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Église paroissiale Saint-Germain

Dossier IA33004722 inclus dans Village d'Arsac réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Germain
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Arsac
Adresse :
Cadastre : 1827 B2 274 ; 2012 AB 136
Précisions

Le portail roman au sud indiquerait une construction des 12e et 13e siècles, ce que confirme la seule baie romane conservée. Aux 15e et 17e siècles, des litres funéraires blasonnées appartenant aux familles de Durfort-Duras et de Gères sont apposées. Ces deux familles possèdent des liens avec Arsac, toutefois fort éloignés.

En 1624, le seigneur d'Arsac Jean d'Arrérac, trésorier et conseiller du roi en son Parlement de Guyenne, est parrain de la nouvelle cloche.

Aux 17e et 18e siècles, aucune information ne vient confirmer des travaux ou modifications sur l'église qui, jusqu'au 19e siècle, doit conserver sa structure romane.

Le plan cadastral de 1827 laisse apparaître plusieurs ressauts sur la partie latérale nord ainsi qu'une avancée au sud correspondant de manière disproportionnée au portail d'entrée médiéval.

Le 19e siècle marque des temps forts de reconstruction. En effet, l'église est jugée insalubre et dangereuse (le clocher menace de s'écrouler). La première campagne consiste en la réalisation de la chapelle des fonts baptismaux en 1843, correspondant au volume semi-circulaire au nord.

À la fin des années 1850, la commune fait appel à l'association Laurent Dejean, entrepreneur à Pauillac et Gustave Alaux, architecte départemental, pour la reconstruction de l'église. Les travaux se concentrent sur le clocher, le rehaussement des maçonneries médiévales nord et sud, un nouveau sanctuaire et une sacristie. La fin du chantier est daté de 1861, comme le montre la clé du porche d'entrée. Le modèle de l'église se rapproche de celui entreprit dès 1859 à Saint-Étienne de Mortagne-sur-Gironde (17) (1859-1861) et où les deux associés ont opéré.

S'en suivent la pose des vitraux (issus des dons de l'archevêché, de la commune et de particuliers) et la réfection du crépi qui donne à voir les litres et quelques traces de décor peint, restaurés dans les années 1980.

Entre 1872 et 1878, les deux chapelles sont construites et viennent parachever l'édifice tel qu'il se trouve actuellement.

La charpente de la nef a été remplacée au cours du 4e quart du 20e siècle.

Période(s) Principale : 12e siècle , (?)
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1861, porte la date, daté par source
Auteur(s) Auteur : Alaux Gustave
Gustave Alaux (1816 - 1882)

Jean-Paul Louis Gustave Alaux, né à Bordeaux le 29 novembre 1816 à Bordeaux, mort dans la même ville le 23 mars 1882 ; fils du peintre Jean-Paul, dit Gentil-Alaux.


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Auteur : Dejean Laurent, entrepreneur, attribution par travaux historiques

L'église est située au cœur du village, à côté de la mairie et du siège de la Communauté de communes. Elle se compose à l'ouest d'un clocher-porche surmonté d'une flèche polygonale. L'entrée ouvre sur une nef unique avec transept formé par deux chapelles, et terminée par un chevet à cinq pans. Deux sacristies flanquent à l'est les bras du transept. Au nord, une petite chapelle abritant les fonts baptismaux fait saillie semi-circulaire.

L'élément remarquable demeure le portail roman dans le mur sud, composé d'une voussure à cinq rouleaux sculptées dont seule la première possède des claveaux à motifs historiés (bien représentés sur le dessin de Léo Drouyn).

À l'écart du portail, une vierge monumentale posée sur un socle avec inscriptions gothiques est en mauvais état (seconde moitié du 19e siècle).

Le clocher-porche, les contreforts ainsi que les chaînages d'angle sont en pierre de taille, le reste en moellon enduit.

L'intérieur est voûté d'ogives tout comme le porche d'entrée. Au niveau de la croisée du transept, les voûtes d'ogives conservent leur décor peint du 19e siècle, et chaque clé est sculptée et dédicacée (au curé, au cardinal Donnet, au président de la fabrique).

De l'église médiévale, on retrouve quelques maçonneries anciennes : notamment la base de certains murs ou contreforts dans les sacristies, les vestiges d'anciennes baies au-dessus des arcs brisés des bras du transept, enfin l'escalier en vis, arasé au niveau de la tribune en bois peint.

Un monument aux morts offert par l'abbé Frémont en 1924 et représentant un poilu couronné par une Victoire est conservé au-dessus du portail.

L'église conserve sa cloche dédicacée et datée de 1624 (?).

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
flèche polygonale
appentis
toit à longs pans croupe ronde
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis avec jour, en maçonnerie
Techniques
Statut de la propriété propriété de la commune
Protections classé MH partiellement, 1908
protection totale, 2006
Précisions sur la protection

Seul le portail sud fait l'objet d'une protection au titre des Monuments Historiques le 1er décembre 1908.

Par un arrêt du 16 mars 2006, la totalité de l'église est protégée.

Annexes

  • Travaux consécutifs à l'église issus des registres de délibération

    - 9 avril 1860 : rapport de M. Alaux sur l'état de l'église. "Mur sud lézardé / Pierres détachées dont certaines tiennent que par des poutres en bois".

    "M. le maire soumet au conseil le plan en faisant observer que ce clocher qui doit former porche sur la façade et contenir la tribune agrandira l'église les jours de fête".

    Il est décidé qu'en lieu et place des réparations de 13 000 francs., il sera construit un clocher neuf.

    - 8 novembre 1860 : Pour aider au financement de l'église, la commune a obtenu la vente de certaines landes aux habitants à des prix attractifs.

    Le préfet souligne auprès du maire que "la commune d'Arsac depuis quelques années, a été complètement transformée[...]".

    - 28 juin 1861 : lecture du détail du devis : portail, escalier en pierre dure, contrefort du mur intérieur abattu. Il est également affirmé que "dans cette démolition, il ne faut en rien compromettre la porte actuelle de l'église, il sera réservé un pilastre pour défendre le premier arceau de cette porte".

    - 10 novembre 1861 : don de cinq vitraux, dont trois par le cardinal-archevêque, un de M. Henry et un de M. le maire.

    - 28 septembre 1862 : remplacement de la charpente et de la toiture de l'église, reprise des lambris intérieur, surhaussement de 0,70m de l'édifice.

    - 12 mai 1863 : crépissage des murs.

    - 4 octobre 1863 : Gustave Bouluguet est dit architecte des travaux de crépissage.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Travaux consécutifs aux édifices communaux (1840-1937).

    Archives communales, Arsac
Bibliographie
  • Dubo, Gérard (dir.), L'église saint Germain d'Arsac, Arsac, 1998?

  • BRUTAILS Jean-Auguste. Les vieilles églises de Gironde. Ouvrage publié sous les auspices de la Société Archéologique de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1912.

    p. 258-262.
  • GABORIT Michelle, FARAVEL Sylvie, LARRONDE Stéphanie (...), LARRIEU Bernard (dir.). Léo Drouyn en Médoc. Bordeaux : Ed. l´Entre-Deux-Mers, 2003.

    p. 100-102

Liens web

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire - Grollimund Florian