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Église Notre-Dame

Dossier IA33002826 réalisé en 2010

Fiche

Vocables Notre-Dame
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Arcins
Cadastre : 2009 B 267

L'église, qui occupait autrefois l'emplacement du cimetière actuel, au sud du bourg et en bordure du marais, figure comme un édifice à chevet plat sur la carte Trudaine et le plan cadastral de 1826. En dépit de différents travaux réalisés en 1810, l'édifice demeure insalubre.

En 1838, le conseil municipal décide de la reconstruction de l'église, sur un nouvel emplacement aligné sur l´axe Pauillac-Bordeaux et sur un terrain échangé par M. Arnaut contre celui de l´ancien édifice, afin d´y établir sa sépulture familiale. Le projet est établi selon les plans d'Escarraguel (les lettres E.L.G. sur la clé de voûte du narthex pourraient correspondre au monogramme de l'architecte Louis Grégoire Escarraguel).

En 1841, selon une ordonnance du roi Louis-Philippe, Arcins, qui dépendait de Lamarque, obtient l´autorisation d'ériger l'église en succursale. L´église est bénite par le cardinal Donnet dans les années 1840.

En 1888, des réparations sont réalisées au clocher. Les vitraux font l´objet de réparations au milieu du 20e siècle.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Escarraguel Louis Grégoire,
Louis Grégoire Escarraguel (1815 - 1863)

Ingénieur civil à Bordeaux. Signe "l'architecte" sur le projet du presbytère de Saint-Christoly-Médoc en 1839.


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ingénieur civil, attribution par source

Édifice de style néo-classique, l'église présente une façade occidentale avec 4 pilastres adossés soutenant un entablement surmonté d´un fronton sculpté, formant un avant-corps saillant. L´ensemble, couronné d´un second fronton triangulaire, est surmonté d'un clocher polygonal couvert d'un toit à l'impériale.

Les élévations latérales sont rythmées d´arcades percées en leur sommet par des fenêtres en plein cintre. Le chevet est semi-circulaire encadré par deux sacristies sous appentis ornées d'une génoise.

La nef à vaisseau unique, comptant 5 travées, est voûtée en berceau plein cintre et rythmée par des doubleaux caissonnés de fleurs, retombant sur des pilastres ; elle se termine par une abside en cul-de-four, percée par un oculus apportant une lumière zénithale. Les baies de la nef sont percées dans le départ de la voûte. L´entrée est formée d´un narthex à voûte plate ornée d´une clé, des fonts baptismaux et d´une annexe. Les escaliers situés derrière les fonts mènent à une tribune encadrée de médaillons et d´oculi sculptés, puis au clocher. Les murs de la nef sont en bossage continu.

Le chœur fermé par une grille se compose de l´autel principal et de deux autels secondaires, l´un dédié à saint Joseph, l´autre au Sacré-Cœur. Il porte un décor d'architecture feinte et la voûte de l´abside est illustrée du Couronnement de la Vierge, encadré par les donateurs de l´église. La clé de voûte du narthex est formée de trois initiales : E. L. G. Quant à l´arc-triomphal, des portraits en médaillons de prophètes sont peints sur le rouleau. Sur les murs de la nef sont accrochés différents tableaux, notamment un chemin de croix, mais également des statues comme un saint Roch en bois polychrome.

La sacristie est équipée d´une cheminée.

Murs calcaire
pierre de taille
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
cul-de-four
voûte plate
Couvertures toit à longs pans
toit à l'impériale
appentis
pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre
Techniques sculpture
peinture
vitrail
Représentations ove denticule palmette Couronnement de la Vierge pilastre fronton tables de la Loi livre torche croix ciboire encensoir hostie burette AM
Précision représentations

Une frise régnante dans toute la nef est ornée de palmettes et de denticules. Elle est soutenue par des pilastres parés d'oves. La cheminée de la sacristie porte les initiales mariales : AM. Dans les oculi de la tribune sont représentés les portraits de saint Bertrand de Comminges et de Jeanne de Valois. Le fronton de la façade occidentale est sculpté des trophées relatifs à la messe : les tables de la loi, les évangiles, deux encensoirs, un ciboire avec un goupillon, une hostie dans un calice symbolisant l´eucharistie, deux croix et une torche, le tout dans une nuée et surmontée du symbole de l´esprit saint. Une horloge est aménagée au centre du fronton.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Extraits de références documentaires

    Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : Inventaire du mobilier de l'église, 24 mai 1807.

    "Le mobilier de notre église fut acheté du produit d'une souscription volontaire de mon prédécesseur il en remit le montant à Monsieur Alaric prêtre qu'il fit lui-même l´emplette des objets dont l'état est ci-joint (...) Soleil argenté / custode argenté / encensoir avec [ ? ] / Le [ ? ] ou cartes dorées / christ argenté / 5 nappes et 2 autres / sac pour porter les saintes viatiques y compris l´étole surplis échoppe".

    Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : Inventaire du mobilier redoré, 14 août 1816.

    "Tabernacle / gradin / 6 chandeliers en bois dorés / 6 vases artificiels avec fleurs / 6 boites en cartons pour les bouquets sont dorés par Michaud, doreur à Bordeaux. D'autres réparations sont réalisées par le maçon Monié".

    Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : Correspondance relative au projet de reconstruction de l'église sur un autre emplacement, 6 avril 1837.

    Lettre au préfet relative à la nécessité de reconstruire l´église : "car je puis vous assurer M. le préfet 1° qu'elle est sur le bord du marais, 2° elle est si éloignée du bourg, 3° qu'il existe dedans une humidité si forte qui s'introduit jusqu'à dans les armoires, 4° que tous les ornements y pourrit".

    Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : Arrêté de construction de la nouvelle église, 18 janvier 1838.

    Délibération du Conseil municipal : arrêté du conseil municipal : faire reconstruire l'église de la commune d'après les plans et les devis de M. Ecaraguel père, établi à Pauillac.

    Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : Proposition d'échange de terrain, 20 janvier 1838.

    Correspondance de M. Arnaut proposant un terrain longeant la route départementale de Bordeaux à Pauillac, en échange du terrain laissé par l´ancienne église dans le cimetière pour y faire une sépulture familiale : la chapelle Saint-Jean.

    Archives communales, Registres des délibérations : 1838 - 11 mai 1858 : Ministère du culte / église paroissiale, juillet 1841.

    Le ministère du culte autorise, en fonction de l´ordonnance du roi, Arcins à ériger une église paroissiale dont les limites sont celles de la commune.

    HUGON, Pierre. Castelnau-de-Médoc et ses environs, statistique du canton. Paris : Res universis, 1992, réimpression de l'édition originale publiée en 1857.

    "L´ancienne église, qui était éloignée du bourg, a été remplacée, en 1840, par une nouvelle église, style dorique et moderne : elle est dédiée à la Ste Vierge, dont on célèbre la fête le 15 août".

    LAROZA, Olivier. Guide touristique, historique et archéologique de Bordeaux et de la Gironde. Pessac : Féret et fils, 1988, 2e éd.

    " (St-Jean, aujourd’hui N.- D.) Canton de Castelnau-de-Médoc. Église 1840, première église bénite en Gironde par Mgr Donnet à son arrivée à Bordeaux. Bénitiers romans, Saint-Roch, bois polychrome (XVIe siècle). Deux reliquaires en bois doré".

    MOUCHEL-dit BINET, Guy. Les églises du Médoc. Canton de Castelnau . Les Cahiers Médulliens, déc. 2008, n°50. p 43

    "Nous poursuivons notre publication des églises du Médoc par le canton de Castelnau, qui s´étend d´est en ouest, de l´estuaire de la Gironde à l´Océan Atlantique et compte 19 communes.

    ARCINS.

    L´église Notre-Dame a été édifiée en 1839-1840. Sa façade ressemble beaucoup à celle de l´église de Pauillac, construite quelques années auparavant, mais elle est de taille plus modeste. Arcins a été le siège d´une importante Commanderie créée par les Templiers.

    Après la dissolution de cet ordre, elle revint aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, puis à l´Ordre de Malte. De nombreuses commanderies dépendaient d´Arcins, en Médoc, en Blayais, dans l´Entre-deux-Mers, et même en Agenais. Il ne reste aucun vestige de cette commanderie, dont l´église détruite en 1820. A l´intérieur, une belle statue en bois polychrome de Saint-Roch portant la coquille des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle".

  • Remarques sur le mobilier de l´église

    - Ensemble de tableaux signés BIRTH et daté de 187[1] représentant : sur le mur nord : Immaculée conception, saint Joseph et l´Enfant Jésus, Christ en croix, un évêque, saint Sylvestre ; au sud : saint Bernard ; saint Louis et la Vierge.

    - D´autres toiles ornent l´église comme, au-dessus de la chapelle baptismale : Baptême du Christ, au dessus du narthex : Madeleine repentante, au sud, au-dessus d´un confessionnal : portrait de saint Bernard.

    - Le mur nord, porte également une plaque commémorative de la Première Guerre Mondiale.

    - Des statuettes complètent le décor, on retrouve au sud : une sculpture en bois polychrome représentant saint Roch, Jeanne d´Arc, saint Jean et saint Luc ; au nord : une Vierge, donation de la famille Pinet, saint Matthieu et saint Marc. Dans le chœur, 4 statuettes d´anges entourent l´autel, 2 sont données par P. Reynaud et 2 par A. Robert.

    - Dans la sacristie, deux reliquaires de sainte Philomène et sainte Pétronille.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Gironde, 3 P 010 / 1-4 : Plan cadastral, 1826.

  • Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : correspondance relative au projet de reconstruction de l'église sur un autre emplacement, 6 avril 1837.

  • Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : Arrêté de construction de la nouvelle église, 18 janvier 1838.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 1838 - 11 mai 1857 : Récapitulatif des démarches pour une nouvelle église, 9 août 1839.

  • Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : Réparations réalisées sur l'ancienne église, 1839 .

  • Archives communales, Registres des délibérations : 1838 - 11 mai 1857 : Ordonnance du roi Louis Philippe, juin 1841.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 1838 - 11 mai 1858 : Ministère du culte / église paroissiale, juin 1841.

  • Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : démolition de l'ancienne église, 1841-1842.

  • Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : Vente des pierres provenant de l'ancienne église, 1842 - 1843.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 1838 - 11 mai 1857 : Réparations de la toiture de l'église, 7 avril 1844.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 26 mai 1878 - 4 octobre 1892 : Réparations urgentes à faire au clocher, 24 juin 1888.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 26 mai 1878 - 4 octobre 1892 : Devis de réparations du clocher, 19 juillet 1888.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 26 mai 1878 - 4 octobre 1892 : Adjudication des réparations du clocher, 7 avril 1889.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 26 mai 1878 - 4 octobre 1892 : Adjudication définitive des réparations du clocher, 5 mai 1889.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 1944 - 1966 : Réparation des vitraux de l'église, 15 novembre 1953.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 1944 - 1966 : Réparation aux vitraux, 29 mai 1965.

  • Archives communales, Registres des délibérations : 1944 - 1966 : Travaux et réparation de l'horloge de l'église, 03 septembre 1965.

Documents figurés
  • Plan cadastral, Section B, dite D'Arcins. encre couleurs, papier, par Barrière (géomètre), 1826 [Archives départementales de la Gironde, 3 P 010 / 1-4].

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