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Église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens

Console

Dossier IM40006052 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations console
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Nerbis
Emplacement dans l'édifice sacristie

Comme les deux statues des saints Pierre et Paul conservées dans la nef (réf. IM40006049), cette console est certainement un vestige du retable détruit de l'ancien maître-autel. Elle servait probablement de support à l'une des deux sculptures dans la niche de l'une des ailes latérales du meuble. Comme elles, elle pourrait être l'œuvre du sculpteur Philippe Limosin dit Berrichon, de Tartas, auteur en 1679-1680 du "grand autel de Saint-Pierre" - commande qui incluait peut-être le retable, doré par le dominicain saint-severin François de Larroque.

Le retable, qui "tomb[ait] de vétusté" dès le milieu du XIXe siècle, fut démantelé en 1865 par le nouveau curé Adolphe Ponse. L'inventaire des biens de la fabrique du 3 mai 1885 mentionne des "débris nombreux et importants par la masse de l'ancien contre-rétable, entassés au dessus de la sacristie", parmi lesquels devait figurer la console. Elle dut être restaurée, à l'instar des deux statues, en 1904. Elle servit au XXe siècle de support à une statue de série de la Vierge de Lourdes contre l'arc triomphal du chœur. Déposée par la suite chez un particulier qui lui a appliqué un traitement au xylophène, elle a été rapportée dans la sacristie de l'église le 6 décembre 2014 à l'occasion du présent inventaire.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Dates 1680, daté par source
Auteur(s) Auteur : Limosin dit Berrichon Philippe,
Philippe Limosin dit Berrichon

Sculpteur à Tartas (Landes) vers la fin du XVIIe siècle.


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sculpteur, (?)

Console constituée de quatre éléments : le haut-relief proprement dit, monoxyle, à la base duquel sont fixées par une bague de bois deux volutes rapportées ; la tablette sommitale à pans coupés, rapportée par clouage.

Catégories sculpture
Structures revers plat
Matériaux chêne, en plusieurs éléments, (?), taille directe, teint, faux bois, ciré
Mesures h : 59.5
la : 54.5
pr : 21.0
Iconographies angelot, tête, volute
Précision représentations

Tête d'ange en haut relief, aux cheveux bouclés et à la bouche entrouverte, le cou entouré d'un collet rond et les ailes repliées, inscrite entre deux volutes rentrantes, reliées à leur base par une bague flanquée de deux petites volutes sortantes.

États conservations élément
manque
repeint
Précision état de conservation

Il manque un élément décoratif (fleuron ?) à la pointe inférieure du relief ; l'enroulement des deux volutes qui flanquent la tête est brisé, ainsi que celui de la volute inférieure rapportée de droite. Sans doute polychrome à l'origine, la sculpture a été décapée et recouverte d'une peinture faux bois uniforme.

Élément d'un retable disparu.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections inscrit au titre objet, 2002/05/23
Précisions sur la protection

Arrêté de protection : XVIIe siècle.

Annexes

  • Extrait des Mémoires de l'abbé Vincent Foix concernant le maître-autel de l'église de Nerbis (AD Landes)

    "François de Larroque, religieux conventuel dominicain de Saint-Sever, s'engagea de dorer le tabernacle pour 180 livres à Nerbis en juillet 1679. Le travail achevé le 2 septembre, fut goûté par les curés de Goudosse et de Larbey appelés comme appréciateurs. Enhardis par ce succès, les marguilliers engagèrent le frère doreur pour le retable de Nerbis, lequel coûta 620 livres (1680). Le sieur Pierre Breton, doreur de Dax, appelé pour contrôler le travail, y trouva, naturellement, une foule de défauts, moyennant 14 livres, prix de son expertise. Darbo, l'un des marguilliers, voulut en avoir le cœur net, toujours aux dépens de la fabrique. Il somma le Père Charles Lagarde, sindic [sic] des Dominicains de Saint-Sever, de faire réparer les fautes commises par Larroque. Le Père répondit en réclamant 60 livres qui restaient à payer ; c'est à quoi, finalement, se résolut Darbo, sur le bon avis de M. Lacoste, avocat de Saint-Sever. / En même temps, M. Berichon [sic], sculpteur à Tartas, travaillait pour le compte de la fabrique et présentait une note de 80 livres : il s'agissait du grand autel de St Pierre à Nerbis. [...]"

  • Extrait de l'inventaire du 3 mai 1885 (AP Nerbis, Registre des délibérations du conseil de fabrique de Nerbis (1877-1899) concernant l'ancien retable du maître-autel

    "[...] 32. Débris nombreux et importants par la masse de l'ancien contre-rétable, entassés au dessus de la sacristie - Deux statues en bois doré, St Pierre et St Paul, maladroites ébauchées - avec 6 colonnes torses - le tout vermoulu, pourri ou en mauvais état. / 33. Douze petites statuettes d'autel à la sacristie, débris de cet autel, ainsi que 6 chapiteaux, d'un joli travail, bois doré."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des délibérations du conseil de fabrique (1877-1899).

    inventaire du 3 mai 1885 Archives paroissiales, Nerbis
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 12 février 1906.

    n° 11 Archives départementales des Landes : 70 V 240/9
Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 49
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