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Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption

Dossier IA40001581 réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Notre-Dame-de-l'Assomption
Parties constituantes non étudiées cimetière
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Baigts
Cadastre : 2014 G 87

Selon une hypothèse sujette à caution, l'église serait construite sur une ancienne motte castrale, à l'emplacement d'un château édifié "pour les seigneurs de Caupenne". L'édifice actuel a été érigé dans les premières décennies du XIIe siècle, comme l'indiquent le plan et les dispositions de son chevet, dont les dissymétries et singularités ont été mises en lumières par Jean Cabanot (1987). Le vaisseau un peu plus large qui le prolonge à l'ouest présente encore dans sa partie orientale un bel appareil régulier contemporain de celui du chevet. Le reste de la nef fut en revanche remanié à diverses reprises, comme en témoignent les baies (fenêtres, porte à linteau appareillé) du mur sud, d'une hétérogénéité révélatrice de campagnes successives. La tour-clocher massive élevée à l'extrémité occidentale est difficilement datable, mais remonte peut-être aux périodes de troubles de la Guerre de Cent Ans. En 1569, l'église subit des dommages lors de l'expédition des huguenots de Montgommery. La construction d'un collatéral sur le flanc sud de l'édifice dut intervenir au XVIIe siècle, époque où fut probablement édifié le grand escalier qui mène à l'église depuis la place du village au sud-ouest. Les derniers ajouts importants sont apportés au siècle suivant avec la construction d'un porche et la réfection de la porte occidentale (dont la clef porte la date 1746). Les siècles suivants n'apportent plus que des modifications mineures : reconstruction en 1910 du beffroi du clocher par le charpentier Jean-Baptiste Soubin sur des plans de l'agent-voyer Jean Temboury, et de la voûte de la nef en 1941-1942 après son effondrement au début de la Seconde Guerre.

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : 17e siècle , (?)
Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1746, porte la date
1910, daté par source
1941, porte la date
Auteur(s) Auteur : Temboury Jean,
Jean Temboury

Agent voyer à Mugron dans la première moitié du XXe siècle ; transforme la mairie de Mugron (1884) en foyer municipal en 1930-1933.


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agent voyer, attribution par source
Auteur : Soubin Jean-Baptiste,
Jean-Baptiste Soubin

Charpentier à Horsarrieu (canton d'Hagetmau) au début du XXe siècle.


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charpentier, attribution par source

L'église est implantée sur une butte au milieu de l'ancien cimetière ; un grand escalier y donne accès depuis la place du village au sud-ouest. Le chevet roman semi-circulaire, la partie la plus ancienne de l'édifice, est bâti en bel appareil régulier (nombreuses marques de tâcherons). Il est raidi par cinq contreforts dont la disposition irrégulière (qui a entraîné celle des percements) s'explique, selon Jean Cabanot, par la nécessité de renforcer l'ouvrage sur son flanc nord, érigé sur le bord de la butte. Le seul décor est constitué par un mince bandeau à billettes au tiers supérieur de l'élévation et par cinq modillons subsistants. Le vaisseau principal, un peu plus large que le chœur, présente dans sa partie orientale un appareil similaire à celui du chevet, mais la majeure partie de l'élévation, remaniée à plusieurs reprises, montre moins de soin. Ce vaisseau ouvre au sud par deux grandes arcades appareillées en plein cintre, reposant sur de massifs piliers carrés, sur un collatéral légèrement plus court, bâti en moellon calcaire mêlé de brique. Les deux vaisseaux sont couverts de plafonds à doucine en plâtre (1941). La totalité des baies en plein cintre des deux vaisseaux et du chœur a été refaite au XIXe siècle. Le massif occidental est constitué par une tour-clocher de plan carré, construite en moellon, présentant une retraite à mi-hauteur et couronnée d'un beffroi moderne de plan octogonal, essenté d'ardoise et percé de baies jumelées sur quatre de ses faces. Un porche (1746) couvert en appentis est adossé à la face occidentale de la tour ; ouvert sur ses faces nord et sud par des arcades en plein cintre, il comporte une pièce à l'étage.

Murs calcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile creuse mécanique, ardoise
Plans plan allongé
Étages 2 vaisseaux
Couvrements lambris de couvrement
Couvertures toit à longs pans croupe ronde
appentis
toit en pavillon
Techniques peinture
Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Extraits de la monographie paroissiale de Baigts, par le curé J.M. Farthouat, 22 août 1888

    Extraits de la monographie paroissiale de Baigts, par le curé J.M. Farthouat, 22 août 1888 (AD Landes, 16 J 18 b) :

    Le nouveau cimetière date de 1882. L'ancien, mentionné en 1679, était situé au nord et à l'est de l'église.

    Le presbytère a été construit en 1867 par la commune.

    La paroisse possède trois confréries : du Saint-Sacrement (fondée en 1833), du Scapulaire (1833) et du Rosaire (1864).

    "Section deuxième - Archéologie. Première partie. Bâtiments religieux."

    "Église très ancienne" sous le vocable de la Vierge de l'Assomption. Le clocher est une tour carrée avec une flèche en bois et un dôme en partie en bois et en ardoises.

    "Il y a deux cloches, dont la principale, refondue en 1858, porte l'inscription suivante : Je me nomme Marie Joseph St Roch. Parrain, M. Prosper Napias. Marraine Mademoiselle Marie-A. Bustarrat. M. Farthouat curé. M. François Testelin maire. M. Cazeils adjoint. Louis Delestan fondeur à Dax 1868. On lit sur la seconde, qui est plus petite et qui date de 1879 : Je me nomme Assomption. Parrain S.J.C.M. Marraine Augustine Dupouy. Prosper Napias maire. Cazeils adjoint. Ursulin Dencausse fondeur à Tarbes, breveté S.G.D.G."

    Nef : "cette voûte a été quelque peu décorée en 1864, en même temps que la nef et le sanctuaire [...]." Le bas-côté "était autrefois dédié à St Roch. Mais en 1877, époque où il a été modifié et décoré, il fut dédié au Sacré-Cœur par la pose d'une belle statue qui fut bénite par Mgr Delannoy à l'époque de sa première tournée pastorale dans cette paroisse [...]."

    "Le chœur [...] a un arc triomphal : il est tout simple, sans ornements, portant en haut, sur le devant, le chiffre 1780, époque où probablement il avait reçu quelque réparation. Le fond du chœur est circulaire, caché jusqu'en haut par une boiserie ancienne [...]. L'autel adossé à la boiserie est en bois comme elle, et date probablement de la même époque. [...] La sacristie ne renferme aucun objet d'art. [...]"

Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de Baigts, 1888.

    Archives départementales des Landes : 16 J 18 b
  • Église (1825-1912).

    Archives départementales des Landes : 2 O 202
  • Réparation du clocher, refonte de deux cloches (1824-1893), acquisition d'ornements et de chandeliers (1876).

    Archives départementales des Landes : 70 V 26/3
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (9 mars 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 26/5
  • Dons et legs à la fabrique (1835-1892) : Marie-Virginie Ramonbordes épouse Sepz (1835), Jeanne Dupérier veuve Zelich (1841-1842), Marie Duburgue veuve Sepz (1863-1868), Jean-Louis-Aimé Letailleur (1868-1870), Marie Napias veuve Saint-Martin (1878-1889), Caroline Laporte veuve Vidal (1891-1892).

    Archives départementales des Landes : 70 V 26/6
  • Comptes de la fabrique (1840-1905).

    Archives paroissiales, Baigts
  • Registre du bureau et divers (XIXe siècle).

    Archives paroissiales, Baigts
  • Papiers divers (1892-1952).

    Archives paroissiales, Baigts
Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 11-13

Liens web

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