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Église paroissiale Notre-Dame de l'Assomption d'Échourgnac

Dossier IA24001213 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Vocables Notre-Dame de l'Assomption
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Montpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
Adresse Commune : Échourgnac
Cadastre : 1844 D2 241 ; 1958 AB 16-17

Le lieu est une première fois cité dans le cartulaire de la Sauve Majeure en 1090 ("Eschourniago"). La première mention de l'église "Santa Maria de Escaurnaco" date de 1108, lorsque Guillaume d'Auberoche, évêque de Périgueux, la donne à l'abbaye de la Sauve-Majeure (diocèse de Bordeaux) ; elle dépendait alors du prieuré de Champ Martin. En 1169, le pape Célestin III renouvelle la protection pontificale déjà accordée par le pape Lucius.

La visite canonique de 1688 indique : "sanctuaire lambrissé, carrelé, mal vitré. La nef sans lambris, mal pavée, ny vitres. Cymetière ouvert profané par les passages. Maison commode, jardin et pré". Sur le plan cadastral de 1846, l'église présente un plan allongé, constitué d'un vaisseau se prolongeant par un chevet plat (vraisemblablement flanqué d'une sacristie et d'une pièce en pendant). A la fin du 19e siècle, la commune hésite entre un projet de reconstruction ex novo et un projet de reconstruction partielle, concernant uniquement le chevet et le clocher. La seconde proposition a été retenue : en 1903, l'architecte Guillaume Clément réalise un devis dans lequel figurent plans et élévations. Les travaux sont achevés en 1934.

Période(s) Principale : 12e siècle , (détruit)
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Clément Guillaume, architecte, attribution par source

L'église paroissiale Notre-Dame de l’Assomption d’Échourgnac est implantée à la croisée des deux routes départementales 38 et 708. L’édifice est légèrement désaxé vers le sud. Son plan est simple : un vaisseau unique se prolonge par un avant-chœur doté de deux chapelles latérales, ouvrant sur le chevet à trois pans. L‘ensemble est construit en moellons grossiers de grande dimension couverts d'un enduit, la pierre de taille étant réservée à l’encadrement des baies et aux contreforts. La nef et les chapelles sont couvertes par une toiture à longs pans, les parties orientales par une croupe polygonale ; elles sont protégées par de la tuile mécanique. L'appentis de la sacristie est en tuile creuse. A l'ouest, le clocher-porche à deux étages s'achève par une flèche de pierre octogonale à égout retroussé de plan carré. La nef est voûtée en berceau plein-cintre et, l’avant-chœur, couvert d'une fausse voûte d'arêtes. Quant à l’abside à trois pans, elle comporte des colonnes d'angle recevant les nervures du voûtement, colonnes de même profil que celles qui habillent les angles du vaisseau.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
Toit pierre en couverture, tuile mécanique, tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
fausse voûte d'arêtes
Couvertures toit à longs pans croupe
flèche en maçonnerie flèche polygonale
appentis
Techniques vitrail
Représentations Bon Pasteur
Précision représentations

Vitrail ornant le portail de l'église, représentation du Bon Pasteur.

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Projet de restauration de l'église Notre-Dame de l'Assomption d’Échourgnac, 1903 (architecte Guillaume Clément).

    Archives départementales de la Dordogne : 12 O 181
  • Archives diverses.

    Archives départementales de la Dordogne : Fonds Pommarède
Documents figurés
  • Carte de Cassini, feuille n° 70, levée et publiée à partir de 1756, ech. 1/86 400.

  • Carte de Belleyme, planche n°14, 1762-1783.

  • Plan cadastral napoléonien d'Échourgnac, 1846. Section Le Bourg, feuille D2.

  • IGN. Carte topographique de la France à 1/50 000 : Montpon-Ménestérol. Série orange, feuille 1735. 2e éd., Paris, IGN, cop. 1981.

Bibliographie
  • BERTHELÉ Joseph, BRUGIÈRE Hippolyte. Exploration campanaire du Périgord. Périgueux : Impr. de la Dordogne, 1907.

    p. 344.
  • CARLES Alcide. Dictionnaire des paroisses du Périgord. Bayac : Editions du Roc de Bourzac, 1884, réédition 1986.

    p. 260.
  • CIROT DE LA VILLE. Histoire de l'abbaye de la Sauve-Majeure en Guienne. Bordeaux, 1844-45.

    t.II, p. 8, 380.
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 106.
  • HIGOUNET Charles, HIGOUNET-NADAL Arlette. Grand cartulaire de La Sauve-Majeure. Fédération historique du Sud-Ouest, 1996 (Études et documents d'Aquitaine).

    t. II, p. 641, 658-659.
  • POMMAREDE Pierre. Le Périgord oublié. Périgueux : Fanlac, 1977.

    p. 114.
  • SECRET Jean. Les églises du Ribéracois. Périgueux : éditions Fontas, 1958.

    p. 43.
Périodiques
  • ROUX Joseph. "Visite canonique du diocèse de Périgueux en 1688", Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, t. LVI, 1929.

    p. 218.
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