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Cuvier et chais du domaine Ducru-Ravez

Dossier IA33007777 réalisé en 2014

Fiche

Appellations Ducru-Ravez
Parties constituantes non étudiées cuvage
Dénominations chai
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire
Adresse Commune : Macau
Lieu-dit : Ducru-Ravez
Adresse : 119 chemin du Bord de l'Eau
Cadastre : 2013 A 639
Précisions


Le bâtiment qui abrite un vaste cuvier médocain (à étage) aurait été construit sur les plans de l'architecte Louis-Michel Garros. Ce dernier propose en juin 1868 un projet de maison d'habitation sur la façade principale des cuvier-chais déjà construits. La partie habitation est finalement non réalisée mais installée dans l'aile sud. À cette époque, le rendement est un des plus forts de l'île et correspond aux attentes de la famille Ravez, à l'origine de la commande.

Dans les années 1890, le domaine compte une vingtaine d'hectares de vigne et produit près de 125 tonneaux, année moyenne.

Le plan du domaine daté 1904 indique "la machine" installée sur les rives de la Garonne, pompe qui permettait par des canaux et des fossés de noyer les vignes du domaine et de les protéger du phylloxéra.

Ducru-Ravez perd sa fonction viticole au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Les chais et cuvier ne sont plus utilisés depuis : ils conservent toutefois une grande partie de leurs installations.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1868, daté par source
Auteur(s) Auteur : Garros Louis-Michel,
Louis-Michel Garros (1833 - 1911)

Louis-Michel Garros (1833-1911) est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris. Il installe son agence au 14 rue Lecoq à Bordeaux. Son fils Alexandre (1867-1953) prend sa suite, suivi par son propre fils Louis (1895-1956). Michel, fils de Louis, né en 1923, fait de même.


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architecte, attribution par analyse stylistique

Le cuvier et les chais constituent la partie centrale du bâtiment flanqué de deux ailes abritant au sud le logis principal et au nord un logement secondaire.

Le cuvier est un long vaisseau à étage sur lequel viennent s'accoler, de part et d'autre, les chais en rez-de-chaussée et en appentis. Ces derniers sont ouverts par des fentes verticales.

Le cuvier de type médocain accueillait en rez-de-chaussée les cuves en bois ; le niveau de plancher (600 m2) est accessible par un escalier en bois au nord. Il est équipé de trappes pour verser la vendange dans les cuves et de rails permettant la circulation du conquet et du pressoir. Le treuil avec lequel la vendange était hissée est encore en place près de la porte haute.

Le bâtiment est recouvert d'un enduit ocre rose comme le logis.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
appentis
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extrait de l'acte de vente du domaine de Ducru-Ravez, 1938 (archives privées)

    Conservation des hypothèques

    1er juillet 1938

    Pardevant Me Jean Lenderoin et Me Ernest Gendreau notaires à Bordeaux soussignés.

    Ont comparu : Madame Marie-Thérèse Louise Yvonne Joséphine de Carbonnier de Marzac, sans profession, épouse assistée et autorisée de Monsieur le comte Jean-Marie Joseph Jacques de Chérade de Montbron, propriétaire avec lequel elle demeure au château de Puymartin commune de Marquay (Dordogne) et actuellement domiciliés au château La Tour à Pondaurat (Gironde).

    Nés savoir : Madame de Chérade de Montbron à Marquay (Dordogne) le vingt et un février mil neuf cent. Et Monsieur de Chérade de Montbron à Marcellus le vingt-quatre juin mil huit cent quatre-vingt-quatorze.

    Madame Chérade de Montbron mariée sous le régime de la séparation de biens aux termes de son contrat de mariage reçu par Me Gaussel notaire à Bordeaux le vingt-deux juin mil neuf cent vingt.

    Laquelle a, par ces présentes, vendu en s’obligeant à toutes les garanties de fait et de profit à Monsieur Pierre-Noël Saugeras, représentant de commerce demeurant à Bordeaux rue Louis Mie n°25, né à Bordeaux le vingt et un avril mil huit cent soixante-quinze, ici présent et qui accepte les immeubles dont la désignation suit :

    DÉSIGNATION.

    Premièrement. Une propriété dénommée « Ducru-Ravez » sise commune de Macau (Gironde) comprenant maison de maître, [V] bâtiments d’exploitation divers, vignes, terres, prés et autres natures de fonds y compris le cheptel vif composé d’un cheval et le cheptel mort et le matériel attaché, ladite propriété d’une superficie approximative de vingt-quatre hectares paraissant figurer au plan cadastral révisé de la commune de Macau sous les numéros 558 à 571, 633 à 644 et 646 à 648 de la section A et confrontant dans son ensemble : du nord au fleuve de la Garonne, de l’est à Madame Seguin, du sud à M. Georges et à divers par une ligne brisée, et à l’ouest par une ligne irrégulière à M. Jean Denis et au domaine de Narot (sic).

    Deuxièmement. Les meubles et objets mobiliers garnissant la maison de maître à l’exception de ceux-ci-après désignés. Telle que ladite propriété s’étend, se poursuit et comporte avec ses aisances et dépendances, sans aucune exception ni réserves telles que celles indiquées ci-après. Étant spécifié que ne sont pas compris dans la présente vente mais sont au contraire expressément réservés par la venderesse :

    Premièrement. Les vins en chais et en cave.

    Deuxièmement. Tous les meubles et objets mobiliers se trouvant dans le salon de la maison de maître, les tableaux et gravures, un trumeau situé dans une chambre au-dessus de la salle à manger, le linge, l’argenterie, la vaisselle, la verroterie, la literie et les objets du culte se trouvant dans la chapelle. Étant ici indiqué que sur une superficie d’environ deux hectares la vigne a été arrachée il y a trois ou quatre ans et que la prime d’arrachage prévue par la loi a été allouée à Madame de Marzac qui était alors propriétaire dudit domaine.

    ORIGINE DE PROPRIÉTÉ :

    Premièrement. La propriété présentement vendue appartient en propre [fol. 2] à Madame de Chérade de Montbron venderesse, pour avoir été recueillie par elle avec d’autres biens dans la succession de madame Louise Jeanne Joséphine de Pichard Latour, sa mère, sans profession veuve de Monsieur le marquis Marc Paul Louis de Carbonnier de Marzac, décédée ab-intestat en son domicile au château de Puymartin commune de Marquay (Canton de Sarlat, Dordogne) le vingt juillet mil neuf cent trente-six et dont elle était la seule enfant unique héritière, ainsi que ces faits et qualités sont constatés par un acte de notoriété dressé à défaut d’inventaire après le décès de ladite dame par Me Cosse notaire à Marquay (Dordogne) le vingt-sept juillet mil neuf cet trente-six.[…]

    Antérieurement ladite propriété appartenait en propre à madame la Marquise de Carbonnier de Marzac sus-nommée pour avoir été recueillie par ladite dame dans la succession de madame Marie-Louise Amélie Zéloé Ducru ou Du-Cru sa grand-mère sans profession veuve de monsieur Antoine Arnaud Sophie Auguste Ravez, décédée en son hôtel à Bordeaux rue du Loup 78 le huit mars mil huit cent quatre-vingt et dont elle était héritière pour moitié ainsi que le constatent tant un acte de notoriété dressé par Me Rabion le dix-huit mars 1880 que l’intitulé de l’inventaire dressé par le même notaire le vingt-neuf avril de la même année. Et plus spécialement pour lui avoir été attribué en pleine propriété dans le partage de la succession de ladite dame veuve Auguste Ravez passé devant ledit Me Rabion le dix-neuf juin 1880, partage qui a eu lieu sans soulte. Il est indiqué que monsieur le Marquis de Marzac et madame de Marzac née de Pichard Latour étaient mariés sous le régime de la communauté de biens réduite aux acquêts aux termes de leur contrat de mariage reçu par Me Rabion et son collègue notaires à Bordeaux le vingt-sept novembre 1876.

    Autrefois ladite propriété appartenait en propre à madame Marie-Louise Amélie Zéloé Ducru, veuve de M. Antoine Arnaud Sophie Auguste Ravez avec lequel elle s’était mariée sous le régime dotal avec société d’acquêts aux termes de leur contrat de mariage passé devant Mes Dubois et Saint-Marc notaires à Bordeaux le sept décembre 1830, au moyen de l’attribution qui lui en avait été faite en pleine propriété sans [fol. 2V] soulte à sa charge aux termes d’un acte passé devant Me Grange-Neuve et son collègue notaires à Bordeaux le quinze avril 1854, contenant entre Gustave Ducru et ladite dame veuve Ravez le partage des successions confondues de M. Bertrand Ducru et de madame Marie Duluc leurs père et mère, dont ils étaient les seuls enfants et héritiers.

    PRIX : 145 000 francs.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives privées du Domaine de Ducru-Ravez, contenant documents figurés, et actes notariés.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire - Grollimund Florian