubignon est envisagé mais l´église serait alors trop proche des habitations. Un autre emplacement semi-circulaire au Mayne de Jeannet est étudié avec le projet d'ouvrir une nouvelle voie (avenue Jeanne-d'Arc). A cette époque, l'église est en mauvais état et de nombreuses réparations y sont nécessaires (restauration de la charpente, du clocher, construction d'une sacristie, etc). Mais le projet de reconstruction est à nouveau ajourné. En 1879, l´architecte Ernest Minvielle adresse un projet de sacristie et de restauration de l´église qui est refusé par la commission des Monuments historiques. La toiture de l´église est alors dans un état de délabrement avancé. Finalement, le projet de sacristie est accepté et réalisé en 1882 selon les plans d´Ernest Minvielle et par l´entrepreneur Émile Lestage. On renonce alors définitivement au projet de nouvelle église. Des travaux sont effectués sur le clocher en 1887 : la croix en pierre qui a été détruite par la foudre est remplacée par une croix en fer. En 1887-1888, on mentionne les réparations apportées au chevet, à la toiture, au porche, à l´escalier du clocher, le dallage des chapelles et du chœur, la décoration des murs des chapelles, fonts baptismaux, chaire, autels latéraux. Des travaux sont également menés à l´intérieur de l´église : en 1889, les décors peints sont réalisés par l´entreprise Vincent Frères, entrepreneurs de peinture à Bordeaux. Les vitraux non datés sont signés G.P. DAGRANT BORDEAUX. Une baie a été percée dans le mur du chevet au cours du 20e siècle par la famille Ginestet, propriétaire du château Margaux.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1761, porte la date
1856, porte la date
Auteur(s) Auteur : Hosteing Jean,
Jean Hosteing

Dit Hosteing aîné, architecte à Lesparre, père de Edmond-Jean Hosteing (Hosteing fils). Mention du lieu : Saint-Trélody (Lesparre).


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architecte, attribution par source
Auteur : Déjean Jean, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Lestage Emile, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Minvielle Ernest, architecte, attribution par source
Auteur : Vincent, peintre, attribution par source
Auteur : Labbé Pierre-Auguste
Pierre-Auguste Labbé (1825 - 1881)

Architecte du département de la Gironde à partir de 1855. Il eut 4 fils et une fille. Deux de ses fils sont également architectes : Jean-Louis, né en 1847, et Pierre-Albert, né en 1848.


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Auteur : Dagrant Gustave-Pierre, maître verrier, attribution par source

Située à distance du village mais à proximité du château Margaux et entourée du cimetière, l´église est composée d´un clocher-porche, d´une nef principale encadrée de deux bas-côtés et d'un chevet plat avec sacristie. Le clocher-porche est composé d´un premier niveau percé d´une porte en plein-cintre, surmontée d´un entablement et encadrée de pilastres qui soutiennent un fronton triangulaire avec deux pots à feu en amortissement. Au-dessus s´élève le clocher carré, percé sur chacune de ses faces d´une baie en plein cintre avec un remplage à deux lancettes et oculus. Il est coiffé d´un dôme en pierre et lanternon avec pots à feu en amortissement. Le flanc sud, percé de quatre fenêtres en plein-cintre aux ébrasements concaves, correspondant aux quatre travées intérieures de la nef, est scandé de jambes traitées en bossage. L´ensemble est couronné par une corniche moulurée et une génoise. La chapelle sud abritant l´autel latéral est individualisée avec un décrochement de niveau et de toiture, et percée également d´une baie en plein-cintre. Le flanc nord n'est pas traité de manière identique : on ne retrouve pas les jambes en bossage, ni la corniche moulurée. Une date figure sur une pierre insérée dans la maçonnerie : 1761. Le chevet présente une arcade brisée à triple voussures reposant sur des chapiteaux corinthiens, qui correspond à l´ancien chœur de l´église arasé et remplacé par la sacristie. A l´intérieur, la nef est séparée des bas-côtés par des arcades supportant un entablement et le lambris de couverture. Le bas-côté nord abrite les fonts baptismaux installés derrière une grille datée 1829. Un autel secondaire est entouré d´un décor peint portant les monogrammes de saint Michel et de saint Joseph. On trouve également le monogramme de sainte Anne. La chapelle latérale nord abrite un autel dédié à la Vierge. Au-dessus, se trouve l´inscription peinte : "Notre-Dame du Sacré Coeur, priez pour nous". Une grille de clôture est ornée de grappes de raisin. Le bas-côté sud abrite le monument aux morts (1914-1918) et présente un décor peint orné des monogrammes de saint Michel et de sainte Thérèse. La chapelle latérale est dédiée au Sacré-cœur, une inscription peinte figure sur l´arcade de la chapelle : « Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes ». Les vitraux ont été réalisés par G.P. Dagrant (Bordeaux) et représentent des figures de saint en pied : au nord, la Vierge, saint Joseph, saint Vincent-de-Paul et saint Augustin ; au sud, le Sacré Coeur, sainte Monique, saint Michel et saint Vincent ; sur ces deux derniers vitraux figurent à l´arrière-plan l´église de Margaux et le château Margaux. Le chœur conserve des vestiges de l'ancienne abside avec cette arcade brisée à double voussure retombant sur des chapiteaux corinthiens. On y trouve un bel ensemble de sculptures en bois, don de la famille Cruse et provenant de la chapelle du château Rauzan-Ségla.

Murs calcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte en berceau
lambris de couvrement
coupole
Couvertures toit à longs pans
dôme circulaire
appentis
croupe
États conservations bon état
Techniques ferronnerie
peinture
vitrail
Représentations armoiries litre funéraire monogramme saint sainte
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • DOCUMENTATION COMPLÉMENTAIRE

    - AC Margaux

    Concernant le projet d´église :

    - Projet de construction d´une nouvelle église : délibérations, enquêtes, souscriptions, plans, courriers.

    Plans aquarellés par Auguste Labbé, 28 février 1867 : coupes sur le transept et sur la nef ; coupe longitudinale ; plan au sol ; élévation principale ; élévation latérale.

    - 1863-1867, nouvelle église : souscripteurs, enquête de M. Beaucourt, enquête de M. le Maire de Soussans, extraits délibérations.

    - Projet d´église : devis de Hosteing, 12 février 1867 ; 2e projet de Hosteing en août 1875 accepté.

    - Enquête de M. Beaucourt (plan calque du bourg pour l´emplacement de l´église en 1868).

    - 1867-1878, nouvelle église : pétitions, situation de la commune, rappel de la commission, lettres de la préfecture.

    Plan du bourg avec emplacement de l´église projetée, dressé par Théodore Vidal en novembre 1867.

    2e plan avec autre emplacement projeté, idem, non daté, non signé.

    - Nouvelle église : lettres de M. Hosteing fils, 1893.

    Travaux clocher et toiture église :

    - 1842-1857 : église, réparations toiture.

    - 1851-1858 : église, construction du clocher ; achat d´une cloche par la fabrique.

    - Plan de reconstruction des cloches par Daniel Gervais, architecte conseil du département de la Gironde, 20 mai 1938.

    Sacristie

    -2 mai 1858 : projet de la sacristie à reconstruire à l´église de Margaux (élévation de la façade principale, coupe prise sur la ligne AB, élévation de la façade de la sacristie à reconstruire, plan), Déjean.

    - 2 mai 1858 : plan général de l´église et du cimetière de la commune de Margaux, Déjean.

    - 1866 : devis pour démolition du mur du fond de l´abside, plan au sol de l´église et plan d´un bas-côté, non signés.

    - 1882-1883 : travaux sacristie ; plan annexe d´une sacristie, Ernest Minvielle, 1er mars 1880.

    Conseil de fabrique : inventaires du mobilier 1905.

    - AD Gironde, 2O 2370

    25 juillet 1857 : PV de réception de travaux au clocher, par J. Hosteing aîné architecte à Lesparre, chargé de la direction des travaux du clocher de l´église ; travaux exécutés par Déjean.

    1858 : porte ouverte sur le mur nord du clocher, carrelé, l´entrée de l´escalier, par Gélinard, entrepreneur de bâtisse.

    10 mai 185 ? : Commission des Monuments historiques et des bâtiments civils, au préfet.

    Séance du 17 juin 1858 : projet de démolition et de reconstruction de l´absidiole servant de sacristie : rejet.

    Séance du 10 février 1860 : toujours rejet du projet pour mêmes raisons : l´abside dont le projet comporte la démolition étant signalée comme présentant un certain intérêt archéologique.

    Mémoire des travaux exécutés au clocher de l´église communale de Margaux par le sieur Jean Déjean entrepreneur de bâtisses, d´après les plans et sous la direction de M. Hosteing aîné, architecte à Lesparre, 20 février 1868.

    Construit en pierre de Bourg.

    Mention du repiquage de l´ancienne façade principale.

    16 juin 1868 : Conseil général des bâtiments civils - rapport fait au conseil par M. Questel.

    Plans et devis de M. Labbé pour une nouvelle église à Margaux : projet d´une église à trois nefs aboutissant à un transept au-delà duquel est le chœur terminé par une abside polygonale ; à droite et à gauche, sont deux sacristies. Le clocher placé au centre de la façade est terminé par une flèche à base octogonale assez aiguë. La pierre règne dans toute la façade tandis que sur les côtés de l´église, les socles, contreforts, cordons et corniches seuls sont en pierre ; les parties de construction formant remplissages sont indiquées comme devant être en moellon piqué. L´architecture adoptée par l´auteur du projet est celle du XIIIe siècle.

    Le plan est simple et bien disposé : les façades sont étudiées avec soin ; les coupes seules, à mon avis, peuvent donner lieu à quelques observations : dans la coupe longitudinale, par exemple, on ne comprend guère pourquoi les voûtes du chœur sont plus basses que celles des nefs ; rien ne motive cette disposition (...).

    Plan sur calque, cadastre non daté (1868).

    16 février 1869 : Extrait du registre des délibérations de la section - Conseil d´État - Préfecture de la Gironde.

    Dépense qui ne semble pas raisonnable : l´église actuelle est suffisante pour la population, qu´elle a été réparée récemment, qu´on a construit un presbytère et élevé un clocher et que la translation de l´église sur l´emplacement choisi entraînerait nécessairement celle d´un autre presbytère.

    21 janvier 1876 : Délibération du conseil municipal : question de l´église depuis longtemps en suspens ; le conseil décide de déplacer l´église.

    Possibilité d´un emplacement en forme de losange pris chez MM. Feuillebois, Miquau et Dubignon : mais l´église serait trop proche des habitations.

    Autre proposition : un emplacement semi-circulaire formé par la route qui, de la Halle va à Labèque en arrondissant le Mayne de Jeannet ; idée de construire l´église Est-Ouest : cette orientation permettra de reprendre le projet d´ouverture d´une voie nouvelle traversant le terrain de Mme Dubignon de l´angle de la maison Déjean sur la route départementale de Bordeaux à Pauillac et venant aboutir dans l´axe de l´église à construire, orientée qu´elle soit de l´est à l´ouest ; mention de la gare de chemin de fer qui a amené un déplacement de population dont il y a lieu de tenir compte.

    L´église actuelle est placée d´une façon entièrement contraire aux intérêts religieux de la population ; au lieu d´être placée au centre ou à peu près des habitations, elle se trouve à l´une des extrémités de la commune ; que son accès est difficile pendant les froids comme pendant les chaleurs ; qu´en tout temps, elle est inaccessible aux malades, aux infirmes, aux jeunes enfants et aux vieillards ; qu´isolée et sans surveillance possible, il est prudent de la tenir fermée pendant une portion très considérable de la journée.

    Considérant que l´état actuel de l´église est tel que de grandes réparations sont nécessaires ; que si elle était maintenue où elle existe, il y aurait lieu de refaire toute la charpente, de restaurer le clocher, de construire une sacristie, de recrépir les murs, etc (...).

    31 avril 1879 : projet de translation de l´église dans un emplacement situé au lieu du Mayne de Jeannet ; agrandissement du cimetière.

    3 mai 1879 : Lettre d´Ernest Minvielle (architecte, 21 rue Servandoni, Bordeaux) au maire de Margaux : adresse un projet de sacristie pour l´église de Margaux et un projet de restauration de l´église (refusé).

    26 août 1879 : Lettre du maire au préfet.

    La toiture de l´église est dans un état de délabrement complet : depuis 23 ans, on n´y a pas touché.

    11 mai 1882 : Délibération du conseil municipal.

    Mention des travaux de restauration de l´église et de construction d´une sacristie sur les plans de M. Minvielle, architecte.

    Construction de la sacristie par l´entrepreneur Émile Lestage mais interruption des travaux, achèvement en septembre 1883 ? ou entrepreneur Hosteing (Cantenac) PV de réception définitive 16 février 1885.

    5 juin 1882 : Lettre du maire au préfet.

    "Il y a près de 20 ans que la question de l´abandon de l´ancienne église de Margaux et de la reconstruction d´un nouvel édifice religieux dans une situation plus centrale a été agitée pour la première fois dans la commune de Margaux et dès 1866, l´administration municipale saisit le conseil de la question".

    Premier devis en 1866, 2e devis le 1er décembre 1867, autre projet le 16 décembre 1869 : mais ressources de la commune insuffisantes.

    Puis à nouveau au conseil municipal du 23 mai 1876 : décision d´abandonner l´ancienne église et d´en construire une nouvelle sur un terrain désigné.

    Mais changement du conseil municipal et question à nouveau soulevée le 17 mai 1878.

    Nouveau projet associé à la nouvelle église : le déplacement de la cure ; mais toujours déficit budgétaire : la commune renonce à changer l´église de place : choix de réparer l´ancienne église.

    5 mars 1887 : Conseil de fabrique de Margaux, séance relative aux réparations à faire au clocher : la croix en pierre qui surmontait le clocher, ayant été détruite par la foudre, doit être remplacée par une croix en fer.

    Travaux réalisés dans l´église entre 1887 et 1888 : chevet, réparation toiture, réparation du porche, escalier du clocher, dallage des chapelles et du chœur, décoration des murs des chapelles, fonts baptismaux, chaire, autels latéraux...

    Travaux de peinture : Vincent Frères entrepreneurs de peinture, rue Mazarin, 45 à Bordeaux : travaux terminés au mois de septembre 1889 (travaux confiés par l´architecte Louis Labbé).

    1894 : réfection du carrelage de l´église dans les trois sanctuaires avec des carreaux en céramique de Maubeuge.

    PV réception définitive 28 février 1925 : réparation du clocher et du cimetière exécutées par M. Olivier Jean, maçon à Margaux, M. Touzin, architecte municipal :

    -réparation façade porche de l´église

    -réparation du fronton

    -réparation des pierres épaufrées

    -réparation façade nord

    -échafaudage de l´arcade au-dessus du porche et remontage de la colonne

    -recrépissage

    24 août 1939, délibération du conseil municipal : projet de réparation de la charpente qui soutient les cloches.

    -AD Gironde, 2O 2367

    Devis de travaux exécutés à l´église de Margaux : couverture et zinguerie ; remaniage de la toiture de l´église, grande nef du grand autel au clocher, bas-côté nord ; entrepreneur R. Bensac à Margaux, 1924.

    PV de réception définitive des travaux de couverture le 30 avril 1924.

    - BAUREIN, Abbé. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Labottière (frères), imprimeur libraires, 1784, t.2.

    "L´Eglise de Margaux a été reconstruite depuis très-peu d´années, elle est bien bâtie ; et d´une suffisante élévation. Le Maître-Autel est d´un beau marbre jaspé. Il y a d´ailleurs deux Autels dans les collatéraux, l´un sous l´invocation de la Vierge, et l´autre sous celle de Saint Michel. Il semble que dès-lors ce Saint étoit le Titulaire de cette église, c´étoit sous son invocation que le Maître-Autel devait être érigé, suivant l´usage. Le vaisseau de cette Église est assez spacieux, il peut contenir de mille à douze cents personnes. Il est placé à l´une des extrémités de la Paroisse. C´eût été le moment, lors de sa reconstruction, de le rapprocher du centre, sans doute que de justes considérations l´ont empêché. La maison presbytérale est immédiatement contiguë à cette Église, qui d´ailleurs est assez voisine du château de Margaux (...).

    La cure de Margaux est régulière, et à la collation de M. l´Abbé de Vertheuil ; aussi y perçoit-il les deux tiers de la dîme, le Prieur-Curé jouit de l´autre tiers. On présume que cette cure n´est qu´une vicairie perpétuelle. Cette Paroisse est située dans la contrée du Médoc et dans le district de l´Archiprêtré de Moulix ; elle est composée de douze Villages qui sont très-considérables : le Bourg, les Faures ; Laruau, Médard, la Halle, la Maillolle, anciennement appelée Roufiat, Segonnes, les Gondats, les Doumench, Naudinot, Castelneu, la Buque. Il en existoit anciennement un treizième, qu´on appeloit le Maine ou village de Jeannet, et qui étoit situé entre celui de la Malliolle et celui de Segonnes."

    - GUILLON, Édouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.n.] 1866. Tome 3.

    p.260

    "Cette église, genre Renaissance, date de 1829, elle est isolée au milieu de son cimetière aristocratique, son clocher est une tour carrée surmontée d´un dôme."

    - Description et historique de l´église Saint-Michel de Margaux, Canton de Castelnau-de-Médoc-Gironde. Étude réalisée sous la direction de Jean-Denis Bernard, architecte DPLG. Description, recherches et notice historique : Laurent Chavier, historien de l´art (document conservé à la bibliothèque de Margaux).

    Extraits

    Transcription d´une visite épiscopale en 1659 :

    "Visitant le grand autel a esté trouvé orné d´un beau tabernacle, de quatre chandeliers de fonte, d´une croix, pierre sacrée, de gradins peints marchepieds.

    Le chœur est lambrissé peint, la nef aussy lambrissée.

    Il y a tribune.

    L´église est assez bien blanchye.

    L´autel Nostre Dame est orné d´un tableau, sans marchepied gradins, pierre sacrée.

    L´église est bien carrelée, sauf que le grand autel du costé de l´éspitre.

    L´autel de saint Sébastien est orné d´un tableau sans marchepied, gradins, pierre sacrée.

    Le confessionnal qui est au milieu de l´église est mal fait.

    La chaire à prescher est de bois sans dais."

    Transcription d´une visite effectuée en 1734

    "L´église est bâtie de pierre elle a soixante pieds de longueur quarante de largeur et quarante de hauteur, y compris la nouvelle aisle qui a été bâtie depuis peu égale à la nef, elle est plafonnée... le toit est en très bon état elle est pavée la plus grande partie en brique et l´autre en pierre de taille. Les murailles sont bonnes blanchies en dedans garnies et recrépies en dehors, il n´y a point d´immondices contre les murailles."

    En 1829, une délibération du conseil municipale montre que la reconstruction de l´église n´était pas achevée du moins en ce qui concerne le clocher "qui attend encore une flèche".

    Le 20 avril 1856, le conseil municipal adopte "le projet d´exhaussement et d´appropriation du clocher », ainsi que les plans et devis de J. Hosteing. Un mois plus tard, la commission des Monuments Historiques examine le projet et donne son approbation "en invitant seulement son auteur à rentrer d´avantage, pour la partie neuve, dans le caractère de la partie inférieure qui doit être conservée". Au mois de mars 1857, l´architecte produit un nouveau devis concernant la couverture des deux côtés du clocher : "deux arcades en pierre de Bourg avec pignon au-dessus pour supporter les pierres de la couverture des deux côtés".

    Le 11 février 1858, le maire expose au conseil municipal "l´urgente nécessité de faire reconstruire la sacristie dont l´état de délabrement présente depuis longtemps un danger permanent". Le conseil nomme alors une commission chargée de vérifier l´état du bâtiment. Son rapport, en date du 21 février, reconnaît que la sacristie "était malsaine que les murs en sont partiellement lézardés ; que la clef de la voûte est tombée sur le lambris ; que l´état de délabrement en est tel qu´elle présente un danger permanent ; qu´enfin il y a une urgente nécessité de la faire reconstruire".

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Margaux. Projets d'une nouvelle église, 1867-1893.

  • AC Margaux. Travaux clocher et toiture , 1842-1938.

  • AC Margaux. Travaux sacristie, 1858-1883.

  • AD Gironde, 2O 2370. Eglise : travaux, 1857-1939.

  • AD Gironde, 2O 2367. Eglise : travaux de couverture, 1924.

Bibliographie
  • BERNARD, Jean-Denis, CHAVIER, Laurent. Description et historique de l'église Saint-Michel de Margaux. 2003.

  • BIRON, Dom Reginald. Guide archéologique illustré du touriste en Gironde. Bordeaux : Féret, 1928.

    p. 106
  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux, 1866. Tome 3.

    p. 260
  • LAROZA, Olivier. Guide touristique, historique et archéologique de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1975.

    p. 174

Liens web

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