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Église paroissiale Saint-Cyr et Sainte-Julitte

Dossier IA24001498 inclus dans Village réalisé en 2011

Fiche

Vocables Saint-Cyr et Sainte-Julitte
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Terrasson-Lavilledieu
Adresse Commune : Aubas
Cadastre : 1995 ZD 170 ; 1813 C 65
Adresse

Par ses caractéristiques stylistiques, le chœur de l'église remonte assurément à la fin du XIe siècle : bâti en petit appareil de pierre de taille pour les murs, il présente également la particularité de posséder à l'intérieur des colonnes à chapiteaux à décor d'entrelacs et de palmettes portant des arcs formant arcatures aveugles en saillie par rapport au nu du mur - caractéristiques qui se retrouvent également aux églises de Saint-Léon-sur-Vézère et de Campagne. Au centre de chacune de ces arcatures était (ou est encore pour certaines) une baie à embrasure intérieure en plein-cintre. Ce chœur, de plan rectangulaire, ouvrait sur une nef assez courte et peu haute qui fut rebâtie sans doute au XIIe siècle et dont seul le mur gouttereau nord subsiste. Celui-ci remarque par sa maçonnerie en moyen appareil de pierre de taille. La nef fut une nouvelle fois agrandie, vers l'ouest, sans doute dans le courant du même siècle. Ce n'est toutefois qu'au XIIIe siècle que l'église est mentionnée pour la première fois, sous l’appellation d'"Ambas", dans un pouillé (Gourgues). Elle dépendait alors de l'archiprêtré de Sarlat, avant que celui-ci ne soit érigé en évêché en 1317 (mention dans la pancarte des diocèses du Périgord en 1554, où Aubas est mentionné Dambas). En 1365, Aubas faisait partie des 14 paroisses dépendantes de la châtellenie de Montignac. Le portail occidental, dont les trois voussures en arcs brisés retombent sur des colonnettes aux chapiteaux sculptés, l'archivolte reposant sur des masques, remonte au XIVe siècle. Au cours de la guerre de Cent Ans, le chœur fut surhaussé, sans doute pour recevoir une chambre de défense (les arrachements des murs sont encore visibles en partie haute). La paix revenue, l'église fut restaurée : la nef fut surhaussée, comme l'indiquent de petites baies en plein-cintre à chanfrein droit. Les seigneurs locaux, les Ferrières de Sauveboeuf, firent bâtir la chapelle méridionale de l'église, sans doute à la fin du XVe siècle, si l'on en croit le testament de 1503 de Jean de Ferrières, qui souhaite être inhumé "dans sa chapelle de l'église d'Aubas, dans le tombeau de ses parents" : la date de cette mention fournit un terminus ante quem à la création de cette chapelle. Cette chapelle (aujourd'hui voûtée en berceau brisé) fut voûtée d'ogives dans les années 1540 ou 1550, comme en témoignent deux colonnes engagées dans les angles sud-est et sud-ouest, à chapiteaux à moulures classiques lisses, et les arcs formerets encore en place. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la façade occidentale fut couronnée d'un clocher-mur à trois baies campanaires en plein-cintre. On peut noter la présence discrète d'un millésime et d'une inscription au-dessus de la baie campanaire centrale : "177. CD". Cette façade fit l'objet de nouveaux travaux importants au début du XIXe siècle : elle fut entièrement rhabillée en belle pierre de taille, tout en conservant le portail du XIVe siècle. Sur le chevet, un clocheton a été monté en 1877, succédant à un ancien clocher-mur à rampants curvilignes percés de deux baies.

Période(s) Principale : 4e quart 11e siècle
Principale : 12e siècle
Principale : 14e siècle , porte la date
Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1877, daté par source

L'église d'Aubas est composée d'une nef unique suivie d'un chœur rectangulaire. La nef présente un plafond plâtré qui coupe l'arc triomphal menant au chœur. Sur le côté sud se trouve une chapelle voûtée en berceau brisé. Un confessionnal à deux places est creusé dans le mur nord de la chapelle. Le chœur, coiffé d'une voûte en plein-cintre couverte de peintures modernes, s’achève par un mur plat. A noter les chapiteaux romans à entrelacs et palmettes. A l'extérieur, la façade occidentale est en pierre de taille : l'arc en arc brisé, qui épouse la forme du portail du XIVe siècle, présente des claveaux extradossés en escalier et est surmonté d'un oculus. Cette façade est également couronnée d'un clocher-mur à trois baies campanaires en plein-cintre. Le chevet est surmonté d'un clocheton. Le gouttereau méridional conserve les vestiges d'une porte transversale, en direction de l'ancien presbytère, situé dans l'environnement direct de l'édifice religieux.

Murs calcaire moellon
calcaire pierre de taille
Toit tuile plate
Plans plan allongé
Couvrements lambris de couvrement
voûte en berceau brisé
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit MH, 1970/09/18

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral ancien de la commune d'Aubas, 1813.

    Archives départementales de la Dordogne : 3 P 30186 à 30197
Bibliographie
  • CARLES Alcide. Dictionnaire des paroisses du Périgord. Bayac : Editions du Roc de Bourzac, 1884, réédition 1986.

    p. 115-116
  • SECRET Jean."Le rétable mutilé d'Aubas". La Dordogne et sa région. Actes du XIe Congrès d'études régionales. Bergerac (10-11 mai 1958), 1959.

    p. 163-167
(c) Conseil départemental de la Dordogne ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Becker Line - Pagazani Xavier