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Église paroissiale Saint-Léonard de Gardedeuil dite chapelle de Gardedeuil

Dossier IA24001216 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Vocables Saint-Léonard
Appellations chapelle de Gardedeuil
Destinations chapelle
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Montpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
Adresse Commune : Eygurande-et-Gardedeuil
Lieu-dit : Gardedeuil
Cadastre : 1844 A3 294 ; 1959 A3 151

Une légende locale rapporte que l'église Saint-Léonard de Gardedeuil aurait été édifiée sur un tertre isolé pour commémorer l’une des stations effectuées lors du rapatriement de la dépouille de saint Louis depuis Tunis. La première mention écrite de l’ancienne église paroissiale ("Sanctus Leonardus de Guardadel ") apparaît dans le Cartulaire de Baigne à l’occasion de sa consécration par l’évêque de Périgueux, Renaud de Thiviers (1081-1099). L’un de ses successeurs, Guillaume d’Auberoche (évêque de Périgueux de 1104 à 1129) la donne quelques années plus tard à l’abbaye angoumoise. Contrairement à l’église paroissiale d’Eygurande, celle de Gardedeuil est mentionnée dans la bulle pontificale de 1232, dans laquelle Grégoire IX énumère les possessions de l’abbaye de Baigne.

La paroisse était comprise, comme toutes celles de l’actuel canton de Montpon-Ménestérol, dans l’archiprêtré englobant 41 paroisses du plateau de la Double, qui prit le nom de Vanxains au 14e siècle. Les textes du 16e siècle mentionnent le "prieuré de Gardadels".

Le compte-rendu de la visite canonique de 1688 évoque, sans plus de précisions, une église faite de torchis. Quant au plan cadastral napoléonien, bien que peu précis, il présente l’allure générale de l’édifice de plan allongé, composé d’une nef ouvrant sur une simple abside. Le mur gouttereau nord, où l'enduit est dégradé par endroits, laisse apparaître une maçonnerie de moellons qui semble un vestige de l'église antérieure à la reconstruction, intervenue en 1894 au même emplacement.

Période(s) Principale : Moyen Age , (détruit)
Principale : 4e quart 19e siècle

L'ancienne église paroissiale Saint-Léonard de Gardedeuil a été bâtie au sommet d'une colline, sur l'un des points les plus hauts de la commune (env. 110 m). Elle est toujours entourée de son cimetière. L'édifice est orienté à l'est et légèrement désaxé vers le nord. Son plan allongé est très simple : la nef unique est dotée de deux chapelles latérales de plan rectangulaire. Ce vaisseau se prolonge par un chevet dont l'abside est inscrite dans un volume de plan rectangulaire.

La face extérieure des élévations, lorsqu'elle n'est pas recouverte, donne à voir les matériaux employés à la construction. Le mur sud de la nef est bâti en pierre de taille de moyen appareil. Le mur gouttereau nord, où l'enduit s'est dégradé par endroits, laisse apparaître une maçonnerie de moellons. Des contreforts maçonnés en brique raidissent le vaisseau de part et d'autre. Ils sont dotés de deux retraites talutées munies d'un larmier. Les maçonneries apparentes du chevet montrent un agencement disparate de pierres de taille et de moellons. Quant à la façade occidentale, elle est faite d'un appareil mixte : sa partie basse, bâtie en pierre de taille, est surmontée d'un cordon délimitant une maçonnerie de moellons enduits agrémentée d'assises en brique. Deux jambes de pierre de taille encadrant l'oculus rejoignent les montants du petit clocher-mur.

La façade occidentale est percée d'un portail en arc brisé. Un oculus surmonte cette ouverture, qui permet d'éclairer la nef depuis l'ouest -le vaisseau étant par ailleurs percé de six larges baies et les chapelles dotées d'oculi. Le pignon découvert est coiffé d'un petit clocher-mur muni d'une baie campanaire en plein cintre, que surmonte une statue représentant une Vierge à l'enfant. De part et d'autre des rampants du mur-pignon se tiennent deux amortissements en ferronnerie à motifs géométriques. L'église est entièrement couverte de tuiles creuses : toit à longs pans sur le vaisseau et les chapelles latérales, croupes sur le chevet.

Les murs intérieurs sont enduits. La nef est couverte d'un simple plafond de lambris, tandis que les chapelles sont voûtées en berceau plein-cintre. L'abside semi-circulaire est voûtée en cul-de-four.

Murs calcaire moyen appareil
calcaire moellon enduit partiel
brique
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements lambris de couvrement
voûte en berceau plein-cintre
cul-de-four
Couvertures toit à longs pans croupe
pignon découvert
Techniques fonderie
ferronnerie
vitrail
Représentations Vierge à l'Enfant, ornement géométrique, Immaculée Conception, Christ
Précision représentations

Une statue en fonte représentant une Vierge à l'enfant orne le petit clocher-mur qui surmonte la façade occidentale.

Deux amortissements en ferronnerie, à motifs géométriques, décorent le haut des rampants du mur pignon de la façade ouest.

Un vitrail du 19e siècle représente à mi-corps et en pendant, l'Immaculée Conception, nimbée, mains jointes et vêtue d'un manteau bleu, ainsi que le Sacré Cœur, la tête ceinte d'un nimbe crucifère, tenant de la main gauche le cœur enflammé et esquissant un geste de bénédiction de l'autre, drapé d'un manteau rouge.

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives diverses.

    Archives départementales de la Dordogne : 12 O 188
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien d'Eygurande-et-Gardedeuil. Dessin et encre sur papier, 1844. Section Chanteloup, feuille A3.

  • IGN. Carte topographique de la France à 1/50 000 : Montpon-Ménestérol. Série orange, feuille 1735. 2e éd., Paris, IGN, cop. 1981.

Bibliographie
  • BERTHELÉ Joseph, BRUGIÈRE Hippolyte. Exploration campanaire du Périgord. Périgueux : Impr. de la Dordogne, 1907.

    p. 346.
  • CARLES Alcide. Dictionnaire des paroisses du Périgord. Bayac : Editions du Roc de Bourzac, 1884, réédition 1986.

    p. 260-261.
  • CHOLET PAUL. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Etienne de Baigne (en Saintonge). Niort : Éd. L. Clouzot, 1868.

    p. 43-44, 239, 351.
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 111, 139.
  • SECRET Jean. Les églises du Ribéracois. Périgueux : éditions Fontas, 1958.

    p. 43-44.
Périodiques
  • CHARBONNEL Augustin. "Visite de l'archevêque Bertrand de Goth, dans el diocèse de Périgord, en 1304", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, t. XII, 1885.

    p. 51.
  • IGNACE Jean-Claude. "Les dépendances monastiques étrangères dans l'ancien diocèse de Périgueux", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, 1999-2.

    p. 259.
  • ROUX Joseph. "Visite canonique du diocèse de Périgueux en 1688", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, t. LVI, 1929.

    p. 219.
  • SAINT-SAUD Comte de. "Églises du Périgord dépendant d'abbayes étrangères", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, XLVIII, 1921.

    p. 178-182.
  • SHAP, "Communications. Note sur l'église de Gardedeuil", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, t. LXXXIII, 1956.

    p. 116-117.
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