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Couvent du Carmel de Saint-Sever

Dossier IA40001765 réalisé en 2015

Fiche

Genre de carmélites
Appellations Couvent du Carmel
Parties constituantes non étudiées chapelle
Dénominations couvent
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Adresse : 19 allée du Carmel
Cadastre : 1809 K 380 ; 1844 E 485-486 Deuxième feuille ; 2015 AK 14

Le Carmel de Saint-Sever a été établi dans une ancienne demeure appelée la Mirande, visible sur les plans levés au 18e siècle accompagnant le terrier des bénédictins. Sous l'Ancien Régime, la maison est la propriété de la famille de Vidart, issue de la noblesse d'épée et présente à Tartas depuis le 17e siècle au moins. Quelques éléments pourraient permettre de dater une première construction de la fin du 17e siècle : un décor lacunaire au rez-de-chaussée présente des formes de cette période et la pierre jaune coquillière utilisée pour les encadrements est caractéristique de cette période.

Le vicomte Jean-Louis de Vidart, propriétaire de la Mirande, meurt en 1844 et la demeure revient en héritage à la famille Bréthous-Peyron. Elle entreprend quelques modifications mais conserve le plan irrégulier de la maison. La rampe de l'escalier se rapproche d'autres exemples repérés dans la ville de cette période. De même, l'ardoise en couverture est employée à cette époque à Saint-Sever. La propriété est alors fermée par un portail et un muret côté Adour, encore visible aujourd'hui. Selon le registre des augmentations et des diminutions de la matrice cadastrale, les dépendances de la maison sont construites en 1862. Le bâtiment situé à l'entrée du domaine serait un témoin de ces annexes composées d'écuries, d'un chai et d'espaces de stockage pour les productions des métairies voisines.

La maison est acquise par les carmélites en 1933. D'après les Chroniques, l'aménagement de l'espace en couvent débute le 15 octobre 1933 sous la direction de l'architecte biarrot Charles Hébrard. Les trois ailes du cloître sont achevées en 1934. La construction de la chapelle est engagée en 1940. Sa décoration (fresque et vitraux) est réalisée par Carl Mauméjean entre 1942 et 1945. La statue du Christ Roi a été offerte en 1943 par la duchesse d'Arion (sans doute Maria de la Luz Mariategui y Pérez de Barradas, marquise de Bay).

Divers bâtiments sont réalisés dans les années 1990 : tour, espace d'accueil et bâtiments annexes.

Période(s) Secondaire : 4e quart 17e siècle , (?)
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1862, daté par source
1934, daté par source
1940, daté par source
Auteur(s) Auteur : Hebrard Charles,
Charles Hebrard ( - 1941)

Architecte biarrot.


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architecte, attribution par source
Auteur : Mauméjean Charles Emile Joseph, dit(e) Carl Mauméjean,
Charles Emile Joseph Mauméjean , dit(e) Carl Mauméjean (1888 - 1957)

Dernier fils de Jules-Pierre Mauméjean ; dirige les ateliers parisiens et le siège de la Société Mauméjean de 1921 à sa mort.


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peintre, peintre-verrier, signature

Le couvent est composé de plusieurs bâtiments témoignant d'agrandissements successifs.

Le bâtiment primitif est de plan irrégulier. Les chaînages d'angle, la corniche et les encadrements des ouvertures sont travaillés en pierre de taille laissée apparente. Les façades sont recouvertes d'enduit. Pourvu d'un étage carré et d'un étage sous comble éclairé par des lucarnes, le bâtiment ancien constitue l'aile ouest du cloître. Des annexes servant d'espace d'accueil sont accolées à la façade extérieure.

Le cloître est composé de quatre ailes. L'aile ouest contient les espaces de travail (bibliothèque, bureau). Elle est percée au rez-de-chaussée d'une porte piétonne ouvrant depuis les arcades en plein cintre du cloître dans la cage d'escalier. Les volées de l'escalier sont en bois et la rampe métallique est décorée d'une bague supérieure et centrale. Un escalier de service est placé à l'arrière du bâtiment et desservait les espaces domestiques, dont l'étage sous comble. L'aile nord comporte un étage carré où sont répartis les bureaux autour d'un couloir central. Le réfectoire est une grande pièce au rez-de-chaussée. L'aile est renferme les dortoirs au premier étage, également organisés autour d'un couloir central. Elle communique par l'intérieur avec la chapelle à vaisseau unique dont la façade, à pignon découvert, est précédée par un degré en pierre.

Des bâtiments agricoles sont implantés à l'ouest du parc. Le parc est fermé par un mur en parpaing côté ville et par des grilles côté Adour, où se trouve une porte placée sous la protection d'une statue de l'archange saint Michel.

Murs calcaire pierre de taille
appareil mixte enduit
parpaing de béton enduit
Toit tuile creuse mécanique, ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble, 1 vaisseau
Couvertures toit à longs pans croupe
pignon découvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
escalier hors-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Techniques peinture
vitrail
décor stuqué
Représentations calvaire, Annonciation, Prophète, Vierge, sainte Thérèse d'Avila, Christ
Précision représentations

Les vitraux représentent différentes scènes des Écritures : Calvaire, Annonciation, le prophète Élie (fondateur mythique du Carmel) avec la Vierge, mais aussi des scènes hagiographiques : sainte Thérèse d'Avila (avec le Christ et l'ange de la transverbération) et saint Jean de la Croix.

Le décor mural jadis au-dessus du maître autel représente la Fontaine de Vie et se développe autour d'une statue en ronde bosse représentant le Christ Roi.

Un fragment de décor stuqué est visible dans l'ancienne demeure dite la Mirande. Il est composé d'un piédouche à décor de fleur soutenant une alcôve circulaire. L'ensemble est surmonté d'une guirlande.

Le carmel conserve de nombreux éléments d'architecture et de décor remarquables.

Statut de la propriété propriété d'une association diocésaine, Diocèse d'Aire et de Dax
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des augmentations et des diminutions des propriétés bâties, 1811-1911.

    Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 51
  • Contrat de vente à Jean Louis de Vidart de la maison de la Mirande, 1932.

    Archives privées
  • Contrat d'architecte pour la réalisation du couvent du Carmel, 1933.

    Archives privées
Documents figurés
  • Plan de Saint-Sever et de sa banlieue issu du terrier des bénédictins, 1743. Dessin, encre et lavis.

    Archives départementales des Landes : H 123
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1809.

    Section K Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 1
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1844.

    Section E. Deuxième feuille Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 2
Bibliographie
  • D'HOZIER DE SERIGNY Antoine-Marie, Armorial général de la France ou Registres de la noblesse de France. Paris : Impr. De Prault, 1768, vol. 6

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Saint-Sever - Ferey Marie