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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste (Saint-Barthélemy)

Dossier IA40001573 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Jean-Baptiste (Saint-Barthélemy)
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Montfort-en-Chalosse
Adresse Commune : Poyanne
Cadastre : 2014 D 265

L'ancienne église paroissiale Saint-Jean-Baptiste était située au milieu du cimetière, au lieu-dit Salles, au nord du bourg. Le 6 juin 1713, la communauté signa avec Philippe de Baylens, marquis de Poyanne (1687-1725), un acte par lequel celui-ci cédait, en échange du terrain de l'ancien lieu de culte promis à la démolition, la propriété de sa propre chapelle castrale, placée sous le vocable de Saint-Barthélemy, pour servir de nouvelle église à la paroisse au centre du bourg. Insuffisante pour la population, celle-ci fut agrandie et rénovée par la communauté dès 1716 (ajout d'une seconde chapelle au midi et d'une sacristie par les tailleurs de pierre Jean Mons et Germain Lafitte), et resta en service jusqu'au milieu du XIXe siècle. Le 7 janvier 1866, le conseil de fabrique approuva un projet de l'architecte départemental Alexandre Ozanne pour la reconstruction à neuf de l'édifice sur le même emplacement. Après la pose de la première pierre le 19 mars 1868, les travaux furent exécutés en 1868-1869 par l'entrepreneur Alexandre Freylon, de Villandraut (Gironde), et l'église fut consacrée le 6 septembre 1869 par l'évêque d'Aire Louis-Marie Épivent. Le coût total, achat du mobilier compris, dépassa 100.000 francs.

L'édifice, souvent nommé à tort du vocable de l'ancienne chapelle castrale, Saint-Barthélemy, porte officiellement le titre de Saint-Jean-Baptiste, celui de la première église paroissiale de Poyanne. L'abbé Foix dans sa monographie paroissiale mentionne que cette dernière titulature est seule admise depuis 1713. En outre, la verrière du chœur à dextre (place d’honneur) de la maîtresse-vitre représente bien saint Jean-Baptiste et non saint Barthélemy, lequel ne figure que dans la verrière de la façade.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1868, daté par source
Auteur(s) Auteur : Ozanne Alexandre,
Alexandre Ozanne (1828 - 1888)

Né à Bonascq (Calvados). Architecte départemental des Landes de 1859 à 1879.


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architecte départemental, attribution par source
Auteur : Freylon Alexandre,
Alexandre Freylon

Entrepreneur à Villandraut (Gironde) dans la seconde moitié du XIXe siècle.


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Mons Jean,
Jean Mons

Tailleur de pierre à Montfort (-en-Chalosse), documenté en 1713.


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tailleur de pierre, attribution par source
Auteur : Lafitte Germain,
Germain Lafitte

Tailleur de pierre à Tartas, documenté en 1713.


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tailleur de pierre, attribution par source

L'édifice est occidenté, afin d'offrir sa façade à la place. De style néogothique, il est construit en moellon calcaire et pierre de taille (contreforts, encadrements des baies), et couvert de tuiles creuses à l'exception du clocher. Il se compose de trois vaisseaux de six travées, celui du centre prolongé par une travée de chœur barlongue et une abside à trois pans épaulée par deux sacristies. La première travée des vaisseaux est occupée par deux chapelles encadrant un clocher-porche dans-œuvre couvert d'une flèche octogonale en pierre, à lucarnes et clochetons angulaires ; au premier niveau, une tribune ouvre sur le vaisseau principal. Celui-ci est séparé des collatéraux par des grandes arcades en tiers-point sur piliers de section rectangulaire. L'ensemble de l'édifice est couvert de fausses voûtes d'ogives en briques, retombant dans le chœur sur des colonnettes montant de fond, dans le vaisseau central sur des dosserets reposant sur des culots, et dans les collatéraux directement sur des culots. Le chœur et les collatéraux sont éclairés par des lancettes simples en arc brisé, les parties hautes du vaisseau central par des oculi circulaires surmontant une arcature aveugle simulant un triforium.

Murs calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse mécanique, pierre en couverture
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements fausse voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans
appentis
flèche polygonale
croupe polygonale
Techniques sculpture
vitrail
peinture
Représentations crochet
Précision représentations

Crochets feuillagés sur les chapiteaux des piliers de la nef et des colonnettes du chœur.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Extraits du registre des délibérations du conseil de fabrique de Poyanne (1841-1896) concernant la reconstruction de l'église

    P. 121-122 : "Séance du dimanche de quasimodo, 7 avril 1861. / [...] Considérant que par acte du 6 juin 1713 [...] entre Messire Philippe de Baylenx, seigneur de Poyanne, et la communauté du dit Poyanne, le seigneur céda à la communauté la chapelle castrale de St-Barthélemy, à lui appartenant, pour servir d’église paroissiale, et la communauté de Poyanne de son côté céda à Messire Philippe de Baylenx l'emplacement de l'ancienne église avec le cimetière & toutes les dépendances. / Considérant que la chapelle de St-Barthélemy, assez spatieuse (sic) pour les besoins privés de la famille à laquelle elle appartenait, mais insuffisante pour les besoins de la paroisse, fut agrandie et mise dans l'état où on la voit maintenant, mais qu'aujourd'hui, par suite de l'annexion du quartier du Cournau à la paroisse de Poyanne, son enceinte se trouve trop circonscrite ; que le chœur est tellement encombré, la foule tellement pressée dans les deux nefs, qu'il est impossible de faire les cérémonies religieuses [...]

  • Extrait de la monographie paroissiale de l'abbé Vincent Foix, vers 1890

    "Deuxième partie archéologique./

    I. L'église actuelle./

    La 1ère pierre a été bénite solennellement par M. l'abbé Laussucq chanoine honoraire et curé doyen de Montfort le 19 mars 1868 ; elle fut consacrée le 6 7bre 1869 par Mgr Épivent./

    Assistaient à la bénédiction de la 1ère pierre : Jean Coudroy, maire, Jean Lorreyte, adjoint, Alexandre Lépine, président du conseil de fabrique, Jean-Lucien Malet chanoine honoraire, archiprêtre de Mont-de-Marsan, Jean Tastet, chanoine honoraire, curé doyen de Soustons, Antoine Lamaison, chanoine honoraire, supérieur de N.D. de Buglose, André Coudroy, curé doyen de Pouillon, Étienne Coudroy, curé de St-Pierre de Mont, Beaurredon, curé d'Ozourt, Jean-Pierre Lorreyte, curé de Ste Colombe, Sansamat, curé d'Onard, Andrieu, curé de Préchacq, Batistant, curé de St-Geours, Lafaurie, curé de Lier, Despons, curé de Hinx, Buchet, curé de Cassen, Beyria, curé de Clermont, Darribère, curé de Sort, Sarcou, prêtre à Laurède, Dubucq, curé de Laurède, Domenjou, curé de Nousse, Dufau, curé de Poyartin, Lary, curé de Gouts, Pène, vicaire de Ste Marie de Gosse, Louis Rosié, curé de Ste Marie de Gosse, Pourtau, curé de St-Lon, MM. Henry de Laborde, juge de paix de Montfort, Baron de Behr, membre du conseil général et maire de Gamarde, Lasserre, conseiller d'arrondissement et maire d'Ozourt, Lavielle, dr en médecine, maire de Montfort, Auguste Coudroy, maire de St-Geours, Geoffroy, maire de Cassen, François Batbedat, docteur en médecine, maire de Vicq, Larrieu, maire de Laurède, Jean Pussacq, maire d'Onard, Saubaigné, maire de Mugron./

    Le plan de l'église est l’œuvre de M. Ozanne, architecte du département. M. Fraglon [sic pour Freylon], entrepreneur de travaux publics à Villandraut, se rendit adjudicataire pour 80.000 f., 3% de rabais. Le montant de la dépense totale, compris le mobilier et les honoraires de l'architecte, atteignit 100.000 f./

    A la consécration de l'église on remarquait : MM. Émile Darracq, député des Landes, le B[ar]on de Behr, Lasserre, de Laborde, Pesquidous capitaine de recrutement à Foix, Frédéric Lestage docteur en médecine, Coudroy maire de St-Geours, le comte et la comtesse de Compomanès [sic pour "Campomanes"] de Madrid, Desbordes notaire à Tartas, Coudroy maire de Poyanne, le R.P. Gomez provincial des Jésuites, les R.P. Du Bourg supérieur du Gd Séminaire d'Aire, Félice supérieur de la maison de Poyanne, Malet, Lamaison, Tastet, Laussucq, Coudroy, Bourrus curé-doyen de Mugron, Getten chanoine honoraire et curé de St-Vincent de Xaintes, Étienne Coudroy, Lorreyte, Dubucq, Domenjou, Batistant, Bouchet, curé-doyen de Castets, Soubiran curé de Cassen, Andrieu, Lafaurie, Cabiro curé de Vicq, Sansamat, Duffau, curé de Poyartin, Beyria, Darribère, Despons, Rosié, Farthouat missionnaire, Duran missionnaire./

    La chaire et les stalles du chœur ont été confectionnées à Maubourguet par M. Dufau en 1869. Les trois cloches fondues à Dax par M. Delestan 1869 ; les autels en marbres faits à Mont-de-Marsan par M. Festa en 1869 ; les vitraux ont été fournis par la maison Maumejean à Pau./

    [...]

    On a longuement décrit la nouvelle église : "Par sa dimensions, a t-on dit, la hauteur de ses voûtes, la hardiesse de ses arcades, l'heureux accord des proportions, l'unité de style, la régularité de l'ensemble et l'harmonie des détails, l'église de Poyanne peut être considérée comme l'une des églises nouvelles du diocèse les plus irréprochables... L'église est bâtie en forme de parallélogramme et sans croisillons. Son vaisseau se compose d'un vestibule, d'une nef centrale, de deux collatéraux, d'un chœur à chevet polygonal flanqué à droite et à gauche d'une petite chapelle carrée. Il mesure dans œuvre 35m de long et 15 de large et 13 de hauteur sous clef. La largeur de la nef centrale dans axe est de 7 mètres. Celle des bas-côtés n'est que de quatre ; la hauteur des voûtes latérales est de 6m50. L'architecte a divisé en 3 parties l'intérieur tout le long de la grand nef. Au 1er étage, une suite de 4 arcades occupe le rez-de-chaussée et conduit du vestibule au sanctuaire. Le 2e étage présente une galerie aveugle ou triforium qui règne tout le long de la nef médiane. Enfin, sous le formeret des grandes voûtes, de petites fenêtres rondes forment la 3e division. Le chœur se divise en une travée ou sanctuaire, et un rond-point en 5 pans ou chevet. Un arc triomphal aux moulures toriques coupe ainsi le chœur en deux parties./

    Le chœur, profond de 10 mètres, reçoit le jour au chevet de 3 longues fenêtres à lancette. La nef principale communique avec ses collatéraux par 5 grandes arcades qui donnent autant de travées ; huit pilastres isolés la soutiennent. La voûte retombe sur de véritables chapiteaux. Des arcs doubleaux, séparés par des arcs ogives croisés et portant clef à leur point de jonction, divisent la voûte en autant de sections qu'il y a de travées. L'extrémité des nefs latérales se termine par une chapelle carrée où l'on pourrait demander plus d'ornementation./

    Le porche est d'une grande simplicité, ne présentant de décoration qu'à la porte principale. La tribune est d'un goût parfait.

    A l'extérieur il y a plus encore qu'à l'intérieur sobriété de détails et absence d'ornementation. En résumé cette église, quoique pauvre d'ornement, ne laisse pas de produire un effet des plus gracieux". (1)

    (1) L'abbé Ponse : Revue catholique d'Aire, 1874, p. 308-314.

    II. L'ancienne église St B[arthéle]my./

    L'ancienne église bâtie sur le même emplacement que la nouvelle était la chapelle castrale du château, elle était dédiée à St B[arthéle]my. Jusqu'en 1713 elle était chapelle seigneuriale : depuis la translation de l'église prieurale de Sales elle devint église paroissiale par vente de Messire Philippe de Baylenx, qui se réservait néanmoins et conserva dans sa chapelle le droit de sépulture ; le caveau a existé jusqu'à la reconstruction. La chapelle de St-Barthélemy devenue église paroissiale changea de vocable ; on ne l'appela plus depuis 1713 que l'église paroissiale St J[ean]-B[aptis]te. Elle avait trois chapelles ; celle de St J. Bte, c'était la principale ; celle de St B[arthéle]my et enfin celle de la Ste Vierge, bâtie en dehors de l'église, sur le cimetière, vers le midi. Le caveau de la maison de Poyanne dont l'entrée se trouvait au milieu de l'église se dirigeait vers la chapelle de la Ste Vierge. Le fond du caveau qui est tout construit en pierre de taille, ainsi que la voûte, correspond à la balustrade de la chapelle de Marie. Au pied du pilier placé dans le centre de l'église et jusqu'en face de l'autel Notre-Dame, se trouvent deux énormes pierres : c'est l'ouverture du caveau. On y descend par cinq marches en pierre de taille. Le tombeau a la forme d'un carré long de 12 pieds de long sur 8 de large : les cercueils posés sur un banc de pierre sont revêtus extérieurement de lames de plomb./

    Le 21 août 1837, les pierres de l'ouverture cédant, M. Rosié les fit enlever : il trouva cinq cadavres couchés sur le banc qui court le long du caveau. Les ossements, profanés par les Révolutionnaires, état (sic) disséminés çà et là sur le carrelage et les lames de plomb qui recouvraient les cercueils presque totalement enlevées. On y trouva un voile dont les dessins étaient très-bien conservés, mais qui ne résista pas au toucher. La couverture d'un livre d'heures en assez bon état, la garde d'une épée dévorée par la rouille, des souliers de forme fort pointue en partie consommée à l'exception des talons qui étaient très-élevés et peints en rouge, furent à peu près tout ce qui parut. Le tout fut recueilli dans une caisse et enseveli dans le carrelage avec une date commémorative./

    Quant à la chapelle primitive de St B[arthéle]my ou chapelle castrale, elle n'était pas avant 1713 aussi spacieuse ; il n'y avait qu'un autel dédié à St Barthélemy ; l'entrée était en face de la maison de Bricq (2)./

    Devenue église paroissiale, elle fut considérablement agrandie et mise en rapport avec les besoins de la population. Un document de l'époque nous initie aux travaux de restauration ou plutôt de transformation. Il fut donc convenu (26 avril 1716) entre M.es Pierre Lagardère, lieutenant de Poyanne, Daniel de Viveron, M.e chirurgien, sindics, d'un côté, et Jean Mons, Germain Lafitte, M.es tailleurs de pierre, h[abitan]t Montfort et Tartas, d'autre, qu'ils bâtiraient "une chapelle du costé du midy joignant la chapelle St. B.my de la longueur de 25 pieds et de la largeur de 16 ; de plus une sacristie au derrière de l'autel de lad. chapelle de 8 pieds et 1/2 en carré, avec une porte pour entrer du presbytère à lad. sacristie, faire un vitreau au dessus de la sacristie pour donne jour au m.e autel, un autre vitreau du costé du Nord semblable, un petit vitreau à la sacristie, deux autres à la chapelle, l'un vis-à-vis l'autel et l'autre au milieu ; de faire les murs de lad. chapelle de deux pieds de profondeur et deux d'épaisseur jusques à rez de chaussée, un arceau de 14 pieds de largeur, un autre arceau pour entrer dans lad. chapelle..., remuer le m.e autel et en bâtir un dans lad. chapelle avec les crédences, fermer la porte d'à présent et en faire une à neuf à l'entrée qui doit estre faite à lad. église..., carreler toute lad. église, chapelle et sacristie, excepté la chapelle de M. le Marquis de Poyanne, mesme marquer avec des briques les sépultures, faire un pied destail pour placer l'eau bénite, remuer les fonds (sic) baptismaux, réparer les fondemens de l'église dans les endroits nécessaires, démolir la muraille qui porte présentement le clocher et la regarnir et mettre à fleur du toid, enduire et blanchir la chapelle et sacristie qui seront faites à neuf et crépir par dehors, blanchir toute l'église par dedans et faire généralement tout ce qui conviendra pour la massonnerie", le tout pour 200 livres.(3). On avouera que ce n'était pas cher.

    (2) Reg. paroiss.

    (3) Arch. de M. Du Boucher, de Dax.

    III. L'ancien prieuré de St-Jean de Salles

    Vers le Nord, le long de la forêt communale, au lieu appelé aujourd'hui métairie de Salles existait autrefois un prieuré avec son église et son cimetière. Aujourd'hui on n'aperçoit çà et là que des ruines ; de temps à autre des pans de mur, des carrelages, souvent même des ossements humains, sont mis à découvert par la charrue. C'est là qu'une colonie de Bénédictins venue de l'abbaye de Cagnotte, on ne sait au juste à quelle époque, s'était fixée et avait bâti un monastère. Dire son histoire nous est actuellement impossible : deux actes authentiques ont seul échappé aux ravages du temps./

    Le 1er, dont je ne connais d'ailleurs que le titre assez ambigu, nous relate la vente du grand Bedat passée le 8 février 1308 et consentie par le seigneur abbé de la Cagnotte et ses frères d'accord avec le chapitre de Salles, en faveur des habitants de Poyanne, Onard et St-Geours. Voici le titre de l'acte, lequel en dit plus que mon résumé : "Acte par lequel il appert qu'il y avoit anciennement un prieuré à Salles autrement grange dépendant de l'abbaye de Cagnotte, lequel abbé et frères dudit Cagnotte vendirent aux habitans de Poyanne, St-Geours et le Nard avec le bedat commun appelé de Salles, du 8 février 1308".(1) S'il fallait prendre à la lettre ce texte, il s'ensuivrait que le prieuré lui-même fut vendu en 1308 et qu'il n'y eut plus de moines à partir de cette époque, du moins que le prieuré fut bientôt sécularisé ?? Je penche pour cet avis./

    La chapelle du couvent dédiée à St J[ean]-B[aptis]te était selon l'usage du temps réservée au service des religieux et des domestiques de la maison ; plus tard, elle fut ouverte à tous les fidèles, et les habitants de Poyanne n'en connaissaient point d'autre jusqu'en 1713, année où Messire Philippe de Baylenx, marquis de Poyanne, céda la chapelle castrale de St-B[arthéle]my et le terrain qui l'environne pour servir d'église paroissiale et de cimetière, et le chapitre de St Jean B.te de Salles de son côté céda le couvent, la chapelle et le cimetière de Salles avec toutes les dépendances. Voilà le 2e acte vu par M. Rosié, mais que je n'ai pas encore retrouvé./

    C'est à l'emplacement du couvent que se trouve aujourd'hui la métairie de Salles. Par chapitre de St Jean de Salles il faut entendre le chapitre de Cagnotte ; car il y avait belle lurette que les moines avaient déserté nos parages.

    (1) Arch. du presbytère.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de Poyanne, par l'abbé Vincent Foix, vers 1890.

    Archives départementales des Landes : 16 J 18
  • Église, presbytère, cimetière (1816-1937).

    Archives départementales des Landes : 2 O 1700
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 276/6
  • Dons et legs à la fabrique (1828-1883) : Marie Élisabeth Auguste Meyranx (1828), Jean-Baptiste Darbins (1837-1839), Josèphe Armande Geneviève Françoise Rémond de Montmort deu Dogon, épouse Moreau de bellaing (1840-1841), Marguerite Labrouche (1860-1862), Jeanne Lavielle (1862-1864), Marie Léopold Joseph Moreau de Bellaing (1868(-1869), André Duvigneau (1878-1879), Marie-Anne Lestage veuve Hontang (1882-1883).

    Archives départementales des Landes : 70 V 276/7
  • Comptes de gestion de la fabrique (1894-1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 276/10
  • Registre des délibérations du conseil de fabrique (1810-1840).

    Archives paroissiales, Poyanne
  • Registre des délibérations du conseil de fabrique (1841-1896).

    Archives paroissiales, Poyanne
  • Registre des délibérations du conseil des marguilliers (1842-1934).

    Archives paroissiales, Poyanne
  • Registre des comptes de la fabrique (1812-1860).

    Archives paroissiales, Poyanne
  • Budgets de la fabrique de Poyanne (1831-1905).

    Archives paroissiales, Poyanne
  • Registre pour la confrérie du Très Saint Sacrement, réétablie dans l'église de Poyanne l'an 1804, le 10 de juin jour de l'octave du Saint-Sacrement (1804-1896).

    Archives paroissiales, Poyanne
  • Procès-verbal de visite de la paroisse de Poyanne par l'évêque Dominique Marie Savy, 28 septembre 1829.

    Archives paroissiales, Poyanne
  • FOIX Vincent. Monographie de Poyanne (manuscrit, vers 1890 : brouillon de la monographie paroissiale conservée aux Archives départementales des Landes).

    Archives paroissiales, Poyanne
Bibliographie
  • CHABAS David. Villes et villages des Landes. Capbreton : D. Chabas. Tome I, 1968 ; tome II, 1970 ; tome III, 1972 ; tome IV, 1974.

    tome II, 1970, p. 311
  • Le Second Empire, essor des Landes, 1852-1870. Catalogue d'exposition, Mont-de-Marsan, 1980-1981.

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