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Église paroissiale Saint-Jacques

Dossier IA40001654 réalisé en 2019

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Jacques
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Tartas est
Adresse Commune : Tartas
Adresse : place Saint-Martin , cours Saint-Jacques
Cadastre : 2017 A 1357

La ville de Tartas, siège d'une vicomté passée dans la maison d'Albret au début du XIVe siècle, comptait au Moyen Âge et à l'époque moderne deux églises principales, toutes deux bâties sur la rive gauche de la Midouze (affluent de l'Adour) et qui portèrent successivement le titre paroissial : Saint-Martin, érigée dans la ville haute, et Saint-Jacques, située au bord de la rivière.

La fondation de l'église Saint-Martin (Sanctus Martinus) remontait peut-être au XIe siècle. Adossée aux murs de la citadelle, elle comportait un vaisseau central flanqué de deux collatéraux dans lesquels s'inséraient vingt-deux "chapelles" (autels) au XVIIIe siècle. Aliéné à la Révolution, l'édifice fut vendu comme bien national à un nommé Lamaison pour 4.320 livres, tandis que le cimetière attenant était acheté pour 1.320 livres par son voisin Tournaire. Ce dernier revendit le tout en juillet 1816 à l'abbé Joseph Mérignac de Mallet, curé d'Ousse-Suzan, qui en fit don le 14 août suivant à la commune de Tartas, sous condition de reconstruire l'église dans un délai de six ans. Cette clause n'ayant pas été respectée, la donation fut révoquée. Quelques années plus tard, l'abbé Guillaume Miqueu, curé de Tartas, racheta pour 1.200 francs à l'abbé de Mérignac l'ancienne église et le terrain environnant, dont il fit à son tour don à la commune. C'est à son emplacement que devait être construite la nouvelle église Saint-Jacques à partir des années 1840.

La première église Saint-Jacques, d'abord simple chapelle seigneuriale des vicomtes de Tartas, est signalée dans un acte de 1372 passé entre Bernard de Gontaud et Amanieu d'Albret. Situé au bout du pont (la gleyze Sanct Yaques deu cap dou pount), l'édifice était régulièrement inondé par des crues de la Midouze. Celle du 31 décembre 1598 emporta le mur gouttereau sur la rivière et contraignit la Ville à reconstruire l'église dans sa quasi-totalité, travaux qui furent achevés en 1601. Ce bâtiment est connu grâce au procès-verbal de la visite faite par l'évêque de Dax Suarez d'Aulan le 13 avril 1742, ainsi que par une lithographie de J. Philippe illustrant la Guienne historique et monumentale de Ducourneau en 1842, peu de temps avant sa destruction. L'église comptait au milieu du XVIIIe siècle trois autels, l'un dédié à Notre-Dame de Pitié "du côté du midi", un autre à Notre-Dame du Rosaire et saint Michel au nord, enfin une chapelle du Saint-Sacrement.

La vétusté de l'édifice et l'incommodité de sa situation, qui occasionnait humidité et dégradations, le condamnaient toutefois dès les années 1820. On envisage ainsi en août 1835 de transférer le titre paroissial à l'ancienne chapelle des Cordeliers. L'ampleur des travaux nécessaires fait cependant échouer le projet. En août 1839, à l'occasion du passage à Tartas du duc d'Orléans, héritier du trône, le maire sollicite un secours pour rebâtir à neuf l'église Saint-Jacques. Malgré les conseils du préfet, qui préconise le choix de l'architecte départemental Augustin Arthaud, un premier projet est demandé en juillet 1842 à l'architecte Destenave de Saint-Sever, qui a construit la halle aux grains peu de temps auparavant. Le plan n'est pas retenu (Destenave obtiendra un dédommagement de 1.000 francs le 9 avril 1848). En février 1843, une nouvelle crue emporte le mur bordant la Douze, accident qui détermine la décision définitive de reconstruire à neuf. Le sort du vieil édifice est réglé le 27 mars 1848, date à laquelle le conseil municipal ordonne la démolition des deux églises Saint-Jacques et Saint-Martin, aussitôt mise en œuvre par les charpentiers tarusates Arnaud Bonnemaison et Germain Lacoste. Le carrier Arnaud Darrecam dit Menot fait l'acquisition des matériaux par contrat passé avec le maire Jean Thomazo le 31 mars 1850. La future église sera érigée, à peu près, sur l'emplacement de l'ancien Saint-Martin dans la ville haute.

Le 23 juin 1846, le conseil municipal, qui a eu connaissance du plan de l'église projetée de Peyrehorade par l'architecte Hippolyte Durand (1801-1882), alors résidant à Moulins (il ne sera architecte diocésain de Bayonne qu'en 1848), lui confie le projet de construction. Celui-ci, dérivé d'une série de plans-types d'église gothique présentée par Durand au Salon de 1845, est approuvé par le conseil des Bâtiments civils en août 1847. Après quelques atermoiements, l'entrepreneur tarusate Jean Lacouture fils (1814-1869) obtient l'adjudication des travaux le 17 avril 1849. L'évêque François Lannéluc pose la première pierre le 30 octobre suivant (le procès-verbal de la cérémonie porte les signatures des architectes Hippolyte et Henri Guichenné, chargés de l'inspection du futur chantier). La première tranche des travaux est exécutée de 1849 à 1854 par vingt ouvriers. Un procès-verbal de réception provisoire est signé le 24 mars 1854, date à laquelle l'entrepreneur Lacouture, en conflit avec l'architecte, abandonne le chantier et résilie son marché. La dépense, prévue par le marché à 96.555,32 francs et, après le rabais consenti, à 88.829 francs, s'élève déjà à 108.813,41 francs en raison des travaux supplémentaires ordonnés par Durand. L'entrepreneur local Arnaud Bonnemaison (1811-1890) signe un nouveau marché le 26 avril 1854, pour une somme de 47.749,67 francs, et achève les travaux au printemps 1856 (voûtes du chœur et de l'abside, dallages et carrelages, charpente, flèche du clocher, beffroi, murs de soutènement de la terrasse du perron occidental). L'édifice achevé est consacré par Mgr Lannéluc les 23 et 24 avril 1856 et inauguré le 1er mai. La réception définitive des travaux, par l'architecte départemental Jules Sibien, a lieu le 17 décembre 1856. Les années suivantes sont consacrées à la décoration intérieure et à l'ameublement : vitrerie par le verrier bordelais Joseph Villiet (1855-1856) et, sans doute, par les Parisiens Adolphe et Édouard Didron, peintures murales par le peintre montois Louis-Anselme Longa (1856-1857 et 1865-1867), mobilier par le Bordelais Bernard Jabouin (vers 1860), etc. Une campagne de travaux complémentaires est menée de 1865 à 1868 : on remplace la toiture en charpente du clocher par une flèche en pierre d'Angoulême, tout comme celles des tourelles d'escalier ; un escalier d'accès monumental est aménagé devant le parvis de l'église.

Diverses réparations mineures sont exécutées tout au long du XXe siècle. Parvenu à la fin du siècle dans un état de dégradation alarmant, le décor intérieur est restauré en totalité en deux phases successives, la première en 1990-1991 (chapelles du transept et collatéral nord), la seconde, générale, de 1999 à 2001 par l'atelier Dufon sous la direction de l'architecte Stéphane Thouin. D'autres campagnes de travaux sont menées en 2003, 2005, 2009 et 2010. L'édifice est classé le 2 août 1999 au titre des Monuments historiques en raison de son intérêt historique (l'une des premières manifestations du mouvement néogothique dans les Landes) et artistique. Il reste à ce jour l'unique édifice religieux du XIXe siècle protégé dans le département.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1846, daté par source
Auteur(s) Auteur : Durand Hippolyte,
Hippolyte Durand (1801 - 1882)

Né à Paris le 11 juillet 1801, mort à Paris le 8 ou 18 janvier 1882. Élève de Lebas et Vaudoyer à l'École des beaux-arts de Paris ; architecte du diocèse de Bayonne de 1848 à 1852, puis de ceux d'Auch et Tarbes. Parmi ses créations figurent le marché couvert de Saint-Germain-en-Laye (1832-1834), le château de Montecristo au Vésinet (édifié pour Alexandre Dumas en 1844-1847), la villa Eugénie à Biarritz (actuel hôtel du Palais, 1854-1855) et, dans le domaine religieux, la basilique de Lourdes (1862-1871) et plusieurs églises, dont Saint-Martin de Peyrehorade (1846-1857), Saint-Jacques de Tartas (1847-1856), Saint-André de Bayonne (1846-1869), Saint-Pierre de Soustons (1863-1867).


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architecte diocésain, attribution par source
Auteur : Lacouture Jean, dit(e) Lacouture fils,
Jean Lacouture , dit(e) Lacouture fils (1814 - 1869)

Jean ou Jean-Baptiste Lacouture (Laurède, 1814 - Tartas, 19 août 1869), entrepreneur en menuiserie et charpenterie, domicilié cours Saint-Jacques, puis rue Neuve à Tartas (Landes). Fils du menuisier Jean Lacouture père (Laurède, 14 novembre 1779 - Tartas, 2 décembre 1857) et de Jeanne Maisonnave (Préchacq-les-Bains, 24 octobre 1779 - Tartas, 1er novembre 1859) ; époux de Jeanne Froment (1814 - Tartas, 24 novembre 1866), fille de Jean Froment et de Françoise Lavigne, dont il eut un fils, Jean, né à Tartas le 25 janvier 1839.


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entrepreneur de charpenterie, attribution par source
Auteur : Bonnemaison Arnaud,
Arnaud Bonnemaison (1811 - 1890)

Entrepreneur en maçonnerie à Tartas et à Morcenx (Landes), membre d'une famille qui compta sept maçons aux XIXe et XXe siècles. Né à Bégaar le 18 décembre 1811 et mort à Tartas le 29 juillet 1890, fils du sabotier Jean Bonnemaison et de Catherine Bayle et frère aîné du maçon Daniel Bonnemaison (1817-1880) ; époux de Françoise Mouran ou Mourau, dont il eut un fils, Paul Daniel Stanislas (1840-?), maçon à son tour.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source
Auteur : Lespessailles Dominique,
Dominique Lespessailles (1823 - 1868)

Entrepreneur de maçonnerie à Tartas (Landes). Né à Tartas le 29 décembre 1823, mort dans la même ville le 20 février 1868, fils du maçon Pierre Lespessailles (1781-1854) et de Jeanne Brettes ; épousa à Tartas, le 2 juin 1851, Catherine Laferrère (1822-1881), dont il eut deux fils et trois filles. Ses deux gendres furent, l'un menuisier (Pierre Peyres), l'autre entrepreneur en maçonnerie (Dominique Laferrère). Sans doute parent de l'entrepreneur Jules Lespessailles de Rion-des-Landes.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source
Auteur : Destenave,
Destenave

Architecte à Saint-Sever au milieu du XIXe siècle. Il construisit la halle aux grains de Tartas dans les années 1830, un bas-côté à l'église d'Amou en 1839, un clocher à celle de Meilhan en 1846, remania l'église de Bahus-Juzan en 1847, reconstruisit celle de Montgaillard en 1847-1852, répara le clocher de Beylongue en 1850 et travailla à l'église de Grenade et à la cathédrale d'Aire.


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architecte, attribution par source
Auteur : Chalet,
Chalet

Architecte dans les Landes au milieu du XIXe siècle.


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conducteur de travaux, attribution par source
Auteur : Guichenné Hippolyte,
Hippolyte Guichenné

Né à Bayonne. Architecte chargé de la cathédrale de Bayonne de 1845 à 1849.


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conducteur de travaux, attribution par source
Auteur : Longa Louis-Anselme,
Louis-Anselme Longa (1809 - 1869)

Peintre né et mort à Mont-de-Marsan ; fils cadet de l'orfèvre Jacques Longa (1769-1822) et petit-fils par sa mère de l'orfèvre montois Joseph Lacère (1731-1810) ; frère puiné de l'orfèvre-bijoutier Jean-Baptiste Longa (1797-1861). Élève de Paul Delaroche à l'École des beaux-arts de Paris, puis réinstallé en 1848 à Mont-de-Marsan, où il exerça les fonctions de professeur de dessin au collège, puis au lycée impérial à partir de 1866. Sur les Longa, voir : ABBATE Simone, Louis-Anselme Longa, 2008.


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peintre, signature

L'église, canoniquement orientée, est érigée sur un vaste terre-plein auquel on accède, depuis l'avenue en contrebas, par un large escalier droit à trois paliers menant à un parvis rectangulaire barlong. De style néogothique, elle est entièrement bâtie en pierre de taille calcaire de Mugron (Lacrouts, p. 15), de Labat et de Saint-Geours (Nauze, p. 85). Les toits à longs pans du vaisseau central et du transept ainsi que la croupe polygonale de l'abside sont couverts d'ardoise ; le toit du transept bute sur des pignons découverts ; les toits en appentis (modernes) des collatéraux et des sacristies sont en zinc. L'ensemble des élévations extérieures est raidi par des contreforts talutés ; les parties hautes des murs gouttereaux de la nef et de la travée droite de chœur sont étayées par des arcs-boutants.

Le massif occidental est constitué par un clocher-porche dans-œuvre, à quatre niveaux, couvert d'une flèche octogonale maçonnée, à lucarnes et clochetons angulaires (disparus). Le portail extérieur saillant, à profonde voussure en arc brisé inscrite dans un gâble aigu, est épaulé par deux tourelles d'escalier octogonales, coiffés de toits maçonnés en poivrière de même plan. A l'intérieur du porche, un second portail à tympan sculpté donne accès à la nef. Au premier niveau, une tribune d'orgue ouvre également sur le vaisseau principal. Le plan de type basilical comporte un vaisseau central de quatre travées barlongues communiquant par des grandes-arcades en tiers-point sur piliers fasciculés avec des collatéraux dotés d'une travée supplémentaire (correspondant à la profondeur du porche). La nef ouvre à l'est sur un transept peu saillant à croisée carrée. Chacun des bras, percé d'une porte dans son mur gouttereau, ouvre à l'est sur une chapelle de plan carré. La croisée du transept est prolongée par un chœur profond à trois travées droites et abside à trois pans. Le chœur est flanqué de deux grandes sacristies oblongues dans le prolongement des chapelles du transept.

L'intérieur est entièrement voûté de croisées d'ogives dont les doubleaux retombent sur des colonnes composées adossées aux piliers dans le vaisseau central, sur des colonnes simples dans les collatéraux, le chœur et le transept, sur des culots feuillagés dans les deux chapelles du transept. Toutes les fenêtres sont des lancettes en arc brisé, à l'exception de la rose polylobée de la façade ouest. Les sols de la nef et du transept sont recouverts d'un dallage à grands carreaux de calcaire bicolore, celui du chœur d'un carrelage en mosaïque.

Murs calcaire pierre de taille
Toit ardoise, pierre en couverture
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans croupe polygonale
appentis
flèche polygonale
Escaliers escalier dans-oeuvre
États conservations bon état
Techniques sculpture
vitrail
peinture
Représentations crochet
Précision représentations

Crochets feuillagés sur les chapiteaux des piliers de la nef et des colonnettes du chœur.

Mesures h : 40.0 m
l : 48.0 m
la : 18.0 m
Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH, 1999/08/02

Annexes

  • Procès-verbal de la visite pastorale de Louis-Marie de Suarez d'Aulan, évêque de Dax, aux anciennes église Saint-Jacques et Saint-Martin de Tartas, 15 avril 1742 (AD Landes, 11 J 88-2, p. 360-371)

    "Louis Marie de Suarès d'Aulan, par la Providence divine et l'autorité du Saint Siège apostolique Evêque d'Acqs, savoir faisons : / Pour satisfaire au devoir de notre charge pastorale, nous nous sommes transporté dans la ville et paroisse de Tartas aux fins d'y faire notre visite épiscopale dûment indiquée à ce jour d'hui treize avril mil sept cent quarante deux. / Nous avons été reçu et conduit dans l'église St-Jacques par les sieurs archiprêtre, curé, magistrats et habitants avec les cérémonies accoutumées. / [...] nous avons commencé notre visite par celle du Saint sacrement, que nous avons trouvé décemment conservé dans un ciboire d'argent propre et dans un tabernacle doublé en dedans d'une étoffe de soie. Le reste de l'autel : en bon état. / Le sanctuaire qui sert de chœur avec stalles et livres de chant nécessaires : en bon état. / Ayant ensuite visité les fonts baptismaux, nous les avons trouvés en bon état. Il faut, au-dessus du tableau, un petit dôme de bois avec un Saint Esprit peint au dessous. / Etant ensuite passés à la sacristie, y avons trouvé des ornements complets dans toutes les couleurs pour les jours de fêtes, propres, à la réserve du blanc qui doit être renouvelé ; les autres : communs et usés ; il en faut un rouge et un blanc communs. Quant au linge, nous avons trouvé aubes, nappes, serviettes et corporaux ; il en faut quatre neufs. Purificatoires : suffisamment. / Quant aux livres, avons trouvé deux missels dont un doit être relié. Il en faut un autre neuf. Il faut aussi un autre cayer (sic) pour les messes des morts. / De plus, avons trouvé deux calices avec leurs patènes, un soleil, deux porte-Dieu, un encensoir avec sa navette, une croix processionnelle. Le tout d'argent et en bon état. Il faut une fontaine de cuivre. / Etant ensuite passés dans la nef, y avons trouvé du côté du midi un autel dédié à Notre Dame de Pitié, propre et en bon état. Autre, du côté du nord, dédié à Notre Dame du Rosaire et à St Michel, également propre et en bon état. / Ensuite, passés dans la chapelle du Saint Sacrement, y avons trouvé un autel propre et en bon état. / Le pavé de la nef de la chapelle doit être réparé et relevé en plusieurs endroits, surtout au coin de l'autel du Saint Sacrement où il y a une source qu'il faut détourner. / Chaire à prêcher : bonne. Les bénitiers de l'entrée de l'église doivent être changés. Le grand portail de l'église doit être changé."

    Visite de l'église Saint-Martin. "Le lendemain onze (sic) du mois, après y avoir fait les prières ordinaires de l'absoute dans l'église, le cimetière et (ayant fait) la visite du Saint Sacrement, accompagné de ceux de nos officiers à ce nécessaires, avons trouvé : / un ciboire, un calice avec sa patène, une boîte ou porte-Dieu, une croix processionnelle appartenant à la confrérie de St Martin. Le tout d'argent en bon état ; un tabernacle de bois doré un peu passé, ainsi que le retable. Il faut un crucifix neuf de bois doré. Le reste de l'autel et du sanctuaire en assez bon état quoique simple. La première marche de l'autel doit être mise en bois. / Etant ensuite passés aux fonts baptismaux, les avons trouvés démolis et en partie depuis peu. Il faudra rétablir la cuve incessamment avec couvercle. Il y faut un vaisseau de cuivre pour les eaux baptismales et des crémières (sic) d'argent, un petit dôme au dessus des fonts et un tableau contre le mur représentant la baptême de Notre Seigneur par St Jean. / Etant ensuite passés dans la sacristie, l'avons trouvée placée sous le clocher et n'y avons trouvé que des ornements communs et passés. Sur quoi il nous a été représenté que les ornements de l'église St-Jacques étant en commun avec l'église de St-Martin, on en portait de plus propres aux solennités ainsi que les vases sacrés et autres effets nécessaires au service divin. / Etant ensuite passés dans la nef, y avons trouvé une chaire à prêcher bonne qui doit être mise en couleur ; le lambris de la nef doit être réparé en quelques endroits. Avons trouvé du côté du midi une chapelle obscure en mauvais état qu'on nous a dit appartenir au sieur Dupin sur laquelle nous ordonnerons ce qu'il appartiendra. / Toit et charpente de l'église nous ont été dits en assez bon état. / Clocher avec trois grandes cloches bonnes. / Etant ensuite passés au cimetière, l'avons trouvé bien clos de muraille. Nous avons aperçu, du côté du mur de ville servant de clôture des grandes fenêtres et portes sur le dit cimetière qui doivent être barrées et à châssis dormant. / Nous étant fait représenter les registres des baptêmes, mariages et sépultures, les avons trouvés en bon état et conformes aux déclarations du Roi. [...]"

    "Enquis des confréries, il nous a été dit qu'il y en avait plusieurs, savoir : une du Saint Sacrement, autre de Ste Catherine, autre de St Martin, autre de Notre Dame de Pitié, autre du Rosaire, autre de St Jacques et autre de St Antoine. Lesquelles ont des autels propres et bien entretenus, ayant des ornements particuliers propres et en bon état - lesquels nous entendons être laissés à leur disposition ; à moins que de leur bonne et libre volonté ils ne les prêtent pour l'usage des églises."

    __________________________________________________________

  • Extrait des Notes de l'abbé Vincent Foix, "Vieux clochers, vieilles églises", concernant l'ancienne église Saint-Jacques de Tartas (AD Landes, II F 932)

    "744. Tartas (église S. Jacques du Bout du pont). Cette église faisait partie de la ville haute. Nous la trouvons signalée pour la 1ère fois dans un acte du 6 9bre 1312, jour où Bernard de Gontaut, damoiseau de Mont-de-Marsan, vend à Amanieu d'Albret 70 sols morlans de fiefs annuels en Tursan et St-Yaguen, pour 140 écus d'or. L'acte fut confirmé "sober l'autar Sant Jacme en la glise du cap deu Pont de Tartas". / Bien que le nom de l'église ne soit pas expressément cité, il est hors de doute qu'il s'agit de l'église St-Jacques, comme les textes plus précis qui suivent le démontreront. [...] / Voilà les textes que nous avons pu trouver sur cette ancienne église qui ne me paraît pas surtout "une chapelle seigneuriale appartenant aux vicomtes de Tartas, où ceux-ci prêtaient serment à lur avènement, aux jurats et aux habitants de la vicomté" [Dufourcet]. [...] / En effet, par une enquête ordonnée en 1622 nous apprenons que l'ancienne église paroissiale de Tartas, située hors des murs, ayant été détruite par les Huguenots, vers 1569, l'église de St-Jacques devint paroissiale. Là où je ne suis pas d'accord avec M. de Mérignac ni ses tenants, c'est quand ils affirment que l'ancienne église paroissiale détruite par les Huguenots était dédiée à St-Martin, tandis que je crois tout simplement que c'était l'église dédiée à Ste Catherine, dont j'ai déjà parlé. / Quoi qu'il en soit, ce qui est sûr, c'est que l'église St-Jacques s'écroula le dernier de l'an 1598 ou plutôt 1597, par le violent débordement des eaux. / [Autel de St Michel] Or, outre les autels de Notre-Dame et de St-Jacques dont il a été déjà question, il y avait un autel dédié à St Michel auprès duquel Me Jehan Chambre avocat du Roi avait siège et droit de sépulture, près de la muraille baignée par la Douze, "droit au milieu des deux grands pilliers plus advant de la chaire du prédicateur". Or, en 1598, "la muralhe de lad. église estant tombée du costé de la rivière de la Douze, le tombeau... s'en alla en tombant et fut depuis trouvé et rapporté dans le simetière de l'église S. Martin". [...] D'autres témoins déposèrent qu'une partie de l'église tomba, "même ses fondemens s'en allèrent à l'eau de la Douze". [...] / Toujours est-il qu'on répara grandement l'église St-Jacques en 1601 avec les deniers de la ville. "Elle fut agrandie tout le c[h]œur jusques à la closture de boys qui y est à présent." / [...] Dans le courant du XVIIIe siècle, cette église de St-Jacques ne se répare guère plus que celle de St-Martin et est englobée dans la même appellation générale d'église paroissiale paroissiale et collégiale de St-Jacques et St-Martin de Tartas. Quand Mgr d'Aulan vint la visiter (13 août 1742), l'église de St-Jacques n'avait qu'une nef avec des autels latéraux : au midi, un autel dédié à Notre-Dame de Pitié (le successeur sans doute de l'autel Notre-Dame du Moyen Age) ; au nord un second autel dédié à N.D. du Rosaire et à S. Michel tout à la fois. On sait que l'ancienne église avait son autel spécial de S. Michel, et c'est pour en conserver le souvenir qu'on n'osa pas supprimer tout à fait ce patronage. / [Chapelle du St Sacrement] Enfin il y avait une 3e chapelle dite du S. Sacrement avec autel. "Au coin de l'autel il y a une source qu'il faut détourner." C'est dans cette chapelle que demande à être inhumé Bernard Chambre, bourgeois (juin 1653). [Arch. de Chauton]. Elle venait d'être bâtie avec celle de Ste Catherine par Gabriel Henry, dit Laroche, m.e charpentier de Montfort, qui en faisait la couverture le 2 mai 1645, "joignant la grande église St-Jacques". Dans la chapelle du S. Sacrement fut encore inhumé, le 16 mars 1723, M. Paul de Vios, à l'âge de 85 ans. Cette chapelle de Ste Catherine n'existait sans doute plus en 1742, puisqu'elle n'est pas mentionnée. Et cependant plus loin le verbal déclare une confrérie de Ste Catherine qui a son autel propre et bien entretenu. / L'église de St-Jacques était en outre dotée d'une mense de 80 livres provenant de rente obituaires, ce qui prouve l'importance des fondations. Il fallait aussi que cette église fût en vogue, au moins chez les bourgeois, puisqu'une multitude de bancs embarrassaient le passage. Mgr d'Aulan les fit mettre tous dehors sauf celui de M. de Neurisse. / La fabrique était commune entre St-Jacques et St-Martin ; les 2 églises se partageaient le maigre budget de 160 livres de revenu. / [...] L'église S. Jacques subsistait en 1822, et elle était alors église paroissiale, puisqu'un auteur du temps écrit : "Elle est mal située ; il faudrait ériger l'église St-Martin en église paroissiale.""

  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Tartas, 6 février 1906 (AD Landes, 70 V 376/8-10)

    "Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Tartas.

    L'an mil neuf cent six, le six février à dix heures du matin, En présence de MM. 1° l'abbé Montaut, curé-doyen de Tartas, 2° Henri Desbordes, président du bureau des marguilliers de la fabrique de l'église paroissiale de Tartas, 3° et Léon Despaignet, trésorier de la même fabrique, demeurant tous à Tartas. / Nous soussigné, Chastang, receveur des domaines à Tartas, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le Directeur des Domaines à Mont-de-Marsan, avons procédé ainsi qu'il suit, à l'inventaire descriptif et estimatif des biens de toute nature détenus par la fabrique paroissiale de Tartas.

    Chapitre I. Biens de toute nature appartenant à l'établissement. / 1ent les immeubles. / 1. Église affectée à l'exercice du culte catholique, construite vers 1860, sur un terrain de 50 ares environ, à Tartas, ville haute, donné à la fabrique par M. le curé Miqueu, par acte dressé devant Me Desbordes, notaire à Tartas, le 15 avril 1830. M. Miqueu avait acquis ce terrain de M. de Mérignac, curé d'Ousse, moyennant 1200 francs, par acte passé devant Me Sallebert, notaire à Ygos, le 13 mars 1827. Le terrain actuellement estimé à... 1200. / 2. Presbytère, touchant l'église avec entrée principale sur le cours St Jacques [...]. / 2ent Meubles et immeubles par destination se trouvant dans l'église. / Inventaire à l'aide d'un inventaire communiqué par M. le curé-doyen avec la déclaration ci-annexée suivante : "Nous consentons à vous communiquer notre inventaire des biens de la fabrique de Tartas. Mais en vous déclarant que cette communication ne peut être regardée comme un engagement quelconque de la part des fabriciens à procéder plus tard à la dévolution des biens prévue par la loi en faveur des associations cultuelles. Signé Montaut Ch. H. curé doyen." / § 1er dans la nef et les bas-côtés. / 3. 4 bénitiers d'entrée en marbre scellés dans le mur. / 4. Fonts baptismaux scellés au sol, en marbre entourés d'une grille en fer, couverture cuivre. / 5. 4 confessionnaux à 3 compartiments en bois de chêne, style gothique, non fixés au sol ni au mur. L'un d'eux est revendiqué par une dame Lemoine née de Ledoulx. Chacun d'une valeur de 100 fr., ci - 400. / 6. Chaire à prêcher autour d'une colonne, escalier tournant surmonté d'un abat-voix en chêne, style gothique, renfermant un tabouret ; le tabouret d'une valeur de - 2. / 7. Chaises et prie-Dieu en bois ordinaire, 400, dont quelques-uns usés. Il y a en outre 80 chaises et prie-Dieu appartenant à des particuliers. Les chaises de l'église sont d'une valeur de - 400. / 8. Chemin de croix, 14 tableaux, peinture sur bois, revendiqués par Mme U. Thomazo propriétaire à Tartas, encadrement en bois, grands et soignés, fixés au mur par des pattes en fer. / 9. Lustres en bronze verni : 6 dans les arceaux des travées, à 12 bougies sur un rang, revendiqués par M. Montaut, curé-doyen. / 10. Un grand lustre à 40 bougies au milieu du transept sur 2 rangs. / 11. 3 troncs, 1 en fonte scellé dans le mur à l'entrée de l'église, les autres en bois assujettis par des pattes en fer aux deux angles opposés du transept. / 12. 1 banc d'œuvre en bois de chêne, style gothique, à 5 places, fixé au sol en face de la chaire. / Chapelles latérales. / 13. Balustrades en métal aux 2 chapelles. / 14. 1 tapis en moquette de 2m sur 1m, estimé - 8. / 15. Autels en marbre, simples, sans retables et sans exposition. Au-dessus des tabernacles, dans une niche, à l'un la statue de la Ste Vierge et à l'autre celle de St Martin, en pierre décorée. / 16. 6 chandeliers à l'autel de la Ste Vierge et croix assortie en bronze doré ; à celui de St Martin, 4 chandeliers et croix assortie du même métal, évalués - 60. / 17. 1 lampe-lustre à 6 bougies fixée à la voûte de la chapelle de la Ste Vierge. / Transept. / 18. 2 appliques pour becs électriques. / 19. 5 statues polychromes : 2 très grandes à l'ouverture du sanctuaire, 2 moyennes aux 2 angles opposés du transept et une petite dans un autre coin. Toutes sont fixées au mur. L'une des moyennes est revendiquée par M. Joseph Sarrade, propriétaire à Tartas. / § dans le sanctuaire. / 20. Balustrade de communion en fonte. / 21. Autel en marbre maçonné sur place, sans retable, avec exposition au-dessus du tabernacle. La table de l'autel est ornée des figures du Christ et des 4 évangélistes en relief. Le tabernacle a la porte en cuivre avec pierres fines. Deux petites crédences en marbre sont fixées à l'autel sur les 2 côtés. / 22. 6 chandeliers et 2 croix assorties en bronze dorés évalués - 40. / 23. 2 ciboires en argent doré valant l'un 80 fr. et l'autre 120 ; soit - 200. / 24. 3 tabourets rembourés (sic) valant 10 fr. chacun et 5 tabourets en bois d'enfants de chœur valant 1 fr. chacun, soit - 35. / 25. 2 groupes de stalles de chêne à 5 places chacun style gothique - 200. / 26. Lustres, 2 en bronze doré de 20 bougies chacun et une lampe-veilleuse en bronze doré, fixés à la voûte. / 27. 2 grands candélabres en fonte dorée, sur les 2 côtes de l'autel - 20. / 28. 4 appliques unies en cuivre portant bec électrique. / 29. 1 tapis de 4m x 4 vieux et rapiécé - 4. / 30. 1 bande de 10m plus 2 de 3m50 vieilles et usées - 6. / § 3e sacristie. / 31. 1 buffet-vestiaire en chêne, vieux et usé fixé au mur. / 32. 2 chaises ordinaires et 2 prie-Dieu estimés - 4. / 33. 1 cartel-pendule estimé - 10. / 34. 1 calorifère estimé - 10. / 34 bis. 2 grands et vieux tableaux sans valeur artistique estimés - 1. / 35. Boiserie ordinaire tout autour avec 2 placards, le tout fixé au mur. / 36. 1 petite table carrée en bois de pin - 2. / Vêtements sacerdotaux. / 37. Amicts : 30 vieux et usés - 10. / 38. Aubes : 5 en guipure et 3 en tulle usées, ensemble - 40. / 39. 3 aubes usées et vieilles - 6. / 40. Chasubles avec le manipule, l'étole, le voile et la bourse : 1 en drap d'or mi-fin avec les dalmatiques assorties - 150. / 1 en drap d'or mi-fin sans broderie - 30. / 1 en velours noir brodé argent avec 2 dalmatiques unies - 120. / 2 en velours noir sans broderies - 60. / 1 en soie noire brodée usée - 25. / 1 en soie noire simple usée - 15. / 2 rouges dont l'une en velours garnie de galon doré et l'autre ordinaire - 40. / 2 violettes ordinaires - 40. / 1 verte très simple - 20. / 2 chasubles blanches communes - 30. / 1 blanche en soie, la croix brodée sur canevas - 30. / 2 autres blanches brodées mais usées - 30. / 41. Chapes. 2 en soie brochées, l'une rouge et l'autre blanche - 80. / 1 blanche soie usée - 20. / 1 blanche brochée or usée - 20. / 1 violette simple usée - 15. / 1 velours noir brodée argent - 80. / 1 velours noir sans broderie - 30. / 1 soie noire sans broderie - 15. / 42. Voile huméral en soie blanche, 1 avec écusson brodé - 20. / 1 commun - 15. / 43. Surplis : 8 en toile fine - 24. / 6 en toile de coton pour confessionnal - 9. / 44. Costumes d'enfants de chœur : cottas étoffe garnie 8 - 12. / surplis de coton 4 - 4. / soutanes 4 rouges et 4 noires - 16. / 45. Costumes du suisse : 1 bleu complet en drap et galon d'argent avec épée et hallebarde, simple, usé - 50. / 1 rouge complet en drap et galons dorés avec épée et hallebarde, défraîchi - 80. / 46. Linge d'autel : couvertures d'autel, 3 en étoffe laine doublées, sans ornements, vieilles - 3. / Garnitures d'autel, 6 en tulle ou sorte de guipure de coton, dont 3 revendiquées par une dame Lemoine née de Ledoulx, les 6 estimées - 12. / Nappes d'autel : 6 en étoffe toile, brodées, vieilles - 18. / 47. Linge pour la messe : corporaux, 12 en toile fil - 9. / Manuterges et purificatoires : 90 - 22,50. / Nappes de communion, 4 en toile garnies de dentelles estimées - 24. / Objets pour les cérémonies funèbres. / 49. Draps mortuaires : 2 en velours noir, galons argentés, défraîchis - 40. / 4 communs usés, ensemble - 20. / 50. Catafalques : 1 à 3 degrés garni en drap noir et galons argentés - 60. / 51. Chandeliers, 8 petits en métal argenté - 16. / 52. Brancards, 2 simples - 6. / Divers. / 53. Dais : 1 grand en drap d'argent brodé, vieux - 150. / 1 petit sans charpente, simple - 30. / 54. Ombrellino, 1 en damas blanc vieux - 25. / 55. Croix de procession : 2 argentées, bâton en métal - 50. / 1 métal verni doré, petite - 20. / 56. Lanternes de procession : 2 métal verni, bâtons bois en mauvais état - 8. / 2 métal verni, bâtons bois mieux conservés - 10. / 57. Candélabres : 2 forme triangle dorés sur zinc - 10. / 2 bouquets lys, bronze verni, 3 lumières - 20. / 2 à 3 lumières, lys de porcelaine - 8. / 2 en cuivre verni 5 lumières - 8. / 58. Ostensoirs : 1 petit ordinaire en cuivre doré - 30. / 1 plus grand plus orné en cuivre doré - 90. / 59. Encensoirs et navettes : 1 en cuivre argenté vieux - 3. / 2 en cuivre verni - 8. / 1 navette cuivre verni - 2. / 60. Bénitiers avec goupillons : 1 bronze verni, goupillon manche bois - 3. / 1 cuivre argenté, id. - 3. / 61. Burettes et leurs plateau : 1 paire cristal garniture cuivre doré, plateau même métal - 10. / 1 paire en verre, plateau demi-porcelaine - 2. / 62. Baisers de paix : 1 petite croix commune cuivre argenté - 4. / 63. Boîtes aux saintes huiles : 2 simples bronze argenté - 4. / pour baptême, 2 bronze argenté - 4. / 64. Coquille à baptême : 1 bronze argenté - 3. / 65. Calices avec leur patène : 1 argent doré - 130. / 1 argent doré moindre - 70. / 1 argent doré petit - 60. / 66. Canons d'autel : 2 sous verre, cadres bois doré - 6. / 2 en carton, l'un bordé noir - 2. / 67. Custodes pour viatique : 2 l'un forme montre, l'autre boîte ronde, bronze argenté - 8. / 68. 1 thabor en bois doré, usé - 2. / 69. 2 porte-missels bois, simples, vieux - 3. / 70. 1 porte-missel thabor bronze verni - 5. / 71. Livres des officiants : 2 missels simples bon état et un missel vieux - 10. / 2 petits missels pour les messes des morts - 2. / 2 grands missels déclassés sans valeur -. / 1 rituel en mauvais état et 2 vieux déclassés - 2. / 2 graduels et antiphonaires - 4. / 72. Carrillons (sic) : 1 à 3 timbres, bronze, usé - 2. / 73. Sonnettes : 1 bronze - 1. / 74. Vases à fleurs : 2 paires moyens porcelaine et 1 paire porcelaine dépareillés - 8. / 1 paire porcelaine usée et 1 douzaine dépareillés - 7. / 75. Fleurs artificielles : 2 paires roses et raisins - 6. / 2 paires lys fleuris étoffe - 6. / 1 paire lys paillon défraîchies - 2. / 1 paire lys tout papier - 1. / 4 petits lys en paillons - 4. / 4e Tribune et clocher. / 76. Grandes orgues fixées au mur. / 77. Cloches : 4 de taille et de poids différents pour lesquelles M. Thomazo, propriétaire à Tartas, revendique une somme de 4.108 fr. 40 c. sur leur prix de 7.206 fr. 60. / Sur l'inventaire communiqué figuraient encore les objets suivants : 1° 2 autres lustres en bronze verni. 2° 1 autre lampe-lustre à 8 bougies. 3° 1 grand lutrin avec armoire, sculpté, en chêne non scellé estimé 50 francs. Ces objets ont paraît-il été enlevés de l'église la veille du jour du présent inventaire. / 3ent Deniers et valeurs en caisse. / 78. Avoir en caisse : une somme de 384 fr. 45 c., ci - 384,45. / 79.Trois inscriptions de rente [...].

    Chapitre II. Biens de toute nature appartenant à l'État et dont l'établissement n'a que la jouissance. Néant.

    [Suit la protestation du curé.] [...] Toutes les estimations contenues dans l'inventaire ont été faites par l'agent des domaines seul et se sont élevées au total de vingt mille cent soixante treize francs quatre vingt quinze centimes. Six pièces concernant les protestations et revendications ont été reçues par l'agent des domaines et annexées à l'inventaire." [manquantes]

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Projet d'une église pour la ville de Tartas, par l'architecte Hippolyte Durand, octobre 1847 : plan, façade principale, coupe longitudinale.

    Archives nationales, Paris : F/21/1887, jaquette 1527
  • Dossier de la construction de l'église Saint-Jacques (1847).

    Archives municipales, Tartas
  • Église (1839-1926).

    Archives départementales des Landes : 2 O 1985
  • Église, cimetière (1816-1938).

    Archives départementales des Landes : 2 O 1986
  • AD Landes. 11 J 88-2. Procès-verbal de visite de l'église paroissiale collégale Saint-Jacques et Saint-Martin de Tartas, par Louis-Marie de Suarès d'Aulan, évêque de Dax, 13 avril 1742.

    p. 360-371 Archives départementales des Landes : 11 J 88-2
  • Procès intenté par la famille de Chambre pour la restitution d'un calice en vermeil avec sa patène et d'une custode d'argent (1822-1824).

    Archives départementales des Landes : 70 V 376/4
  • Église : secours pour reconstruction, fixation de la date de la pose de la première pierre, incitations (1849).

    Archives départementales des Landes : 70 V 376/6
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (6 février 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 378/8-10
  • Dons et legs à la fabrique (1810-1898) : Laniscard (1810), Françoise Puissant (1811), Jeanne-Sophie de Chambre d'Urgons (1823), Jean-Marie Félicie (1828), Guillaume Miqueu (1833), Joseph de Basquiat (1839), Marie Tauzin (1836-1837), Pascale Angèle Philip épouse Hoursolle (1839-1840), Suzanne Laure de Basquiat ( 1843, 1848), Masson (1857), François Lejeune (1866), Marie Fillon (1873-1874), Marie Anne Laborde veuve Lartigue (1880-1887), François Geffrais (1890-1892), Marie-Élise Maysonnave veuve Lapierre (1894-1895), Léopold Castets (1897-1898).

    Archives départementales des Landes : 70 V 376/11
  • Fonds Foix.

    Archives départementales des Landes : 2 F 3052 et 3054
  • Notes de l'abbé Vincent Foix : vieux clochers, vieilles églises. Tartas, église Saint-Jacques du Bout du Pont.

    Archives départementales des Landes : II F 932
  • Notes de l'abbé Vincent Foix : vieux clochers, vieilles églises. Anciennes églises et chapelles disparues, détruites ou désaffectées des diocèses d'Aire et de Dax.

    Archives départementales des Landes : II F 933
  • DESBORDES Henri. La vérité sur l'église de Tartas. Manuscrit, s.d. (après 1866).

    Archives paroissiales, Tartas
  • DARRIOT Jean (abbé). Cahier paroissial de Tartas.

    Collection particulière
Documents figurés
  • Projets de verrières pour l'église de Tartas, par l'architecte Hippolyte Durand, 1853.

    Archives départementales des Landes : 9 Fi 62-71
Bibliographie
  • M. Miqueu, curé-doyen de Tartas. Aire-sur-l'Adour : L. Dehez, 1872.

  • LACROUTS Christian. Tartas et ses églises. Les Cordeliers, Saint-Jacques du bout du pont, Saint-Martin, Saint-Jacques. Dax : Centre généalogique des Landes, 2008.

  • NAUZE Nicolas. Histoire urbaine et architecturale de Tartas (XIVe siècle-XXe siècle). Rapport remis à la mairie de Tartas, août 1998-janvier 1999.

    p. 79-91 Archives municipales, Tartas
  • ZAPATA Francis, ROUSSET Jean-Pierre. Les chemins de Saint-Jacques dans les Landes. Bordeaux : Ed. Sud-Ouest, 2002.

    p. 222
  • ABBATE Simone. Louis-Anselme Longa, une vie de peintre. AAL-ALDRES, Mont-de-Marsan, 2008.

    p. 120-135
Périodiques
  • CHAUTON Charles de. "La vie religieuse à Tartas, de 1296 à 1856." Bulletin de la Société de Borda, 1966, tome 3, p. 267-286 et tome 4, p. 367-384 ; 1967, tome 4, p. 341-358 ; 1968, tome 1, p. 27-46.

  • PERROT Laure. "Les couleurs de l'art sacré." Le Festin, n° 69, 2009.

    p. 92-97
  • MAURIAC Muriel. "L'élan néogothique de Saint-Jacques". Le Festin, hors série, septembre 2004.

    p. 28
  • LAUSSU Kévin. "Un nouveau regard sur l'église Saint-Martin de Tartas à la fin du XVIIIe siècle". Bulletin de la Société de Borda, 2e trimestre 2011.

    p. 157-164
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe