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Église paroissiale Saint-Clair

Dossier IA40001632 réalisé en 2018
Vocables Saint-Clair
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Tartas ouest
Adresse Commune : Rion-des-Landes
Lieu-dit : Boos
Cadastre : 2017 B 267

L'ancienne église de Boos, de fondation romane, est mentionnée à la fin du XIIe siècle dans le Liber rubeus de la cathédrale de Dax sous le nom de Sanctus Petrus de Bost, vocable changé par la suite pour celui de Saint-Clair. Les Rôles gascons (tome IV, n° 297) citent en 1309-1310 un "Bernardus de Taler, prior de Bost diocesis Aquensis". Ce prieuré, qui comprenait Taller et Boos, perdura jusqu'à la Révolution. Le dernier prieur, Cajayoux, ayant refusé le serment à la constitution civile du clergé, l'église de Boos fut supprimée et annexée à Laluque. Le petit édifice à nef unique, acheté 400 francs par Arnaud Dupin, propriétaire terrien à Laluque, fut rendu par celui-ci en 1801 et restitué au culte. "Dans un état déplorable" au milieu du siècle, il fut restauré de 1864 à 1870 à l'initiative du curé Pierre Lartigau, qui fit remplacer en 1866 le plafond en lambris par une voûte cintrée en briques (Lalanne, entrepreneur), percer six fenêtres neuves (garnies de verrières par les Goussard de Condom en 1868) et renouveler en grande partie le mobilier.

En 1896, l'annexe obtient la création de son propre conseil de fabrique. Quelques années plus tard, l'état de dégradation de l'église, en dépit de la restauration des années 1860, entraîne un projet de reconstruction à neuf, financé par la vente de pins appartenant à la fabrique. Rédigé par l'architecte diocésain Henri Depruneaux en 1902, il est mis à exécution en 1903-1904 par l'entrepreneur J. Ducournau, de Rion-des-Landes, avec la collaboration du sculpteur montois Éloi Ducom pour la sculpture ornementale (portail, chapiteaux, clefs de voûte) et du peintre-verrier bordelais Henri Feur pour les verrières figurées et décoratives. La nouvelle église et sa cloche sont bénites le 25 octobre 1903.

La commune de Boos a fusionné en janvier 2017 avec celle de Rion-des-Landes.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1902, daté par source
Auteur(s) Auteur : Depruneaux Henri Edmé Xavier,
Henri Edmé Xavier Depruneaux (1867 - 1953)

Né à Yport (Seine-Inférieure) le 18 avril 1867, mort le 20 septembre 1953. Élève de l'école des Beaux-Arts (promotion 1886) ; architecte de la succursale de la Banque de France à Mont-de-Marsan (août 1893), architecte de la ville de Mont-de-Marsan (octobre 1893), puis architecte de l'administration des hospices ; inspecteur des travaux diocésains d'Aire (23 décembre 1893, après Jules François Dupouy) ; architecte diocésain d'Aire (30 novembre 1896, après Louis Henri Lafillée); officier d'académie (3 janvier 1904). D'après : Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle (Jean- Michel Leniaud, dir.), École des chartes.


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architecte diocésain, attribution par source
Auteur : Ducournau J.,
J. Ducournau

Entrepreneur en peinture à Rion-des-Landes au tournant des XIXe et XXe siècles.


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Ducom Jean-Éloi,
Jean-Éloi Ducom (1854 - 1944)

Sculpteur né à Lesperon (Landes) en 1854, mort à Mont-de-Marsan en 1944. Élève du sculpteur Beaufort à Bourges, puis de l'École des beaux-arts à Paris en 1873 ; installé en 1876 à Mont-de-Marsan, où se déroula toute sa carrière.


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sculpteur, attribution par source
Auteur : Labedade Alexandre,
Alexandre Labedade

Horloger à Rion-des-Landes, représentant de la maison Prudent Lamy de Morez du Jura au début du XXe siècle.


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fabricant, attribution par source
Auteur : Feur Henri,
Henri Feur (1837 - 1926)

Pierre-Henri Feur (Bordeaux, 18 juillet 1837 - Bordeaux, 18 mai 1926), verrier à Bordeaux, élève et successeur de Joseph Villiet ; père de Marcel Feur (1872-1934), qui lui succède en 1908.


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peintre-verrier, signature
Auteur : Lalanne Étienne,
Étienne Lalanne ( - 1890)

Entrepreneur à Dax, associé à son frère Louis, qui lui succède à sa mort à Paris en juillet 1890. Parent des charpentiers Étienne (I) et Bernard Lalanne, et du vitrier Jean-Baptiste Lalanne.


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entrepreneur, attribution par source

Édifice de style néogothique, non orienté (dirigé nord-ouest / sud-est), composé d'un vaisseau unique de trois travées prolongé par un chœur en abside à trois pans, plus étroit que la nef et épaulé par une sacristie à droite et une réserve en pendant. La nef est précédée d'un clocher carré dans-œuvre flanqué à gauche d'une chapelle baptismale et à droite d'un escalier menant à la tribune. La nef est couverte de croisées d'arêtes, l'abside d'une voûte d'ogives sexpartite ; les nervures retombent sur des colonnettes adossées à chapiteau sculpté. L'édifice est bâti en moellon calcaire enduit et en pierre d'Angoulême (encadrement des baies, contreforts, chaînes d'angle). La couverture est en tuiles plates mécaniques, à l'exception de celle de la flèche octogonale à lucarnes du clocher et des toits à deux pans qui le flanquent, couverts d'ardoise. Des contreforts talutés raidissent l'ensemble de l'édifice.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile plate mécanique, ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements fausse voûte d'ogives
fausse voûte d'arêtes
Couvertures toit à longs pans croupe polygonale
toit à deux pans
flèche polygonale
Techniques sculpture
vitrail
peinture
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Extraits du registre paroissial de Laluque et Boos, par le curé Pierre Lartigau (1853-1882) (Archives diocésaines de Dax, communiqué par l'abbé Dominique Bop).

    P. 15-19 : "Curés de Bõos (sic) avant 1792. / Avant 1792, l'an premier de la république française, les églises de Bõos et de Taller formaient un prieuré et avaient même souvent un vicaire. Les prieurs restaient à Taller. Ont-ils résidé à Bõos ? C'est probable, mais on ne s'en souvient pas. [...] [Note : L'église de Bõos fut supprimée et vendue en 1793 à M. Dupin de Laluque [Arnaud Dupin, propriétaire du Café du Commerce au Sablar à Dax, grand-père d'Ulysse Dupin, maire de Laluque de 1852 à 1871] pour 200 francs, qui l'a laissée à la commune pour rien. La légende porte qu'un curé de Laluque, je ne sais lequel ni en quel temps, s'est transporté à Bõos avec quelque autre pour démolir l'église, mais que là il reçut à la figure un coup de pied de son cheval qui lui fit sauter des dents. Le curé prit cela pour un signe du ciel qui s'opposait à la démolition et se retira. Le défunt Barthélemi Castets, décédé à Berdot le 25 mars 1860 à l'âge de 70 ans, connaissait le curé et a souvent raconté cette histoire à la famille.]

    Noms des prieurs et des vicaires de Bõos connus depuis 1664. 1. Pomiers, prieur en 1664. 2. Douant, prieur en août 1664. [...] 3. Capdeville, prieur en 1679. [...] Duboscq, prieur en juin 1689. [...]. 5. Chalosse, prieur le 6 janvier 1712. 6. Gardera, prieur en janvier 1727. [...] 7. Laneverre, prieur en janvier 1750. 8. Bouzin, prieur en 8bre 1754. 9. Audet, prieur en 1760. [...] 10. Suau, prieur en juin 1762. 11. Cajayoux, prieur en 1767. [...]

    Mort du dernier prieur de Bõos. Cajayoux, le dernier prieur, ne prêta pas serment à la constitution civile du clergé et il mourut, avancé en âge et déguisé en paysan, dans une maison de Taller, appelée Rancaü. En 1801, l'église de Bõos fut supprimée et annexée à Laluque. Le gouvernement révolutionnaire l'avait vendue pour deux cents francs à M. Dupin de Laluque, qui l'a rendue pour rien au culte, et qui ainsi s'est conservée. [...]

    Le pèlerinage dans cette église de Bõos le jour de la saint Clair, le premier juin de chaque année, est fort ancien, impossible d'en connaître l'origine, elle se perd dans la nuit des temps. St Clair, évêque régionnaire, c'est-à-dire sans être attaché à un diocèse, a parcouru tout le midi de la France. Il faisait des miracles, il obtenait des conversions miraculeuses, et de là l'affluence considérable des peuples auprès des églises qui portaient son nom, pour implorer sa haute et puissante médiation auprès de Dieu. Toute la Guyenne et tout le Languedoc ont une grande dévotion envers ce saint. Le pèlerinage qui existe à Bõos le jour de sa fête existe à Gouts, diocèse d'Agen, et dans toutes les églises de cette partie de la France, dédiées à St Clair. [En marge : L'église d'Albi reconnaît St Clair pour son 1er évêque, il fut martyrisé vers l'an 251. Histoire de l'église gallicane, tome 1er, page 73.]

    Pourtant, l'église de Bõos est dédiée à St Pierre, le prince des apôtres. St Clair n'est que le patron secondaire. Mais peut-être a-t-il été le patron primitif, ou quelque miracle a-t-il été opéré sur les lieux par sa puissante intercession.

    On invoque St Clair pour guérir du mal des yeux, on les lave à cette intention dans une fontaine près de l'église, appelée fontaine de St Clair. L'église possède en outre une statue appelée statue de St Clair. [Cette] statue est très antique et est bien conservée en bois de chêne. Elle représente bien le motif pour lequel on l'invoque. On voit à ses pieds un enfant qui lui montre avec la main le mal qu'il a à son œil. Le saint tient la main levée sur lui en forme de prière, désignant parfaitement bien qu'il supplie le ciel de le guérir du mal qu'il a dans son œil.

    Il y a quelques années, une fille de 13 ou 14 ans, nommée Lagoueyte de Lespéron, et sœur de l'abbé Lagoueyte, aumônier du lycée de Mont-de-Marsan, devenue littéralement aveugle, n'y voyait pas du tout. Sa famille envoya à St Clair de Bõos une personne en dévotion, chargée d'y remettre des offrandes et d'apporter de l'eau de sa fontaine, dont la jeune fille lava ses yeux ; elle guérit de son infirmité et recouvra parfaitement sa vue. Ce fait que je tiens de l'abbé Lagoueyte lui-même, je le couche sur le présent registre aujourd'hui 30 septembre 1871. Par conséquent, cette statue mérite respect, reconnaissance et confiance. Ce motif m'a inspiré la pensée de la restaurer complètement, de la parer même d'une belle dorure, tandis que précédemment elle n'avait été revêtue que d'une mauvaise peinture. C'est aussi à raison de ce grand pèlerinage que j'ai si bien restauré cette église qui tombait de vétusté. Je l'ai trouvée dans un état déplorable, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Son autel était dans un état apportant de l'indécence et j'ai voulu que les nombreux pèlerins le jour de la fête du saint y fussent édifiés par la propreté et même par la beauté du lieu saint. L'abbé Destribats, doyen de Rion, aurait été d'avis que je la laissasse tomber tout-à-fait, comme étant une gêne pour les curés de Laluque. Je ne l'ai pas voulu, j'ai pensé qu'un jour elle pourrait être érigée en chapelle vicariale, selon l'espérance qu'a daigné faire naître en moi feu Monseigneur Hiraboure qui l'a visitée le 18 avril 1858, jour de confirmation à Laluque, en se rendant de Laluque même à Rion, et ainsi pouvoir au besoin fournir un vicaire aux deux églises, dont les revenus, joints un jour avec ceux de la commune de Bõos, pourraient alors aider à le solder. On trouvera dans le vieux registre toutes les réparations que j'y ai faites à partir du 2 février 1853, jour de mon arrivée à Laluque. [...] On trouvera aussi, à la fin de l'histoire de l'église de Laluque, une note sur l'antiquité de l'église de Bõos, qu'il est inutile de répéter ici."

    P. 24 : "[Restauration de l'église de Bõos] Il [le curé Pierre Lartigau] a restauré l'église de Bõos en 1864, il l'a embellie les 6 années suivantes. On trouvera les détails de cette restauration et de ces embellissements dans le registre des délibérations de Bõos. Il avait déjà restauré et redoré l'autel en mai 1853."

    P. 62 et suiv. : "Église de Bõos. / Le même pasteur qui a restauré l'église de Laluque n'a pas oublié son annexe l'église de Bõos, qu'il a également trouvée dans le délabrement le plus complet, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur ; il l'a complètement restaurée. Possédant, elle aussi, une propriété de pignadar, son vieux et vermouleux (sic) lambris a été remplacé par une voûte plein-cintre en briques. Ses croisées ont été régularisées et construites à neuf, de jolis vitraux faits à Condom y ont été apposés. L'autel a été entièrement redoré. La boiserie de l'autel, la chaire, le confessionnal, les fonts baptismaux, toutes les portes, ont reçu une nouvelle peinture. La Ste table en fer et en fonte est toute neuve. Le mobilier de la sacristie, les armoires, le vestiaire, prie-Dieu, table, ornemens (sic) de toutes les couleurs, tout est neuf. Cette sacristie, avec tous les ornemens nécessaires au prêtre, quand il va dire la Ste messe dans cette église, est pour le curé un vrai salon plafonné de neuf. Le porche d'entrée est aussi plafonné de neuf. Le carrelage est également tout neuf, de façon que cette vieille église est toute entière très-convenablement réparée. J'ajoute qu'elle n'a jamais été aussi belle, pas même lorsqu'elle était neuve, elle n'a eu jusqu'ici qu'une voûte de planches et que des croisées étroites, désordonnées et irrégulières.

    Sa construction date du onzième ou douzième siècle. Peut-être a-t-elle été construite à la même époque que l'église de Laluque. Peut-être encore servait-elle d'étape, ou de halte, entre les forteresses des églises de Rion et de Laluque. Cette église n'a qu'une nef, qui paraît avoir été reconstruite, mais non l'abside et le clocher qui sont de leur première construction. Seulement le haut du clocher couvert en tuiles semble avoir été démoli, il a été recouvert à moitié croisée.

    Une chose curieuse se trouve dans ce clocher. Ce sont deux grandes ouvertures sur le dessus de la porte d'entrée avançant au dehors en forme de lieux d'aisance, construites avec de grosses pierres. L'on dirait que l'église de Bõos servait de refuge de Rion à Laluque, et que du clocher l'on jetait par ces deux ouvertures quelque chose de destructif sur quiconque aurait voulu entrer par la porte.

    Cette église est romane ; son abside, forme d'un four, ses croisées, ses portes, son arc-triomphal, sont romans ; ce qui par conséquent indique qu'elle date du onzième ou du douzième siècle et, par suite, de la même époque que l'antique église de Laluque, sa plus proche voisine.

    L'église de Bõos est l'objet d'un grand pèlerinage le premier juin de chaque année, fête de la St Clair. [la suite est la répétition textuelle de la p. 17 ci-dessus.]

    Comme je serai content au moment de la mort d'avoir pu faire exécuter tant de travaux qui porteront mon nom bien avant dans la postérité au milieu de nos bonnes populations, et qui, j'ose l'espérer, auront le bonheur de m'obtenir grâce auprès de la divine miséricorde lorsque je paroitrai (sic) devant son redoutable tribunal. / P. Lartigau, curé."

    _______________________________________________________

  • Extraits du registre des comptes et recettes de la fabrique de Boos de 1808 à 1877 (AP Laluque)

    Page liminaire : [Note ajoutée par le curé Pierre Lartigau en 1853 et 1876] "J'ai trouvé l'église de Bõos (sic) dans dans un état de délabrement le plus complet et j'ai le bonheur de la laisser dans l'état de restauration la plus complète. J'ai commencé par la toiture, j'ai fait la voûte, j'ai réparé l'autel, j'ai fait tous les plafonds et j'ai fini par le recarelage (sic). On trouvera toutes les réparations dans le présent registre à partir de 1853 jusqu'à l'année 1876 [les quatre derniers mots ajoutés]. P. Lartigau curé."

    Feuillet intercalé : dessin naïf d'une église, sans doute l'ancienne église de Boos.

    P. 6-7 : "Du 15 may mil huit cent douse (...) a été mis sur le bureau l'inventaire des vases, linges et ornemens && de la chapelle de St-Pierre de Boos comme il suit. Deux ornemens de toute couleur complets très usés, un ornement en noir,complet, deux aubes, quatre amis (sic pour amicts), trois corporals (sic), un surplis, huit purificatoires, tant bons et mauvais, un encensoir avec la navette, un calice coupe et patenne (sic) en argent, un ciboire coupe en argent, les boîtes et crémières (sic) en fer blanc, une croix argentée avec une charpe (sic), une banière (sic), une lampe argentée, cinq bouquets sur l'autel, argentés, un arpersoir (sic), deux missels parisiens, un rituel idem, deux livres complets pour l'office des morts idem, un vespéral idem, un graduel idem, un bénitier argenté à la sacristie petit, un pupitre pour l'autel, un idem à côté, un fauteuil, un confessionail (sic), un vestière (sic) en bois de pin avec son dessus à trois étages, un cabinet à quatre portes, une nappe d'autel, deux servietes (sic) petites, un bénitier en fer blanc, un pele (sic) fer, une [illisible] en fer. / Nous membres de la fabrique certifions l'état cy dessus mentionné sincère et véritable, et ont signé ceux qui ont sçu avec noms / Poudenx, Dorlanne, Nogaro maire."

    P. 9 : "État de la dépence (sic) que le sieur Carule [Bernard Caule, marguillier] a fait pour l'églize de Bõos pour l'année 1814 et 1815. [...] Du 11 janvier 1816 avoir payé à François Larrède minusier (sic) à Pontonx pour avoir fait six chandelliers (sic) et un pupitre pour notre église la somme de cinquante francs cy - 50 f."

    P. 28 : "Le 24 mars 1824 payé à Élie marchand colporteur pour ornement qu'il m'a vendu pour notre église pour la somme de soixante douze francs dont j'ai payé pour le compte celle de vingt deux francs ci - 22 f. / Plus pour le final payement de l'ornement ci-dessus, ci - 50 f. [Note du curé Pierre Lartigau : "L'ornement acheté ci-dessus ne peut être autre que l'ornement violet. J'ai acheté tous les autres ornements. Bõos , 1er de l'an 1878. P. Lartigau curé."]

    P. 31 : "Suitte de la dépence faite an mil huit cents vingt six pour l'églize de Boos. (...) Le 25 mai payé à Monsieur Momégean orfèvre de la ville de Dax [Pierre Mauméjean, 1773-1853] pour une Banière neuve à lui achettée pour soixante six francs cy - 66. / [...] 1828. Du 27 janvier [...] plus payé pour une étolle, manipule, voile & bourse pour l'église la somme de ... 36."

    P. 39 : "Comptes des recettes et dépenses depuis le 12 avril 1836 jusqu'au deux juillet fête de St Pierre de l'an 1837. [...] Dépenses. Le 13 avril, payé à Janette Dussaut pour une aube et tafetas (sic) pour garnir le tabernacle - 35#. / Plus payé au Darsis peintre pour peinture de l'autel - 25#. / Plus payé à Jannette Dussaut pour garniture d'autel - 17#."

    P. 43 : "Séance du bureau des marguilliers de l'église de Boos, 1er juillet 1838, fête de St Pierre. / Dépenses, savoir : [...] le 23 sept. 1838, payé au sieur Dorlanne pour les croisées et les vitrages de l'église de Boos - 36#."

    P. 48-49 : "Achat de la cloche en 1840. / MM. Barsacq, trésorier, Mathieu Bière maire [...] ont traité pour la refonte de la cloche de l'église de Boos avec le sieur Destaneque [sic pour Delestan ?] fondeur à Dax pour la somme de cent cinquante francs pour la façon seule de refonte, et à trois francs soixante centimes le kilo la matière qu'il ajouteroit à la cloche, demandant qu'elle soit bien épaise (sic) pour éviter le danger d'être fellée (sic) de nouveau. Ces messieurs voulant justifier l'emploi des sommes provenant des arbres pins de l'église, et qu'ils tenoient en dépot pour le payement d'une cloche, ont présenté leurs comptes ainsi qu'il suit : le 27 mai 1840 le sieur Barsacq trésorier a payé au sieur [blanc] fondeur à Dax... 150. / [...] Plus il a payé au sieur Taris charpentier pour la confection du joug de la cloche... 008. / Plus il a porté un compte de six francs pour avoir fourni lui-même le morceau de bois nécessaire pour faire le susdit joug de la cloche... 006. / Plus le 28 août il a payé au sieur Dufort forgeron à Laluque pour la ferrure de la cloche... 35. / 21# 75 c. / Le sieur Mathieu Bière fermier a présenté ainsi qu'il suit les siens : payé au fondeur la somme de... 150#. / Plus payé à idem... 30#. / Plus pour son voyage et transport de la cloche de Boos à Dax... 10#. / Plus pour le transport de la cloche neuve à Boos... 10#. / Plus pour frais de descente et remonte de la cloche... 10#. [...]"

    P. 51 : "Payement de la cloche. Voir la page 154 pour le final payement. / Le 27 mai 1840, le sieur Barsacq trésorier de l'église a donné la somme de cent soixante francs au sieur fondeur... 160#. Le sieur Mathieu Bière fermier a payé la somme de deux cent quarante francs soixante quinze centimes pour la cloche, autre frais occasionnés au sujet de la ditte cloche, et pour réparations faites à l'église... 240# 75 c. / Le fondeur réclamant encore aux susdits contractants la somme de cent cinquante francs, le présent compte ne peut être clos. Voir la page 154 pour la clôture du présent exercice."

    P. 59 : "1844. Dépenses. [...] 27 mai 1843, payé aux demoiselles Dussauts pour restoration (sic) de la banière (sic) de l'église... 23# 00."

    P. 65 : "L'an 1847 [...]. Dépenses : 30 juillet [1846]. Payé pour dorure du calice... 18#. / 16 février 1847. Payé pour changé d'encensoir... 12#."

    P. 72 : Départ de l'abbé Duvignau pour Herm et arrivée en janvier 1853 de l'abbé Pierre Lartigau, ancien vicaire de Tartas et curé de Maillas. "Il [l'abbé Lartigau] a trouvé l'autel dans un délabrement complet et il s'est empressé de le faire réparer au grand contentement de ses bien-aimés paroissiens, il a fait redorer tout l'autel selon qu'il est détaillé au compte rendu des dépenses de cette année 1853, il a fait faire le tableau de St Pierre à Mont-de-Marsan, il a fait faire le tombeau de l'autel avec le marchepied et il a fait réparer la boiserie du chœur ; il a aussi fait faire le pupitre avec le porte-croix pour les messes des morts. [Suite ajoutée :] En 1857, il a fait les armoires de la sacristie avec la table et le prie-dieu, il a aussi cette même année rebâti la sacristie avec la cheminée, comme on le voit détaillé aux comptes de cette année ; le vieux toit étant tombé, il exhaussa les murs et construisit une nouvelle toiture."

    P. 73 : "Recettes et dépenses en 1853. / Réparations de l'autel en 1853. [...]

    P. 74 : "Chapitre second : dépenses extraordinaires. / Missel romain... 20 francs 50 centimes. / Missel funèbre selon le rit romain... 4 francs. / Deux offices des morts selon le rit romain... 4 francs. [...] / Tableau de St Pierre... 120 francs. / Chandeliers dorés (bois neuf)... 40 francs. / Croix dorée toute neuve... 10 francs. / Dorure de l'autel et du cadre du tableau, avec fourniture de la croix qui est au-dessus de la couronne du tabernacle, des quatre petits bouquetiers argentés ainsi que des petites statues de St Pierre et de St Paul, y compris aussi toutes les peintures du chœur et des colonnes... 320 francs. / Peintures de la chaire, du pupitre qui est neuf, de la porte de la sacristie et des statues de St Pierre et de St Clair... 45 francs." P. 75 : [Note de l'abbé Lartigau après le compte] "Tout (sic) la réparation de l'autel est comprise dans le compte. Je l'avais trouvé dans un état le plus déplorable ; je fis refaire à neuf tout le devant et tout le dessus de l'autel, et je fis venir un doreur et un peintre de Mont-de-Marsan ; il était souverainement honteux que les nombreux pèlerins de St Clair trouvassent un autel presque méritant l'interdit. P. Lartigau curé."

    P. 81 : "Dépenses depuis le 1er 9bre 1857 jusqu'au 13 juin 1858. / Ornement noir... 60 francs. / Ornement blanc... 63 francs. / Ornement rouge... 60 francs."

    P. 82 : "Dépenses depuis le 13 juin 1858 jusqu'au 1er juin 1859. / Ornement vert... 60 francs."

    P. 88 : "Dépenses depuis le 10 juillet 1863 jusqu'au 10 juillet 1865. / Croix argentée des morts... 10 francs. / Grande croix argentée... 15 francs. / Batan (sic) de la cloche... 50 centimes. / Petite clochette... 50 cent."

    P. 92 : "Réparations à l'église tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, et construction de la voûte en briques en 1866. J'ai fait réparer la maison commune de Bõos en 1866. P. Lartigau curé."

    P. 93 : "Restauration de l'église de Bõos, annexée à l'église paroissiale de Laluque. Devis estimatif pour la construction des articles suivants. / Article 1er. Deux contreforts en maçonnerie de moillons (sic) en tout conformes à ceux qui existent déjà... 400 francs. / Article 2e. Un arc doublet en briques correspondant aux dits contreforts... 100 francs. / Article 3ème. Quatre croisées à créer... 200 francs. / Article 4ème. Deux croisées à fermer en maçonnerie de moellon provenant de la démolition avec recrépissage au dehors et au dedans... 60 francs. / Article 5ème. Une porte au clocher aux mêmes conditions des croisées, et de la même grandeur que la porte actuelle avec recrépissage au dehors et au dedans... 60 francs. / Article 6ème. Une voûte plein sintre (sic) en briques de chœur avec chape de mortier batard et enduite de plâtre blanc, tout compris pour toute la nef... 810 francs. / Article 7ème. Restauration des vieux contreforts et refournir ça et là les parties détériorées de l'église au dehors et au dedans... 166 francs. / Total : 1796 francs. / Il est bien convenu que le moellon provenant de la démolition des croisées à créer et de la porte du clocher à faire, sera admétré (sic) et l'entrepreneur en payera le montant au taux de celui qu'il sera tenu de fournir pour les deux contreforts à bâtir. [...] L'entrepreneur ne touchera le payement final que six mois après l'achèvement et l'acceptation des travaux par la fabrique de Laluque. [...] Le présent devis a été accepté et approuvé par nous, marguilliers de l'église de Bõos le 8 Avril 1866. / P. Lartigau curé [...] Vu et approuvé à St-Gein le 19 avril 1866. P.M. Dhers, vic[aire] gén[éral]." "Je soussigné, Lalanne, entrepreneur des travaux publics, m'engage à faire exécuter les travaux ci-dessus au prix fixé sur le devis, prenant à ma charge les journées de charpentier pour faire échaffaudages (sic), les sintres (sic) de la voûte et pour abattre les pins de l'échaffaudage. A Bõos le 8 Avril 1866. Lalanne."

    P. 95-96 : "Réparations à l'église. Construction de la voûte et du plancher de la tribune en 1866 et 1867. Compte des dépenses depuis le 10 juillet 1866 jusqu'au dimanche 5 janvier 1868. / [...] Voûte de l'église construite en briques avec construction de deux contreforts neufs, adossés au clocher et réparation de tous les autres avec les quatre nouvelles ouvertures de la nef... 1814# 35."

    P. 100-101 : "Continuation en 1868 des réparations à l'église. Dépenses depuis le 5 janvier 1868 jusqu'au 7 janvier 1869. / [...] Encensoir et navette argentés... 11#." / [...] Six vitraux pris à M. Goussard, peintre verrier à Condom... 273# 20 c. / Port des vitraux et frais de la pose... 7#. / Grillages pris à Condom... 83# 30 c. / Port de la gare de Laluque à Bõos... 2#. / Frais de la pose, pates (sic)... 2# 40. [...] / Replacement de la chaire ancienne... 16# 70 c. [par le forgeron Dupin].

    P. 108-110 : "Antiquité de l'église de Bõos et restauration. L'église de Bõos est fort ancienne ; l'abside, qui est romane, indique qu'elle a été bâtie au onzième ou au douzième siècle. Je l'ai trouvée dans un état de délabrement le plus complet ; je l'ai restaurée toute entière à l'intérieur et à l'extérieur. Sa voûte était un vieux lambris qui tombait de vétusté, je l'ai remplacée par une voûte de briques qui durera bien des siècles, si on a soin de ne pas laisser des goutières (sic). J'ai fait les quatre croisées de la nef, elles n'existaient pas ; j'ai agrandi les deux croisées du chœur, et j'ai fait apposer les vitraux avec les grillages. J'ai fait redorer l'autel en 1853. J'ai fait faire le tableau de St Pierre la même année. J'ai rebâti la sacristie en 1856 ; la toiture était tombée de vétusté. J'ai acheté les armoires la même année. J'ai fait à neuf le plancher du clocher, qui sert de tribune, et j'ai détruit une vieille tribune inutile qui m'empêchait de faire la voûte. J'ai fait deux contreforts à neuf et j'ai réparé tous les autres en mettant un larmier sur chacun. J'ai baissé le niveau du cimetière qui s'élevait à un mètre au dessus du sol intérieur de l'église où l'eau entrait, et de la sacristie où les ornemens se moisissaient. J'ai apposé le portail du cimetière, il n'y en avait aucun. [...] J'ai fait la cheminée à la sacristie et les latrines au mur du cimetière pour la commodité du prêtre, il n'y en avait pas. J'ai fait replacer la chaire avec solidité. Enfin tous mes travaux se trouvent détaillés dans les comptes de 1853, de 1856 et de 1866, de 1867, 1868 et suivans. J'ai voulu que les nombreux pèlerins qui vont à Bõos pour la St Clair trouvassent une église propre qui inspirât la piété et servît à les édifier. [...] La cloche a été fondue en 1838, comme on le trouvera aux comptes de cette année. L'église de Bõos avait été vendue par le gouvernement de 1793 à Monsieur Auguste Dupin de Laluque pour la modique somme de deux cents francs ; il l'a rendue au rétablissement du culte, et je ne crois pas qu'il exigea la remise de cet argent. [...] L'église de Bõos a dû être bâtie à la même époque que les églises de Rion et de Laluque qui ont servi, toutes les deux, de système de défense ou de forteresse, et qui par conséquent ont été bâties par les mêmes individus, par les Anglais ou par les templiers qui avaient à Pontonx une magnifique église dédié(e) à St Caprais, comme il est dit dans l'histoire de l'église de Laluque. L'église de Bõos a pu servir d'étape entre Rion et Laluque [...]"

    P. 120-122 : "Inventaire du mobilier de l'église de Bõos. / un missel romain acheté en 1854 ; un livret pour les messes des morts idem ; deux livres de Lecoffre pour les offices des morts idem ; vieux rituel de Dax, conforme au rituel romain, relié à neuf en 1863 ; deux croix, l'une pour les dimanches de St Clair et de St Pierre, achetée en 1852, et l'autre pour les morts ; une table neuve petite, faite en 1856 ; deux armoires neuves, faites en 1856, qui contiennent, l'une les ornemens et l'autre le linge. Un ornement violet ancien ; un ornement blanc, un ornement rouge, un ornement vert, un ornement noir, achetés depuis 1854 jusqu'en 1863 ; trois aubes pour les messes ; un surplis à confesser, neuf ; un surplis fin pour les vêpres de St Clair ; 2 amicts neufs ; 2 cintures (sic) ou cordons neufs ; deux nappes de communion ; 6 serviettes neuves ; 10 purificatoires neufs ; 10 manuterges bons et neufs ; deux nappes d'autel sans garniture attachée ; une nappe d'autel avec garniture attachée ; deux devants d'autel avec un transparent rose ; un pupitre avec une sonnette et deux burettes ; un calice avec coupe d'argent et son étui ; un petit St ciboire avec coupe d'argent, qui sert à l'église de Laluque ; une custode d'argent pour le St viatique ; deux goupillons, l'un vieux et l'autre neuf ; un bénitier à la sacristie ; un vieux argenté encensoir avec sa navette ; une étole noire pour les enterrements ; une bannière ancienne de St Clair et de St Pierre ; deux petites statues, enchâssées dans leurs corniches, représentant l'une St Clair et l'autre St Pierre, patron de la chapelle * [* Note marginale : La statue dorée de la Ste Vierge a remplacé en cet endroit la statue de St Pierre, qui a été posée en face la porte d'entrée.] Un prie-dieu avec armoire à trois clefs ; trois bancs pour les enterremens et messes des morts ; un porte-croix pour les absoutes ; un grand pupitre pour chanter la messe ; une patène redorée à neuf ; un corporal à chaque bourse d'ornement ; une seule palle (sic) très-propre et très-bonne ; trois canons d'autel non dorés avec un pax tecum ; un fauteuil à la sacristie ; trois canons d'autel dorés ; un lustre au sanctuaire ; un chemin de croix ; une cloche fondue en 1838. Une petite statue de la Ste Vierge à l'autel. Une petite statue de St Joseph à l'autel."

    "La statue de St Clair est très antique ; elle date peut-être de quatre ou cinq cents ans [...]."

    P. 123 : "Dépenses depuis le dix janvier 1870 jusqu'au 1er janvier 1871. / Restauration et dorure de la statue de St Clair, frais compris... 40 francs 70 centimes."

    P. 130 : "Dépenses depuis le 1er janvier 1873 jusqu'au 1er janvier 1874. / [...] Don d'un confessionnal à l'église de Laluque... 500.

    P. 137 : "Dépenses depuis la quasimodo 1876 jusqu'à la quasimodo 1877. / [...] Achat d'un calice argent vermeil - 120."

    P. 138 : "Dons faits à l'église de Laluque par l'église de Bõos. / L'église de Laluque a fourni à l'église de Bõos une subvention de 166 francs en 1853 pour la réparation de son autel. A son tour, l'église de Bõos est venue au secours de l'église de Laluque, qui a été obligée de s'agrandir en 1871 pour recevoir ses fidèles, après surtout avoir été elle-même complètement restaurée. [...] Il est donc raisonnable que dans un besoin pressant tel qu'ont occasionné la reconstruction de son église et le renouvellement de son mobilier, l'église de Bõos soit venue au secours de l'église de Laluque, à l'instar des grands propriétaires de la paroisse, qui ont donné à l'église chacun un cadeau spécial d'une grande valeur, l'église de Bõos a été heureuse de pouvoir lui donner, 1° 300 francs pour l'aider à payer la chaire qui a coûté 1.500 francs ; 2° 500 francs pour un confessional (sic). Les deux confessionaux (sic) ont coûté 800 francs. En retour, l'église de Laluque a donné à l'église de Bõos tous les carreaux pour recareler (sic) sa nef, qui ont été estimés 150 francs. Ces carreaux avaient survécu aux dégradations faites à son carrelage par sa restauration et le carrelage de l'église de Bõos était complètement détérioré. [...] Bõos, le 1er juillet 1878. P. Lartigau curé."

    P. 156-159 : "Procès-verbal de visite de Boos, annexe de Laluque. / Diocèse d'Aire. / L'an mil huit cent 36 et le 11e jour de Mai , nous soussigné Dominique Marie Savy évêque d'Aire, fesant la visite pastorale des Églises de notre Diocèse, avons délégué M. le curé de Rion, à l'effet de visiter l'Église de Boos, Annexe de Laluque, où il a procédé ainsi qu'il suit, et a trouvé comme il est porté aux articles suivans : / Intérieur de l'Église. / Corps de l'Église. Nef, pavé, voûte, vitraux : bien. / Sanctuaire. Table de communion : bien. / Maître-autel. Pierre sacrée, tabernacle, rétable : assez bien. Tableaux dans l'Église : deux passables. / Fonts baptismaux. Balustrade, piscine : assez bien ; boîte des saintes huiles : en étain ; cuvette : assez bien ; tableau de Saint-Jean : point. / Chaire. Assez bien. / Confessionaux (sic). Un assez bon. / Chapelles. Nombre, état : point. / Sacristie. État, vestiaire, armoires : bien. / Mobilier de l'Église. / Vases sacrés. Calices et patènes, ciboire : bien. Ostensoir, porte-Dieu : point. / Ornemens. Chasubles : deux en couleur passables, et deux noires bien. Chapes, étole pastorale, écharpe, dais : point. Drap mortuaire : passable. / Linge. Aubes, amicts, cordons, surplis, napes (sic) d'autel, corporaux, purificatoires, napes (sic) de communion, autres linges : assez bien. / Objets divers nécessaires au service divin. Croix de procession : à renouveler. Croix d'autel : bien. Encensoir : passable. Burettes, grands chandeliers, carton d'autel, lampe : assez bien. Bénitier portatif : point. / Livres liturgiques. Missel : bien. Rituel : à renouveler. Livres de chant : point. / Registres. De baptême et de mariage, de sépulture : même note que pour la succursale. / Extérieur de l'Église. / État. Murs, toiture, clocher, portes, cimetière : assez bien. / Fabrique. Date de son existence : 183[.]. Ses recettes : environ 150". Ses dépenses : environ 60#. Ses dettes : 0. Fonds restants : 160#. Ses registres : bien. / Confrairies (sic). / État des confrairies. Objet, date de son établissement, registres : point. [...] / A la suite de notre visite Pastorale, et du rapport de Mr le curé de Rion, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit : / Si, contre l'usage, les baptêmes se font à l'annexe, on achètera des boîtes d'argent et un tableau de St Jean. On n'y exposera jamais le St Sacrement, on n'y donnera jamais la bénédiction, sans être munis de tous les objets nécessaires. / Il sera fait des réparations aux vitraux. / On achètera une chape, une étole pastorale de toute couleur, une croix de procession, un rituel et des livres de chant du rit parisien. / M. le curé nous rendra compte, au 1er janvier prochain, de l'exécution de la présente ordonnance qui sera lue à la messe le 1er dimanche qui suivra sa réception. / Donné à Aire le 18 juin 1836. D. Maire, Ev. d'Aire. Par mandement de Mgr l'évêque Durrieu P.tre S.re Per."

    P. 171-172 (feuillets intercalés) : "Affaire du calice de l'église de Bõos" (correspondance 1876-1877).

    1) Lettre du curé Pierre Lartigau à Bernard Labarthe, maire de Boos, 22 décembre 1876. / "Mon cher Labarthe, Je vous ai vainement attendu à Bõos dimanche dernier. J'ai tout lu, tout détaillé, tout expliqué, soit à vous, soit à vos conseillers municipaux. Je suis prêt à le faire à vous tous encore le dimanche 31 Xbre à 9 heures du matin. Je vous prie donc d'inviter vos gens à venir. Si vous voulez la messe, il faut que vous me donniez un calice. La caisse de la fabrique s'est toute entière épuisée à force de réparations à l'église, qui, dieu merci, apparaissent à tout le monde. Sollicitez une réunion extraordinaire du conseil municipal, prenez une délibération. Quand vous l'aurez prise, je vous donnerai toutes les pièces de la fabrique qui doivent l'accompagner. Une souscription gênerait beaucoup plusieurs de vos hommes. / En 1866 la caisse municipale était vide. Le maire d'alors demanda à la fabrique de lui réparer la mairie et toute la maison commune. Elle le fit, quoiqu'elle n'y fût pas tenue, non pas à titre d'avance, mais à titre de don. Je vous l'ai lu dans le registre de l'église. Aujourd'hui, la caisse municipale est pleine d'argent. Elle est obligée de venir au secours de la fabrique dans le besoin. Je vous demande donc 130 francs pour l'achat d'un calice selon la lettre du vendeur. Si vous ne me donnez pas une réponse favorable, sans argumenter davantage, vous me forcez à rester ici. Votre premier travail à faire, c'est d'acheter un calice pour vous assurer la messe ; la somme que je vous demande est fort minime, vous ne pouvez pas me la refuser. Si j'oublie de porter un calice de Laluque, comme cela m'est déjà arrivé, tout le monde manque la messe. Si je le coupe en le portant, c'est à ma charge ; et puis, si Laluque voit du mauvais vouloir du côté de Bõos, il me le refusera, en disant : si Bõos veut la messe, qu'il achète un calice. / Je n'insiste pas davantage ; si au 1er de l'an, je ne reçois pas une réponse favorable, je resterai ici. Les propriétaires de Laluque, le conseil municipal de Laluque ont beaucoup donné à l'église de Laluque. J'ai réparé l'église de Bõos, sans que personne de Bõos, ni conseil municipal, ni propriétaire, lui ait rien donné. Ce n'est pas trop maintenant pour Bõos de donner à l'église un calice qui lui manque, lorsque la fabrique n'a pas les ressources voulues pour l'acheter et que l'ancien est jugé irréparable. / Veuillez lire ma présente lettre au conseil municipal et recevoir l'assurance de mes affectueux sentiments. P. Lartigau curé."

    2) Lettre du conseil municipal au curé Pierre Lartigau, 31 décembre 1876, transcrite par ce dernier. / "Monsieur le Curé, Les Membres du Conseil Municipal de la commune de Boos soussignés réunis en majorité ont déclaré ce jour vouloir imputer la dépense d'un calice sur les fonds libres de la caisse municipale. Sous la condition expresse qu'à partir du 1er Janvier 1877, la Fabrique de Boos sera administrée par un conseil qui réside dans la commune même, notamment le trésorier de la Fabrique devrait être un membre du conseil municipal, lequel pourrait dans des cas urgents comme celui-ci donner certains détails indispensables. / Boos le 31 Xbre 1876. / Les membres présents, Laborde Bernard, Labarthe Dominique, Castets, Poudenx, Labat Arnaud, Caliot, Quillacq et Lageste. / Ceci est la réponse à la lettre du 22 Xbre 1876 adressée par M. le curé de Laluque à la Mairie de Boos. Le Maire, Labarthe." [Note marginale de l'abbé Lartigau : "La présente demande est très-illégale et très-déplacée, voir le vieux registre de Boos, page 149 bis, 155 et 169, et aussi le décret du 31 7bre 1807 réglant les conditions des annexes, et aussi l'avis du Conseil d'État du 28 Xbre 1819, ne reconnaissant des fabriques qu'aux églises annexes érigées en chapelles vicariales. Bõos n'a pas même le titre légal d'annexe ; seulement le service religieux y est toléré par l'évêque diocésain."]

    3) Lettre du curé Lartigau au maire Labarthe, 14 janvier 1877. / "Laluque, le 14 janvier 1877. Mon cher Labarthe, Les marguilliers de Bõos sont conseillers municipaux, ils peuvent vous donner tous les détails indispensables que vous pouvez désirer. Je ne puis pas accepter la condition expresse que vous m'avez imposée. D'un côté votre annexe n'a droit qu'à un bureau de marguilliers pour recueillir les aumônes de votre église conformément à une circulaire ministérielle du 11 mars 1809, et elle l'a depuis 1832. D'un autre, un conseil de fabrique n'est accordé par décret du 30 Xbre 1809 qu'aux églises paroissiales ayant un titre de curé, de desservant ou de chapelle vicariale. Vous me demandez là ce que je ne puis pas vous accorder ; adressez-vous, si vous y tenez, à la Préfecture et à l'évêché. Du reste, j'ai soumis le 7 courant au conseil de fabrique de l'église de Laluque votre fait municipal du 31 Xbre 1876. Il a pris une délibération que vous pourrez venir lire quand vous voudrez. Il continuera d'administrer le pignadar comme par le passé et garder le produit dans sa caisse selon le droit. Le bureau des marguilliers de l'église de Bõos sera invité tous les ans à assister au règlement des comptes à Quasimodo. C'est tout ce que je puis vous dire ; vous aurez la messe quand j'aurai un calice. Veuillez communiquer ma présente lettre au conseil municipal. Votre tout dévoué serviteur. P.L." [Note marginale de l'abbé Lartigau : "J'ai tenu parole. J'ai privé l'annexe de messe et le calice m'a été donné en février 1877."]

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  • Extraits du registre paroissial de Laluque et Boos (fin XIXe-XXe siècles) concernant la reconstruction de l'église de Boos (Archives paroissiales de Laluque)

    - "Séance extraordinaire du conseil de fabrique de l'église de Laluque. Objet : construction de la nouvelle église de Boos. / L'an 1901 et le 15 du mois d'août, les membres du conseil de fabrique de l'église de Laluque se sont réunis [...] en séance extraordinaire autorisée par lettre de Monseigneur l'Évêque en date du 9 août 1901. [...] / Vu la communication faite à Monsieur le maire de Boos du projet de la construction de l'église de Boos, le conseil de fabrique de l'église de Laluque est appelé à se prononcer sur le dit projet. / Le conseil, vu la délibération prise dans la séance en date du 8 8bre 1899, par laquelle le conseil décidait 1° la vente des pins de l'église de Boos pour la somme de quinze mille deux cent dix francs ; 2° l'engagement pris par lui de consacrer la moitié du prix de cette vente à la construction de l'église de Boos et de donner le terrain nécessaire pour cette construction. / Délibère / Art. 1er. La somme de sept mille six-cent cinq francs, constituant le prix de la dite vente, sera concédée par la fabrique de Laluque à la commune de Boos pour la construction de la nouvelle église. / Art. II. La susdite somme sera versée dans la caisse du receveur municipal après l'adjudication de l'église. / Art. III. Le conseil de fabrique de l'église de Laluque s'engage à donner à la dite commune de Boos le terrain nécessaire pour la construction de la future église. / Fait et délibéré à Laluque [...]. [Signatures] M. Dassé, Jn Bte Poudens, Taris, Maisonnave."

    - [Lettre intercalée de l'évêque Victor Delannoy au curé François Lestremau] "Aire, le 9 août 1901. / Cher Monsieur le Curé, J'apprends avec plaisir que la question de l'église de Boos est désormais en bonne voie ; j'examinerai volontiers les plans, lorsque vous pourrez me les communiquer. / Je vous envoie sous ce pli une autorisation de réunir extraordinairement votre conseil de fabrique. / Quant au versement de l'argent promis par la fabrique, rien ne presse de l'effectuer ; vous pouvez attendre, ce me semble, que les plans soient approuvés et que l'on soit en mesure de procéder à la mise en adjudication des travaux. / [...] Victor, Év. d'Aire et de Dax."

    - "Séance extraordinaire. / L'an 1903 et le sept du mois de mars, le conseil de fabrique de l'église de Laluque, réuni en séance extraordinaire [...] à l'effet de délibérer sur un secours de sept cent cinquante francs que demande le conseil municipal de la commune de Boos au conseil de fabrique de l'église de Laluque pour l'achat d'un autel en marbre de quinze cents francs. / Le conseil [...] vote à l'unanimité la somme demandée par le conseil municipal [...] à condition que le susdit conseil votera une somme égale. [...] / [Signatures] M. Dassé, Lestremau, Jn Bte Poudens, Taris, Maisonnave." [Ajout à la suite : "Vu et approuvé : Mont-de-Marsan le 4 avril 1903. Pour le préfet, le conseiller de préfecture délégué."]

    -"Délibération du conseil de fabrique de l'église de Laluque. / L'an 1903 et le 4 du mois d'octobre, le conseil de fabrique de l'église de Laluque réuni en séance ordinaire à l'effet de délibérer sur une subvention de cinq cent cinquante francs que demande le conseil municipal de la commune de Boos pour l'aider à payer un confessionnal, un vestiaire et six chandeliers pour l'autel. / Le conseil de fabrique [...] vote à l'unanimité des membres présents la somme demandée [...]. / Dans la même séance, le conseil de fabrique [...] vote à l'unanimité la somme de 600 fr. pour l'achat d'un harmonium et la somme de 600 fr. pour l'acquisition d'une chape. [...]"

    -"Année 1903. / Bénédiction de la nouvelle église et de la cloche de Boos. / C'était fête à Boos, dimanche dernier 25 octobre. [...] Le motif de cet empressement extraordinaire, c'était la bénédiction de la nouvelle église de Boos, récemment construite grâce au zèle infatigable du vaillant curé de Laluque, grâce aussi au dévouement intelligent du conseil municipal et de la population entière. / La nouvelle église, de style roman, s'élève délicate et gracieuse, semblant dire à tous : venez à moi, dans mon enceinte sacrée, la prière montera plus ardente vers Dieu [...]. Oh ! la ravissante église, et combien de paroisses vont l'envier ! / A 9 heures et demie, Mr Dupré, curé-doyen de Rion, délégué par Mgr l'Évêque d'Aire, commença l'imposante cérémonie de la bénédiction. Il était assisté de Mr Montaut, curé-doyen de Tartas et d'une couronne de prêtres [...]. Le saint sacrifice fut offert pour la première fois par Mr l'abbé Vergès, lazariste, enfant de Laluque [...]. / Aussi, quand la cloche eut été bénite, quand l'onction du St chrême et de l'huile des infirmes eut consacré sa grande voix, cette voix parla [...]. Deo gratias !"

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Église, cimetière (1863-1930).

    Archives départementales des Landes : 2 O 348
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 56/6
  • Projet de création d'un conseil de fabrique, 1896.

    Archives départementales des Landes : 70 V 56/3
  • Registre de l'église de Boos. Comptes et recettes de la fabrique de cette annexe depuis 1808 jusqu'en 1877.

    Archives paroissiales, Laluque
  • Registre paroissial de Laluque et Boos, par le curé Pierre Lartigau (1853-1882).

    Archives diocésaines, Dax
  • AC Boos. Dossier de construction de la nouvelle église par l'architecte Henri Depruneaux, 1902-1906.

    Archives communales, Boos
  • AC Boos. Devis des verrières de la nouvelle église par Gustave-Pierre Dagrant (11 décembre 1902) et Henri Feur (15 mars 1903), facture d'Henri Feur (24 août 1906).

    Archives communales, Boos
  • Devis des sculptures de la nouvelle église par le sculpteur Jean-Éloi Ducom de Mont-de-Marsan (27 juin 1903).

    Archives communales, Boos
  • Devis de l'horloge de la nouvelle église par Alexandre Labedade, de Rion, représentant de la maison Prudent Lamy de Morez du Jura (1903).

    Archives communales, Boos
  • Facture des accessoires fournis pour la petite cloche de la nouvelle église, par le fondeur Gustave Delestan de Dax (9 juillet 1903).

    Archives communales, Boos
  • Devis pour le maître-autel de la nouvelle église, par le marbrier toulousain J. Guiraud (fin 1903).

    Archives communales, Boos
Bibliographie
  • Cartulaire de la cathédrale de Dax. "Liber Rubeus" (XIe-XIIe siècles). Texte édité, traduit et annoté par Georges Pon et Jean Cabanot. Dax : Comité d'études sur l'histoire et l'art de la gascogne, 2004.

    p. 435
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