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Église paroissiale Saint-Christophe

Dossier IA33007555 inclus dans Village de Saint-Christoly-Médoc réalisé en 2014

Fiche

Vocables Saint-Christophe
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Saint-Christoly-Médoc
Adresse : place Edouard Lardiley
Cadastre : 1831 E 61 ; 2012 F1 279

De l’église érigée entre le 11e et le 12e siècle ne subsiste que deux absidioles romanes (inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, le 21 décembre 1925). Selon l’abbé Baurein, l’église "était monacale […]. Cette communauté de moines, qui existait à Castillon en Médoc vers la fin du onzième siècle, dépendait de quelque ancienne abbaye du Poitou, qui, selon les apparences, a été sécularisée dans la suite, puisqu’elle est représentée par le chapitre cathédral de Luçon".

A la fin du 17e siècle, l'abbé Baurein décrit l’édifice comme vaste et en forme de croix latine.

Ce plan est conservé jusqu’au début du 19e siècle. En 1831, sur le plan cadastral, l’église présente un plan en croix latine avec une abside asymétrique. Elle est bordée, au nord, par le cimetière.

Entre 1825 et 1829, l’édifice fait l’objet de diverses réparations. Une dizaine d’année plus tard, la municipalité fait appel au fondeur Deyre et fils pour la refonte de la cloche. Au cours des années 1840, la commune fait l’acquisition de bancs de chœur. Sur l’un d’entre eux figurent l’inscription et la date : "1844 / SOUS LE / MINISTÈRE / DE MONSIEUR / PAUL CURE / TRIBOLET".

Au cours des années 1850, le conseil municipal lance une campagne de travaux, qui comprend l’agrandissement de l’église, la restauration du chœur et la construction d’un nouveau clocher. Des plans sont dressés par l'architecte Godet en 1850 puis l’architecte Auguste Labbé propose un projet et élabore le cahier des charges en 1854-1855. Les travaux sont réalisés par l’entrepreneur Jean Hosteing aîné, établi à Saint-Trélody. Ils sont achevés en décembre 1856.

Une nouvelle campagne de travaux porte sur la reconstruction de la façade et la réalisation d’une tribune. En 1871, le conseil municipal confie le projet à l’architecte Edouard Bonnore, établi à Lesparre. Ayant également la charge du réaménagement de la place publique devant l'église, Bonnore dresse de nouveaux plans. Les travaux se déroulent entre 1875 et 1878.

Les vitraux sont pour la plupart datés 1875 et signés du peintre-verrier Joseph Villiet.

Au cours de l’année 1884, le clocher fait l’objet de réparations ; le chœur ainsi que les chapelles sont ornés de peintures murales. Sur le mur sud-est de l’abside, intégré dans le décor, figurent la date de 1884, un monogramme composé des lettres F et B, et l’inscription C.I.B. Il pourrait s'agir des peintres décorateurs Bonnet (fils et frères). Un projet signé (conservé dans une collection particulière) proposait pour l'"Élévation et Face du Sanctuaire" de l'église de Saint-Christoly (Médoc) un décor semblable à celui finalement réalisé, avec les anges porteurs des instruments de la Passion mais également, dans un médaillon; le Sacrifice d'Abraham (remplacé par Adam et Eve).

Les autels des chapelles de la Vierge et de Jésus portent la signature VIREBENT / FRERES et FILS / A. TOULOUSE. Il s'agit d'un montage de deux modèles proposés au catalogue de la célèbre fabrique Virebent, alors dirigée par le fils et les frères du fondateur (Album Virebent de 1890, conservé au musée Paul-Dupuy, à Toulouse, numérisé, p.93).

En 1900, le peintre décorateur Terral réalise les peintures dédiées à saint Roch sur le mur ouest du bas-côté nord. Le décor porte sa signature et la date. Sur ce mur peint, une plaque de marbre de commémoration des morts pendant la Première Guerre mondiale est installée dans les années 1920.

En 1923, des travaux sont réalisés par l'architecte Roland pour le clocher qui menace ruine.

Période(s) Principale : limite 11e siècle 12e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1854, daté par source
1875, porte la date
1884, porte la date
1900, porte la date
Auteur(s) Auteur : Bonnore Jean-Édouard,
Jean-Édouard Bonnore (19/10/1820 - )

FERET Edouard, Statistique générale de la Gironde, Personnalités et notables girondins. De l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, Bordeaux, 1889, p. 82 :

"BONNORE (Jean-Edouard)

Architecte, né à Lesparre (Gir.) le 19 octobre 1820. Élève de Jules Bouchet à Paris, sous le patronage de Visconti, archit. Fixé à Lesparre en 1852, architecte de l’arrondissement et de la ville de Lesparre, du lazaret de Trompeloup ; a été membre correspondant de la commission des monuments historiques de la Gironde. A fait édifier ou restaurer dans les arrondissements de Lesparre, de Blaye et de Libourne 24 églises dont 18 neuves ; ce sont celles de Lesparre, Carcans, Vendays, St-Vivien (les nefs, l’abside et le clocher, monument historique de 1re classe, vient d’être reconstruite, sous la direction de M. Bonnore, aux frais de l’Etat) ; Verdon, Talais, Grayan, Naujac, Ordonnac, Potensac, St-Girons, Pugnac, Saugon, Donnezac, St-Androny, St-Caprais, Néac, St-Christoly-de-Médoc (façade principale, monument historique). Nous pourrions énumérer plus de vingt mairies, écoles ou presbytères et un grand nombre de maisons bourgeoises ou châteaux parmi lesquels nous citerons : le château de Sipian, à Valeyrac (V. son dessin, tome II, p. 511) ; château du Port, à M. Eycart de Morin, à St-Vivien ; château de P. Bert, à Talais ; château Troussas, à M. Ph. Brannens, à Valeyrac. Citons encore le portail du cimetière de St-Estèphe et les plans d’un nouveau lazaret projeté à Padarnac, etc. Auteur de : Quatre vues pittoresques de la vieille église de Soulac, avec notice descriptive et hist., Bx, s. d., in-f°, 2pp. de texte et 4 lith."


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architecte, attribution par source, signature
Auteur : Roland Jean,
Jean Roland

Architecte à Caudéran (Bordeaux)

31 route de Saint-Médard, Caudéran


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architecte, attribution par source
Auteur : Villiet Joseph,
Joseph Villiet (1823 - 1877)

Peintre-verrier à Bordeaux.


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verrier, signature
Auteur : Labbé Pierre-Auguste,
Pierre-Auguste Labbé (1825 - 1881)

Architecte du département de la Gironde à partir de 1855. Il eut 4 fils et une fille. Deux de ses fils sont également architectes : Jean-Louis, né en 1847, et Pierre-Albert, né en 1848.


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architecte, attribution par source
Auteur : Godet Pierre,
Pierre Godet

Architecte à Lesparre.


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architecte, attribution par source
Auteur : Sztorc Paul, sculpteur, signature
Auteur : Hosteing Jean,
Jean Hosteing

Dit Hosteing aîné, architecte à Lesparre, père de Edmond-Jean Hosteing (Hosteing fils). Mention du lieu : Saint-Trélody (Lesparre).


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Braquessac Jean, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Terral A., peintre, signature
Auteur : Virebent frères,
Virebent frères

Fabrique de statues et d'ornements en terre cuite, fondée en 1831 à Launaguet près de Toulouse par Auguste Virebent (1792-1857) et par trois de ses frères (le dessinateur Sylvestre, l'avocat Victor et le manufacturier Prosper) sous la raison sociale "Virebent frères".


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fabricant, signature
Auteur : Virebent Gaston,
Gaston Virebent (1837 - 1925)

Fils d'Auguste Virebent, le fondateur de la fabrique de Miremont à Launaguet, auquel il succède en 1857, assumant le titre de directeur à partir de 1861.


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fabricant, signature
Auteur : Bonnet Jean-Henri, peintre, décorateur, attribution par source, signature

L'église est composée d'une nef principale, précédée d’un massif occidental, flanquée de bas-côtés, et complétée d'un chevet à 3 pans et d’un clocher.

Le clocher est aménagé dans l’angle nord-ouest du bas-côté nord. De plan carré, il est épaulé de contreforts. Les baies géminées de la chambre de cloche sont fermées par des abat-sons. De la plateforme, bordée de clochetons maçonnés, s’élève la flèche polygonale. La pierre, recouvrant la flèche et les clochetons, est traitée en écaille.

Le massif occidental s’élève sur trois niveaux. Le premier est encadré par deux contreforts et s’ouvre par un portail, en plein-cintre, à voussures retombant sur des colonnettes. Se succèdent ensuite deux niveaux d’arcatures. Le pignon, formant fronton, porte l’horloge aménagée au centre de la rose polylobée en pierre. La façade ouest du bas-côté sud s’ouvre par une porte en plein-cintre, à voussures retombant sur des colonnettes à feuillage. Elle est surmontée d'une baie quadrilobée.

Les murs des bas-côtés et de la nef sont scandés par des contreforts, percés de baies cintrées et couronnés par une corniche à modillons nus. La maçonnerie des bas-côtés est en pierre de taille tandis que celle de la nef est en moellon enduit. Le transept est bâti en moellon sous enduit avec, aux angles, des contreforts en pierre de taille.

Le chevet est composé d’une abside à trois pans, flanquée des deux absidioles romanes et des sacristies. Les absidioles sont rythmées par des pilastres avec colonnes engagées s'élevant jusqu’à la corniche à modillons. Au-dessus des fenêtres, longues et étroites, règne un cordon. L'absidiole nord présente également entre chaque colonne engagée un niveau d'arcature. L’abside principal reprend ce même motif d'arcature. Les fenêtres, en plein-cintre, sont insérées dans une arcade retombant sur des colonnettes. L’élévation est rythmée, horizontalement, par des cordons sculptés.

L’ensemble des corniches est orné de modillons sculptés.

A l’intérieur, un narthex, voûté en berceau, soutient la tribune. Les murs latéraux sont rythmés par une double arcade cintrée : celle au nord donne accès à l’escalier desservant la tribune. Les fonts baptismaux sont aménagés dans la première travée du bas-côté nord. Ils donnent également accès au clocher.

Longue de trois travées, la nef est voûtée en berceau sur doubleaux retombant sur des colonnes corinthiennes. Elle est séparée des bas-côtés par une série de 3 arcades en plein-cintre, chacune surmontée par une triple arcature retombant sur des colonnettes. Chacune d'elles est percée au centre d'une fenêtre cintrée. Un ex-voto représentant le navire "FERNAND ET FÉLICITÉ" est suspendu dans la deuxième travée de la nef. Les bas-côtés sont voûtés d’arêtes, tandis que les bras du transept sont voûtés en berceau. Le chœur communique avec la nef par un arc triomphal et, avec les chapelles, par un arc en plein-cintre.

Le décor peint se concentre sur les murs et la voûte en cul-de-four du chœur, sur les murs de la travée de chœur, dans les chapelles et sur le mur ouest du bas-côté nord. Les chapelles dédiées à Jésus au nord et à la Vierge au sud, sont, comme l’abside voutées en cul-de-four. Sur le mur sud de l’abside, dans le décor est placé un monogramme, correspondant sans doute à la signature du peintre-décorateur non identifié. Le décor du mur ouest du bas-côté nord porte la signature et la date du peintre-décorateur : TERRAL / PINXIT 1900.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
Toit tuile creuse, pierre en couverture
Plans plan en croix latine
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte en berceau
voûte d'arêtes
cul-de-four
Couvertures toit à longs pans
flèche conique
toit polygonal
Techniques sculpture
Représentations dent de scie, damier, feuillage, lys, pomme de pin, tête humaine, lion, acanthe
Précision représentations

Les arcatures de la façade retombent sur des colonnettes à feuillage ; l’arc est paré de dents de scie.

Les modillons sont sculptés de divers motifs géométriques, de têtes humaines ou d'animaux.

Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit MH partiellement, 1925/12/21
Précisions sur la protection

L'inscription porte sur les deux absidioles romanes.

Annexes

  • Dépouillement de la sous-série 2 O des AD Gironde, relative aux travaux de l’église : 2 O 3048

    Mandats de paiement pour la nouvelle cloche, 1826-1827 : "27 décembre 1826 à Nicolas Martin, fondeur, pour la cloche qu’il a fourni ; 30 avril 1827 à Arnaud Dubon, forgeron, pour ouvrage fait à la ferrure de la cloche ; 18 mai 1827 à Blaise Lataste, charpentier, pour les réparations à la cloche ; 8 octobre 1827 à Pierre Serre, menuisier, pour le lambrissage de l’église et à Charrié, maçon, pour les réparations faites à l’église".

    Mandats de paiement pour la refonte de la cloche, 1837-1839 : " 1837 à M. Long, pour réparations à l’église ; 28 juillet 1838 à Deyre fils, fondeur en métaux, pour la refonte de la cloche ; 14 janvier 1939 à Lande, maçon, pour la refonte de la cloche".

    Procès verbal d'adjudication des travaux d'agrandissement et de restauration à faire à l'église avec la construction d'un clocher, 8 juillet 1854 : " Labbé, architecte et rédacteur du projet ; "les travaux à faire pour l'agrandissement et la restauration de l'église […] comprenant la construction d'un clocher conformément au cahier des charges dressé le 12 mai 1854 par M. Labbé, approuvé le 17 juin 1854 [...]. Jean Hosteing aîné, entrepreneur à Saint-Trélody".

    Mandats de paiement pour les travaux nécessaires à l’achèvement de la restauration de l'église, 1859-1861 : " 21 juillet 1859 à Joseph Durrac, entrepreneur ; 6 décembre 1860 à Bertrand Boyer, couvreur ; 18 octobre 1861 à Pierre Normandin, entrepreneur en bâtisses pour les réparations à la voûte du clocher ; 25 octobre 1861 à M. Béranger, ferblantier à Lesparre, pour les réparations aux deux sacristies".

    Délibération du conseil municipal autorise les travaux de consolidation du clocher, 3 août 1873 : "M. le maire expose au conseil municipal qu'il fait vérifier par l'architecte Godet le plancher du clocher sur lequel repose le beffroi."

    Délibération du conseil municipal autorise les travaux de l'église, 12 avril 1874 : "M. le maire expose au conseil municipal que M. l'architecte Bonnore lui a signalé le danger que présente l'arc triomphal de l'abside de l'Eglise, […] qui est lézardé dans plusieurs endroits et qui est sur le point de s'écrouler et l'urgence qu'il y a à le reconstruire" ; Braquessac entrepreneur.

    Projet de construction de la façade : "6 octobre 1874 : projet de reconstruction de la façade suivi par Gustave Alaux ; 11 avril 1875 : M. le maire communique au conseil municipal une délibération par laquelle le conseil de Fabrique demande à être autorisé à faire construire d'urgence la façade principale de l'église qui menace ruine par le sieur Braquessac, qu'accepte M. Bonnore architecte à Lesparre, chargé de la direction des travaux ; 30 août 1878 : "Le conseil municipal autorise la fabrique à réaliser le plus tôt possible et à faire exécuter avec les fonds dont elle dispose les travaux de reconstruction de la façade, conformément aux plans et devis de M. Bonnore architecte à Lesparre, dressés le 18 août 1874".

    Procès verbal d'adjudication des travaux de réparations au clocher, 6 juillet 1884 : le document est accompagné d'un exposé des travaux :" l'un des clochetons (celui du sud-est) à la base de la flèche du clocher de l'église de Saint-Christoly est, dans sa base et presque jusqu'à la hauteur des chapiteaux, rongé par le salpêtre. […] Un autre clocheton (celui du sud-ouest) est décapité, le fleuron et une partie de la flèche sont tombés et cela parce que lorsqu'on l'a construit, on a pas mis d'armature en fer. Une partie de la flèche est aussi rongée par le salpêtre. [...] Dans la grande flèche, il y a plusieurs pierres salpêtrées [...]. Dans le [?] du transept nord, il manque plusieurs pierres qui ont été minées par le salpêtre [...]. Enfin, dans le transept midi, celui qui est le plus exposé au mauvais temps, les enduits sont tombés en grande partie et le moellonnage étant à découvert, l'eau de pluie y passant par les joints, envahit l'intérieur de l'édifice." Et d'un devis descriptif des travaux dressés par Edouard Bonnore".

    Mandats de paiement relatifs aux travaux de réparations au clocher : " 9 janvier 1885 à Taurelle, entrepreneur de travaux publics à Civrac ; 15 octobre 1897 à Jean Braquessac, à Saint-Christoly, pour la construction d'un échafaudage au clocher pour les réparations aux clochetons et au mur ; 4 novembre 1897 à Jean Beyran, maçon à Saint-Christoly, pour réparations d'un clocheton et divers travaux au clocher de Saint-Christoly."

    Mandats de paiement pour les travaux au paratonnerre 1907-1908 : 7 décembre 1907 à Taste mécanicien à Lesparre pour réparations au paratonnerre ; 16 janvier 1908 à Jean Blanc, couvreur à St-Christoly.

    Correspondance entre la municipalité et le préfet de la Gironde, 11 avril 1922 : "Le clocher menaçant ruine, j'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien me dire si c'est l'architecte départemental qui est chargé de constater son état ou un architecte particulier".

    Délibération du conseil municipal relative aux travaux supplémentaires et imprévus du clocher de l'église, 1er novembre 1923 : "travaux supplémentaires et imprévus du clocher et de l'église, devis et cahier des charges dressés par Roland, architecte ; mandats de paiement à Jean Marcoulet, charpentier à Saint-Yzans, pour les réparations qu'il a effectué à la charpente de l'église datant du mois de mars 1923 ; 5 novembre 1923 à Daniel Bénéteau, entrepreneur en maçonnerie à Carcans."

    Travaux de couverture de l'église, 1926-1927 : " M. Neu, entrepreneur de maçonnerie et couverture à Laujac, commune de Bégadan ; Auguste Bret, entrepreneur de transports automobiles et négociant à Gaillan, pour la fourniture immédiate des tuiles et faîtières nécessaires à la couverture de l'église."

  • Compléments bibliographiques

    BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1784, t. 1, p.153-154.

    "Son église, qui est très vaste, est faite en forme de croix. Sa construction, qui paraît ancienne, remonte pour le moins jusqu’au onzième siècle. Et on a lieu de penser que dans le principe elle était monacale ; au moins est-il certain qu’il existait à Castillon en Médoc une communauté de moines, dont l’église était érigée sous l’invocation de St. Chrystophle, martyr : c’est ce qui résulte de la date suivante d’une chartre (sic) qu’on insérera tout au long de cet ouvrage. Actum & concessum anno M. C. Incarnationis Domini, in claustro Sancti Christofori de Castellione, in ipsius Sancti Martyris solemnitate.

    Cette communauté de moines, qui existait à Castillon en Médoc vers la fin du onzième siècle, dépendait de quelque ancienne abbaye du Poitou, qui, selon les apparences, a été sécularisée dans la suite, puisqu’elle est représentée par le chapitre cathédral de Luçon : et en effet, c’est ce chapitre, qui est gros décimateur dans la paroisse de St. Christoly, & qui en cette qualité a disposé de cette dixme à titre d’inféodation. On ne s’étendra pas ici sur l’annexe de cette paroisse (St. Martin de Coqueques), attendu qu’on se propose d’en parler séparément. La cure de St. Christoly est séculière, & à la collation de M. l’Archevêque."

    Essai de répertoire archéologique du département de la Gironde, notes de M. Emilien Piganneau, Société archéologique de Bordeaux, Bordeaux : Féret et fils, 1897, tome XXVII, fasc. II, p. 85.

    "Saint-Christoly-de-Médoc (ou Saint-Christophe de Castillon). Archip. de Lesparre. – Eglise du XIe siècle récemment restaurée. Tours en ruines de l’ancien château seigneurial de Castillon détruit sous Louis XIII. Maison noble de Saint-Bonnet. Chemin dit Castillonès. Sur la route de Lesparre, ruines d’une chapelle d’hôpital."

    Société archéologique de Bordeaux, tome XXVIII, Bordeaux, Féret et Fil, 1906, Notes adressées aux Monuments Historiques sur les églises de la Gironde par J.-A. Brutails, p.120.

    "SAINT-CHRISTOLY (MEDOC). – Le chevet, qui est développé, comprend une abside et deux absidioles. L’extérieur des absidioles, d’aspect assez monumental, présente des pilastres sur lesquels ressortent des colonnes engagées, des corbeaux, etc. L’absidiole nord a, de plus, une arcature de couronnement. L’intérieur a subi des modifications peut-être excessives. Le chevet est néanmoins l’un des plus complets de la Gironde et il mérite d’être sauvegardé."

    Tableau du Médoc fin XVII début XVIII, extraits du manuscrit de Claude Masse, dans les Cahiers Médulliens, Bulletin de l’archéologie et de l’histoire du Médoc, n°3, avril 1970, p. 12 : "où il y a une grande église dans laquelle divers officiers de marque sont enterrés qui ont été tués aux différents sièges de Castillon".

  • Description du décor

    EXTÉRIEUR :

    Façade occidentale, inscriptions : E. LARDILEY / MAIRE / EDOUARD BONNORE / ARCHITECTE / 1875 / E. PAUL / CURE / MARCELIN BRAQUESSAC / ENTREPRENEUR / PAUL SZTORC / SCULPTEUR

    Clocher : plaque commémorative des travaux réalisés en 1856 (partie centrale illisible) : "SOUS LE REGNE DE S.M. L'EMPEREUR NAPOLEON III / ET LE PONTIF DE S.E. LE CARD. DONNET ARCH. DE BORDEAUX / M. DE MENTOUE OFFICIER DE LA LEG. D'HON. ETANT PREFET DE LA GIRONDE / BARON MORIO DE L'ISLE SOUS -PREFET DE L'ARRt. DE LESPARRE / [...] CONSEIL DE FABRIQUE / FRANCOIS SERVANT PRESIDENT / PAUL CURE. LARDILLEY M [?] ET ARN[EUUD] BENILLAN Tres. / BACH J[EUIS] SECRETAIRE. PIERRE TEYNAC F. PONCETEAU / A. LABBE ARCHITECTE. HOSTEING ENTREPr

    INTÉRIEUR :

    Narthex : plaque de marbre : "HOMMAGE DE RECONNAISSANCE / A MADAME Vve GUIRAUD / POUR LA RECONSTRUCTION / DE LA FACADE DE L’EGLISE / UNE MESSE SERA DITE CHAQUE MOIS / A PERPETUITE POUR LE REPOS DE SON AME."

    Tribune : Le garde-corps porte les armoiries du cardinal Victor Lécot : écartelé, au 1 d'azur à 2 clous en étai versé, au 2 d'azur à 2 crosses adossées, au 3 d'azur au tau de saint Antoine couronné, au 4 d'azur au 1 de gueules au léopard, au 2 à 2 bandes d'azur.Aux écoinçons de l’arc de communication avec la nef deux tables portant les inscriptions suivantes : au nord : E. BONNORE / ARCHITECTE / M. BRAQUESSAC / ENTREPRENEUR, au sud : L’ABBE E. PAUL / CURE / F. LARDILEY / MAIRE.

    Clocher : plaque relative à la nouvelle cloche : "J’ai été fondue en 1981 pour la paroisse / de SAINT-CHRISTOLY DE MEDOC avec la participation / des habitants de la commune et de sympathisants / j’ai reçu le nom de baptême de "LUCIE" / J’ai eu pour marraine Madame Jeanne BLANC / et pour parrain Monsieur Georges TAUDIN / Monsieur Marius DARRICADE étant Maire / Monsieur l’Abbé Jean BERGEON Curé / "AD. MAJOREM. DEI GLORIAM" (La gloire de Dieu)."

    Travée ouest, bas-côté nord : Le mur est encadré par l’arc doubleau dont le tympan porte le monogramme d’un S et d'un R entrelacé, relatif à saint Roch, puis un arc en plein-cintre sur colonnette formant niche porte l’inscription : SANCTE ROCHE ORA PRO NOBIS (Saint Roche, priez pour nous). Le fond de la niche est orné d’une draperie sur laquelle est posée une plaque commémorant les morts de la commune pendant la Première Guerre mondiale, précédée par une statue de Piéta.

    Arc triomphal : tympan orné avec au centre un médaillon représentant Adam et Eve de chaque côté de l’arbre de la Connaissance avec le serpent enroulé autour. De part et d’autre une inscription : ET QUI IN LIGNO VINCEBAT / IN LIGNO QUOQUE VINCERETUR (et le malin, qui a conquis sur un arbre, pourrait également sur un arbre être conquis).

    L’abside, le chœur et les chapelles :

    Voûte de l’abside : le cul de four de l’abside, compartimenté en 5 quartiers par des bandes : anges portant les instruments de la Passion : clous, lance, couronne d’épines, éponge et marteau. Précédant le cul-de-four, deux médaillons, l’un représentant le Christ en croix accompagné de Marie et Jean, le second la colombe du Saint Esprit. A cela s’ajoute au nord les représentations des évangélistes : Mathieu et Luc, au sud, Jean et Marc.

    Frise de l’abside : inscription peinte : ECCE PANIS ANGELORUM FACTUS CIBUS VIATORUM, VERE PANIS FILIORUM NON MITTENDIS CANIBUS. ADORO TE SUPPLEX, LATENS DEITAS. (Voici le pain des anges devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin, vrai Pain des enfants à ne pas jeter aux chiens. Je t'adore humblement, Dieu caché).

    Chapelle de Jésus : le cul-de-four est peint d’un Christ en gloire accompagné par 4 anges agenouillés.

    Chapelle de Marie : le cul-de-four est peint de la scène du Couronnement de la Vierge.

    Le mur du fond des deux chapelles est décoré par 4 anges nimbés.

    Chœur : la voûte en berceau est ornée de saint Christophe traversant un cours d’eau et portant l’enfant Jésus sur son épaule, soulignée par l’inscription de son nom.

    Mur nord, armoiries du pape Léon XIII : "écu – azur au pin de sinople accompagné à dextre d’une comète et accosté en pointe de deux fleurs de lys – posé sur les clés de saint Pierre surmonté de la tiare papale".

    Mur sud, armoiries de l’archevêque Donnet : "d'azur à la bande d'or, adextrée d'une tour d'argent et sénestrée d'une rose au naturel, le tout surmonté d'un chapeau cardinalice avec les houppes latérales".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Chapitre métropolitain de Saint-André, obituaires : transaction entre le chapitre Saint-André et le chapitre de Luçon au sujet de la dîme de Saint-Christoly en Médoc, 1494.

    Archives départementales de la Gironde : G 316
  • Réparations diverses à l'église et au presbytère, 1825 - 1829.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Mandats de paiement pour la refonte de la cloche, 1837-1839.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Délibération du conseil de fabrique relative aux travaux de réfection de la toiture, 11 août 1839.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Lettre de l'architecte Escarraguel père déclarant les travaux de Pion à la toiture de l'église conformes, 16 mai 1843.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Délibération du conseil municipal relative aux travaux de réparations à faire à la charpente de la chapelle de la Ste Vierge selon le cahier des charges dressés par Godet, 11 août 1851.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Procès verbal d'adjudication des travaux d'agrandissement et de restauration à faire à l'église avec la construction d'un clocher, 8 juillet 1854.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Certificat de réception des travaux aux voûtes, délivré par l'architecte, 15 décembre 1856.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Lettre d'Edouard Bonnore relative aux réparations à la façade principale de l'église projet approuvé le 17 juin 1854, avril 1871.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Délibération du conseil municipal autorise les travaux de consolidation du clocher, 3 août 1873.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Délibération du conseil municipal autorisant les travaux de l'église, 12 avril 1874.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Délibération du conseil municipal relative au travaux de reconstruction de la façade de l'église, 30 août 1878.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Procès verbal d'adjudication des travaux de réparations au clocher, 6 juillet 1884.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Carnets de dessin de Jean-Auguste Brutails, 1907.

    Archives départementales de la Gironde : 90 J 53
  • Délibération du conseil municipal relative aux travaux supplémentaires et imprévus du clocher de l'église, 1er novembre 1923.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Délibération du conseil municipal relative aux travaux de couverture de l'église, 24 octobre 1926.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Délibération du conseil municipal relative aux travaux de réparation et réfection à effectuer aux vitraux de l'église réalisés par Marcel Feur (peintre vitrier), 25 mai 1933.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Délibération du conseil municipal relative à l'électrification de l'église et adopte le projet de l'ingénieur Raoul Lafon, 3 décembre 1933.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Christoly-Médoc, 1831.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 383
  • Plans de l'église de Saint-Christoly indiquant les réparations à faire. Dessin, encre, couleur, papier, par Godet (architecte), 19 décembre 1850.

    Archives municipales, Saint-Christoly-Médoc
  • État actuel de l'église de Saint-Christoly, coupe longitudinale. Dessin, encre, couleur, papier , par Auguste Labbé (architecte), mai 1854.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3048
  • Projet de restauration du chœur. Dessin, encre, couleur, papier , par Auguste Labbé (architecte), 15 février 1855.

    Archives municipales, Saint-Christoly-Médoc
  • Plan pour le projet d'échange de terrain entre la Fabrique et la commune de St-Christoly. Papier, encre couleur, par G. Rambeaud (géomètre), 20 février 1860.

    Archives municipales, Saint-Christoly-Médoc
  • Collection de cartes postales.

    Archives départementales de la Gironde : 4 Fi
  • Carnets de dessin. dessin, encre, crayon, papier, par Jean-Auguste Brutails, 1901.

    Archives départementales de la Gironde : 90 J 46
  • Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3. Collections patrimoniales. Fonds photographique de J.-A. Brutails.

Bibliographie
  • BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd .

  • BRUTAILS Jean-Auguste. Les vieilles églises de Gironde. Ouvrage publié sous les auspices de la Société Archéologique de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1912.

Périodiques
  • « Tableau du Médoc fin XVII début XVIII, extraits du manuscrit de Claude Masse ». n°3, avril 1970.

    p.12
  • BRUTAILS Jean-Auguste. « Notes adressées aux Monuments Historiques sur les églises de la Gironde ». tome XXVIII, Bordeaux, Féret et Fil, 1906.

    p.120
  • PIGANEAU Emilien. « Essai de répertoire archéologique du département de la Gironde ». Bordeaux : Féret et fils, 1897, tome XXVII, fasc. II.

    p.85

Liens web

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