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Domaine de La Paillerie

Dossier IA33006728 réalisé en 2011

Fiche

  • Elévation postérieure au sud.
    Elévation postérieure au sud.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • parc
    • chai
    • cuvage
    • puits
    • hangar agricole
    • logement
    • écurie
    • étable
    • bergerie
    • abreuvoir
    • porcherie
    • pigeonnier
    • borne fontaine
    • fournil
Précision dénomination de maître
Appellations domaine de la Paillerie
Parties constituantes non étudiées parc, chai, cuvage, puits, hangar agricole, logement, écurie, étable, bergerie, abreuvoir, porcherie, pigeonnier, borne fontaine, fournil
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite) - Saint-Ciers-sur-Gironde
Adresse Commune : Braud-et-Saint-Louis
Lieu-dit : Lapaillerie
Cadastre : 1827 D 212, 213, 223, 232 ; 2010 D 1231, 1560, 1562, 1564

Selon une inscription sur la façade principale du logis, le domaine aurait été construit en 1727 par J. Jonas et J. Casse et réédifié en 1797 par A. Jonas et A. Serpaud. L'ensemble des bâtiments est visible sur le cadastre napoléonien de 1827 ; toutefois, une maison (parcelle 227), figurant au nord-ouest du domaine, a aujourd'hui disparu. Selon la matrice cadastrale, le domaine, qui appartient à cette époque à Arnaud Jaunas (ou Jonas, connu comme maire de la commune entre 1800 et 1826), est composé du corps de logis avec une cour (parcelle 212), d'une maison (parcelle 232), d'un parc (parcelle 213), d'un jardin (parcelle 211) et de vignes au sud.

Toujours selon la matrice, la propriété est détenue en 1838 par Xavier Dupont, maire de Braud, puis par Alexis-Edouard Dupont en 1856. Le nom d'un cru à La Paillerie apparaît dans l'édition de Cocks de 1874, pour une production de 30 tonneaux en rouge et autant en blanc. Le domaine comprend alors 55 hectares de vignes situés au sud et à l´ouest. Dans l'édition de 1898, 100 tonneaux sont produits en rouge, et plus que 10 en blanc.

Le hangar et les écuries, de même que le pigeonnier, datent de la seconde moitié du 19e siècle.

Le docteur Georges Dupont devient propriétaire dans le premier quart du 20e siècle et c'est ensuite le docteur Soulé-Ruth qui acquiert le domaine autour des années 1930. Dans l'édition de 1949 du Bordeaux et ses vins, le cru ne produit plus que 10 tonneaux.

Le domaine est entre les mains de Pierre-Jean Barboteau à la fin du 20e siècle : l'édition de Cocks et Féret de 1991 mentionne encore une production de 35 tonneaux. La Paillerie reste une propriété viticole jusqu´au rachat du domaine par la commune en 1993. Une campagne de restauration est lancée en 2006 : la bergerie est restaurée, ainsi que le pigeonnier : ce dernier, construit auparavant en brique et pierre de taille et situé à proximité de la bergerie, est reconstruit en moellon au nord du domaine.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Dates 1727, porte la date
1797, porte la date

Situé au sud-est du bourg, le domaine de La Paillerie est composé de plusieurs bâtiments entourés d'un parc arboré. Le logis principal orienté au nord-ouest est prolongé au nord par le bâtiment viticole qui se déploie à l'arrière, les deux bâtiments formant un L autour d'une cour. Le logis construit en pierre de taille et couvert d'un toit à longs pans à croupes se compose d'un rez-de-chaussée surélevé sur un niveau de soubassement et d'un étage de comble, les trois niveaux étant séparés par un bandeau. Le niveau de soubassement est percé de trois ouvertures. Un escalier en U à volées doubles et montées symétriques permet l'accès au rez-de-chaussée surélevé. La façade principale est rythmée de cinq travées de baies à chambranle à crossettes. La travée centrale en léger ressaut est encadrée de pilastres et la porte principale, cintrée, est moulurée avec agrafe. A droite de l'entrée, une table moulurée porte l'inscription commémorative : I. IONAS / I. CASSE / 1727 / REEDIFIEE / EN 1797 / PAR A. IONAS / A. SERPAUD / DIEU. EN TOUSTES. SAISON. / BENISSE. CETTE. / MAISON. Les baies de l'étage de comble ont des encadrements saillants. Une corniche moulurée à denticules couronne la façade.

Donnant sur la cour intérieure, la façade postérieure, scandée de sept travées, présente le même décor. Toutefois, l'escalier d´entrée en U est composé d'une seconde volée double à montées convergentes et le mur du perron est arrondi. Les façades latérales du logis sont ornées d'une double génoise.

Le niveau de soubassement abrite une partie du chai, la cave et certainement une ancienne cuisine pour les vendanges disposée au sud et présentant une cheminée en pierre et un pressoir en bois. Au rez-de-chaussée, la distribution intérieure est composée de la cuisine au sud-ouest, accompagnée d'une cheminée, et de deux pièces traversantes présentant également chacune une cheminée. Un escalier en bois tournant permet l'accès à l'étage de comble. Ce dernier abritant les anciennes chambres de bonnes est constitué de pièces en enfilade. La charpente est composée d'entraits, d'arbalétriers et de voligeage.

Le bâtiment viticole est accolé sur le flanc oriental du logis et se prolonge à l'arrière formant retour. La porte d'entrée principale au nord-ouest comporte un linteau en bois. Une génoise parcourt les façades. A l'intérieur, le bâtiment abrite les cuves en bois et ciment, un moulin à raisin et un érafloir. Au sud, des percées matérialisées par des arcs plein-cintre, renforcés par des barres métalliques, donnent accès à l'étage de soubassement du logis abritant le chai et la cave.

La cour intérieure du logis et du bâtiment viticole est accompagnée par une ancienne bergerie, maintenant restaurée. Orientée au nord-est, elle est dotée d'un four à pain.

Au nord-est du logis se trouve une vaste dépendance abritant une écurie et un hangar à charrettes.

Le nord du domaine est composé d'une étable à vaches présentant un abreuvoir sur le flanc occidental, de la maison du fermier et d'un pigeonnier. La maison du fermier bâtie en moellons est composée d'un rez-de-chaussée et d'un comble à surcroît. La façade postérieure présente un toit en appentis. La distribution intérieure est constituée de trois pièces présentant chacune une cheminée avec la souche en briques. Le sol est couvert de carreaux de Gironde.

Le pigeonnier, dont la façade est animée par le moellon et la pierre de taille aux encadrements et chaines d´angle, est percé de cinq ouvertures en rez-de-chaussée et surmonté d'un comble au niveau de la travée centrale avec trous d'envol.

Le domaine est doté d'un puits et d'une pompe à eau.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
Toit tuile creuse
Étages rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
appentis
Typologies Hors typologie
Techniques sculpture
Représentations écu, rameau
Précision représentations

Une partie de l'inscription en façade est gravée dans un écu soutenu par deux rameaux.

Estuaire

TRAVEE 5
FORBAIE linteau droit (porte) ; linteau droit (fenêtre) ; arc plein-cintre (porte) ; crossettes (fenêtre) ; agrafe ornée (porte) ; gorge (porte)
POSRUE autre
POSPARC en retrait
POSTOPO terrasse intermédiaire
ORIENT nord-ouest
VUE vue étendue

Ensemble représentatif d'un domaine viticole de la fin du 18e siècle.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Extrait de la Statistique générale de la Gironde, 1874

    FERET, Édouard. Statistique générale du département de la Gironde : Classification des vins, quantités récoltées par chaque propriétaire et prix de vente 1874. Bordeaux : Féret, 1874.

    p. 153 : "Le domaine de la Paillerie comprend 55 hect., dont 5 sont consacrés à la vigne blanche et 10 à la vigne rouge. Ce vignoble est situé dans un terrain argilo-calcaire, sur un coteau exposé au S. et à l'O. Le vignoble rouge, labouré à la charrue, est en voie d'agrandissement ; on obtiendra, dans quelques années, 40 tonn. ; ses vins sont analogues à ceux d'Anglade".

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    P. 438.
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    P. 635.
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    P. 885.
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1949 (11e édition).

  • FERET Edouard. Statistique générale du département de la Gironde : Classification des vins, quantités récoltées par chaque propriétaire et prix de vente 1874. Dessins. Eugène Vergez. Bordeaux : Féret, 1874.

    P. 153.
(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Riberolle Jennifer