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Demeure, actuellement hôtel de voyageurs

Dossier IA24003028 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Destinations hôtel de voyageurs
Parties constituantes non étudiées étable à chevaux, pigeonnier
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 5 rue Saint-Pierre
Cadastre : 1845 SU 540, 541 ; 1986 AC 100

Le plan cadastral de 1845 présente à l'emplacement de l'édifice un vaste espace non-bâti constitué de jardins, à l'exception d'un colombier établi à cheval sur le front ouest de la bastide et qui pourrait être une ancienne tour de flanquement de l'enceinte médiévale. Ce bâtiment, déjà presque ruiné au milieu du 18e siècle, est détruit en 1877 par M. Joseph Béchon : cet éleveur et vendeur de chevaux fait ainsi place nette pour édifier une demeure aux allures de château et une écurie. C'est au cours du 20e siècle que le commun est amputé de sa moitié antérieure, se trouvant ainsi très en retrait par rapport à la rue Saint-Pierre.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 20e siècle

L’édifice est constitué de deux bâtiments accolés : un grand logis de plan rectangulaire cantonné de deux tours à l'est, et un ancien commun en partie détruit.

La demeure

Cet édifice présente un plan rectangulaire, flanqué de deux tours à l’est. Construit en bordure de terrasse, il compte quatre niveaux, dont un étage de soubassement et un étage de comble. Par le programme déployé et l’utilisation de certains matériaux particuliers (toit en ardoise), ce logis, en totale rupture avec l'urbanisme planifié de la bastide et le bâti vernaculaire, est résolument ostentatoire et fait figure d’exception.

La façade est, tournée vers la rue Saint-Pierre, présente une composition symétrique. Les ouvertures sont organisées en 5 travées, dont une centrale qui accueille l’accès et un balcon sur consoles peu débordant mais très massif. Les grandes fenêtres rectangulaires de cette élévation comporte un encadrement très sobre, légèrement saillant. Des bandeaux, qui unissent le corps de logis rectangulaire et les tours circulaires, soulignent chaque niveau. La base du toit est soulignée d’une corniche formée de consoles. Les lucarnes de l’étage de comble sont, avec le petit balcon du premier étage, les éléments les plus ornés : l’encadrement est rehaussé de baguettes et d’un chapeau de gendarme, motif reproduit sur les deux œils-de-bœuf latéraux. Des lucarnes plus réduites mais décorées de manière assez semblable ajourent les toits en pavillon des deux tours. Tous les toits sont sommés d'un épis de faîtage (un vase, dont la panse est drapée d'un tissu, surmonté d'un mat orné de fleurs), réunis par une crête au sommet du logis.

Les trois autres faces du bâtiment sont bien plus sobres. Les murs nord et sud sont aveugles ; ils accueillent chacun deux conduits de cheminées, dont les souches dominent de plusieurs mètres la base du toit. Au sud, demeure et écurie ne sont pas directement accolés : une petite aile de service, couverte d’un toit en appentis, prolonge le bâtiment principal. À l’ouest, côté campagne, l’étage de soubassement est ajouré de petites ouvertures et les niveaux supérieurs de grandes baies couvertes d’arcs segmentaires ; de petits jours traduisent, eux, la présence au centre du bâtiment des paliers d’un escalier à plusieurs volées.

L'ancienne étable à chevaux, le pigeonnier

Le bâtiment de dépendance est aujourd’hui aligné sur la façade du logis, mais formait initialement une aile en saillie, comme en témoigne la base du mur gouttereau sud conservée jusqu’au droit de la rue Saint-Pierre. La façade est, adaptée aux nouvelles fonctions du bâtiment (salle de restaurant), ne présente aucun caractère particulier. Côté campagne, en revanche, trois grandes ouvertures rectangulaires de cette ancienne étable à chevaux ajourent encore le rez-de-chaussée.

Un petit pigeonnier indépendant, couvert d'un toit en pavillon, borde l'angle nord-est de la propriété.

Murs calcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
Toit ardoise
Étages étage de soubassement, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
toit conique
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Bibliographie
  • PONS Jacques. La bastide de Monpazier : Document final de synthèse : la bastide de Monpazier. 1997, 2 vol.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste