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Demeure de Fleurus

Dossier IA40001980 réalisé en 2015

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination domaine agricole
Appellations Domaine de Fleurus
Parties constituantes non étudiées chenil, écurie, portail, maison, pigeonnier, orangerie
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Lieu-dit : Fleurus
Adresse : chemin de Pugnerette
Cadastre : 1809 G 328 ; 1844 M 207 ; 2015 M 174-175-176

Le domaine de Fleurus s'appelle originairement "de Monein". Il appartient sous l'Ancien Régime à la famille Captan, présente à Saint-Sever depuis le 16e siècle. La demeure actuelle pourrait dater en majeure partie de la fin du 17e siècle, moment où un mariage est contracté entre Étienne de Captan et sa cousine, Catherine de Captan, héritière de la seigneurie de Monein. Il semblerait que la demeure devienne alors leur résidence principale.

Les seigneurs de Captan émigrent durant la Révolution. Le domaine est alors vendu et décrit comme étant pourvu d'"une maison de plaisance et six métairies valant ensemble 6000 francs d'argent". Il est acquis par Louis Sambon Batbedat le jour même de la victoire de Fleurus (26 juin 1794), raison pour laquelle il rebaptise la propriété "domaine de Fleurus".

Les plans cadastraux de 1809 et de 1844 montrent le corps de logis associé à des communs au nord et à l'est, aujourd'hui disparus. Après plusieurs ventes et successions, le domaine revient à la famille Grandin de l'Eprevier. Auguste Grandin de l'Eprevier détruit les communs au nord en 1860. Il les remplace par un bâtiment adossé à la demeure, figuré sur des cartes postales du début du 20e siècle. Le bâtiment en contrebas à l'est de la demeure est une ancienne orangerie qui fut construite en 1874.

Son fils, également nommé Auguste, achète les terres appelées du Crabé, de l'autre côté du chemin, et y établit des dépendances (écuries, chenil...) dans le but de créer un équipage. L'ensemble de ces bâtiments, tout comme la maison du gardien, sont datés des années 1890. Selon le registre des augmentations et des diminutions de la matrice cadastrale, en 1892, il fait adjoindre une terrasse surélevée sur l'aile sud de la demeure.

Les communs adossés contre la demeure sont détruits par la propriétaire Claudine de Barry en 1975. Des fenêtres sont percées à leur emplacement.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1874, daté par source
1892, daté par source

Le domaine de Fleurus est pourvu de plusieurs bâtiments aux fonctionnalités diverses, qui s'établissent de part et d'autre du chemin de Pugnette.

L'allée bordée de platanes menant à la demeure est fermée par un portail auprès duquel se tient une maison de gardien.

La demeure est située au bout de l'allée. De plan rectangulaire, elle est ouverte de fenêtres sur ses quatre façades. Elle comporte un étage carré et un étage en surcroît. Le traitement de la travée centrale de la façade principale est animé par la présence d'un perron précédant la porte entrée, par un balcon au-devant de la fenêtre en arc en plein cintre de l'étage et par un fronton surmontant la fenêtre de l'étage en surcroit. Un avant-corps en rez-de-chaussée, de plan en fer-à-cheval, est placé sur la façade sud. Il est percé de portes-fenêtres surmonté d'une terrasse avec balustres de pierre. A l'exception des encadrements, des chaînages et de la corniche en pierre de taille, la façade est enduite.

L'ancienne orangerie est en contrebas à l'est de la demeure.

La maison du gardien est de plan en L. Elle se développe sur un étage carré et un étage de comble percé de fenêtres dans les pignons. La toiture débordante à demi-croupe est soutenue par des aisseliers. Le chaînage et les encadrements sont traités en pierre de taille et brique en alternance.

De l'autre côté du chemin de Pugnette sont implantés les bâtiments dévolus à l'équipage d'Auguste Grandin de l'Eprevier. Les écuries sont composées de deux corps de bâtiments autour d'une cour. Le premier, avec une horloge sur le pignon, servait à l'entretien des animaux. Le second abritait les box et la remise à calèches. Construits en moellon, visible en soubassement, les bâtiments sont enduits mais la pierre de taille est laissée apparente aux encadrements et en chaînage. A l'arrière, le chenil reprend les mêmes formes architecturales : arc segmentaire en pierre de taille avec agrafe saillante. En revanche, la maison du régisseur propose de la brique aux encadrements, tout comme le pigeonnier situé plus au sud du domaine.

Murs calcaire pierre de taille
appareil mixte enduit
brique
Toit tuile creuse, tuile plate, tuile mécanique
Étages 1 étage carré, étage en surcroît
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
pignon couvert

La demeure de Fleurus rappelle l'importance des grandes familles dans l'aménagement du territoire rural. L'ampleur du domaine est notable, un des plus vastes de la Chalosse.

La maison n'a pas pu être visitée.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des augmentations et des diminutions des propriétés bâties, 1811-1911.

    Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 51
Documents figurés
  • Plan de Saint-Sever et de sa banlieue issu du terrier des bénédictins, 1743. Dessin, encre et lavis.

    Archives départementales des Landes : H 123
  • Plan des fiefs proches du Gabas, 18e siècle. Dessin, encre.

    Archives départementales des Landes : H 125
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1809.

    Section G Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 1
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1844.

    Section M Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 2
  • Cartes postales anciennes, début du 20e siècle.

Bibliographie
  • O'GILVY Henri Gabriel. Nobiliaire de Guienne et de Gascogne. Revue des familles d'ancienne chevalerie ou anoblies de ces provinces antérieures à 1789. Bordeaux : éditions Gounouilhou, 1856.

    p.153
  • Baron de CAUNA, Clergé et noblesse des Landes : Armorial. Bordeaux : Justin Dupuy, 1864.

    p. 154
Périodiques
  • SOUSSIEUX Philippe. "Histoire du domaine de Fleurus". Bulletin du centre de généalogie des Landes, n° spécial, 2000.

    p. 377-384
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Saint-Sever - Ferey Marie