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Église paroissiale Saint-Etienne d'Eygurande-et-Gardedeuil

Dossier IA24001215 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Vocables Saint-Etienne
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Montpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
Adresse Commune : Eygurande-et-Gardedeuil
Adresse :
Cadastre : 1844 D4 664 ; 1959 WL 133

L’église Saint-Étienne de l’ancienne paroisse d’Eygurande fut donnée à l'abbaye charentaise de Baignes à la fin du 11e siècle par l’évêque de Périgueux Renaud de Thiviers (1081-1099), le jour même de la consécration de la proche église de Gardedeuil. La bulle de Grégoire IX datée de 1232, énumérant les églises relevant de l’abbaye de Baigne, ne fait toutefois pas mention de celle d’Eygurande (mais le document ne nous est connu que par une copie datant du 17e siècle).

De l'édifice médiéval de la fin du 11e siècle ou du 12e siècle subsiste une partie de l'élévation méridionale. Il s’agit d’une maçonnerie composée d’un grand appareil de pierre de taille, conservée sur quelques mètres de hauteur et comportant des traces de rubéfaction. Ce mur gouttereau sud est pourvu de deux contreforts plats au sommet taluté. Une ancienne ouverture y a été comblée, dont les premiers claveaux de l’arrière-voussure paraissent dessiner un arc en plein-cintre (la baie a été flanquée d’un pilastre lors du remaniement du 19e siècle, ce qui ne permet pas de mener plus avant les observations).

La description succincte de la visite épiscopale de 1688 n'apporte que peu d'éléments sur l'édifice de l'Ancien Régime :"le sanctuaire lambrissé, pavé et vitré. La nef de torchis sans lambris ny vitres, en mauvais estat. Chapelle et autel mal garnis. Cymetière ouvert". Sur le plan cadastral datant de 1844, l’église est représentée sous la forme d’une construction de plan en L, composée d’une nef ouvrant sur un chevet plat et dotée d’une large sacristie au nord. Le plan levé en 1867 confirme l’existence d’un chevet plat construit dans le prolongement des murs du vaisseau. L’élévation occidentale, dessinée à la même date, nous renseigne sur la physionomie de la façade principale, alors flanquée de contreforts d'angle jumelés en équerre, au profil taluté. Elle était percée d’un modeste portail en plein cintre dont l’arc reposait sur deux impostes. L’ensemble était coiffé d’un petit clocher-mur doté d’une baie campanaire en plein cintre.

Dans la seconde moitié du 19e siècle, l’église est considérablement remaniée. Deux chapelles rectangulaires de part et d’autre de la nef, à l’est, ainsi qu'une sacristie attenante au nord et une construction au sud qui en forme le pendant sont d'abord réalisées d'après un projet de 1867. Un clocher-porche de style néo-roman a été édifié à l’ouest selon un devis et un plan datés de 1879. Les parties hautes des murs de la nef et son couvrement de voûtes d'arêtes, ainsi que la reconstruction du chevet ont été entrepris par la suite, vraisemblablement à la fin du 19e siècle.

L'église, orientée est-sud-est, est située au cœur du village d'Eygurande-et-Gardedeuil et implantée au milieu d'une place arborée qui s'est substituée à l'ancien cimetière.

L'édifice se compose d'une nef unique flanquée de deux chapelles de plan rectangulaire, s'ouvrant sur une abside à trois pans. Dans le prolongement de ces chapelles, à l'est, sont construites deux pièces rectangulaires couvertes d'un appentis, dont l'une est la sacristie. Le clocher se dresse à l'ouest, surmontant un porche. Vaisseau et chevet sont bâtis en maçonneries de moellons grossiers, hormis le mur sud dont la partie inférieure est faite d'un grand appareil de pierre de taille. Ces maçonneries, apparentes dans l'église, sont recouvertes d'un enduit à l'extérieur. Une paire d'épais contreforts raidit le mur nord, tandis que ceux qui forment leur pendant au sud, sont plats. L'église est couverte de tuiles creuses : toit à longs pans pour le vaisseau et les chapelles, avec croupes polygonales sur le chevet et appentis abritant la sacristie et son pendant.

Le clocher à trois niveaux percés d'ouvertures en plein cintre est coiffé d'une flèche de pierre octogonale à égout retroussé, de plan carré. L'intérieur est entièrement voûté d'arêtes.

Murs calcaire moellon enduit partiel
calcaire grand appareil enduit partiel
calcaire pierre de taille
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'arêtes
Couvertures flèche en maçonnerie flèche polygonale
toit à longs pans croupe polygonale
appentis
Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives diverses.

    Archives départementales de la Dordogne : 12 O 188
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien d'Eygurande-et-Gardedeuil. Dessin et encre sur papier, 1844. Section Le Maine du Blat, feuille D4.

  • IGN. Carte topographique de la France à 1/50 000 : Montpon-Ménestérol. Série orange, feuille 1735. 2e éd., Paris, IGN, cop. 1981.

Bibliographie
  • BERTHELÉ Joseph, BRUGIÈRE Hippolyte. Exploration campanaire du Périgord. Périgueux : Impr. de la Dordogne, 1907.

    p. 345-346.
  • CARLES Alcide. Dictionnaire des paroisses du Périgord. Bayac : Editions du Roc de Bourzac, 1884, réédition 1986.

    p. 260-261.
  • CHOLET PAUL. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Etienne de Baigne (en Saintonge). Niort : Éd. L. Clouzot, 1868.

    p. 42, 328, 351.
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 111, 139.
  • POMMAREDE Pierre. Le Périgord oublié. Périgueux : Fanlac, 1977.

    p. 214.
  • SECRET Jean. Les églises du Ribéracois. Périgueux : éditions Fontas, 1958.

    p. 43-44.
Périodiques
  • IGNACE Jean-Claude. "Les dépendances monastiques étrangères dans l'ancien diocèse de Périgueux", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, 1999-2.

    p. 259.
  • ROUX Joseph. "Visite canonique du diocèse de Périgueux en 1688", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, t. LVI, 1929.

    p. 219.
  • SAINT-SAUD Comte de. "Églises du Périgord dépendant d'abbayes étrangères", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, XLVIII, 1921.

    p. 178-182.
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