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Église paroissiale Saint-Barthélemy

Dossier IA40001606 réalisé en 2016

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Barthélemy
Parties constituantes non étudiées cimetière
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Eyres-Moncube
Cadastre : 2016 C 45-46

La partie la plus ancienne de l'édifice actuel est le chevet roman, datable sous réserves du XIIe siècle, le seul élément caractéristique étant constitué par les fragments d'une corniche à billettes au sommet de l'élévation. Les nombreuses marques de tâcherons et autres signes (étoiles) gravés dans les pierres de parement semblent confirmer cette datation. Le chevet et peut-être la partie orientale du vaisseau central seraient ainsi les seuls vestiges de l'église primitive, "disparue dans les flammes en 1569-1570" lors de son saccage par les troupes huguenotes du capitaine Bassillon, selon les termes sans doute excessifs de l'abbé Cazauran (1884). La travée occidentale du vaisseau central, en revanche, plus longue que celle de l'est, résulte sans doute de remaniements à l'époque gothique, comme l'indique la forme de la porte ouvrant sur le porche, laquelle présente des pierres rubéfiées, marques probables de l'incendie de 1569. Les deux collatéraux, de largeurs inégales et présentant des voûtements hétérogènes, ont été ajoutés à une époque non déterminée, mais certainement postérieure à la fin du Moyen Âge (les grandes arcades de la nef sont en plein cintre). Les dates 1789 (collatéral sud) et 1843 (collatéral nord) inscrites sur deux clefs de voûte documentent l'époque de la construction ou du remaniement des voûtes elles-mêmes, mais sans doute pas celles des collatéraux dans leur entier. Le clocher-porche, enfin pourrait remonter à la fin du Moyen Âge ou au XVIe siècle, à l'exception de ses parties hautes, remaniées ou reconstruites en moellon. Selon A. de Laborde-Lassale (1907), le clocher aurait été "refait" en 1810 sur les plans de l'architecte Saillard, de Saint-Sever (qui travailla en 1777 à Saint-Laurent de Mugron et aux Jacobins de Saint-Sever en l'an IV), puis fut à nouveau restauré en 1824 par le charpentier François Larrieu d'Audignon (réparation de la flèche) et en 1829 par Pierre Lauqué, charpentier à Doazit. La reprise en moellon pourrait être contemporaine de l'une ou l'autre de ces deux campagnes. La dernière modification de quelque importance, exception faite de l’exécution de peintures murales dans le chœur vers 1880, est la reconstruction en briques de la voûte du vaisseau central en 1908, après son effondrement partiel.

Période(s) Principale : 12e siècle , (?)
Principale : 16e siècle , (?)
Secondaire : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates 1789, porte la date
1810, daté par source
1843, porte la date
1908, daté par source
Auteur(s) Auteur : Saillard,
Saillard ( - 1813)

Architecte communal de Saint-Sever à la fin de l'Ancien Régime, pendant la période révolutionnaire et sous l'Empire ; rebâtit en 1777 le clocher de l'église Saint-Laurent de Mugron, transforme le couvent des Jacobins de Saint-Sever en l'an IV et celui des Ursulines en 1807-1813, restaure le clocher de l'église d'Eyres-Moncube en 1813.


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architecte, attribution par source
Auteur : Larrieu François,
François Larrieu

Maître charpentier à Audignon (Landes), documenté en 1824 (Eyres-Moncube) et 1853 (Audignon).


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charpentier, attribution par source
Auteur : Lauqué Pierre,
Pierre Lauqué

Charpentier à Doazit (Landes), documenté en 1811 et 1829. Il appartenait à une famille de "cagots" ou "gésitains" de Chalosse.


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charpentier, attribution par source

L'église, orientée nord-ouest / sud-est dans le sens de l'étroite vallée où est situé le village, est entourée au nord et à l'est par le cimetière. Le chevet roman est bâti en moyen appareil régulier de calcaire ocre, le clocher en appareil régulier pour les assises inférieures et en moellon enduit pour les parties hautes, les collatéraux en moellon grossier enduit. Des fragments d'une corniche à billettes sont visibles au sommet du mur du chevet. Des contreforts talutés en pierre de taille raidissent la totalité des élévations extérieures. L'ensemble est couvert de tuiles romaines, à l'exception de la flèche octogonale du clocher, en ardoise.

L'édifice comporte trois vaisseaux à deux travées irrégulières séparés par des grandes-arcades en plein cintre sur piliers rectangulaires à angles chanfreinés. Le vaisseau central est voûté d'un berceau raidi par deux arcs doubleaux, celui du centre reposant sur deux colonnes engagées à chapiteau nu. Une tribune en bois règne sur le mur occidental du vaisseau. Les collatéraux, de largeurs inégales (celui du nord est plus étroit), sont voûtés de croisées d'ogives ; celles de la première travée du collatéral sud, plus basses que les autres, pénètrent dans des colonnettes engagées ; celles de la seconde travée ainsi que les ogives du collatéral nord retombent sur des culots sculptés. Le vaisseau central, qui s'élargit progressivement à son extrémité orientale, ouvre, par l'intermédiaire d'un arc triomphal brisé, sur un chœur légèrement désaxé vers le sud et formé d'une travée droite et d'une abside semi-circulaire, séparées par un doubleau en plein cintre sur colonnes engagées ; la travée droite est couverte d'un berceau brisé, l'abside d'un cul-de-four. Une banquette maçonnée, sans doute moderne, ceinture le chœur ; deux bandeaux à billettes en damier, l'un sous les fenêtres, l'autre à la naissance du cul-de-four, règnent dans l'abside. Dans l'angle formé par le chœur et le bas-côté sud s'insère une sacristie carrée voûtée d'une croisée d'ogives.

Le massif occidental est constitué d'un clocher-tour de plan carré, à trois étages au-dessus du porche desservis par un escalier en bois. La partie supérieure des murs, en moellon, est en retraite par rapport à la parie inférieure appareillée. Une arcade en arc brisé ouvre du côté nord sur l'intérieur du porche ; une arcade semblable, aujourd'hui murée, lui fait pendant au sud. Les deux étages principaux sont éclairés sur leurs faces nord, ouest et sud par de petites fenêtres rectangulaires ; celle qui surmonte l'entrée au nord comporte un meneau et est garnie de coussièges dans son embrasure intérieure ; la fenêtre supérieure de la face sud possède un linteau échancré en plein cintre. La communication du porche avec le vaisseau central se fait par une porte rectangulaire moderne inscrite dans une arcade brisée à deux rouleaux, dont les impostes sont sculptées de feuillages.

Murs calcaire pierre de taille
grès moellon enduit
Toit tuile creuse mécanique, ardoise
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
voûte en berceau plein-cintre
voûte en berceau brisé
cul-de-four
Couvertures toit à longs pans croupe ronde
toit en pavillon
Escaliers escalier dans-oeuvre
Techniques vitrail
sculpture
peinture
sculpture
Représentations tête humaine, feuille
Précision représentations

Décor sculpté des culots des croisées d'ogives des collatéraux : visages humains, feuillages.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Extraits de documents concernant l'église d'Eyres-Moncube et son mobilier

    I. "Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571" (dans Revue de Gascogne, 1860, tome I, p. 450) :

    "EYRES. L'église paroissiale d'Eyres est à la collation de l'évêque d'Aire, y a cure d'âmes, en est curé un de Dax qu'ils ne connaissent, car n'est venu, mais y tient un vicaire qui y fait le service et administre les sacremens. La dite église a été brûlée et les livres et ornemens par la compagnie du capitaine Besillon de la dite religion, es derniers troubles un nommé le soldat de St Sever a eu une cloche, le faîtage de deux chapelles a été pris par le sieur de St Gauz du dit lieu et aussi la maison du curé, y a escolais mais ne savent qui est."

    II. Archives départementales des Landes, 70 V 120/5 :

    - 10 avril 1824 : état justificatif de l'emploi de la somme de 150 francs accordée à la commune pour réparation du clocher. Réparation de la flèche au dedans et au dehors par Larrieu, maître charpentier d'Audignon.

    - 5 avril 1848 : secours de 200 francs accordé à la commune par le ministre de l'instruction publique et des cultes pour réparation de l'église.

    - 20 mai 1908 : rapport de l'architecte [...] concernant la restauration de la voûte de l'église. Effondrement partiel de la voûte principale, sur une longueur de 6m50, à partir du chœur vers le porche d'entrée. Rupture de l'une des poutres du comble : cette poutre, reposant sur l'extrados de la voûte, a brisé l'équilibre de cette voûte et a provoqué la chute. La voûte principale s'est effondrée sur la moitié de sa longueur le 12 mai précédent. Extrait du registre des délibérations du conseil municipal : l'architecte estime que la charpente de la toiture ne demande qu'une réfection partielle mais qu'il y a lieu de remplacer immédiatement une poutre qui en fléchissant a causé l'effondrement et substituer un travail de maçonnerie aux colonnettes de bois supportant les poutres. Quant à la voûte, elle devra être établie en briques creuses et consolidée par quatre arcs doubleaux en pierre.

    - 25 mai 1924 : extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune d'Eyres-Moncube. La flèche du clocher de l'église est dans un état de délabrement qui nécessite une réparation urgente.

    III. Archives paroissiales d'Eyres-Moncube (déposées au presbytère de Saint-Sever) :

    - Cimetière d'Eyres. Reprise de concession des tombes des prêtres, anciens desservants (dernière en date en 1893).

    - 25 juin 1967 : dépôt à Eyres, par l'abbé A. Duvignau, de deux uniformes complets de suisse (rouge et noir) appartenant à la paroisse de Coudures.

    - 1995-2000 : "travaux du chœur de l'église / peintures 1995-2000 : 51.000 francs."

  • Extraits de : André de Laborde-Lassale, "En Chalosse. Notes historiques" (1907, p. 222-225, 292 ; rééd. 2010, p. 163-180, 203, 212)

    P. 222-225 : "Eyres possède un seul monument, son église, placée sous le vocable de saint Barthélemy, patron de la paroisse. / L'église, comme toutes les communautés relevant de l'abbaye, bâtie par les Bénédictins de Saint-Sever, suzerains de la vallée. (Les Bénédictins consacrèrent à la construction de vastes églises une partie du produit de leurs dîmes. Ainsi surgit du sol Audignon.) / Au XIIe siècle, l'abbaye dota Eyres de l'église romane dont les solides murailles, bâties en pierres de taille, résistèrent plus tard aux tentatives des huguenots. / Au commencement du règne de Louis XV, le Père Anselme consacra les dernières années de sa vie et les revenus dont il jouissait à restaurer les églises des paroisses sur lesquelles s'exerçait la suzeraineté de l'abbaye.

    Description de l'église. Les murs de l'église sont antérieurs au règne de Saint Louis : le chœur et le soubassement portent en effet le cachet du XIIe siècle. L'extérieur fut décoré autrefois d'une corniche formée de billettes superposées dont il ne reste plus qu'un seul fragment sur un contrefort. Ici l'art roman a mis fortement son empreinte. / Ça et là, sur la pierre des murs extérieurs apparaissent des signes lapidaires, des marques de tâcherons, des figures géométriques, des animaux grossièrement dessinés par les ouvriers qui élevèrent l'édifice. / Le clocher, sorte de tour carrée, est surmontée d'une flèche pointue qui lui donne une physionomie originale. En haut de ce campanile, trois cloches ; une d'entre elles, remplacée il y a quelques années, datait du temps de Louis XIV.

    Pas de façade. Placée à l'endroit où se trouve, en général, l'entrée, la tour du clocher, qui sert de porche, n'a qu'une porte latérale au nord. Ce porche est précédé d'une sorte de hangar, nullement architectural. / L'arrière de l'ancien chemin explique la situation latérale de cette porte. La route actuelle date du Premier Empire. Auparavant, ainsi que le prouvent les cartes annexées au livre de Dom du Buisson, la voie de communication allant de Saint-Sever à Eyres passait au nord, entre les collines voisines et l'église. La porte en question présentait donc le plus facile accès.

    Au premier étage du clocher, les murs portent des taches, dans lesquelles un archéologue distingué, M. Ponse (ancien curé de Dumes et de Bahus) a cru voir des vestiges d'incendie et un souvenir du terrible capitaine Bassillon. Comme tant d'autres, le clocher d'Eyres dut être affecté à des usages militaires. Ce qui le prouve, ce sont les lucarnes en forme de meurtrières placées aux étages du clocher et reproduites dans la partie supérieure des murs de la nef. Au-dessus de la porte supérieure, une ouverture, inscrite dans un arc, est munie de deux bancs de pierre destinés aux archers qui y montaient la garde. Ce système défensif était bien imaginé. Le clocher commandait la route établie entre la route (?) et le coteau dont cinquante mètres à peine le séparent.

    A l'intérieur. L'église, où l'on accède en descendant trois marches, est à peu près carrée. Elle va en s'élargissant vers la partie voisine du c[h]œur. De nombreux indices relevés avec soin dans une étude faite pour l'évêché d'Aire par M. l'abbé Labrouche (ancien curé d'Eyres) aidé de M. l'abbé Ponse, établissent que l'édifice devait avoir primitivement la forme d'une croix latine. M. Labrouche pensait même que, derrière les autels latéraux, il existait autrefois des absidioles, dont l'une aurait été supprimée lors de la construction de la sacristie. Après les destructions du XVIe siècle, quand il s'agit de remplacer l'ancien faîtage de bois apparent établi, selon l'ancienne mode, et devenu la proie des flammes, on bâtit en briques la voûte actuelle de la nef. En même temps, les deux travées des nefs latérales furent élevées à la suite de celles qui formaient auparavant les deux bras de la croix. L'architecte de ces bas-côtés ne sut pas donner un aspect élégant à la voussure. "Ce n'est ni l'arc ogival, ni le cintre, dit l'abbé Labrouche, mais c'est un entre-deux. Comme les voûtes régulières, celles-ci sont partagées en quatre sections par des arcs diagonaux à profil aigu, de faible dimension, dans le genre de ceux du porche et de la sacristie. Ces nervurent, qui partent presque du sol, ont pour appui des culots simples arrondis." / A la travée sud, une clef de voûte est ornée d'un écusson aux armes de France, "D'azur à trois fleurs de lis d'or". / Le chœur présente une particularité qui, dès l'entrée, frappe le visiteur : il est fortement incliné à droite. "Et inclinato capite emisit spiritum." Des arcs doubleaux de forme différente, le premier en arc à tiers point, le second à plein cintre, divisent le chœur en deux parties. Des colonnes et des chapiteaux du XIIe siècle soutiennent les arcs doubleaux puis la voûte de pierre, inclinée en forme arrondie, donne au sanctuaire le cachet du pur roman. Ce style est également affirmé par deux cordons de billettes qui règnent à deux hauteurs différentes, au-dessus d'un stylobate ou banc de pierre disposé alentour.

    Au fond du sanctuaire, un vitrail moderne, image de saint Barthélemy. Quant à la sacristie, pièce voûtée qui ne manque pas d'élégance, elle date du XVe siècle ou du commencement du XVIe."

    P. 292 : "En 1810, le clocher menace ruine. La municipalité le fait refaire tel qu'il est aujourd'hui, d'après les plans de M. Saillard, architecte, et elle vote pour cela la somme de 227, fr. 33. En 1829, une nouvelle réparation fut faite par le sieur Lauqué pour la somme de 206 francs."

    [Note de Paul Roudié, 1969 : De Laborde-Lassale donne la source de sa description de l'église, qui figure dans son livre sur la "Chalosse, notes historiques". En 1887, Mgr Delannoy prescrivit à tous les curés de son diocèse (d'Aire) de recueillir les traces que l'histoire locale a laissées dans leurs paroisses. M. Labrouche rédigea ce travail qu'envoya plus tard à l'évêché son successeur M. Marladot. La partie archéologique fut traitée à fond par M. l'abbé Ponse, curé de Bahus, prêtre d'une grande érudition. Mgr Gieure, évêque de Bayonne, a communiqué cette étude à l'auteur. C'est là qu'il a puisé les observations consignées dans son livre sur l'église d'Eyre. Ce travail ne se trouve pas aujourd'hui au Grand Séminaire de Dax, où sont conservés cependant ces travaux pour certaines paroisses (comme Montaut et Montgaillard pour ce qui est de l'actuel canton de Saint-Sever).

  • Inventaire des biens dépendant de la fabtrique, 5 mars 1906 (AD Landes, 70 V 120/8)

    "Commune d'Eyres-Moncube, canton de St-Sever. / Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale d'Eyres-Moncube. / L'an mil neuf cent six, le cinq mars à 10 heures du matin, en présence de MM. l'abbé Lavigne, curé d'Eyres-Moncube et en l'absence de M. Lafosse qui ne comparaît pas bien qu'il ait été dûment convoqué [...]. / Le receveur des domaines annexe au présent inventaire la protestation des membres du conseil de fabrique, lue par M. le curé d'Eyres-Moncube. La dite protestation fait connaître que tous les objets garnissant l'église d'Eyres-Moncube se trouvent revendiqués par les donateurs. Aucun objet qui se trouve dans l'église n'appartiendrait à la fabrique. "Le peu qui pour notre religieuse ambition, dit la protestation, orne trop misérablement notre église échappe donc à tout inventaire, car les registres de notre fabrique ne mentionnant pas et la donation et l'acceptation d'un seul objet mis à la disposition de notre église, ces objets demeurent la propriété de leurs premiers maîtres et ne peuvent être compris dans aucun inventaire." / Le receveur des domaines n'a pas qualité pour trancher les questions que soulève cette protestation. Il l'annexe seulement au procès-verbal pour valoir devant qui de droit.

    Chapitre I. Objets inventoriés - / 1. Un ornement blanc composé d'une étole et d'une chasuble estimé 50. / 2. Un ornement rouge composé d'une étole et d'une chasuble estimé 50. / 3. Un ornement violet composé d'une étole et d'une chasuble estimé 40. / 4. Un ornement noir composé d'une étole et d'une chasuble estimé 40. D'après la protestation, tous ces articles 1, 2, 3 et 4 sont la propriété de Melle de Laborde. / 5. Une chape noire fournie par Mademoiselle de Laborde estimée 30. / Une chape blanche fournie par Melle de Laborde estimée 40. / 7. Un calice en vermeil estimé 50. / 8. Un ciboire en vermeil estimé 50. / 9. Un ostensoir estimé avec un encensoir 50. / 10. Quatre lustres estimés en tout 100. Les n° 7, 8, 9 et 10 appartiennent à Madame de Laborde : en effet, conformément à la protestation de l'église d'Eyres des vases sacrés et les lustres, le tout acheté et payé par la famille. / 11. Deux burettes avec plateau - 5. / 12. Deux autres estimés 5. / 13. Douze linges pour le culte estimé 5. / Les numéros 12 et 13 appartiennent à Mademoiselle de Laborde. / 14. Deux croix de procession données en 1879 par M. Élie de Laborde estimées 20. / 15. Deux chandeliers pour enfants de chœur donnés en 1879 par le même estimés 8. / 16. Deux confessionnaux estimés ensemble 40. / 17. La chaire estimée 40. Les numéros 16 et 17 ont été donnés en 1857 par M. l'abbé Langouet, alors curé de l'église d'Eyres. / 18. Le chemin de croix et les tableaux donnés en 1857 par le dit abbé Langouet estimé 100. / 19. Les deux crédences avec leurs troncs appartiennent à M. le curé Lavigne 10. / 20. 5 bancs de chanteuses appartiennent à M. l'abbé Langouet Mad. de Laborde 5. / 21. Six bouquets sur les autels appartiennent à Mademoiselle de Laborde 6. / 22. Quarante chaises appartenant en partie au château ou à des particuliers 40. / 23. Vestiaire et armoires de la sacristie fournis par M. Tauzin metaye[r] Angerain (?) 50. / 24. Deux cloches données par M. le curé Lavigne en 1895 estimées 80. / L'estimation des objets inventoriés a été effectuée par le receveur des domaines.

    Chapitre II. L'église d'Eyres-Moncube est vieille de 800 ans, dit la protestation. Il n'est pas possible au receveur des domaines de trancher la question de propriété ; tout élément manque pour pouvoir se faire de suite une opinion. / Le sol de l'église est classé sous le n° 35 S.C. de la matrice cadastrale d'Eyres-Moncube ; sa contenance est de 5a 28c. La place de l'église est classée sous le n° 33 S.C. de la dite matrice ; sa contenance est de 1a51. / Le sol peut être estimé à deux cents francs environ. Le receveur des domaines s'est occupé pour l'inventaire des biens de la mense curiale du presbytère et d'un champ dont jouit M. le curé d'Eyres-Moncube. / Ce presbytère ainsi que ce champ sont revendiqués par M. de Laborde-Lassale en qualité de maire de la dite commune. Sa protestation écrite a été annexée à l'inventaire des biens de la mense curiale d'Eyres-Moncube. / L'église d'Eyres-Moncube se compose (sic) de trois autels. / 1° Le maître-autel, 2° l'autel du Sacré-Cœur, 3° l'autel de la Vierge. / Le maître-autel a été acheté à Toulouse en 1879 par M. Élie de Laborde. / L'autel du Sacré-Cœur a été mis à la disposition de l'église en 1879 par Madame de Laborde. / Le vitrail du fond du chœur a été fourni en 1879 par M. Élie de Laborde. / Les huit autres vitraux ont été fournis en 1857 par M. l'abbé Langouet, alors curé d'Eyres-Moncube.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Église, réparations (1829).

    Archives départementales des Landes : E dépôt 98/2 M 1
  • Église, réparations (1848, 1853).

    Archives départementales des Landes : E dépôt 98/2 M 3
  • Comptes de la fabrique (1829-1831).

    Archives départementales des Landes : E dépôt 98/1 P 1
  • Église (1824-1907) : réparations du clocher (1824), secours accordé par l'État pour réparations (1849), jouissance gratuite accordée au desservant (1907).

    Archives départementales des Landes : 70 V 120/5
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 5 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 120/8
  • Legs à la fabrique : Jean Sever Martial Burguerieu (test. 1889, 1897).

    Archives départementales des Landes : 70 V 120/9
  • Dossier église (1893-2000).

    Archives paroissiales, Eyres-Moncube
Bibliographie
  • LABORDE-LASSALE André de. En Chalosse. Notes historiques. Saint-Sever : Séverin Serres, 1907 (rééd. PyreMonde, Éditions des régionalismes, 2010).

    p. 163-180, 203, 212
  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    tome II, p. 1079-1080
  • SOUSSIEUX Philippe. Dictionnaire historique des Landes. Études landaises, 2012.

    p. 288-289
  • Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de la commune d'Eyres-Moncube, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine
Périodiques
  • "Recherches historiques sur l'influence du protestantisme dans la province d'Auch pendant la seconde moitié du XVIe siècle. Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des Lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571", Bulletin du Comité d'Histoire et d'Archéologie de la province ecclésiastique d'Auch (Revue de Gascogne), t. 1, 1860.

    p. 450
  • CAZAURAN Jean-Marie (abbé). "Pouillé du diocèse d'Aire", Bulletin de la Société de Borda. Dax, 1884, p. 21-34, 97-119, 201-216 ; 1885, p. 131-162, 229-244, 255-286 ; 1886, p. 1-29, 281-283.

    1884, p. 213
  • DELOFFRE, Raoul, BONNEFOUS, Jean. "Les églises fortifiées des Landes". Bulletin de la Société de Borda, 2001, 464, p. 459-498.

    p. 469
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe