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Église paroissiale Notre-Dame

Dossier IA33007681 inclus dans Village de Saint-Seurin-de-Bourg réalisé en 2014

Fiche

Vocables Notre-Dame
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
Adresse Commune : Saint-Seurin-de-Bourg
Lieu-dit : Petit
Adresse :
Cadastre : 1821 unique 396 ; 2014 A2 277

La paroisse et l'église Saint-Seurin de Arboribus en bourgeais sont attestées au début du 12e siècle dans le cartulaire de la collégiale Saint-Seurin de Bordeaux. D'après le Précis de l'histoire religieuse des anciens diocèses de Bordeaux et Bazas, cette église aurait subi un incendie au 12e siècle ; la bénédiction d'une cloche en 1584, selon le même ouvrage, semble témoigner de l'entretien de l'édifice pendant la période des guerres de Religion.

La procès-verbal de visite de l'archevêque François de Sourdis du 22 mai 1618 indique le mauvais état de l'édifice :"la voûte de l’église est toute crevassée et n’est soutenue que par quelques bois et qu’elle menace ruine." En 1702, l'église est toujours en mauvais état. L’archevêque signale que le clocher a été démoli vers 1700 et que la cloche est installée sur des piliers, rendant le lieu "indécent et empêche le service divin". Vers 1760, l'église est interdite.

Au lendemain de la Révolution, à la suite de l’établissement des communes et du nouveau découpage des circonscriptions ecclésiastiques, la paroisse, alors nommée Saint-Seurin de Touveyras, est une annexe de celle de Bayon.

Au cours de la première moitié du 19e siècle, l’ancienne église, décrite comme un édifice d’environ 8 mètres sur 4, est délabrée et menace ruine.

Après de longues démarches, l'église est érigée en succursale par décret ministériel de l’Instruction publique et des cultes du 24 mars 1855. L’arrêté sous-préfectoral du 5 juillet 1858 autorise la reconstruction de l’édifice. La nouvelle église est alors bâtie à distance de l'ancienne, à l’est du bourg, selon les plans de l'architecte J. Hosteing aîné. Les travaux, réalisés avec diligence grâce aux largesses de la propriétaire du château de Laurensanne, Hermine de Bellot, sont achevés en 1861. Une plaque commémorative en son honneur est apposée dans l'église en 1862. La même année, le terrain qui servait d'assiette à l’ancienne église et au cimetière est vendu.

La décoration et l'ameublement de l'édifice sont sans doute achevés dans la décennie : les vitraux sont notamment réalisés par le peintre-verrier bordelais Gustave-Pierre Dagrant, d'après le monogramme figurant sur le vitrail de la chapelle des fonts.

Au cours du printemps 1901, d’importantes réparations sont réalisées au clocher. L’architecte bordelais E. Hosteing en signe le devis et le cahier des charges.

Période(s) Principale : Moyen Age , (détruit)
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1861, daté par source
Auteur(s) Auteur : Hosteing J., architecte, attribution par source
Auteur : Hosteing E.,
E. Hosteing

Fils de l'architecte Jules Hosteing.


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architecte, attribution par source
Auteur : Dagrant ou Dagrand Gustave-Pierre,
Gustave-Pierre Dagrant ou Dagrand (1839 - 1915)

Né Pierre-Gustave Dagrand en 1839, change son nom en Gustave-Pierre Dagrant en 1889. Peintre-verrier à Bayonne, puis à Bordeaux (7, cours Saint-Jean).


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maître verrier, signature

L’édifice de style néo-roman est bâti en pierre de taille. De plan en croix latine, il est composé d’une nef unique, d’un transept avec chapelles orientées et d’un chevet. La façade est précédée d’un clocher-porche de plan carré, voûté d’ogives. Il est encadré de contreforts et couvert d’une flèche polygonale en pierre avec des clochetons sur les angles. Le chevet est rythmé par des dosserets avec colonnes engagées à chapiteau feuillagé. Les baies sont encadrées de colonnettes. Deux cordons moulurés soulignent horizontalement l’élévation du chevet.

L'accès à la nef s'effectue par un vestibule sous tribune, avec des fonts baptismaux au nord et, au sud, l’escalier desservant la tribune par laquelle on accède au clocher. La nef, longue de trois travées, est voûtée en berceau sur doubleaux. De part et d'autre de l'entrée, dans une niche, sont fixées deux plaques en marbre : celle au sud est dédiée à la mémoire des morts de la Première Guerre mondiale ; celle au nord a été apposée en reconnaissance à mademoiselle de Bellot, pour sa contribution à la construction de l’édifice.

Le chœur, fermé par une grille, est terminé par une abside voûtée en cul-de-four.

Les clés de voûtes des bras du transept sont sculptées d'armoiries. Les chapelles sont voûtées en cul-de-four et percées d’une baie cintrée. Le transept communique avec les sacristies dont celle au nord permet d’accéder à la chaire.

Murs calcaire pierre de taille
Toit tuile creuse
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
cul-de-four
voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans croupe ronde
flèche en maçonnerie flèche conique
Techniques sculpture
Représentations armoiries
Précision représentations

Clés de voûtes des bras du transept : au sud, armoiries du cardinal Donnet : d'azur à la bande d'or, adextrée d'une tour d'argent et sénestrée d'une rose au naturel, le tout surmonté d'un chapeau cardinalice avec les houppes latérales ; au nord, armoiries de la famille de Bellot : d'or à deux lions affrontés de gueules, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent.

Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Visite de l'archevêque à Saint-Seurin de Touveyras, 22 mai 1702

    AD Gironde, G 640.

    53. 27 mai 1702 – Saint-Seurin de Touveiras en Bougès

    "Le samedi vingt septième mai mil sept cent deux nous sommes allés visiter l’église paroissiale Saint-Seurin de Touveiras en Bourgès vu nous avons été reçu aux formes ordinaires par le sieur [Carquier] du diocèse d’Auch qui en est le curé et après avoir fait notre prière nous avons commencé à visiter le saint sacrement est avons trouvé que le dedans du tabernacle n’est étoffé au-dedans qu’[on/au] [fonds], que la pierre sacrée n’est pas enchâssée, que le sanctuaire est dépavé en plusieurs endroits, que le confessionnal qui n’est qu’à deux places n’a point de portière, que les fonts baptismaux n’ont ni dais ni d’image de saint Jean et que le cimetière est [?] ouvert nous a été exposé que le clocher qui menaçait ruine [?] démoli il y a deux ans, et qu’on tient du [depuis] la cloche sur des [piliers] au [bout] de l’église ce qui est fort indécent et empêche le service divin, que la fabrique n’a aucun revenu, nous a été représenté par Isabeau [Sanosine] femme de Pierre Landrau un titre de sépulture accordé à Marguerite Lambert veuve d’Antoine Landrau par monsieur [Foxet] préposé par monseigneur de Sourdis pour accorder les titres de bans et de sépulture dans les archiprêtrés de Bourg et de Blaye le 15 mars 1605, nous a été aussi représenté un autre titre de sépulture par Jean Roy, accordé à [autre] Jean Roy par monseigneur de Béthune le 29 avril 1665, avons appris que le sieur [Carquier] curé est décimateur en seul, qu’il y a environ trente cinq communiants, que les [deniers] peuvent valoir environ deux cent livres que la cure est à la collation de monseigneur l’archevêque, et qu’il n’y a pas de maison presbytérale.

    Vu le procès verbal de visite de l’église paroissiale de Saint-Seurin de Touveiras en Bougès du samedi vingt septième mai mil sept cent deux, oui et ce requérant notre promoteur avons ordonné que le dedans du tabernacle sera entièrement garni d’une étoffe de soie, que la pierre sacrée sera enchâssée, que le sanctuaire sera pavé dans les endroits nécessaires, qu’au confessionnal il y aura une portière devant la place du confesseur qu’au dessus des fonts baptismaux il y aura un dais avec une image de saint Jean et que le cimetière sera fermé de portes grillées, avons confirmé un titre de sépulture accordé à Marguerite Lambert veuve d’Antoine Landrau par monsieur [Foxet] préposé par monseigneur de Sourdis pour accorder les titres de bans et de sépulture dans les archiprêtrés de Bourg et de Blaye le 15 mars 1605 comme aussi nous confirmons un autre titre de sépulture accordé à Jean Roy par monseigneur de Béthune le 29 avril 1665".

  • AD Gironde. Dépouillement de la sous-série 2 V 250

    - 31 juillet 1825 – courrier de la commune de Saint-Seurin-de-Bourg à l’archevêché : "Le maire de la commune de Saint-Seurin-de-Bourg a l’honneur de demander l’autorisation de votre Grandeur, pour remettre en service le cimetière de l’ancienne paroisse de Saint-Seurin-de-Touveiras, qui appartient à la commune de Saint-Seurin-de-Bourg ; y ensevelir les morts de cette commune ; et pouvoir inviter messieurs les curés de Bourg et de Bayon qui se partagent respectivement notre service paroissial à tenir dans ce cimetière les obsèques des fidèles.

    La commune de Saint-Seurin-de-Bourg se compose, pour un quart de l’ancienne paroisse de Saint-Seurin-de-Touveiras unie aujourd’hui à celle de Notre-Dame de Bayon ; et pour les trois quarts, d’une portion assez considérable de l’ancienne paroisse de Saint-Pierre de Camillac unie aujourd’hui à celle de Saint-Gérons de Bourg.

    L’ancienne paroisse de Saint-Seurin-de-Touveiras, qui ne fait à peu près que le quart de notre population, s’étend entre Bourg et Samonac, et fait comme une lisière autour de Camillac et la Libarde, ne touchant que par un bout à l’une des extrémités de Bayon. L’union de cette partie de notre commune à Bayon répugne à la disposition des lieux pour le service paroissial. C’est un grand travail que de porter les morts au cimetière de Bayon ; et les vivants fréquentent d’avantage les églises de Bourg et de Samonac.

    Notre plus grande population, c'est-à-dire les trois quart au moins de nos habitants, sont établis dans une partie de l’ancienne paroisse de Camillac, convenablement unie à Bourg pour le service paroissial. Cette portion plus considérable de notre commune et de notre population, recevait la sépulture dans le cimetière de Camillac, quoiqu’ils ne fussent pas de la même commune, comme un droit immémorial que le nouveau partage du territoire français par communes n’avait nullement interrompu parce que Camillac n’avait pas cessé d’être une paroisse.

    Cependant après avoir toujours jouis du droit de sépulture dans le cimetière de Camillac, et même depuis vingt deux ans sous le régime des communes, M. le maire et le conseil municipal de la commune de Bourg se trouvant posséder le territoire de ce cimetière par leur union avec une portion de Camillac pour n’être ensemble qu’une seule et même commune. Nous font savoir que le vingt huit juillet qu’ils n’ouvriront plus leur cimetière de Camillac à ces trois quart de notre population de tout temps paroissiens de Camillac : s’appuyant sur le principe que le cimetière de Camillac appartient à Bourg ; que formant la commune de Saint-Seurin, nous ne sommes pas de la commune de Bourg ; que chaque commune doit pourvoir à l’inhumation de ses morts.

    En vain la commune de Saint-Seurin-de-Bourg réclamerait elle son droit au cimetière de Camillac : dans l’extrémité où elle se trouve, par refus de messieurs de Bourg, qu’elle n’appellera pas devant les autorités pour contester la justice de leur procédé, il est plus expédient à la commune de Saint-Seurin-de-Bourg de rétablir le service du cimetière de Saint-Seurin-de-Touveiras qui lui appartient et dont elle a la libre procession et jouissance.

    Ce cimetière de Saint-Seurin-de-Touveiras se trouve à peu près au centre de la commune de Saint-Seurin-de-Bourg, d’une étendue proportionnée à la population, fermé à moitié par de hautes et bonnes murailles, et dans son autre moitié par une élévation de terres garnies de haie vive, la base et le fondement de la croix subsiste encore, et les murailles de l’église debout et en bon état fourniront toutes les facilités d’en rétablir une portion, en forme de chapelle où pourront se faire toutes les cérémonies religieuses, et même la célébration de la Sainte messe pour les obsèques.

    Ce considéré Monseigneur et vu qu’il y a urgence, car par le refus que nous éprouvons du cimetière de Camillac, nous ne savons pas où ensevelir nos morts ; il plaira à notre Grandeur, nous autoriser à reprendre le service du cimetière de Saint-Seurin-de-Touveiras qui nous appartient pour ensevelir les morts de notre commune de Saint-Seurin-de-Bourg ordonnant à messieurs les curés de Bourg et de Bayon de se transporter au besoin au dit cimetière pour y célébrer les obsèques des fidèles, habitants de cette commune de Saint-Seurin-de-Bourg dépendant respectivement de leurs paroisses pour le service paroissial".

    - 25 juillet 1831 – courrier du curé de Bayon à l’archevêque : "Une partie de la commune de Saint-Seurin est réunie pour le spirituel, à celle de Bayon. Cette annexe n’a ni église ni chapelle, elle possède seulement un ancien cimetière très petit et dans un état tout à fait inconvenant. Rien, pas même une croix n’indique que ce lieu soit consacré à un usage religieux. Une maison qui l’avoisine y a un droit de passage fondé sur des titres ou sur une espèce de prescription au point qu’il ne peut être clos du côté du couchant comme le prouve une porte de communication très ancienne et très grande. Depuis environ quarante ans il a été employé à des usages profanes, il a même servi de basse-cour au plus proche voisin qui le regardait naguère comme sa propriété. Mu par ces considérations, monseigneur d’Aviau le frappa d’interdiction, malgré mes recherches, j’ignore s’il l’est encore.

    Ceux des habitants de Saint-Seurin réuni à Bayon ont toujours été inhumés dans le cimetière de mon église, sans opposition des deux autorités locales.

    Il y a environ huit mois que les choses ont changé de face malgré les justes réclamations de cette fraction de ma paroisse. M. le maire de Saint-Seurin veut que les inhumations se fassent dans ce cimetière auquel il a fait faire une réparation très insignifiante. J’ai cru nécessaire de solliciter de l’autorité civile une décision sur ce point, M. le sous-préfet de Blaye n’a pas voulu prononcer sur cette affaire en conséquence il a envoyé ma demande à M. le préfet qui doit prochainement donner une réponse.

    Après cet exposé sur la vérité, je vous prie monseigneur, dans l’intérêt de la religion et de ce petit nombre de paroissiens d’avoir la bonté de recommander cette affaire à ce digne administrateur et de lui demander que, dans le cas que je ne sois pas fondé dans les réclamations, il daigne du moins inviter M. le maire de Saint-Seurin d’accorder la faculté d’inhumer dans ma paroisses ceux qui pourraient à l’avenir lui en faire la demande en alléguant de justes motifs."

    - 25 avril 1832 – courrier du curé de Bayon à l’archevêque : "Le cimetière de Saint-Seurin-de-Bourg, annexe de Bayon, a été dans le temps frappé d’interdit. L’état d’indécence et de dégradation dans lequel il était alors [?]. M. le maire de cette commune, secondé des habitants vient de lui rendre toute la décence possible.

    En conséquence je supplie votre Grandeur de lever cet interdit tel est le vœu de toute la population de cette annexe et le mien en particulier."

    - 7 août 1832 – courrier du ministère de l’instruction publique et des cultes à l’archevêque de Bordeaux : "Par la circonscription approuvée le 28 août 1808, la commune de Bourg a été érigée en cure, ayant pour dépendance Camillac et Libarde.

    Celle de Bayon a obtenu le titre de succursale et Saint-Seurin lui est réunie. [...] La commune de Saint-Seurin continuera de faire partie de la succursale de Bayon conformément au tableau de circonscription des cures et succursales de votre diocèse approuvée le 28 août 1808."

    - 27 août 1832 – autorisation du cardinal Donnet d’utiliser le cimetière : "Nous levons l’interdit porté contre le susdit cimetière et autorisons M. le curé de Bayon, à se tenir dans la forme voulue par le rituel de notre diocèse."

    - 17 septembre 1837 – lettre du maire Louis Pascault à l’archevêque de Bordeaux : "La commune de Saint-Seurin-de-Bourg possède une église à laquelle je fais faire chaque jour quelques réparations et que M. le curé de Bayon est chargé de desservir. [...] Depuis longtemps, l’église de Saint-Seurin avait été abandonnée [...]. La commune de Saint-Seurin avait été réunie à celle de Bayon pour le spirituel [...]."

    - 15 novembre 1837 – lettre du curé Prompt à l’archevêque : "En effet, cette petite chapelle très rapprochée de Bayon, d’une longueur de 4 mètres sur une longueur de 8, peut à peine contenir le dixième de la population ; elle est dans un état de délabrement complet et menacée d’une ruine totale et prochaine ; située dans un lieu désert et peu central, les trois quarts des fidèles donneront toujours la préférence à la succursale, en raison de la proximité de leurs habitants, et de la facilité des communications".

    - 31 mars 1855 – décret du 24 mars 1855 d’érection en succursale de l’église de Saint-Seurin.

  • Registre de délibérations du 7 janvier 1847 au 23 décembre 1877, AM de Saint-Seurin-de-Bourg

    Délibération relative à la construction de l'église, 22 mai 1860 : "M. le maire rappelle au conseil municipal que les ressources réalisées pour la reconstruction de l'église n'ayant pas été suffisantes réaliser pour en acquitter intégralement le prix, la commune a été dans la nécessité d'ajourner certains travaux dont le chiffre s'élève à 3620 Fr mais que la commune et Mlle de Bellot qui se sont déjà imposées de si grands et louables sacrifices seraient désireux que l'édifice religieux en cours d'exécution et d'un si haut intérêt pour touts les habitants s'achevât en entier en ce moment afin d'éviter des dépenses bien plus considérables si l'ajournement de ces travaux était maintenu. A cet effet, monsieur le maire propose de demander à monsieur le préfet l'autorisation d'affecter à l'exécution des travaux dont il s'agit les fonds en réserve jusqu'à ce jour seulement pour l'instruction primaire, attendu que ces fonds sont devenus sans emploi et sans utilité depuis que Mlle de Bellot a fondé à Bourg une école dirigée par les frères de la doctrine chrétienne où tous les enfants sans exception des communes de Bourg et de Saint-Seurin-de-Bourg sont admis gratuitement. [...] Le conseil municipal adopte à l'unanimité".

  • Description complémentaire

    Vitraux :

    Les vitraux représentent du nord au sud : saint Joseph, la Vierge et saint Seurin.

    - chapelle dédiée à la Vierge : un cœur enflammé transpercé d’une épée avec trois colombes.

    - chapelle du Sacré-Cœur de Jésus : un cœur enflammé ceint d’épines et de trois cœurs enflammés avec des ailes.

    - chapelle des fonts : décor géométrique et végétal ; signature "G.P. / DAGRANT / BORDEAUX".

    Mobilier :

    - Maître-autel : marbre, table avec colonnettes jumelées aux angles, tabernacle avec gradin et chandeliers. Le couronnement du tabernacle représente une ville fortifiée flanquée de tours, symbolisant la Jérusalem céleste.

    - Chaire à prêcher : bois, sur une colonne, cuve polygonale, abat-voix.

    - Statues en plâtre peint :

    - à l’angle nord du chœur : saint Seurin, signature : PEAUCELLE – COQUET / 13 R. PIERRE – LEROUX / PARIS.

    - à l’angle sud du cœur : Jeanne d’Arc, signature : PEAUCELLE – COQUET / R. PIERRE – LEROUX. 13/ PARIS.

    - transept nord : Joseph avec l’Enfant, signature : BRISSON Fres / BORDEAUX

  • Plaque commémorative à Hermine de Bellot, conservée dans l'église de Saint-Seurin-de-Bourg

    TEMOIGNAGE / DE RECONNAISSANCE ET DE VENERATION / A MADEMOISELLE / HERMINE DE BELLOT / POUR LES BIENFAITS ET LES BONNES OEUVRES / DONT ELLE A DOTE / LA COMMUNE DE ST-SEURIN-DE-BOURG / EN FAISANT CONSTRUIRE A SES FRAIS / CETTE EGLISE LE PRESBYTERE ET LA MAISON / DES FRERES DES ECOLES CHRETIENNES. / SON NOM SERA BENI A JAMAIS / PAR LES GENERATIONS FUTURES / COMME IL EST PAR CELLE D'AUJOURD'HUI. / DELIBERATION DU CONSEIL MUNICIPAL / DU XVI NOVEMBRE MDCCCLXII / Jn Bte BERTEAUD MAIRE / Jn BARATEAU ADJOINT / Ls BERTEAUD Jn DUMENIEU Pre ROY Jn ROY / Jn ARNAUDIN Pre FAURE Jques BERTIN / CLt PRIOLEAU CURE.

  • Biographie d'Hermine de Bellot, d'après Victor de Segur-Cabanac, 1908

    SEGUR-CABANAC Victor, comte de. Histoire de la maison de Ségur dès son origine 876. Marquis, comtes et vicomtes de Ségur en Limousin, en Guienne, en Périgord, en L'Ile de France, en Champagne, en Autriche et en Hongrie. Brünn : la famille (éditeurs), 1908, p. 113-117 :

    "Joseph-Marie Vicomte de Ségur, chevalier de Cabanac (1744-1815) marié à Catherine de Basterat. Ils ont eu 7 enfants dont Eugénie de Ségur (1784) qui se marie à Jean-Baptiste-Joseph de Bellot et ils ont deux filles dont : Mademoiselle de Bellot, présidente des Dames Trésorière du Petit Séminaire (1853-1884). Marie-Thérèse-Caroline-Hermine de Bellot naquit à Bordeaux le 20 juillet 1813 ; elle était fille de Jean-Baptiste-Joseph de Bellot, ancien officier de marine et de Marie-Thérèse-Nicolle Eugénie de Ségur-Cabanac. [...] Elle fut une des premières élèves des Dames du Sacré-Cœur, établies alors au Sablonat. Vers l’âge de dix-huit ans, elle tomba gravement malade et dut sa guérison au Sacré-Cœur de Jésus. Le dernier jour d’une neuvaine, alors qu’on désespérait de la sauver, pendant que sa mère, sa sœur et sa famille assistaient à la messe de clôture, elle se leva seule et se rendit à Saint-André où se disait la messe [...]. Guérie par une grâce spéciale du ciel, la jeune fille se donna tout à Dieu sans aucune réserve et sa vie devint l’édification de tous ceux qui la connaissaient. Toutes les œuvres de la ville devinrent l’objet de son zèle et de son activité : œuvre des églises pauvres, qu’elle avait fondée, et à laquelle elle tenait beaucoup [...]. Elle fit aussi bâtir l’église, le presbytère et l’école de Saint-Seurin de Bourg, paroisse où était située sa propriété de Laurensanne. [...] elle mourut à Bordeaux le 20 décembre 1895."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Visite de l'archevêque à Saint-Seurin de Touveyras, 22 mai 1702.

    Archives départementales de la Gironde : G 640
  • Fonds de l'archevêché, doyennes, doyenné de Bourg. Érection de Saint-Seurin-de-Bourg en succursale, 1825-1855.

    Archives départementales de la Gironde : 2 V 250
  • Registres des matrices cadastrales de Saint-Seurin-de-Bourg, 1853-1913.

    Archives départementales de la Gironde
  • Décret du ministère de l'instruction publique et des cultes qui érige l'église en succursale,24 mars 1855.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3568
  • Correspondance entre le sous-préfet et le préfet relative à l'approbation du projet de reconstruction,5 juillet 1858.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3568
  • Certificat de réception définitive des travaux de reconstruction de l'église,10 juin 1861.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3568
  • Devis et cahier des charges pour les réparations au clocher,30 avril 1901.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3568
  • Procès verbal de réception définitive des travaux de réparations au clocher de l'église,8 juillet 1902.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3568
Documents figurés
  • Plan cadastral de Saint-Seurin-de-Bourg, 1821.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 475
Bibliographie
  • BIRON REGINALD, GIRAUDIN, BRUTAILS J.A. Précis de l'histoire religieuse des anciens diocèses de Bordeaux et Bazas. Bordeaux : Biere, 1925.

    Archives départementales de la Gironde : BIB PF 2273
  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

Périodiques
  • VALETTE Jean. « Le Bourgès en 1618. Etat de la vie religieuse à partir des visites paroissiales ». Les Cahiers du Vitrezay, 1992, n° 81.

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Bordes Caroline - Beschi Alain