Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Couvent de sœurs de la Miséricorde, dit Ermitage Lamouroux

Dossier IA33005426 réalisé en 2014

Fiche

  • Vue générale.
    Vue générale.
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • chapelle
    • cuvage
    • maison
    • chai

Œuvres contenues

Genre de soeurs de la Miséricorde
Appellations Ermitage Lamouroux
Parties constituantes non étudiées chapelle, cuvage, maison, chai
Dénominations couvent
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire
Adresse Commune : Le Pian-Médoc
Lieu-dit : Le Bourg
Adresse : 56 chemin de Lamouroux
Cadastre : 1820 A3 524 , 525 , 528 , 532 ; 1843 A3 431 - 447 ; 2012 AV 24 - 31
Précisions


Le domaine, autrefois appelé "le Porge" et propriété de Charles-Mathurin De Vincens au milieu du 18e siècle, est estimé à 60 000 livres en 1757. En 1760, l'acte de partage des biens donne à Elizabeth de Vincens, femme de Louis-Marc-Antoine de Lamouroux. Il est question d'une simple maison avec "vaisseaux vinaires, pressoirs, cuves, charrettes, outils aratoires [...]". Leur fille, Marie-Thérèse de Lamouroux s'y installe en 1794, après la Terreur. Cette dernière y réside sept ans, entre 1794 et 1801, dans une maison appelée "du berger" - qui subsiste encore aujourd'hui au centre de la cour intérieure - avant de partir fonder à Bordeaux les sœurs de la Miséricorde. Après sa mort en 1836, une chapelle est construite à l'Ermitage du Pian en 1846.

La propriété est aussi tournée vers la viticulture et le domaine est partagé entre les sœurs et des laïcs tout au long du 19e siècle. En 1874, les sœurs produisent 8 tonneaux, et la famille Labordère 10, puis 25 en 1898. Cette activité est encore perceptible dans les constructions, avec probablement un cuvier (ultime bâtiment à l'ouest) percé d'une baie haute, et peut-être un ancien chai (entre la maison dite de l'aumônier et l'ancienne conciergerie), bâtiment bas et quasi aveugle au nord.

En 1878, si l'on en croit l'inscription sur la plaque de marbre au-dessus de la porte, un bâtiment destiné à la lingerie des sœurs de la Miséricorde de Bordeaux (source orale), serait construit par Périé (peut-être Auguste), architecte à Bordeaux.

En 1978, les architectes Michel Garros et Jean-Louis Canquet réaménagent l'ancien poulailler, finalement détruit en 1999.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1878, porte la date

Le couvent se situe au sud et en contrebas de la colline où est implantée l'église. Alentours, la vigne a cédé la place à des bois et des espaces de prés. Les bâtiments du couvent, aujourd'hui intégrés dans un vaste complexe d'accueil pour jeunes en difficulté, se distinguent ainsi :

1) Dans l'avant-cour, le bâtiment de l'aumônier. C'est un édifice quadrangulaire à étage, percé de deux travées. Une volée de marches donne accès au perron/terrasse de l'entrée principale protégée par une marquise. Sur la façade principale est plaquée une croix en pierre.

2) Dans le prolongement à l'ouest, se trouve une ancienne dépendance (chai ?) dont les percements ont été modifiés au début du 21e siècle.

3 En retour se trouve le bâtiment d'accueil et les logements des sœurs, orienté nord/sud. Il fait la jonction entre la partie privée et publique, entre avant-cour et cour. De plan rectangulaire, il est en bâti en moellons (façade est), et se compose d'un étage carré et distribué par un escalier intérieur en bois.

4) La chapelle, accolée à l'est, est à vaisseau unique. Sur le pignon, des pilastres, surmontés d'un arc en plein-cintre en ressaut, viennent encadrer l'entrée principale. Deux étoiles et une croix ornent cette façade. Une corniche à modillons surmonte l'ensemble. Accolée au sud, une galerie haute fermée est supportée par une structure en acier qui protège le passage entre la chapelle et le bâtiment d'accueil.

5) Au sud de la chapelle, la maison dite de la fondatrice est un édifice bas en moellon enduit percé de 8 ouvertures. À l'intérieur, un petit oratoire a été ménagé dans un retrait au nord d'une des chambres.

6) À l'est, un bâtiment orienté est/ouest à étage et accolé d'une tour est élevé d'un étage. Ses ouvertures possèdent des encadrements en ressaut avec gouttes pendantes sous les allèges (baies cintrées). Une plaque en marbre surmontant l'entrée porte l'inscription 'A MONSIEUR PERIÉ. RECONNAISSANCE. 1878'. La tour possède les mêmes éléments décoratifs pour les encadrements des baies cintrées. Le dernier niveau ouvert par des baies jumelles en brique et pierre (pigeonnier ?) est coiffé d'un toit polygonal en zinc.

7) Au nord-ouest, probablement un ancien cuvier, sert aujourd'hui de salle de sport. Il est caractérisé par des baies en brique et pierre et un remplissage en moellons.

8) Au sud de cet ensemble se trouve une autre dépendance basse, qui abrita un temps des moutons.

Murs calcaire pierre de taille enduit
moellon
brique et pierre
Toit tuile creuse, zinc en couverture
Étages en rez-de-chaussée, rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements
Couvertures toit à longs pans noue
toit polygonal
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours, en charpente
Techniques sculpture
Représentations agrafe, croix, étoile
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AMB, B24. Partage de biens entre dame Rose de Vincens et sa sœur dame Élisabeth de Vincens, 4 mai 1760. Héritage de la maison du Pian et de ses dépendances.

    Archives municipales, Bordeaux : B24.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire - Grollimund Florian