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Dépendances agricoles et viticoles de Château Mouton-Rothschild

Dossier IA33005639 inclus dans Château Mouton-Rothschild réalisé en 2012

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées cuvage, musée
Dénominations chai, étable
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Lieu-dit : Mouton
Cadastre : 2012 OB 523 ; 1825 A2 1699-1703

Sur le plan cadastral de 1825 sont indiqués de vastes bâtiments de dépendances disposés selon un plan en T. Ils sont situés au nord d'un bâtiment qui pourrait correspondre à l'ancienne demeure-chartreuse du domaine. En revanche l'aile ouest de dépendance n'est pas encore construite à cette époque.

Elle est photographiée dans l'album d'Alfred Danflou vers 1867 et correspond à l'étable à bœufs du domaine. C'est ce que confirme la lithographie publiée dans l'ouvrage de Charles de Lorbac où l'on voit les bœufs y rentrer après le labour.

A cette époque, le domaine de Mouton est divisé en deux parties, celle correspondant à Mouton-Rothschild ayant été acquise par Nathaniel de Rothschild en 1853. Il semble que les bâtiments du domaine soient exclusivement composés de bâtiments agricoles et d'une demeure modeste. Si bien que seule l'étable à bœufs est en mesure de représenter le domaine viticole dans les ouvrages de l'époque.

En 1881, un cuvier de type médocain est construit par l'architecte Alfred Maître : il est situé en pendant de l'étable, encadrant la chartreuse puis le "château" figurant dans l'édition de 1886 de l'ouvrage de Cocks et Féret.

En 1922, le jeune baron Philippe de Rothschild prend en main l’exploitation et s’y consacre pleinement. On lui doit d’importantes décisions qui ont marqué durablement le monde du vin : en 1924, il opte pour la mise en bouteilles intégrale au château, défiant ainsi le monde du négoce bordelais. Ce choix impliquant des espaces de stockage plus importants, il fait construire un vaste chai de 100 mètres de long par l’architecte et décorateur Charles Siclis.

En 1933, il redonne l’unité à Mouton, en achetant Mouton d’Armailhacq, aujourd’hui Château d’Armailhacq, puis en 1970, il acquiert le Château Clerc-Milon.

A partir de 1945, il sollicite chaque année un artiste contemporain pour illustrer l’étiquette du millésime (Miro, Chagall, Braque, Picasso, Bacon, Dali ou Jeff Koons...).

En 1962, le musée du Vin dans l’Art réunissant des œuvres de toutes époques sur le thème de la vigne et du vin est inauguré par André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles.

Enfin, Philippe de Rothschild obtient en 1973 le classement de Mouton au rang des premiers crus classés, seule et unique modification du célèbre classement des vins de Bordeaux établi en 1855.

En 1988, à la disparition de Philippe de Rothschild, sa fille Philippine hérite du domaine en partage avec ses trois enfants. Comédienne, elle marque fortement l’histoire de la propriété jusqu’à son décès en 2014. Elle engage notamment d’importants travaux avec la construction des chais de Clerc Milon en 2011 et de l’imposant cuvier de Mouton en 2012, sous la conduite de l’architecte bordelais Bernard Mazières.

L’ambiance du nouveau bâtiment, travaillée par le décorateur Richard Peduzzi, repose sur un mélange de bois et d’acier, avec une organisation selon deux niveaux reliés par des piliers métalliques. De tailles différentes, les 64 cuves correspondent aux diverses parcelles du domaine, afin d'optimiser la sélection de la vendange et l'assemblage du vin. Ce cuvier monumental a été construit à l'emplacement de l'ancien cuvier médocain, détruit.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 2012, daté par source
Auteur(s) Auteur : Maître Louis-Alfred, architecte, attribution par source
Auteur : Mazières Bernard,
Bernard Mazières

L’Atelier des Architectes Mazières a été fondé en 1975. Il est structuré autour de Bernard et Jean-Marie Mazières.


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Auteur : Siclis Charles,
Charles Siclis (1889 - 1942)

Charles Siclis, né en 1889 à Paris, mort en 1942 à New York, est un architecte et décorateur français. Il fit ses études à l'École des beaux-arts de Paris où il a acheva sa formation en 1920 et commença sa carrière dans l'atelier de Jean-Louis Pascal.


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architecte, attribution par source

L'aile abritant les anciennes dépendances agricoles est située à l'ouest de la demeure. Elle est composée de deux parties dans le prolongement l'une de l'autre, que le décrochement de toitures à longs pans permet de distinguer. Les bâtiments sont en rez-de-chaussée avec un surcroît percé de jours en demi-cercle, en ovale ou rectangulaires.

Le chai se déploie au nord, perpendiculairement aux dépendances agricoles.

Le nouveau cuvier a été construit à l'est de la cour du château, à l'emplacement du cuvier médocain du 19e siècle. L'édition de 1881 de l'ouvrage de Cocks et Féret fournit une description de ce bâtiment détruit : "Tout dernièrement, le cuvier vient d'être reconstruit sur les plans de M. Maître, architecte, avec les aménagements les plus perfectionnés. Ce cuvier, où tout a été organisé en vue d'une surveillance complète et facile, comprend, au 1er étage, 3 pressoirs mobiles sur rails et plaque tourannte, avec tous les outils et engins propres à activer et perfectionner les divers travaux relatifs à ces pressoirs ; le rez-de-chaussée, entièrement cimenté avec pente douce vers une citerne pouvant recevoir 15 tonneaux de vin, en cas de rupture d'une des cuves, offre 19 grandes cuves entourées de tous les accessoires les plus commodes".

L'actuel cuvier constitue un nouvel équipement d'excellence comme l'indique le commentaire figurant sur le site internet du domaine : "un fronton épuré, une charpente en chêne savamment dessinée, deux niveaux reliés par de sveltes piliers métalliques, mariage harmonieux du bois et de l'acier mis en relief par un éclairage à suspensions : techniquement ultramoderne, le cuvier évoque par son aspect, comme l'explique Richard Pedduzi, l'iconographie de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Manière élégante de rappeler qu'un grand vin, à côté des recherches œnologiques les plus pointues, reste comme au XVIIIe siècle le fruit d'un travail de terrain et d'atelier, fondé sur un accord parfait entre les hommes, leurs outils et leur environnement. De tailles différentes, les 64 cuves correspondent aux diverses parcelles du domaine, ce qui permet d'optimiser tant la sélection de la vendange que l'assemblage du vin".

Murs calcaire
pierre de taille
Toit tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • BESCHI Alain, STEIMER Claire, BARROCHE Adrienne (Photographe) et al. Estuaire de la Gironde : paysages et architectures viticoles : Aquitaine Poitou-Charentes. Lyon : Lieux dits, 2015 (Images du patrimoine).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1881 (4e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1886 (5e édition).

  • DANFLOU Alfred. Les grands crus bordelais, Bordeaux : Librairie Goudin, 1867, t. 1 et 2.

  • LORBAC Charles (de). Les richesses gastronomiques de la France. Les vins de Bordeaux. I partie. Crus Classés, illustré par Charles Lallemand. Paris : Hetzel, [vers 1868].

Liens web

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