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Église paroissiale Saint-Martin

Dossier IA33005606 inclus dans Ville réalisé en 2012

Fiche

Vocables Saint-Martin
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Adresse : place Maréchal-Foch
Cadastre : 1825 D1 241 ; 2012 AW 181

L'église de Pauillac est située à l'emplacement d'une villa gallo-romaine dont de nombreux vestiges ont été retrouvés au cours des travaux successifs, menés aux 19e et 20e siècles, lors de la reconstruction de l'église ou d'aménagements sur la place.

L’église a été reconstruite sur les plans de l’architecte Armand Corcelles à partir de 1824, à l'emplacement d'une église plus ancienne figurant sur les dessins réalisés par le dessinateur et voyageur hollandais Herman van der Hem en 1646-1647. Il s’agissait d’une église à nef unique avec un chevet plat soutenu par des contreforts et disposant d’une tour de clocher carrée. Elle était entourée du cimetière jusqu'à la fin du 18e siècle.

Dès 1821, la nécessité de réparer et d’agrandir l’église de Pauillac "qui se trouve dans le plus mauvais état possible" est évoquée par le conseil municipal. Un premier projet de Corcelles, en février 1824, fixe la longueur du nouvel édifice à 130 pieds de long et 70 de large. En avril 1824, il propose 3 plans : un premier, simple, sans façade ; un second avec une façade composée d’un avant-corps de quatre colonnes d'ordre dorique supportant un fronton placé en saillie du mur de pignon ; un troisième avec une façade composée d'un avant-corps de 6 colonnes d'ordre dorique supportant un fronton qui formerait en entier le pignon de la toiture de l'église. Un simple clocher est prévu, une flèche semblant trop onéreuse. C’est finalement le 3e projet, le plus ambitieux et le plus cher, qui est retenu.

En 1825, sur les recommandations du Conseil des Bâtiments civils, le projet doit être revu à la baisse, la dépense étant jugée exorbitante. La voûte est toutefois préférée au plafond comme mode de couvrement de la nef. L’architecte est à nouveau sollicité en 1826 pour présenter un plan modifié, qu’il tarde à proposer. Le conseil municipal regrette ces délais et menace de changer d’architecte. L'ultimatum semble fonctionner puisque Armand Corcelles fournit le plan de l'église, l'avant-corps à colonnes étant supprimé. En octobre 1826 a lieu l’adjudication des travaux à M. Escarraguel, entrepreneur. A partir de 1827, Corcelles travaille sur les plans du maître-autel. La première pierre de l’édifice est posée cette même année au nom de la duchesse d'Angoulême. En octobre, les habitants de Pauillac n'ont pas renoncé à faire élever une flèche au-dessus du clocher et lancent une souscription pour en financer la construction. Le projet de flèche est rejeté par le préfet, sur des motifs esthétiques ; un exhaussement du clocher est malgré tout adopté. En 1829, le maître-autel et la chaire à prêcher ne sont toujours pas installés dans l’église ; ce retard est à nouveau imputé à l’architecte Corcelles.

Un document conservé dans un cadre dans la sacristie résume l'histoire de la construction de l'église :

"ÉGLISE SAINT-MARTIN DE PAUILLAC / CONSTRUITE DANS SA FORME ACTUELLE / - de 1826 à 1829 - / PAR MONSIEUR ESCARRAGUEL, ENTREPRENEUR / SUR LES PLANS DE Mr CORCELLE, ARCHITECTE / Mr BERTRAND MURAT, étant curé / et sur son initiative / à la place d’un édifice très délabré / et, pour ce motif, interdite à la fin de 1823 / ouverte au culte le jour de l’Ascension / 16 mai 1828"

En 1836, les pilotes de Pauillac donnent à l'église l'ex-voto du Saint-Clément, afin d'honorer le patron des marins. En 1845, ces mêmes pilotes demandent que le clocher de Pauillac soit peint en blanc pour faciliter le mouillage des bateaux au large dans l'estuaire.

A partir de 1850, des désordres de maçonnerie sont observés : mur sud lézardé, intérieur du clocher nécessitant des travaux, tribunes et voûte. Suite au repavage de la route départementale et à l’abaissement de la place de l’église, 3 perrons sont aménagés devant la porte principale et les deux portes latérales en 1852.

En 1880, un escalier est construit à la sacristie.

Les verrières sont réalisées sous l'épiscopat de Victor Lucien Sulpice Lécot (1890-1908) et le pontificat de Léon XIII (1878-1903), soit entre 1890 et 1903. Des archives du peintre-verrier Dagrant indiquent qu'il y travaillait en 1897. La tribune et l'orgue (fabriqué par la maison Auguste Commaille de Bordeaux) est également installé à cette époque.

En 1902, le conseil municipal est confronté au legs d’Armand Roux, propriétaire du château Peyrabon (Saint-Sauveur-de-Médoc) décédé en 1900, qui, par testament délivré en 1877, laisse à la commune 1 million de francs pour la construction d’une nouvelle église "dans le style pur Renaissance". Il souhaite que l’architecte bordelais Blaquière (1829-1899) réalise les plans. Cet architecte étant décédé avant Armand Roux, l’architecte Jules de Miramont d’Arcachon réalise les plans d'une église néogothique datés 1902. En août 1903, le maire signe un désistement de la commune pour le legs Roux ; l'église de Pauillac ne sera pas reconstruite.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Corcelles Armand, architecte, attribution par source
Auteur : Escarraguel Louis Grégoire,
Louis Grégoire Escarraguel (1815 - 1863)

Ingénieur civil à Bordeaux. Signe "l'architecte" sur le projet du presbytère de Saint-Christoly-Médoc en 1839.


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Dagrant ou Dagrand Gustave-Pierre,
Gustave-Pierre Dagrant ou Dagrand (1839 - 1915)

Né Pierre-Gustave Dagrand en 1839, change son nom en Gustave-Pierre Dagrant en 1889. Peintre-verrier à Bayonne, puis à Bordeaux (7, cours Saint-Jean).


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peintre-verrier, attribution par source
Auteur : Miramont Jules de,
Jules de Miramont (1862 - 1935)

Né en 1862 en Lot-et-Garonne, Jules de Miramont fait ses études à l’école d'Architecture de Bordeaux, il en sort diplômé en 1884. Ancien élève de Marcel Ormières il devient son collaborateur à Arcachon, ville où il décède en 1935.


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architecte, attribution par source
Auteur : Commaille Auguste,
Auguste Commaille

Facteur d'orgues établi à Bordeaux en 1875.


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attribution par source

L'église présente sa façade principale à l'ouest : cette façade écran, percée d'une seule porte surmontée d'une corniche, est scandée de 6 pilastres doriques supportant un entablement et un fronton triangulaire souligné d'une corniche à denticules. Un massif carré supporte la tour de clocher de plan hexagonal, composée de deux niveaux et coiffée d'une toiture en zinc. Les ouvertures sont en plein-cintre, encadrées de colonnes à chapiteaux de type corinthien. La pierre de taille en façade est traitée en bossage plat avec des refends marqués.

Les murs latéraux sont percés de 4 grandes fenêtres en plein-cintre et de deux portes, à l'ouest et à l'est, ces dernières étant aveugles. Les maçonneries sont en moellons recouverts d'un enduit imitant la pierre de taille. Le chevet présente un fronton à corniche denticulée et une abside semi-circulaire, englobée dans un massif rectangulaire abritant la sacristie.

A l'intérieur, la nef principale est encadrée de deux bas-côtés séparés par de hautes arcades reposant sur des colonnes doriques. Elle est voûtée en berceau tandis que les bas-côtés sont voûtés d'arêtes.

A l'ouest, une vaste tribune repose sur des piliers en fonte : l'orgue y est installé.

A l'est, l'abside en hémicycle du chœur est ornée d'un riche décor sculpté et peint (pilastres, frise, bandeaux avec caissons à motifs floraux ; au centre, dans un décor de nuée sculptée, la verrière d'un triangle rayonnant symbole de la Trinité). Deux autels secondaires sont placés dans les bas-côtés, notamment au sud celui dédié à Sainte-Radegonde.

Un ex-voto du bateau Saint-Clément est suspendu dans la nef.

Murs calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements cul-de-four
voûte en berceau
voûte d'arêtes
Couvertures toit à longs pans
appentis
toit polygonal
Techniques sculpture
Représentations fronton, denticule
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Documentation sur l'église de Pauillac

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1790-1793 : Application du décret de l'assemblée nationale du 15 mars dernier concernant les droits féodaux, 20 mai 1790.

    Mention de 2 bancs honorifiques et des litres sur les murs de l'église [des seigneurs de Lafite : à cette époque sieur Pichard] ; justification de l'enlèvement des bancs également à cause du manque de place dans l'église ; faire effacer et enlever les litres et armoiries qui sont sur les murs de l'église tant au-dedans qu'au dehors, du dit seigneur de Ségur, seigneur de Pauillac.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1791-1796, Constatation du délabrement de plusieurs ornements dans la sacristie, 20 janvier 1792.

    AD Gironde, 2 O 2622, Extrait du registre des arrêtés du sous-préfet de Lesparre, 29 brumaire an 12 (21 novembre 1803).

    Réparations urgentes de la charpente de l'église, frais d'ameublement du presbytère et objets nécessaires au culte.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822 : Nécessité de réparer et d'agrandir l'église de Pauillac qui se trouve dans le plus mauvais état possible, 27 mai 1821.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Projet de construction d'une nouvelle église selon les plans de Corcelles, 19 février 1824.

    Délibération fixant la longueur de l'église à 130 pieds et sa largeur à 70 pieds.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Projet de construction d'une nouvelle église selon les plans de Corcelles, 19 avril 1824.

    Ancienne église considérée hors d'état d'être réparée ; présentation de 3 plans : "un premier peut-être trop simple parce qu'il ne présente aucune façade (69080 frcs) ; le second avec une façade au moyen d'un avant-corps de quatre colonnes d'ordre dorique supportant un fronton placé en saillie du mur de pignon augmenterait la dépense de près de 5000 francs ; le troisième présenterait une façade composée d'un avant-corps de 6 colonnes d'ordre dorique supportant un fronton qui formerait en entier le pignon de la toiture de l'église augmenterait la dépense de 14000 francs ; sur ces trois plans, je n'ai établi qu'un simple clocher mais si votre intention était d'y ajouter une flèche, cela porterait la dépense totale de ce dernier plan à 94939 frcs ; nécessité de carreler l'intérieur de l'église en pavé de Barsac aussi de la carreler en carreaux de terre cuite ; indication dans le plan d'une pièce parallèle à la sacristie destinée à servir de magasin pour les objets de culte ou comme lieu de délibération du conseil de fabrique ; il faudrait établir une communication entre la sacristie et cette pièce au moyen d'un couloir de 4 pieds de largeur" ; l'ancienne église offrait 5309 pieds carrés et la nouvelle 8100 ; 3e plan adopté.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Projet de construction d'une nouvelle église selon les plans de Corcelles, 11 juillet 1824.

    Maintien du choix d'une église avec façade et clocher ; demande des pilotes du quartier sur la nécessité d'un phare au-dessus de la flèche projetée, projet d'établissement d'un ligne télégraphique du Verdon à Bordeaux.

    AD Gironde, 2 O 2622, Rapport au conseil des bâtiments civils par M. Biet, 22 mars 1825.

    Vœu du ministère de réduire la dépense ; propositions de M. Biet.

    AD Gironde, 2 O 2622, Réponses de Corcelles au rapport du Conseil des bâtiments civils et aux demandes formulées par M. Biet, rapporteur, 7 mai 1825.

    Dépense qui paraît exorbitante ; propositions pour faire des économies : substituer un plafond à la voûte de la nef de la nouvelle église de Pauillac ; éclairer l'église par des jours verticaux préférables aux ouvertures horizontales projetées dans la voûte ; réalisation des verrières ; flèche ou balise ; mention des devis dressés par l'architecte pour l'église de Blanquefort, de St Estèphe, de la synagogue de Bordeaux tous dressés en toises, pieds, pouces et lignes.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Délibération relative aux changements à faire au projet adopté pour la réédification de l'église, 8 mai 1825.

    Suite au rapport fait par le Conseil des bâtiments civils en date du 22 mars dernier : maintenir la voûte de la nef, cette construction étant consacrée aux monuments religieux et n'étant pas plus dispendieuse qu'un plafond ; choix de jours horizontaux pour salubrité, obstacle contre les voleurs et économie ; diminution de la flèche.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre de la Préfecture de la Gironde à M. Corcelle pour demander des modifications au plan proposé, suite aux réponses apportées par le Conseil des bâtiments civils, 25 janvier 1826.

    Substituer aux jours verticaux des jours latéraux, supprimer les colonnes, supprimer la balise.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Retards dans la construction de l'église, 4 mars 1826.

    "Le conseil est peiné du retard qui y est apporté [à la construction de l'église] par le Conseil des bâtiments civils ; un membre craint que M. Corcelle ne mette de la lenteur à présenter un nouveau plan qu'on attend depuis plus d'un mois, il pense que si M. Corcelles veut s'occuper de ce travail, il peut facilement l'avoir fait pour le 1er avril. Le conseil partage cette opinion. Il prie M. Corcelles de se rappeler que les offices se disent depuis 2 ans dans une grange et il serait bien fâché d'être obligé de s'adresser, passé ce délai, à un autre architecte dans lequel il trouverait difficilement autant de lumière et de goût".

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Retards dans la communication des plans de l'église, 9 avril 1826.

    Question de savoir s'il y a lieu ou non de substituer à Monsieur Corcelle un autre architecte pour la reconstruction de l'église ; ultimatum pour remettre le plan rectifié dans le dix jours, sinon il sera déchu ; 24 avril 1826, réception et adoption des plans.

    AD Gironde, 2 O 2622, Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Pauillac sur la question de savoir s'il y a lieu ou non de substituer à M. Corcelle un autre architecte pour la reconstruction de l'église de Pauillac, 9 avril 1826.

    Négligence que Monsieur Corcelle a mise à fournir les pièces et documents qui se rattachent à la reconstruction de l'église et qui lui ont été aussi souvent demandée doit nécessairement nous engager à pourvoir à son remplacement ; mise en demeure de l'architecte de remettre dans les dix jours de la signification qui lui en sera faite le plan rectifié de l'église ; si le sieur Corcelle n'adhère pas à la demande qui lui est faite, il sera remplacé par le sieur Bonfin.

    AD Gironde, 2 O 2622, Le préfet de la Gironde au Ministère de l'Intérieur, concernant le projet de construction de l'église de Pauillac, 3 mai 1826.

    Modifications apportées au plan primitif : suppression du péristyle proposé et construction du phare qui aurait dû d'ailleurs être à la charge de la marine disparaît ; une tour servant de clocher sera un point de reconnaissance assez élevé pour les marins et les pilotes puisque l'église de Pauillac est placée sur le point le plus élevé de la côte et que le clocher est élevé au-dessus de l'église de 16 mètres environ.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Adjudication au rabais des travaux à faire pour la reconstruction de l'église de Pauillac, 22 octobre 1826.

    Le sieur Escarraguel, entrepreneur, donne sa maison de Pauillac en caution.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Mise aux enchères des matériaux des deux vieilles églises de Pauillac et de St Lambert, 22 octobre 1826.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Projet de place sur laquelle doit être construite la nouvelle église, 24 octobre 1826.

    Plan de Corcelles ; place irrégulière, nécessité de laisser au côté nord un passage pour la procession ; problème : façade masquée par les maisons de Laurent Raberre, de Grenier et de Rabié ; nécessité de les exproprier.

    AD Gironde, 2 O 2622, Adjudication pour travaux de reconstruction de l'église de Pauillac autorisée par ordonnance royale du 16 août 1826, 30 octobre 1826.

    Escarraguel.

    AD Gironde, 2 O 2622, Liste des emprunts pour construction de l'église, s.d.

    Guestier, Martin, Tronquoy-Lalande, Ducasse, Renou, Loze, Pichon-Longueville, Desse, de Pontet, Jurine, Montès.

    AD Gironde, 2 O 2622, Extrait des registres des arrêtés du sous-préfet concernant l'emplacement de la nouvelle église et les maisons à acquérir afin d'établir une circulation convenable autour de l'édifice et de l'isoler de tout danger d'un trop près voisinage des maisons particulières, 14 novembre 1826.

    Expropriation de 3 maisons.

    AD Gironde, 2 O 2622, Extrait du registre des délibérations de la commune : plan et devis d'une chaire à élever dans la nouvelle église, dressés par M. Corcelle, architecte, 12 mars 1827.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Présentation du devis et du plan du grand autel de l'église de Pauillac dressé par Corcelles, 11 août 1827.

    Approuvé.

    AD Gironde, 2 O 2622, Extrait du registre de délibérations : adjudication pour la construction du grand autel de la nouvelle église de Pauillac d'après le devis présenté par M. Corcelles, architecte, 12 août 1827.

    Adjugé au sieur Moulonguet père (Bordeaux, rue des piliers de tutelle).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Proposition de lettre destinée à son altesse royale Mme la Dauphine pour la prier de permettre que la première pierre de la nouvelle église de Pauillac soit posée en son nom, 8 octobre 1827.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Souscription lancée pour participer au financement de l'élévation d'une flèche sur le clocher de l'église, une chaire à prêcher et divers objets de décor pour l'intérieur, 30 octobre 1827.

    Devis demandés à Corcelles et réalisation par l'entrepreneur Escarraguel pour élévation de la flèche.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre au sous-préfet à propos de la flèche, 30 octobre 1827.

    L'église de Pauillac est sur le point d'être terminée mais les habitants désireux d'avoir une flèche dont le construction avait été écartée du projet primitif ont par une souscription spontanée offert à la commune une somme de 6000 frcs pour faire élever la flèche et le conseil municipal ayant accepté les devis avait approuvé et passé le bail ; demande à valider les plans.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre au sous-préfet à propos des plans et devis de la flèche et du péristyle, 8 novembre 1827.

    L'affaire doit être soumise au ministre.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre du maire au sous-préfet : souscription volontaire relative à l'élévation d'une flèche sur le clocher de notre église, 6 décembre 1827.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Devis estimatif des restaurations à faire au clocher et d'un exhaussement à construire au-dessus en remplacement de la flèche d'abord proposée mais refusée par le préfet, 7 mars 1828.

    Lettre du préfet en date du 8 novembre 1827 qui expose que la flèche comme le péristyle furent écartés du projet de construction primitive proposé ; cette augmentation d'ouvrage devait être soumise à l'approbation du ministre ; refus du préfet de donner son approbation au projet du plan de la flèche, attendu que ce supplément d'architecture était loin de flatter l'œil et présentait au contraire une masse insignifiante qui ne répondait nullement à l'édifice bâti avec goût. En conséquence M. le maire a soumis au conseil un devis estimatif des restaurations à faire au clocher et d'un exhaussement à construire en dessus en remplacement de la flèche d'abord proposée montant à la somme de 8242, 71 frcs, sur lequel le sieur Escarrraguel a fait de gré à gré un rabais de 1242,70 francs, ce qui réduit le devis à 7000 francs, lequel devis est accompagné d'un plan dressé par Monsieur Corcelle, architecte, présentant le second projet de clocher.

    AC Pauillac, BOITE PLANS : Travaux de restauration du clocher de l'église et de l'exhaussement à construire au-dessus et en remplacement de la flèche d'abord proposée, 8 mars 1828.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Alignement à donner aux maisons qui feront façade au côté nord de la nouvelle église, 4 avril 1828.

    Alignement établi à 8m50 de la façade latérale de l'église.

    AD Gironde, 2 O 2622, Mandat de paiement, exercice 1828 : A. Pichon Longueville, maire, 24 mai 1828.

    Inscription gravée placée sur la première pierre de l'église de Pauillac, compris l'enveloppe de plomb.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Retard que la commune éprouve dans la confection des travaux relatifs au maître autel et à la chaire à placer dans la nouvelle église, 9 janvier 1829.

    Négligences de M. Corcelles : n'a point encore remis les profils relatifs à chacun des dits travaux ; choix d'un nouvel architecte pour continuer les travaux.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre de Corcelle au préfet à propos de l'autel et de la chaire, 2 mars 1829.

    Excuses pour les retards accumulés, murs et plâtres du sanctuaire encore imbibés d'eau : impossibilité de poursuivre le décor et l'aménagement.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Acquisition d'une horloge et d'une cloche d'un poids de 700 livres ; pavage de l'espace compris entre la façade principale de l'église et la route départementale, 26 mars 1829.

    AD Gironde, 2 O 2622, Mandat, exercice 1830 : Grenier, charpentier pour l'ouvrage fait au clocher de l'église pour la casse de l'horloge, 23 avril 1830.

    Tréteau de 11 pieds de long et 9 pieds de haut, petite cloche et timbre suspendue et bénite.

    AD Gironde, 2 O 2622, Mandat de paiement : M. Basile, ébéniste pour la chaire, 24 avril 1830.

    AD Gironde, 2 O 2622, Mandat de paiement, exercice 1829 : Escarraguel, entrepreneur des travaux de construction de l'église, 2 août 1830.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre d'Escarraguel au préfet : réclamations, 17 août 1830.

    Rappel de l'adjudication des travaux de construction de l'église le 22 octobre 1826 ; Escarraguel consent à un rabais pour obtenir l'adjudication ; contestation à propos de la pierre employée pour les colonnes de la nef.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831 : Aménagements intérieurs de l'église : maître autel, tableau, 30 août 1830.

    Le maître autel de l'église paraît être entièrement terminé mais le fond du sanctuaire contraste par sa nudité ; un tableau de grande dimension serait nécessaire, représentant saint Martin archevêque ; proposition de dorer les 6 colonnes.

    AD Gironde, 2 O 2622, Mandat de paiement, exercice 1830 : M. Brunet, peintre, pour la confection et dorure du tableau du maître autel [1830].

    AD Gironde, 2 O 2622, Extrait du registre des délibérations de la commune, 30 août 1830.

    Nécessité de faire peindre les trois portes principale et latérales de l'église.

    AD Gironde, 2 O 2622, Maître-autel de la nouvelle église, 5 septembre 1832.

    Doit la commune de Pauillac à Moulonguet (?), menuisier, le montant des ouvrages ci-après détaillé pour la construction de tout ce qui se rattache à la menuiserie, serrurerie, sculpture, peinture, dorure du sanctuaire et du maître autel de la nouvelle église de cette commune conformément à l'adjudication qui en fit passée le 12 août 1827 pour la somme de 4624 fcs, à la vue des plans et devis dressés par M. Corcelles architecte de la dite église.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839 : Paiement au sieur Moulonguet, entrepreneur des travaux du grand autel, 18 novembre 1832.

    AD Gironde, 2 O 2622, Mandat de paiement, exercice 1833 : à M. Corcelle architecte à Bordeaux, 31 mars 1833.

    Pour le montant des honoraires à raison de 58?% sur le montant des travaux de l'église de Pauillac d'après le PV d'adjudication du 22 octobre 1826 ; notes de Corcelle : mentionne la démolition de l'ancienne église, du surhaussement du clocher, la chaire ; grand autel ; Mouluguet entrepreneur de l'ensemble des travaux du sanctuaire et du grand maître autel ; Escarraguel père entrepreneur des travaux de l'église.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre du Ministre de l'intérieur et des cultes à propos de la nudité du décor de l'église, février 1834.

    L'église de la commune de Pauillac a été reconstruite depuis environ 6 ans. Il n'a pas été possible de rien prélever sur les ressources locales pour la décoration intérieure de l'église dont la nudité frappe d'étonnement les nombreux étrangers qui la visitent.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839 : Réclamation du sieur Escarraguel, 9 août 1835.

    Indemnité réclamée pour le clocher, la cheminée en marbre de la sacristie et pour les pierres dures des colonnes.

    AD Gironde, 2 O 2622, Réparation de la couverture de l'église par Alix, couvreur, 10 septembre 1838.

    AD Gironde, 2 O 2622, Construction d'une cheminée dans la sacristie par Escarguel père, entrepreneur des bâtisses au dit lieu, 15 février 1839.

    AD Gironde, 2 O 2622, Travaux réalisés par Escarraguel, entrepreneur de bâtisses, février 1839.

    Pour avoir relevé une corniche à l'angle de l'église sud de l'église et construction d'une cheminée au 2e étage de la mairie.

    AD Gironde, 2 O 2622, Le ministère de l'Intérieur décide qu'un tableau exécuté aux frais du ministère de l'intérieur sera donné à l'église de Pauillac, 8 décembre 1840.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848 : Tableau exécuté aux frais du ministère de l'intérieur donné à l'église de Pauillac, 27 décembre 1840.

    AD Gironde, 2 O 2622, Travaux au clocher, 25 juillet 1842.

    Alix, couvreur, a jointé le dedans du mur du clocher de l'église en mastic à commencer de la terrasse du bitume au poinson [?].

    AD Gironde, 2 O 2622, Travaux au clocher, décembre 1842.

    Pierre Fredetat, menuisier à Pauillac, a fait neuf persiennes en bois de chêne pour le clocher y compris la peinture, ferrure et mise en place + paratonnerre.

    AD Gironde, 2 O 2622, Paiement à Jean Gauvron, maître couvreur pour les couvertures du clocher, de l'église, de la maison curiale, 24 décembre 1843.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848 : Demande des pilotes de peindre en blanc le clocher de l'église, 7 septembre 1845.

    Clocher qui sert d'amer ; qu'une pyramide de 10 m au moins soit élevée sur ce clocher ; le maire indique que le clocher de Pauillac dont l'architecture est fort remarquable ne saurait être peint en aucune couleur sans produire un effet ridicule, les pierres commençant à prendre une teinte ancienne que le temps ne fera que rendre plus convenable à la destination de ce monument. Si l'intérêt du commerce et de la navigation exige que cet amer soit le plus apparent possible, il y aurait un moyen certain d'atteindre ce but et pour concilier l'avantage de l'utilité et des convenances, on pourrait élever au sommet du clocher une coupole en pierre au-dessus d'un attique aussi en pierre conforme au plan qu'il a cru devoir faire faire par le sieur Bernard, architecte de la ville ; vu que cette église a été reconstruite en entier aux frais de la commune en l'année 1827, qu'à cette époque aucune couleur ne fut donnée au clocher, qu'on agit ainsi afin de ne point masquer la majesté du style de sa construction et de conserver aux pierres l'aspect mâle de leurs proportions.

    Projet de coupole accepté ; finalement le 7 novembre 1846 renoncement à la construction d'une coupole sur le clocher pour servir d'amer.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861 : Réparations à l'église et au clocher, 25 mai 1850.

    Le mur du midi de l'église est lézardé, l'intérieur du clocher aurait besoin de réparation.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861 : Commission nommée pour examiner les réparations urgentes à faire à l'église : intérieur du clocher, tribunes, voûtes, 12 août 1850.

    Les tribunes et le dessus de la voûte sont mal tenus et en désordre ; mauvais état de la charpente du clocher (18 novembre 1850).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861 : Abaissement de la place de l'église suite au repavage de la route départementale dans la traverse de Pauillac, 14 mai 1852.

    Cette réparation nécessite la construction de 3 perrons à la porte principale de l'église et aux 2 portes latérales.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861 : Réparations à faire au clocher, 18 août et 10 septembre 1852.

    AC Pauillac, BOITE PLANS : Devis des ouvrages à exécuter pour les réparations à faire à l'église de Pauillac, par Bernard, 17 janvier 1854.

    Les murs latéraux de l'église de Pauillac ont une épaisseur de 60 cm [?] et 13 m. 50 de hauteur au-dessus du carreau de l'église ; l'affaissement de la charpente des basses nefs qui reposent dessus leur a fait éprouver un renversement en dehors, ils ont roudi [?] dans le milieu entre les deux encoignures de 10 à 12 cm à leurs sommets et plusieurs lézardes s'y découvrent ainsi que dans l'entablement ; proposition de poser des tirants en fer attachés aux bouts des 4 principaux entraits qui reposent sur les poteaux qui sont eux mêmes debout sur les colonnes et l'autre bout du tirant sera pris à un ancre dans la frise de l'entablement qui couronne le mur.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861 : Réparation nécessaire de la terrasse supérieure du clocher, 25 novembre 1859.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879 : Nécessité de nettoyer et de réparer la toiture de l'église en grande partie couverte d'herbes, 14 septembre 1861.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre de Jacques Duprat, couvreur à Pauillac, concernant les travaux de la couverture de l'église qui sont terminés, 2 janvier 1880.

    Demande le remboursement pour son cautionnement versé pour garantie des travaux.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1879-1885 : Travaux supplémentaires exécutés derrière l'église, 14 novembre 1880.

    Construction de l'escalier de la sacristie, restauration du mur adjacent et réparation des pignons mitoyens des maisons Audinet et Fourcaud, par M. Lamire fils.

    AD Gironde, 2 O 2622, Extrait du registre de délibérations concernant de grosses réparations à faire à la couverture de l'église et au presbytère, 5 avril 1891.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre de l'archevêque au préfet sur la construction d'une tribune des orgues, 19 décembre 1894.

    PV d'adjudication qui a eu lieu le 9 décembre pour les travaux de construction d'une tribune des orgues à l'église.

    AD Gironde, 2 O 2622, Devis d'un orgue de 15 jeux pour l'église, 20 novembre 1895.

    Fabrique d'orgues A. Commaille, route d'Espagne 134, Bordeaux ; accepté par la fabrique le 12 avril 1896.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910 : Legs de M. Arnaud Armand Roux (mort à Saint Sauveur, le 19 décembre 1900) d'une somme d'1 million de francs pour la construction d'une église, 9 juillet 1902.

    Testament du 20 juin et du 6 juillet 1877 ; construction d'une église dans le style pur Renaissance ; au-dessus de la porte principale et à l'intérieur, on placera son buste grandeur nature et une inscription ; architecte Blaquière à Bordeaux ; sous la condition que les ouvriers en bâtiment du canton de Pauillac ne pourront être employés dans la construction de cette église.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910 : Jugement du tribunal de 1ère instance de Lesparre en date du 12 mars 1903 qui a débouté la commune de l'action en délivrance du legs d'un million d'euros qu'elle avait formé contre les héritiers de feu Arnaud Roux, 31 mars 1903.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910 : Signature par le maire d'un désistement de la commune pour le legs Roux, 10 août 1903.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910 : Travaux à la sacristie à la suite d'un incendie, 9 décembre 1906.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1910-1916 : Mise en adjudication des travaux à faire au clocher de l'église : architecte Maurin, 27 juin 1911.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1910-1916 : Lettre de Maurin, architecte signalant le danger que présente l'entablement du côté sud-est de l'église, 10 septembre 1911.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1916-1925 : Devis de Maurin pour réparation de la charpente en mauvais état, 10 juin 1922.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1925-1936, Travaux à faire à l'église, 8 mars 1936.

    Réfection de la couverture de l'église coûterait 500 000 francs ; la construction d'une nouvelle église 750 000/800 000 francs : projet de démolir l'église et de créer une place et deux rues qui "supprimerait les taudis existant à l'heure actuelle et réaliser l'urbanisme auquel la population à juste titre a droit". Le conseil municipal vote le principe de l'édification d'une nouvelle église.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1936-1945, Travaux de consolidation de l'église (fermée pour des raisons de sécurité), 20 août 1937.

    Réfection totale de la toiture de la sacristie, le carrelage, réfection des vitraux, réfection des orgues, éclairage, ravalement extérieur et intérieur, diverses peintures sous la direction de l'architecte Picard.

    AD Gironde, 2 O 2622, Travaux de consolidation de l'église : marché de gré à gré, devis, 25 septembre 1937.

    Réfection des voûtes, remplacement de la charpente.

    AD Gironde, 2 O 2622, Certificat de paiement, travaux de consolidation de l'église, réfection des voûtes, 3 juin 1938.

    Auguste Fabre, constructeur, entrepreneur demeurant à Paris bld du Port Royal ; architecte communal : Marcel Picard.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1945-1947, Projet de refonte d'une cloche de l'église cassée à la Libération, 20 décembre 1945.

  • Inventaire sommaire du mobilier de l'église

    Sous la tribune de l'orgue : 4 tableaux des évangélistes, fin 17e siècle (?) (copies d'après Caravage, Le Dominiquin).

    Au nord du clocher-porche : fonts baptismaux, statues de la Vierge et de Saint-Jean-Baptiste.

    Au sud du clocher-porche : tableau d'une Vierge à l'Enfant avec Dominicains (?), sculpture d'un Christ en croix.

    Bas-côté sud :

    Statue de Sainte-Marthe (signée Maison Raffl Paris),

    Tableau avec Christ en croix, 1831-1841, par Louis Nicolas Lemasle (1788-1876) : voir les publications d'Hervé Cabezas sur cet artiste.

    Tableau d'une descente de Croix, 1831-1841 (copie réalisée par M. Moynier, d'après le tableau de Jean Jouvenet, 1697, conservé au Louvre).

    Confessionnal (M. le vicaire),

    Confessionnal (M. le curé) : provenant de l'ancienne église Saint-Mambert

    Verrières :

    -motifs de croix et de fleurs et armoiries épiscopales (de Victor Lucien Sulpice Lécot, archevêque de Bordeaux de 1890 à 1908 : devise NOS AUTEM CHRISTI) et papales (de Léon XIII, pape de 1878 à 1903 : D'azur au cyprès de sinople planté sur une plaine de même accompagné au francs quartier d'une comète d'or et en pointe de deux fleurs de lys d'argent, à la fasce d'argent brochant sur le tout).

    -motifs de croix et de fleurs ; ostensoir ; pélican

    -motifs de croix et de fleurs, JHS et Sacré-Coeur

    -verre blanc et imposte en vitrail.

    Autels secondaires dédiés à Sainte-Anne et au Sacré-Coeur

    Panneau en bois sculpté et peint Mater Dolorosissima.

    Tableau de Saint-Martin, 19e siècle.

    Retable de Sainte-Radegonde [provenant de l'ancienne église Saint-Mambert], autel avec initiales SR.

    Bas-côté nord :

    Statue de sainte avec une ancre (signée Maison Raffl Paris).

    Tableau de Sainte-Philomène (avec palme et flèche de martyre), signé Savinien Petit (1815-1878) et daté 1871 (voir l'ouvrage de Blandine Chavanne, Savinien Petit (1815-1878), Le sentiment de la ligne, 2004). Inscription dans cartouche du cadre : "Tableau offert / par Mr le Docteur Le Gendre / suivant le voeu de sa femme / née Noémi Chabannes 1871". Il s’agit de Louis François Legendre, médecin à Pauillac, auteur d’un mémoire sur l’endurcissement du tissu cellulaire chez le nouveau-né (d'après Revue médicale française et étrangère, Journal du progrès, 1837).

    Confessionnal (M. le prédicateur).

    Confessionnal (M. le ?)

    Tableau d'un Christ en croix, signé La Csse Sophie de Pichon Longueville, chanoinesse, Genève, 16 novembre 1835.

    Verrières :

    -motifs de croix et de fleurs et inscription MATER PURISSIMA OPN / ROSA MYSTICA OPN [ora pro nobis]

    -motifs de croix et de fleurs et inscription TURRIS DAVIDICA / FOEDERIS ARCA

    -motifs de croix et de fleurs et monogramme AM, lys et sacré-coeur.

    Autels secondaires dédiés à Saint-Antoine-de-Padoue avec statue signée Maison Raffl-Paris, monogramme SAP et autel dédié à la Vierge (ND).

    Panneau en bois sculpté et peint Ecce Homo.

    Tableau de l'Apparition du Christ.

    Chapelle avec autel et monogramme AM.

    Chœur : Annonciation [tableau provenant de l'église Saint-Mambert] : daté et signé "Fournier fecit 1639". [Gabriel Fournier, originaire du Languedoc, qui a séjourné à Bordeaux de 1631 à 1641].

    Sacristie : tableau de l'Assomption de la Vierge, d'après le tableau de Pierre Paul Prud'hon, commande de l'Etat, peint par Mme Mouha, 1851.

    Mention dans LAROZA, Olivier. Guide touristique, historique et archéologique de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1975.

    p. 193 : Série de portraits peints sur toile des curés de Pauillac XIXe et XXe siècles, conservés dans la sacristie [il s'agit de photos ou photo-gravures des curés depuis celui du curé Gachet].

    Ex voto : maquette du Saint-Clément suspendue dans la nef

    Caché à l'intérieur de la maquette se trouve l'acte de donation par les pilotes et aspirants, Pierre Ballanger, auteur du plan et pilote, Pierre Saux, Arnault Bernadet et les noms du parrain, Monsieur Pichon de Longueville, et de la marraine, Madame d'Armaillac.

    Voir transcription dans Pilotage de la Gironde, un siècle d'histoire, René Le Guyader, document dactylographié et reproduit par l'auteur, 2012.

    Procès-verbal relevé par Me Vialard, notaire à Pauillac :

    "L'an mil huit cent trente six, le 23 du mois de novembre a honoré la mémoire de St Clément pape et patron des marins, des pilotes lamaneurs et aspirants de la station de Pauillac, tous catholiques ont désiré donner à cette fête une grande solennité. En conséquence, ils ont prié Monsieur l'abbé Caris premier vicaire général capitulaire de célébrer la Saint Messe dans l'église paroissiale dudit Pauillac et de bénir un vaisseau modèle gréé et armé par les soins desdits pilotes mentionnés ci-dessous Pierre Saux, Arnaud Bernard (?) et Caussant (?) commis des pilotes (...).

  • AD Gironde. Fonds Dagrant, non classé. Correspondance et croquis concernant l'église de Pauillac, vers 1897.

    -Lettre du 28 Sbre 97.

    Terminons la pose vendredi, espérons rentrer également ce jour. Vous avez dû recevoir de M. le curé un avis d’écusson à mettre dans un des panneaux de base activer le [??] la place à occuper nous le repiquerons avant de nous en aller. Tout ici va bien. Laurent

    -Pauillac, le 24 courant (septembre 97), lettre (du curé ?) adressée à Dagrand : à propos des impostes et de 9 panneaux à bordure bleue, pour le sanctuaire et pour la tribune.

    -Pauillac, samedi courant ( 25 sept 97 ?) : 8 fenêtres sont tombées, l’imposte d’une autre fenêtre également de l’autre côté ; les boiseries et ferrures sont en bien meilleur état que les fenêtres ABC et tant mieux pour tout. M. le curé est pourtant content et satisfait. Laurent.

    -Pauillac, le 18 Sbre 97 : Envoyez nous 80 Ko de mastic environ sans retard. Ce soir sera placées deux fenêtres plus la moitié de la troisième, le tout avec doublage verre. M. le curé est satisfait des coloris des fenêtres et de la [??] des monogrammes .Pour revenir à la pose c’est une sale gache [?] dans l’état où se trouvent les boiseries et les fers tant démantibulés ce qui fait que nous avons plus de temps à passer à démolir ainsi que à mettre en état la fenêtre que pour la garnir. Vous avez bien fait d’envoyer les verres plus long rien n’étant régulier. Edouard travaille. Laurent.

    -Pauillac, 30 sept. 1897. Monsieur, il y aurait lieu de mettre au bas d’un de nos vitraux le nom d’une donatrice, Mme Choneau ( ?). Vous m’aviez dit dans le temps que rien n’était plus facile, même le vitrail déjà en place. F. Faure.

  • Documentation du fonds Jules de Miramont

    Notes de Jean-Claude Lasserre, dossier documentaire, service de l'Inventaire :

    -Lettre de Hector Labatie du 8 janvier 1902 pour aller à Pauillac.

    -Lettre au même du 17 janvier 1902 faisant part de la demande du curé doyen de Pauillac, l'abbé Faure, de prévoir en plus de la porte d'entrée principale deux grandes entrées latérales, une au midi, l'autre au nord. Il est fait mention d'études préparatoires séparées avant confrontation et établissement d'un avant-projet ; "de toute façon tant que le fer est chaud il faut le battre c'est-à-dire ne pas perdre de temps".

    -Lettre du 31 janvier 1902 à Jules de Miramont lui confirmant que le plan d'expropriation de Pauillac est prêt.

    -Copie de la lettre adressée par le curé de Pauillac aux deux architectes après l'envoi des plans et perspectives d'église : "rien ne m’intéressera plus que la construction dont il s'agit mais qui sait quand elle se fera? Il faudrait ici un point d'interrogation aussi haut que ce clocher que vous voulez faire. D'ici là les projets pourront être étudiés à loisir et je ne demanderai pas mieux que d'avoir affaire à vous pour maints détails des choses (...).

    -Croquis sans date ni nom : relatifs à l'avant-projet de l'église de Pauillac ; voir photocopies dans le dossier documentaire d'inventaire.

  • Olivier Lescorce, Histoire de l'église de Pauillac, 1997 (extrait publié lors de la Nuit du Patrimoine, 2007)

    Manuscrit de Mr de Labégorsse.

    "En l'an de grâce 1554, l'église de Pauilhac fut volée, ruinée, saccagée et brûlée par ceux de la religion prétendue réformée... En 1567, elle fut remise et réédifiée, sur la résolution prise par les paroissiens pour la gloire et les services de Dieu, par l'entremise d'un bon religieux serviteur de dieu qui les exhorta à ce faire par maintes, doctes et fréquentes prédications.

    Les anciens ont fait construire l'église et le cimetière Saint Martin de Pauillac à environ deux cents pas de la rivière...

    L'an de grâce 1594, et le 28ième jour du mois de mars, l'église paroissiale fut ruinée et saccagée ainsi que tout le bourg de Pauilhac, par les Anglais, Ecossais, Flamands et autres qui étaient ancrés devant du dit bourg... Outre la volerie, enlèvement des cloches et saccagement des calices, custodes, livres et habits sacerdotaux de l'église... ils ruinèrent et emportèrent le fuste et la charpente de la chapelle St Vincent qui est en la paroisse dudit Pauilahc, construite et édifiée sur le bord de la rivière. Et tandis que ces hommes félons découvraient ce Saint temple de Dieu, deux tombèrent du toit par la divine providence, morts à terre pour punition de leurs méfaits. Cette volerie et saccagement furent faits par lesdits Anglais en vengeance de l'assassinat qui fut fait le dit jour au dit bourg sur les personnes des plus riches et remarquables de leur nation inopinément rouées et meurtries par certains soldats et gendarmes de Blaye".

  • Notes de Claude Renard, ancien pilote (archives privées)

    AD Gironde. G 649, visite de l'archevêque de Bordeaux dans l'église de Pauillac en 1735.

    Inventaire de l'église : deux cloches, une petite et une grande, elles sont bénites. On ne peut les entendre de toute la paroisse. L'on sonne exactement pour le service divin et pour l'angélus ; il n'y a pas d'archives ; il y a un registre de baptêmes, mariages et sépultures. Le plus ancien set de 1612-1613 ; pas de nouveaux catholiques ; un maître d'école de mauvais exemple qui n'a pas satisfait au devoir pascal depuis longtemps.

    [Une des cloches a été offerte avant 1726 par le pilote de Pauillac Jacques Saux]

Références documentaires

Bibliographie
  • DÉMONT Emmanuelle, FAVREAU Marc. Herman Van der Hem (1619-1649), un dessinateur hollandais à Bordeaux et dans le Bordelais au XVIIe siècle. Camiac-et-Saint-Denis : Les éditions de l'Entre-deux-Mers, 2006.

    dessins n° 86 et 87 : Pauillac, 16 février 1647 et 10 juin 1646
  • LE GUYADER René. Pilotage de la Gironde, un siècle d'histoire. Document dactylographié et reproduit par l'auteur, 2012.

Liens web

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