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Demeure

Dossier IA24001322 inclus dans Ville de Montignac réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées jardin d'agrément
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Montignac
Lieu-dit : quartier de la Pégerie
Adresse : 7 rue de la Pégerie
Cadastre : 1813 D 29 ; 2011 AP 296

Maison de notable du XIVe siècle alliant fonctions commerciales (comme l'attestent les grandes arcades en arc brisé du rez-de-chaussée) et domestiques (baie géminée à trilobe ajouré au premier étage). Les trois grandes arcades du rez-de-chaussée ouvraient sur des échoppes ; elles ont ensuite été murées, l'arcade sud ayant été abaissée par un arc en anse de panier avant cela. Au-dessus, le corps de logis est couvert par un toit à longs pans entre deux pignons en pierre qui portent les souches des cheminées. La charpente, qui est du même type que deux autres maisons de Montignac (cf. IA24001274 et IA24001291), paraît homogène autant qu'on puisse en juger. Elle est à chevrons formant ferme d'un type simple, qui portait certainement autrefois une couverture en lauze : 2 chevrons, 1 entrait, 1 faux-entrait par ferme. Chaque ferme, renforcée par des jambettes en partie basse, ne présente pas de contreventement. La numérotation de la charpente est incohérente et discontinue, ce qui fait douter de son authenticité ; elle est portée en partie haute des chevrons. A noter également : toutes les jambettes portent les marques d'un clayonnage disparu. Cette demeure du XIVe siècle, au nord, est liée à une autre maison, au sud, qui date probablement du XVIe siècle, comme le suggèrent la fenêtre (une croisée) très remaniée sur rue, les fenêtres (d'anciennes croisées ayant perdu leur croisillon en pierre) au rez-de-chaussée côté jardin et la petite porte à linteau surbaissé ouvrant sur le jardin. Ce linteau et les pierres qui le surmontent étaient autrefois sculptés d'un fronton triangulaire à candélabres ; le décor a été bûché. Les deux bâtiments sont liés et desservis par un escalier rampe sur rampe qui date probablement de la construction du corps de logis XVIe. Celui-ci étant d'une profondeur plus importante que la demeure du XIVe auquel il est adossé, il forme un avant-corps côté jardin (l'avancée fait près de deux mètres) : la porte ouvrant dans le jardin a été ménagée sur son petit côté. Au premier étage, l'avant-corps accueillait une coursière en bois ouverte pour offrir des vues sur les parterres d'un jardin. Cette coursière était munie d'une pierre d'évier (encore en place) ménagée dans un placard à fond de tuileau, disposition qu'elle partage avec de nombreux "balets" (un escalier extérieur couvert) de la région ; elle a été remplacée au XVIIIe siècle par une construction en moellons et pierres calcaires percée de fenêtres à plate-bande en arc segmentaire. La présence de cette coursière explique qu'une demi-croisée et une porte chanfreinée s'ouvrent aujourd'hui à l'intérieur de la demeure ; elles ouvraient autrefois dans la coursière. Un deuxième petit bâtiment forme une petite aile basse en retour sur le jardin de la maison du XIVe siècle : il s'agit d'un autre ajout du XVIe siècle (la demi-croisée qui l'éclaire place la construction à cette époque) ; il s'agissait d'une cuisine, comme l'indiquent ses aménagements intérieurs (pierre d'évier et placard muraux, cheminée). L'ensemble a subi des modifications importantes au XVIIIe siècle - notamment les baies du premier étage sur jardin. Elle devient à une date inconnue propriété de l'évêché de Périgueux et abrite l'école libre de Montignac à partir de 1935. En 1968, elle revient en mains privées.

Période(s) Principale : 14e siècle
Principale : 2e moitié 16e siècle
Secondaire : 18e siècle

Située sur une artère principale du bourg de la rive gauche de la Vézère à l'époque médiévale, la demeure associe deux maisons mitoyennes. Au premier étage, une baie géminée à remplage trilobé ajouré prend appui sur un cordon bûché qui courait le long de la façade. Sur rue, une large porte encadrée de dosserets nus donne accès à un large escalier rampe-sur-rampe dont le mur-noyau est orné d'une console à ressauts au rez-de-chaussée et d'une console à volutes au palier du premier étage. La porte ouvrant sur le jardin depuis l'escalier rampe sur rampe présente les traces d'un décor aujourd'hui bûché : un fronton triangulaire, surmonté par des candélabres formant pinacles.

Murs calcaire
moellon
Toit tuile plate, calcaire en couverture
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour
Précision représentations

ornement architectural : pilastre, fronton

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de Montignac. Dessin, encre et aquarelle, par Lafargue, 1813 (deux exemplaires, l'un conservé aux Archives départementales de la Dordogne, l'autres aux Archives municipales de Montignac).

    Section D, 1ère feuille, éch. 1/2500, 1813 (3 P 3/3217). Archives départementales de la Dordogne : 3P3 3210-3228
  • Plan d'alignement des rues de Montignac, 1835-1836 (AM Montignac).

    1ère feuille. Archives municipales, Montignac
Bibliographie
  • GARRIGOU-GRANDCHAMP Pierre. "Introduction à l'architecture domestique en Périgord aux XIIIe et XIVe siècles". Congrès archéologique de France, 1998. Paris : Société Française d'archéologie, 1999. P. 17-45.

    p. 39 (n°7).
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Ferlier Ophélie - Pagazani Xavier