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Église paroissiale Saint-Gilles

Dossier IA40001616 réalisé en 2017

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Gilles
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Montgaillard
Cadastre : 2016 J 566

L'actuelle église Saint-Gilles était à l'origine une chapelle seigneuriale (sous le vocable de Notre-Dame de Pitié) dépendant du château de Montgaillard (aux seigneurs de Beynac, puis aux marquis de Castelnau-Tursan à partir de 1758). Ruinée et pillée par les troupes protestantes en 1569, cette chapelle, dont les dispositions architecturales ne sont pas connues, dut être relevée et restaurée au cours des XVIIe et XVIIIe siècles : l'évêque Sarret de Gaujac en visite pastorale le 23 mai 1756 la juge assez bien bâtie. En 1774, le curé Barrière construisit une nouvelle sacristie, l'un des rares éléments de l'édifice d'Ancien Régime qui subsistent encore, avec les fondations visibles sur le flanc sud (aujourd'hui salle de réunion de l’association patrimoniale locale).

Après le Concordat de 1801, la chapelle succéda au titre paroissial de l'ancienne église du prieuré Saint-Gilles, dont elle reprit également le vocable. Décrite dans un état de délabrement avancé dans la première moitié du XIXe siècle, elle fit l'objet, à partir de la monarchie de Juillet, de plusieurs projets de restauration radicale, par l'architecte Destenave de Saint-Sever (1848) ou encore par le nouveau propriétaire du château de Prous, Théophile Poydenot (maire de 1837 à 1838). Le projet Destenave, qui se limitait à la construction d'un collatéral nord et à la réfection complète du sanctuaire, fut considérablement augmenté lors de la réalisation des travaux, de 1849 à 1852, qui équivalurent à une reconstruction quasi-totale de l'édifice, à l'exception du petit porche remployé : construction d'un bas-côté et d'un clocher, reconstruction du sanctuaire et de toutes les voûtes, etc. L'église ne subit plus par la suite que des modifications mineures. Elle a été entièrement restaurée en 2010-2011 (inauguration le 6 novembre 2011).

Dates 1774, daté par source
1852, daté par source
Auteur(s) Auteur : Destenave,
Destenave

Architecte à Saint-Sever au milieu du XIXe siècle. Il construisit un bas-côté à l'église d'Amou en 1839, remania l'église de Bahus-Juzan en 1847 et reconstruisit celle de Montgaillard en 1847-1852.


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architecte, attribution par source
Auteur : Poydenot Barthélemy Théophile
Barthélemy Théophile Poydenot (1805 - 1887)

Né à Bayonne, dans une famille de banquiers, le 9 novembre 1805, mort à Montgaillard (Landes) le 30 septembre 1887. Acquiert du marquis Pierre de Castelnau-Tursan le château de Prous à Montgaillard ; maire de cette commune de 1837 à 1838. Épouse à Sainte-Marie-de-Gosse, le 20 octobre 1835, Marie-Rose "Eulalie" Loustaunau (1812-1884). Leur fils Arthur Poydenot (1839-1926) fut poète sous le nom de "Lou Pouyanot de Prous".


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L'église, dirigée nord-ouest / sud-est, comprend trois vaisseaux de cinq travées communiquant par des grandes arcades en tiers-point sur piliers fasciculés et couverts de croisées d'ogives. Le vaisseau central est prolongé par une travée de chœur barlongue et une abside à trois pans inscrite dans un chevet semi-circulaire. Une sacristie composée de trois pièces est adossée au mur gouttereau du collatéral sud. A l'ouest, un porche carré hors œuvre (dont l'arcade d'entrée en arc brisé comporte des éléments sculptés médiévaux en remploi : voir décors) est adossé au mur-pignon du vaisseau. La première travée nord, à laquelle on accède par une porte à moulures prismatiques, est occupée par un vestibule ou porche surmonté d'un clocher-tour dans œuvre. L'édifice est entièrement bâti en moellon calcaire enduit, à l'exception des portes et des encadrements de baies, en pierre de taille. La nef et le chevet sont couverts d'un unique toit à long pans prolongé par une croupe ronde, en tuiles creuses mécaniques ; le clocher est couvert d'une flèche octogonale sur égout retroussé de plan carré cantonné de pyramidions, le tout en ardoises.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile creuse mécanique, ardoise
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans croupe ronde
flèche polygonale
Techniques vitrail
sculpture
Représentations ordre corinthien, vigne, monogramme, acanthe
Précision représentations

Les chapiteaux des piliers de la nef sont alternativement des chapiteaux corinthiens canoniques (feuilles d'acanthe et fleur d'abaque) et des gorgerins sculptés de pampres de vigne avec grappes et feuilles. Sur la façade du porche occidental, la clef de l'arcade est ornée d'un monogramme IHS, les deux culots d'imposte (en remploi) de feuilles d'acanthe épineuses.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571" (dans Revue de Gascogne, 1860, tome I, p. 319)

    [p. 319] PRIEUR DE MONTGAlLLARD. Le Prieur de Montgaillard est dépendant de l'abbaye séculière et auparavant régulière ordre de St Benoit de Me St Gilles au Diocèse de Nîmes est a la collation du dt Abbé, et est tenu d'aider ou de faire aider le curé du dt Montgaillard a dire les messes parroissialles et administrer les sacremens et autres services divins. — En est Prieur Me Jean Duvignau clerc Mtre ezarts étudiant à l'université de Paris en la faculté de théologie et fait faire le service par un Sacristain qu'il y a commis — Si est ce qu'il y est troublé en la possession et y a procès par devant le Senechal des Lannes au siège de St Sever entre Messire fortis Castay complaignant et le dt Duvignau et Me Dominique de Laborde opposant.

    [p. 320] MONTGAILLARD BOULIN. L'eglise parroissialle de Montgaillard et annexe de Boulin est a la collation de l'Eveque D'Aire et a cure d'ames. En est curé Me Bernard de Ceta prêtre Bachelier en droit chanoine D'Aire, qui réside au dt Aire, et va souvent faire le service et exhorte les peuples, et l'endoctrine au St Evangile. Selon la détermination de notre Mère Ste Eglise Catholique et Romaine et y tient deux vicaires gens de bien savoir est Me Jean de Lalanne et Dominique de Tris qui y font tous les jours le divin Service et administrent les Sacremens comme était accoutumé. L'église parroissialle de Montgaillard et aussi la chapelle qui étoit dans le lieu, ont été ruinées et découvertes, les autres églises démolies — les ornemens joyaux et livres pillés et emportés par les gens de guerre des Vicomtes — Les fruits du dt curé es années 1569 et 1570 jusques à la publication de la paix ont été pris par ceux de la Garnison que le S' de Montaman tenoit et la ville de S' Sever et par un nommé Seris trésorier de la cause en la dte ville, en sorte que le curé n'en a rien joui.

  • Extraits de documents concernant l'église Saint-Gilles de Montgaillard et son mobilier (AP Montgaillard)

    - Projet de construction d'un hangar contre le flanc sud de l'église, s.d. (avant 1852). Ill. 20174001175NUC2A.

    - Délibération du conseil municipal, 9 novembre 1890 : en février 1881 a été donnée l'autorisation d'ouvrir une porte sur la façade sud-ouest de l'église ; les travaux, longtemps interrompus, ont été repris et achevés en 1890.

    - Délibération du conseil de fabrique, 17 mars 1884 : acceptation, autorisée par décret ministériel, d'un legs de 7.000 francs consenti par Denis Lamothe à la fabrique.

    - "Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 22 février 1906 (copie). / N° 4927/25 [...] Commune de Montgaillard, canton de St Sever. / Inventaire des biens de la fabrique de Montgaillard, dressé en exécution de la loi du 9 Xbre 1905. / L'an 1906, et le 22 février, à 1h 1/4 du soir, en présence de MM. 1° l'abbé Moncade, curé de Montgaillard, 2° de Laporterie, président du bureau des marguilliers, demeurant le premier à Montgaillard, le second à St Sever, Nous soussigné, Gaillard, sous-inspecteur des domaines à Mont-de-Marsan, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le directeur des domaines à Mont-de-Marsan, avons procédé ainsi qu'il suit, à l'inventaire descriptif et estimatif des biens de toute nature détenus par la fabrique de Montgaillard. / Désignation des biens (église de Montgaillard). / Chapitre Ier. / 1° Meubles. / Dans l'unique sacristie se trouve une armoire fine contenant / 1° deux ornements blancs - 40 f. / 2. Deux ornements noirs, usés - 30. / 3. Deux ornements rouges, l'un est usé - 35. / 4. Un ornement violet - 20. / 5. Deux vieux draps mortuaires - 20. / 6 vases sacrés : un ostensoir doré - 110 / 7. un calice doré - 25. / 8. un petit ciboire argenté - 10. / Linge. / 9. Six nappes d'autel - 18 f. / 10. 4 id. de communion - 20. / 11. Quatre dessus d'autel - 4. / 12. 4 pales et corporaux - 15 f. / 13. 84 purificatoires - 20. / 14. 38 manuterges - 4. / 15. 30 amicts - 15. / 16. 15 essuie-mains - 10. / 17. 7 aubes - 40 f. / 18. 14 surplis - 30 f. / 19. Douze surplis d'enfants de chœur - 10 f. / Report : 464. / 20. Douze aubettes d'enfants de chœur - 10 f. / Objets divers. / 21. Quatre missels et un rituel - 25 f. / 22. Un encensoir et une navette - 5 f. / 23. 10 bouquets - 1 f. / 24. Cinq étoles de diverses couleurs - 10 f. / 25. Un prie-Dieu - 5. / 26. Une planche de confessionnal - 2. / 27. Une pendule de campagne - 15. / 28. Un tableau de la Ste Vierge - 10. / 29. Deux paires de burettes en verre - 1 f. // Arrière-sacristie. / 30. Une armoire mobile - 50 f. / 31. 4 candélabres à 5 branches - 20 f. / 32. 13 chandeliers simples - 10. / 33. Neuf porte-bouquets assortis - 5. / 34. Une seconde armoire mobile - 30. / 32 bis. Quatorze bouquets d'autel - 10 f. / 33 bis. Trois canons d'autel - 10. / 34 bis. Un habit de suisse - 40. / 35. Panache de dais - 5. / 36. Une 3e armoire mobile - 15. / 37. Six soutanes rouges d'enfant de chœur - 20. / 38. Trois soutanes noires id. - 10. / Report : 775. / 39. 10 surplis d'enfants de chœur - 10. / 40. Un encensoir - 5 f. / 41. Un bénitier - 2. / 42. Un porte-missel - 1. / 43. Une lanterne ordinaire - 0,50. / 44. Une 4e armoire mobile, vieille - 10. / 45. 2 tapis d'&autel - 25. / 46. Une 5e armoire - 10. / 47. Un ornement noir et un voile de bénédiction - 50. / 48. Un ornement violet - 30. // 49. Un ornement doré usé - 20. / 50. Un ornement blanc - 25. / 51. Un ornement rouge, une bannière et une chape - 100 f. / 52. Une 6e armoire - 20. / 53. Quatre chapes rouge, noire, violette et blanche - 100. / 54. Deux chandeliers pour acolytes - 1 f. / 55. Un drap mortuaire - 20. / 56. Trois Christ en bois - 1. / 57. Une statue en plâtre de la Vierge - 5 f. / 58. Un bureau - 10 f. / Sanctuaire. / 59. Un autel en marbre fixe supportant : / 59 (sic) Une croix en cuivre doré - 10. / 60. Six grands chandeliers - 30. / Report : 1240, 50 / 61. Six chandeliers plus petits en bois doré - 12. / 42. Deux anges - 10 f. / 63. Dix porte-bouquets assortis - 5. / 64. Dix chandeliers simples - 5 f. / 65. Un tapis - 5. / 66. De chaque côté de l'autel, une statue : St Joseph et Sacré-Cœur - 30. / 67. Autour des statues, des appliques et porte-bougies - 2. / 68. Une clochette - 0,50. / 69. 4 appliques - 10. / 70. 2 lampes de sanctuaire - 5. // 71. Une lampe de sanctuaire au milieu du chœur - 10 f. / 72. Une croix de procession - 10. / 73. Un fauteuil pour célébrant, en mauvais état - 1 f. / 74. 6 tabourets en bois - 10 f. / Nef : / Une chaire en bois fixe. / 74 bis. Trois lustres en cristal, grandeur moyenne - 100 f. / 75. Au-dessus de la porte d'entrée, un tableau représ. la mise au tombeau - 20. / 76. A droite du tableau, une statue de St Jean-Baptiste ; à gauche, une statue de St Antoine (ces deux statues sont revendiquées par M. Guiu, notaire à Montgail[lard], qui les a données en 1889). / Bas-côtés de gauche. / Report : 1513 f. / Un autel fixe surmonté / 77. d'une statue de St - 30 f. / 78. Une croix en bois - 1. / 79. Quatre chandeliers en bois doré - 1. / 80. Un pupitre et deux grands livres de chant - 20 f. / 81. Une croix de procession abîmée - 2 f. / 82. Un vieil harmonium - 100. / 83. Un petit lustre - 5. / 84. Un confessionnal mobile - 50. / 85. Un bois de dais - 1. / 86. Un bois de dais - 10. // 87. Un tableau de St Luc - 10 f. / 88. Les fonts baptismaux sont entourés d'une grille en fer. / Bas-côtés de droite / Autel de la Vierge surmonté d'une / 88 bis. Statue sur socle - 20 f. / 89. Une croix simple - 3 f. / 90. Quatre petits chandeliers - 1 f. / 91. Cinq bouquets assortis - 1 f. / 92. Un petit lustre - 3 f. / 93. Un grand Christ - 20 f. / 94. Un confessionnal mobile - 30 f. / 95. Un groupe en terre cuite représentant la descente de croix - 50 f. / Report : 1871. / 96. Un tableau de la Vierge - 10. / 97. Dans l'église un chemin de la croix ordinaire - 5. / 98. Dans l'église, 150 chaises en paille - 75 f. / 99. Dans l'église, 10 bancs de bois - 10 f. / 100. Au clocher, deux cloches, une grande et une petite. / Total : 1971. / II. Immeubles. / Une parcelle de terre de 40 ares 01, située à Labourdette (commune de Montgaillard, n° 527 s[ecti]on 7 du plan cadastral). Le terrain provient d'un legs fait à la fabrique par M. de Laporterie, décédé à St-Sever, au cours de l'année 1872. La valeur est d'environ - 800 f. [...]"

    Église de St Gilles. / Chapitre II. Biens dont la fabrique n'a que la jouissance. / Sacristie. Néant. / Sanctuaire. / Autel en bois surmonté d'un dôme doré le tout fixe. / 1. Sur l'autel une croix - 1. / 2. 4 chandeliers - 2 f. / 3. Un petit crucifix - 1. / 4. 4 bouquets - 1. / Dans le chœur sont : 6 stalles en bois fixe, revendiquées par Mme la Marquise de Castelnau. / 5. Un dessus d'autel - 0,50. / 6. Un devant noir - 1. / 7. Un lustre en bois - 0,50. / Report : 7. / 8. Un tableau détérioré - 1. / Bas-côté unique : un autel fixe surmonté / 9. d'une statue de la Vierge - 1. / 10. Petite table - 1. / 11. Tableau de l'Assomption - 5. / 12. Un confessionnal - 10. / 13. Un vieux corbillard - 5. / 14. Une armoire très vieille - 2. / La chaire est en pierre, fixe. / 15. Un vieux chemin de croix - 2. / 14. 25 chaises - 11. / 17. 5 bancs de bois - 1. / Total 45 f.

    L'église de Montgaillard a une surface de 4 ares environ et d'une valeur de : 100 f. Elle est revendiquée par Mme Gourg de St-André dans une note ainsi libellée : / Mme Jeanne-Marie-Mathilde de Castelnau-Tursan, née à Royan le 19 juin 1885, épouse autorisée de Mr Gourg de St-André avec qui elle est domiciliée au château de Robert à Montgaillard, agissant comme seule et unique héritière du Marquis de Castelnau-Tursan, demande acte de ce qu'elle revendique, comme étant sa propriété exclusive et personnelle, l'église et la chapelle paroissiale de Montgaillard qui faisait partie dans la seconde moitié du XVIIIe siècle du château de Castelnau-Tursan. / L'église et la chapelle de Montgaillard avaient été apportées en dot par Julie-Constance de Beynac, fille de Pierre de Beynac, seigneur de Montgaillard, par son mariage avec Pierre-François, marquis de Castelnau, en 1658 [sic pour "1758"], et le 11 Juin... De ce mariage est issu Mathieu, marquis de Castelnau-Tursan qui a eu pour fils Vincent, marquis de Castelnau-Tursan, père de la dame Gourg de St-André. / En conséquence, Mr le sous-inspecteur de l'enregistrement est requis de mentionner à la suite de l'inventaire de l'église de Montgaillard la revendication de la dame Gourg de St-André à telles fins que de droit et pour valoir en tant que de besoin sous toutes réserves, généralement quelconques et protestations de droit. / Signé : de Gourg de St-André / Mathilde de Castelnau-Tursan, épouse Gourg de St-André.

    L'église de St-Gilles, annexe de la précédente, et située à 150 mètres environ, est très ancienne. Sa superficie est de deux ares, et la valeur du terrain de 20 f. L'édifice semble appartenir à l'État. [...]

    Observations d'ordre général. Mr Moncade et Mr de Laporterie nous ont lu chacun une protestation que nous avons annexée après l'avoir revêtue de la mention "ne varietur". / MM. Moncade et de Laporterie, requis par nous de déclarer qu'à leur connaissance il n'existe pas d'autres biens susceptibles d'être inventoriés que ceux portés au procès-verbal, ont refusé de faire cette déclaration. En conséquence, nous avons clos le présent inventaire contenant six rôles. 22 février à 5 h du soir, et après lecture faite, nous l'avons signé seul, les comparants ayant refusé de le revêtir de leur signature."

    - Mission de février-mars 1955 : nouveau chemin de croix fourni à l'église par "l'Œuvre des campagnes".

  • Extraits de documents concernant l'église Saint-Gilles de Montgaillard et son mobilier (AD Landes, séries o et 70 V 230)

    - Lettre du receveur au sous-préfet de Saint-Sever, 12 septembre 1825 : "[...] Le porche établi près de l'église de Montgaillard étant reconnu menacer ruine et rétrécir le chemin public, Mr le maire peut en faire opérer la démolition, sauf à la commune de s'occuper de la reconstruction sur un autre point si elle reconnue nécessaire."

    - Lettre du sous-préfet de Saint-Sever au préfet des Landes, s.d. (1825) : "[...] Le mauvais état du porche existant de l'église et la difficulté que le maire éprouve à obliger la fabrique de le réparer [...], le desservant, dans l’intérêt du du service du culte, désirerait que ce porche n'existât plus."

    - Devis estimatif des réparations à faire à l'église de Montgaillard, par l'architecte Destenave de Saint-Sever, 30 mai 1847 : "Maçonnerie ordinaire et de pierre de taille à faire à neuf [...]. - Pour voûter l'église d'une autre manière et démolition de la toiture et en reconstruction pour la nef. / - En pierres à y changer. / - En construction à neuf de la charpente de la toiture du bas-côté." "Plan général de l'église", "coupe de l'église par un plan vertical, le tout à l'échelle d'un cm pour mètre".

    - Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Montgaillard, 30 mai 1847 : "L'an 1847 et le 30 mai [...]. Mr le Président a dit que la toiture de l'église du Bourg (de Montgaillard) menaçait ruine, qu'il y avait même danger dans la demeure. {...]"

    - Projets de reconstruction de l'église de la commune de Montgaillard, 1848 (par Destenave) : trois plans (élévation principale, coupe en travers, coupe horizontale).

    - Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Montgaillard, 2 août 1848 : "L'an 1848 et le 2 août [...]. Dans le premier devis, les travaux à exécuter se bornaient à réparer la toiture, refaire les murs, le plafond en entier, à établir deux bas-côtés avec dix colonnes en pierre de taille et enfin construire le clocher, le tout menaçant ruine."

    - Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Montgaillard, 3 août 1848 : "L'an 1848 et le 3 août [...]. On est obligé de refaire la toiture à neuf, de reconstruire une grande partie des murs, de faire les colonnes du deuxième bas-côté en pierre de taille et de construire immédiatement le clocher. En d'autres termes, il faut reconstruire l'église en entier presque."

    - Rapport de l'architecte du département des Landes sur le devis présenté par M. Destenave pour la construction d'un bas-côté et la modification du sanctuaire de l'église de Montgaillard, 13 mars 1849 : critique un second devis du 15 décembre 1848 pour la construction du bas-côté gauche et les changements à opérer au sanctuaire. "A ce devis sont jointes trois feuilles de dessins exprimant le plan et coupes de l'église avec les changements à opérer". "Les arceaux du bas-côté projeté, dont les piliers n'auraient que 0,40 m, suivant la longueur de la nef, produiraient un mauvais effet vis-à-vis de ceux du bas-côté opposé qui ont de 0,90 m à 1,10 m ; il est indispensable de les établir symétriquement."

    - Secours accordé par le ministre de la justice et des cultes à la commune de Montgaillard pour réparation de l'église, 4 septembre 1849 : 100 francs.

    - Lettre du préfet des Landes au sous-préfet de Saint-Sever, 19 mai 1854 : "Objet. Tableau exécuté par Mme de Saint-Marcel représentant la Vierge, accordé par le ministre d'État à l'église de Montgaillard."

    - Secours accordé par le ministre de la justice et des cultes à la commune de Montgaillard pour achat d'ornements, 23 juin 1883 : 300 francs.

    - Lettre du maire de Montgaillard au préfet des Landes, 11 mai 1905 : indique qu'il existe dans la commune 1) une église dite de Saint-Gilles, ancienne église paroissiale, 2) une église servant actuellement au service de la paroisse, autrefois chapelle au service du marquis de Baylac [sic pour Beynac], restaurée vers 1848 aux frais des habitants de la commune et avec, dit-on, secours de l'État.

  • Monographie paroissiale de Montgaillard, 1887 (Archives diocésaines de Dax)

    - Il y avait autrefois deux églises et une chapelle seigneuriale. L'une de ces églises, sous le vocable de saint Jean, n'existe plus ; elle était située dans un lieu proche de l'Adour.

    - Saint-Gilles, au bourg, avait trois chapelles orientées au levant : celle de droite dédiée à Notre-Dame de Pitié, celle de gauche à Notre-Dame de l'Assomption, celle du milieu à Saint-Roch. En 1836 puis en 1841, les habitants sont invités par leur évêque à réparer Saint-Gilles et à rétablir la voûte de la nef principale détruite en 1559 (sic). Ils n'en firent rien. En 1854, la chapelle seigneuriale devint église paroissiale. A partir de cette date, Saint-Gilles fut délaissé et dépouillé des quelques tableaux et statues qui s'y trouvaient. On démolit une chapelle latérale en 1881. Saint-Gilles ne servait en 1887 qu'aux offices des morts.

    - Archéologie. Il y avait au bourg une chapelle seigneuriale, il y en avait une autre au château Robert. La chapelle du bourg est l'église où se font les offices de la paroisse (sauf les funérailles). Le feu du ciel détruisit il y a une soixantaine d'années la chapelle et une partie du château Robert.

    - Description de l'église du bourg. / 1° Extérieur. Maçonnerie en moellons bruts, angles en pierre de taille provenant des carrières de Fargues ou d'Audignon. Murs plats, seule la façade du couchant est appuyée par des contreforts : "ils n'offrent ni bas-reliefs, ni signes lapidaires, ni inscriptions, ni moulures, ni écussons, ni gargouilles, ni modillons." / 2° Le clocher, de forme carrée, a une superficie de 9 m et une hauteur de 25 m. Il possède deux cloches fondues en 1855. / 3° Le porche "n'existe pas, à moins qu'on veuille décorer de ce nom les 9 m superficiels qui sont sous le clocher. Le portail qui y donne accès du côté du nord ne présente aucune particularité." / 4° Intérieur. "La forme générale est un carré long terminé à l'extrémité orientale par un hémicycle où se trouve l'autel de la nef principale (car il y en a trois). La nef principale mesure 28 m de long, 3,35 de large ; elle est ogivale et divisée en travées bien distinctes avec des arcs doubleaux bien marqués. Elle n'est ni en pierre, ni en briques, ni uniquement en bois, mais en lattis de châtaignier réunis par un mélange de chaux et de sable rouge. Elle est peinte. Peints aussi sont les murs et les colonnes. Ni les clefs de voûte ni les chapiteaux n'ont des écussons ni des ornements qui méritent description." [...] "Les nefs latérales, au nombre de deux, sont séparées de la nef principale par les piliers et les arcades qui soutiennent la voûte. Comme la voûte de la grande nef, les voûtes de la nef principale sont en lattis enduit de mortier." [...] "Deux autels à l'extrémité orientale de ces deux nefs, l'un dédié à saint Gilles, l'autre à la Sainte Vierge. Il y en a un troisième en face de la porte d'entrée, il est dédié à Notre-Dame de Pitié. [...] Le chœur n'a pas à l'entrée un arc triomphal. Son fond est circulaire, les murs en sont décorés. Des boiseries presque plates, sans valeur archéologique, en bois de peuplier, tapissent les murs du sanctuaire et de l'église à la hauteur de 1,30 m. La voûte est ogivale. L'autel, en marbre de diverses couleurs, massif, sans élégance et nullement du style de l'église, n'offre rien qui puisse le rattacher à un siècle comme pour son architecture. Il porte deux anges adorateurs nus qui ne sont ni en bois ni en marbre, seulement en plâtre ; ils sont peints." [...] 5°. "La sacristie, placée du côté du midi, a une voûte romane. Elle est en pierre, ne présente rien de remarquable sauf une magnifique table de marbre qu'on dit rare, la couleur en est assez variée. Cette sacristie fut bâtie en 1774 par M. Barrière, curé de la paroisse."

  • Extraits des notes de l'abbé Vincent Foix sur Montgaillard (AD Landes. II F 915)

    [Les notes commençaient à la page 19, qui a disparu.]

    [p. 20] Saint-Gilles devait être un prieuré. En 1569, les protestants ruinèrent l'église paroissiale et une autre chapelle (Revue de Gascogne, 1860, p. 320). Le prieuré valait 2000 livres de rente au XVIIIe siècle (Cazauran, p. 119). Le 4 avril 1531, un prêtre bailla à ferme, au nom de Charles de Gramont, archevêque de Bordeaux, à Johan Noguer, marchand de Saint-Sever, "los fuis et rendes du priorat de Montgaillard" pour 430 francs bordelais (Arch. des Landes, H 50).

    [p. 21] Église Saint-Gilles. La visite épiscopale du 23 mai 1756 indique qu'à gauche, sous un collatéral voûté, s'ouvrait la chapelle de Notre-Dame de l'Assomption dont le tableau était fort crasseux. Autre chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié ouvrant le collatéral de droite. Il y avait une chapelle de saint Roch. Le tableau représentant l'Immaculée Conception existe encore à Saint-Gilles dans la chapelle du midi dédiée à la Vierge (Monographie de Montgaillard).

    Le curé Daniel Filhot (1657) restaura l'église et y fit placer des boiseries encore conservées. Elles portent sur deux cartouches les armes d'un évêque d'Aire et le chiffre du curé restaurateur (M. Daugé, Arch. Soc. de Borda).

    Depuis trente ans on ne fait plus d'offices à Saint-Gilles. En 1854, on restaura l'ancienne chapelle seigneuriale du bourg de Notre-Dame. Elle sert aujourd'hui d'église paroissiale. Saint-Gilles n'est plus qu'une ruine. Une des chapelles latérales a été démolie, le reste va périr qui ne sert plus que pour les offices des morts (Monographie de Montgaillard).

    [p. 22] Découvertes archéologiques. En réparant en 1886 l'église qui dépendait du prieuré, on a trouvé dans le tombeau de l'autel que l'on démolissait, au-dessous de la pierre sacrée, un vase à goulot en terre cuite de couleur gris de cendre et dans l'intérieur de ce vase des ossements humains mêlés à des débris d'une châsse en bois ornée de sculptures mérovingiennes ou carlovingiennes analogues à celles découvertes à Dax avec les ossements attribués à saint Vincent de Xaintes.

    Une ancienne pierre tombale provenant du cimetière qui entoure l'église porte en relief sur les deux côtés les attributs ou la profession de laboureur ayant un aspect franchement gallo-romain.

    A l'extérieur de l'abside on voyait un bandeau seigneurial aux armes de la famille de Montgaillard et d'une autre qui lui était probablement alliée... C'étaient peut-être celles d'un prieur, elles étaient accolées à celles d'un Montgaillard et écartelées aux 1 et 4 d'or, aux 2 et 3 de gueules, à chaque un besant de sable (Dufourcet, Les Landes, p. 263).

    En 1889, M. Joseph de Laporterie découvrit dans les ruines de la chapelle Notre-Dame de Pitié, sur le côté ouest de l'église Saint-Gilles, une pierre cylindrique haute de 40 à 45 cm et ayant de 28 à 30 cm de diamètre, creusée à l'une de ses extrémités pour recevoir une urne funéraire ou même directement des cendres... C'est évidemment un tombeau d'un genre spécial et remontant à l'époque gallo-romaine (Rev. de Borda, 1889, LXXVIII et LXXIX).

    [p. 22 bis-23] Noms de certains prieurs de Montgaillard. Jean de Saint-Orens, signalé en 1513, était moine bénédictin de Saint-Sever (A.D. Landes, H 49). Charles de Gramont, archevêque de Bordeaux, 1531 (A.D. Landes, H 50). Jean Pontac, abbé de Nerbis et prieur de Montgaillard, 1694-1724.

    [p. 23] L'église paroissiale de Montgaillard avait pour annexe Boulin et pour dépendance la chapelle de Notre-Dame de Pitié qui est aujourd'hui paroissiale. L'église paroissiale était de collation épiscopale.

    [p. 23 bis-24] Liste des curés de Montgaillard.

    [p. 29-30] Chapelle de Notre-Dame de Pitié de Montgaillard. Église paroissiale actuelle ou église du bourg. La monographie la dit seigneuriale sans preuve. Elle existait déjà au XVIe siècle, puisqu'elle fut ruinée par les protestants (Rev. de Gascogne, 1860, p. 320). Elle fut visitée le 23 mai 1756 : autel en maçonnerie non garni. Le banc du seigneur était dans le sanctuaire du côté de l'Évangile. La confrérie du Saint-Sacrement fondée en 1646 y fonctionnait. Aujourd'hui, c'est une église à trois nefs depuis l'importante restauration de 1854. Autels consacrés à saint Gilles, à la Vierge et à Notre-Dame de Pitié (Monographie de Montgaillard). L'ordonnance épiscopale du 1er juillet 1756 porte entre autres qu'on donnera du jour aux fonts baptismaux et qu'on y placera un tableau de saint Jean-Baptiste, qu'on mettre une rampe au degré de la chaire à prêcher (Daugé).

    [p. 31] Un texte de 1369 (Du Buisson, 2, 212-217) prouve qu'il existait à Montgaillard une abbaye Saint-Martin dont les abbés étaient laïques et mariés. On ne sait où était cette église Saint-Martin, mais sûrement sur le territoire de la paroisse ou de la seigneurie. Il ne faut pas la confondre avec Saint-Martin de Geulos ou avec Saint-Jean du Tort. L'abbaye Saint-Martin existait encore en 1452 (A.D. Landes, H 66,p. 214).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Dossier "église (1774-1955)".

    Archives paroissiales, Montgaillard
  • Monographie paroissiale de Montgaillard, 1887.

    Archives diocésaines, Dax
  • Église de Montgaillard. Réparations (1842, 1846-1849, 1851).

  • Conflit entre la fabrique et la famille de Castelnau au sujet des places occupées dans l'église par la famille Poydenot (1901-1902).

    Archives départementales des Landes : 70 V 230/3
  • Réponse à la circulaire de mai 1905, renseignements sur les églises et le presbytère.

    Archives départementales des Landes : 70 V 230/4
  • Église : secours de l'État pour réparation et acquisition d'ornements (1849, 1883).

    Archives départementales des Landes : 70 V 230/5
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (22 février 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 230/9
  • Legs à la fabrique (1840-1884) : Fauthoux veuve Pafau (1840-1852), Dominique Denis Lamothe (1856-1884), Jean Bonnecarrère (1867).

  • Monographie paroissiale de Montgaillard, 1887.

    Archives diocésaines, Dax
  • Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de l'église de Montgaillard, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine
Bibliographie
  • AD Landes. II F 904. Notes de l'abbé Vincent Foix : vieux clochers, vieilles églises.

    Archives départementales des Landes : II F 915
  • DAUGÉ Césaire. Montgaillard pendant la Révolution. Aire-sur-l'Adour, 1909.

  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    tome II, p. 1102-1103
  • SOUSSIEUX Philippe. Dictionnaire historique des Landes. Études landaises, 2012.

    p. 542-543
Périodiques
  • CAZAURAN Jean-Marie (abbé). "Pouillé du diocèse d'Aire", Bulletin de la Société de Borda. Dax, 1884, p. 21-34, 97-119, 201-216 ; 1885, p. 131-162, 229-244, 255-286 ; 1886, p. 1-29, 281-283.

    1884, p. 97-119
  • LAPORTERIE Joseph de. "Marques de tâcherons de l'église et de l'abbaye de Saint-Sever-sur-l'Adour et des églises de Montgaillard et de Bostens (Landes)". Bulletin de la Société de Borda, 1900, tome 2, p. 105-107.

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